Morlaix
![]() |
Cet article possède un paronyme ; voir : Morlet. |
---|
Morlaix | |||||||||||
![]() Vue de la place Allende, le viaduc de Morlaix. |
|||||||||||
![]() Blason | |||||||||||
Administration | |||||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Pays | ![]() | ||||||||||
Région | Bretagne | ||||||||||
Département | Finistère (sous-préfecture) | ||||||||||
Arrondissement | Morlaix (chef-lieu) | ||||||||||
Canton | Morlaix (chef-lieu) | ||||||||||
Intercommunalité | Morlaix Communauté | ||||||||||
Maire Mandat |
Agnès Le Brun 2014-2020 | ||||||||||
Code postal | 29600 | ||||||||||
Code commune | 29151 | ||||||||||
Démographie | |||||||||||
Gentilé | Morlaisiens | ||||||||||
Population municipale |
15 507 hab. (2012) | ||||||||||
Densité | 625 hab./km2 | ||||||||||
Population aire urbaine |
35 996 hab. | ||||||||||
Géographie | |||||||||||
Coordonnées | 48° 34′ 42″ N 3° 49′ 36″ O / 48.578334, -3.82666748° 34′ 42″ Nord 3° 49′ 36″ Ouest / 48.578334, -3.826667 | ||||||||||
Altitude | 61 m (min. : 0 m) (max. : 104 m) | ||||||||||
Superficie | 24,82 km2 | ||||||||||
Localisation | |||||||||||
Liens | |||||||||||
Site web | http://www.ville.morlaix.fr/ | ||||||||||
modifier ![]() |
Morlaix [mɔʁlɛ][1] est une commune française de Bretagne, située dans le département du Finistère.
Géographie

Situation et communes limitrophes
Morlaix se situe dans le nord du département du Finistère, au confluent de deux rivières, le Jarlot et le Queffleuth (autre orthographe : Queffleut), qui forment le Dossen ou rivière de Morlaix. L'estuaire de la rivière de Morlaix, en fait une ria ou aber, séparant le Léon (à l'ouest) et le Trégor (à l'est), s'étend sur 15 kilomètres entre l'écluse et l'embouchure en baie de Morlaix à hauteur de Carantec.
Relief et inondations

Le site de Morlaix forme un entonnoir en raison de la confluence des cours d'eau précités et de l'encaissement prononcé de la vallée aux versants en pente très forte : les dénivelés sont importants, allant d'une centaine de mètres pour les lambeaux de plateaux avoisinants jusqu'au niveau de la mer. Ces pentes fortes expliquent les deux ouvrages d'art qui marquent le paysage de la ville : le viaduc ferroviaire, construit dans la seconde moitié du XIXe siècle pour permettre le passage de la ligne ferroviaire Paris-Brest, et celui de la route nationale 12, une voie express, dans la seconde moitié du XXe siècle.
En raison de cette situation géographique, Morlaix est périodiquement victime d'importantes inondations (particulièrement en 1880, 1883, 1925, 1974[2], 2000, 2012[3], 2013[4] et 2014[5].), probablement aggravées par la couverture de la rivière de Morlaix et du port. La suppression du bocage en amont du bassin versant du fait de la modernisation des pratiques agricoles renforce également le ruissellement vers les cours d'eau et accentue la vitesse de montée des eaux en aval.[réf. nécessaire]
Économie
Morlaix est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Morlaix. Elle gère l'aéroport de Morlaix Ploujean, le port de Morlaix (principalement dédié à la plaisance), le port de Roscoff - Bloscon, la Criée de Roscoff. La CCI mène également un projet de reconversion urbaine de la Manufacture des tabacs de Morlaix, site industriel classé monument historique, qui accueille désormais du logement, de l'enseignement (IUT de Morlaix), de l'économie (hôtel d'entreprises), des services publics (Morlaix Communauté), des ateliers d'artistes.
Transports
- Aéroport de Morlaix Ploujean
- Gare SNCF de Morlaix desservie par les TGV Paris - Brest et par les TER Bretagne
- TIM (Transports Interurbains de Morlaix) est le réseau de transport en commun de Morlaix Communauté
Histoire
Étymologie et origines du nom de Morlaix


Attestée sous la forme latine Mons Relaxus en 1128.
Montroulez en breton.
L'origine exacte n'a pas été désignée, et reste inconnue ; voici quelques suppositions :
- Morlaix tirerait son nom de l'appellation latine de l'implantation romaine Mons Relaxus ; les déformations au cours des siècles seraient à l'origine de ses noms français et breton, notamment via la contraction de l'expression « Mont Relaix », ce qui forme une des origines les plus crédibles.
- Il est aussi question du sens « mor-lès », « près de la mer » : mais beaucoup d'autres mots que « lès » pourraient avoir joué.
- Le Baron de Wismes a estimé au XIXe siècle qu'il s'agissait de l'expression « s'ils te mordent, mords-les », désignant les Anglais et faisant référence à l'héroïque résistance de la cité face aux corsaires anglais en 1512 ; cela a été gardé comme devise officielle (à noter d'ailleurs que cette devise est quasiment unique en son genre).
Protohistoire
Entre le IVe et le IIIe millénaire av. J.-C., les hommes construisirent des cairns comme celui de Barnenez, non loin de Morlaix.
Antiquité
Morlaix est à l'origine un oppidum gaulois, qui deviendra vite castrum romain.
Moyen Âge
C'est vers l'an 1000 qu'un seigneur du Léon vient construire un château sur le site actuel de Morlaix, entre les rivière du Queffleuth et du Jarlot. Là, naît un village à l'abri de la forteresse vivant principalement des activités liées à la pêche. La ville devient très convoitée entre les seigneurs du Léon et les ducs de Bretagne. En 1179, le duc de Bretagne Geoffroy prononce le rattachement de Morlaix au domaine ducal. Le vicomte du Léon Guyomarch, provoque un soulèvement dans la ville et la récupère en 1186. L'année suivante, Henri II Plantagenêt met le siège devant la ville et s'en empare. Le duc Jean I Le roux met fin à ces querelles en attribuant une rente de 80 livres par an à Hervé IV de Léon. le duc Jean II répare la ville et fonde la collégiale Notre-dame du Mur le 12 août 1295 pour servir de chapelle au château. La ville fortifiée possède alors 5 portes d'accès : les portes de l’hôpital, de St-Yves, de la prison, de Bourret et celle de Notre-Dame. Alors que la duchesse Anne vient d'accéder au duché, elle se voit seule dans sa cour qui pour une grande majorité ne lui accorde pas confiance. Elle se marie donc par procuration avec Maximilien d'Autriche. Contraire au traité du Verger signé par son père Louis XI et le duc de Bretagne François II, Charles VIII envahit la Bretagne. Des aides du roi Henri VII d'Angleterre débarquent donc à Morlaix pour aider la reine Anne en 1488. Lors de son "Troaz Breizh", la reine de France Anne s'arrête à Morlaix et descend au couvent des Jacobins à l'été 1505 (sûrement le 4 septembre). La reine Anne fait une entrée solennelle que tous acclament, elle loge au couvent car le château doit être en réparation. Elle y aurait fait célébrer le mariage de Jean de Laval et de Jeanne de Foix, une parente. À l'occasion, on offre à la duchesse une hermine avec un collier de perles. Un mouvement brusque de l'animal effraie la reine. Pierre de Rohan s'adresse à la reine en ses mots : "Que craignez-vous, Madame ? Ce sont vos armes !!". François I rendra également visite à la ville le 15 septembre 1518. En 1520, à la suite de l'échec de la rencontre du Camp du Drap d'Or, les relations entre les royaumes de France et d'Angleterre se dégradent et débouchent sur un rapprochement de cette dernière avec l'Espagne de Charles Quint. Ainsi, en 1522, une flotte anglaise attaque Cherbourg puis se dirige vers Morlaix où elle arrive début juillet. Le jour de l'attaque est choisi en fonction de la foire de Guingamp. Ainsi, tous les notables et surtout les soldats sont absents, laissant la ville sans défense. Une flotte de 60 navires, prévenue par un certain Latricle ( lieutenant du capitaine de Morlaix ), s'approche de la côte et débarque plusieurs centaines d'hommes déguisés en marchands pour ne pas éveiller la curiosité. La nuit venue, ils se dirigent vers la ville où ils ne rencontrent aucune résistance: une partie se dirige vers le château, une autre dans les faubourgs et une troisième reste cachée dans la forêt du Stivel. Dans le même temps, les navires remontent la rivière afin de débarquer directement des hommes dans la ville. Toutefois, ils sont bloqués par des arbres abattus dans le lit de la rivière. Ayant investi la ville, les Anglais se livrent au pillage, incendient les maisons et massacrent les habitants qui n'ont pu fuir. Le lendemain, prévenus par les habitants en fuite, les soldats de Guy XVI de Laval arrivent sur les lieux afin d'en chasser l'ennemi. Ce dernier, ayant découvert des victuailles et de nombreux fûts de vins, avait fêté la victoire toute la nuit et dormait, la plupart des soldats enivrés. Les Français massacrent tous les Anglais qu'ils trouvent, ces derniers offrant peu de résistance du fait des libations de la nuit précédente. À la suite de cet événement, il est décidé la construction du château du Taureau en baie de Morlaix[6] en 1544. La résistance des habitants de Morlaix est rapidement colportée en un héroïque fait d'armes, probablement exagéré par rapport à une réalité vraisemblablement moins sanglante que ce qu'en dit un chroniqueur affirmant que « le sang des envahisseurs jaillissait des fontaines ».
Par lettres patentes du roi Charles IX, Morlaix est autorisée à élire un corps de ville avec un maire en 1561. Après avoir débarqué à Roscoff, Marie Stuart fait une entrée triomphale à Morlaix en 1548. Après avoir assisté à un "Te Deum" en la collégiale Notre-Dame du Mur, Marie Stuart se rends au couvent où elle loge. Le pont-levis qu'elle emprunte s'écroule sous le poids du carrosse et des chevaliers écossais.
Le duc de Mercoeur vient en 1583 à Morlaix pour recevoir des bourgeois l'hommage au roi. Après l'assassinat du second duc de Guise, Mercoeur se sépare du roi Henri IV, proclame la Sainte Union et s'allie avec le gouverneur de la ville : Alexandre de Kergariou. Les ligueurs y règnent en maîtres. Mais la ville ne soutient pas les ligueurs qui se retrouvent obligés d'investir le château à la vue du renfort militaire français. Le maréchal d'Aumont vient alors en 1594 et assiège le château. Il fera porter sur la tour Saint-Matthieu des canons pour attaquer le château. C'est sous Pierre de Boiséon que commence la démolition du château.
Morlaix au Moyen Âge a fait l'objet d'un article de l'historien Jean-Pierre Leguay[7].
Du XVIIe siècle au XVIIIe siècle
Morlaix, après les sacs, les guerres, les famines et rongée par les maladies, ne se relèvera pas: elle restera dans l'état dans laquelle la Ligue l'avait laissée. Pourtant les bourgeois de la ville ne manquèrent pas une occasion de s'amuser comme à l'arrivée le lundi 10 novembre 1604 du duc de Vendôme, fils de Henri IV et de Gabrielle d'Estrées. Morlaix est citée pour avoir participé à la Révolte des Bonnets rouges ou Révolte du papier timbré survenue en 1675.
Au XVIIIe siècles, Morlaix vit sa prospérité renaître après la guerre de succession d'Espagne. La longue paix que donna le ministère du cardinal Fleury permit à Morlaix de tisser des liens avec des pays étrangers. Pourtant la misère reste grande pour le peuple. Après la guerre de 7 ans, le commerce et le travail régnaient à nouveau. Mais le calme précédait la tempête qui s'annonçait : la révolution française.
À la Révolution, des Sociétés des amis de la Constitution ou populaires se créent partout. Armand Joseph Dubernad, ancien député du Tiers à Rennes et maire de Morlaix, est le cofondateur du premier club jacobin de Bretagne en 1790 avec Bouëstard de la Touche. Morlaix devient chef-lieu de district.
Le XIXe siècle
Le viaduc de Morlaix voit sa première pierre posée le 21 juillet 1861. Sa construction se finit en 1864.
-
Morlaix et son viaduc (photo J. Duclos) en 1873...
-
... et dans les années 1910
-
Vue vers le quartier Sainte Melaine, à la même époque.
La manufacture des tabacs de la ville, est l'une des plus anciennes de France. Elle existait déjà en 1689.
La création de la liaison maritime Le Havre - Morlaix, par Édouard Corbière, favorisa l'émigration de nombreux Léonards et Trégorois vers Le Havre, Rouen et l'agglomération parisienne. Le voyage inaugural du Le Morlaisien, un bateau en bois muni d'une roue à aubes, eut lieu le [8].
Le XXe siècle
La Belle Époque
Plusieurs lithographies d'Albert Robida, publiées dans La vieille France, Bretagne[9] illustrent Morlaix vers 1900 :
-
Morlaix : l'église Saint-Melaine et le viaduc
-
Morlaix : l'ancienne Porte des vignes
-
Morlaix : la maison de la duchesse Anne
-
Morlaix : la Venelle au son
-
Morlaix : intérieur de maison (maison à pondalez)
La Première Guerre mondiale
602 Morlaisiens sont morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Leur liste peut être consultée sur un site Internet[10]. Un tableau commémoratif placé dans l'église Saint-Mélaine[11] indique 79 morts pour la France pour cette paroisse de Morlaix.
La Seconde Guerre mondiale
Les bombardements
Morlaix a été bombardée à de nombreuses reprises pendant la Seconde Guerre mondiale par les Américains et les Britanniques, l'objectif principal étant le viaduc ferroviaire, dans le but de couper les communications ferroviaires avec Brest.
- : raid meurtrier sur Morlaix, l’objectif étant le viaduc ferroviaire (67 morts, dont 42 enfants de l'école maternelle Notre-Dame-des-Anges[12], 34 blessés, 7 disparus).
- Nuit du 20 au : Trois alertes aériennes sur Morlaix. Nombreuses bombes dont quatre retrouvées non explosées près du viaduc et deux autres sur une place de la ville. Pas de victimes. Un train de marchandises est aussi mitraillé par la Royal Air Force entre Morlaix et Plouigneau. La même nuit, trois bombes sont lancées sur le viaduc ferroviaire du Ponthou. Des avions de la Royal Air Force bombardent à nouveau Morlaix le [13].
- : Plusieurs mitraillages de trains dans la région de Morlaix : un train de marchandises se dirigeant sur Roscoff et un autre sur Brest ; un autre train est mitraillé à Plouigneau et une locomotive haut-le-pied en gare de Landivisiau[13].
- : une bombe tombe sur le château de Keranroux en Ploujean.
- : vers 18 h 30, le terrain d'aviation de Morlaix est bombardé ; des bombes tombent aux alentours dont deux dans le village de Pen-Creach en Ploujean (deux blessés) et d'autres près du château de Keranroux.
- : un train de permissionnaires allemands est mitraillé entre Morlaix et Plouigneau par un avion anglais, mais l'appareil s'écrase après avoir heurté un poteau télégraphique ; le pilote est tué[13].
- : un appareil allemand est abattu en flammes au-dessus de Morlaix et s'écrase au lieu-dit Ker-Joie (trois morts).
- : bombardement du terrain d'aviation de Ploujean (cinq français tués et cinq blessés).
- : mitraillage d'un train de marchandises se dirigeant vers Brest en gare de Pleyber-Christ.
- : bombardement du terrain d'aviation de Ploujean, une bombe tombe sur le village de Kervézélec.
- : trois avions anglais tombent sur Morlaix lors d'une opération de bombardement.
- : trois avions alliés sont détruits dans les environs de Morlaix alors qu'ils survolaient la ville à basse altitude : l'un s'écrase à Pipi-Baul en Ploujean, détruisant une maison ; un autre tombe à Coat-Menguy en Ploujean sans faire de dégâts ; le troisième à Kerguz en Plourin-les-Morlaix (pas de victimes civiles).
- : Bombardement de Lanmeur ; une ferme située à Saint-Fiacre, tout près de Morlaix, est également touchée.
- : Mitraillage à Morlaix du train Morlaix-Roscoff par quatre appareils britanniques. La locomotive est hors d'usage, le mécanicien et le chauffeur blessés.
La résistance et les otages à Morlaix et dans sa région
En septembre et octobre 1943, l'imprimeur Louis Boclé, de Morlaix, imprime clandestinement les deux premiers numéros du journal "La France combattante des Côtes-du-Nord"[14], dirigé par l'instituteur Jean Devienne, dit François[15], publié par le principal mouvement de résistance des Côtes-du-Nord, le Front national, créé par le Parti communiste français alors clandestin en mai 1941.
Le livre de Danielle Ropars : 1939-1945 : ils l'ont vécu. De l'action clandestine au combat des trente de Morlaix à Lorient[16] présente la résistance à Morlaix et dans sa région pendant la Seconde guerre mondiale. Le maquis FTP de Saint-Laurent en Plouégat-Guérand, organisé par Pierre Lagadou[17], dit Jules et André Le Men, dit Victor, se développe à partir du printemps 1943 dans un site boisé et encaissé de la vallée du Douron, autour initialement de la ferme de Coat Chanus[18]. Les résistants recrutent des réfractaires du STO et organisent des parachutages. Un autre maquis FTP nommé War Zao s'est développé à Plestin-les-Grèves, plastiquant notamment deux cafés fréquentés par les troupes allemandes le dans le bourg de Plestin-les-Grèves (en représailles, les allemands bombardèrent l'église de Plestin-les-Grèves). Un autre réseau de maquisards FFI, dirigé par le docteur Léon Le Janne, coopérant avec François Tanguy-Prigent, alias Jacques Le Ru, maire révoqué de Saint-Jean-du-Doigt, a sa base à Kerabars, en Plouégat-Guérand[19]. Jeanne Bohec, originaire de Plestin-les-Grèves, est surnommée "La plastiqueuse à bicyclette". Le réseau "Var" à Guimaëc, formé d'agents britanniques du SOE (Special Operations Executive), des frères et sœurs Alice, Germaine, Raymonde et Yvonne Jacob, qui tenaient un café à Guimaëc et d'Aristide Sicot, originaire de Saint-Cast où ce dernier avait initialement organisé une filière d'évasion pour les aviateurs alliés, se replie sur Beg-An-Fri en Guimaëc à partir de janvier 1944. Avec la complicité d'un forgeron de Plouigneau, Thomas (qui accueille les aviateurs depuis la gare locale) et d'un négociant en vins, Barazer (qui les transporte), le réseau "Var" parvint à recevoir 27 agents alliés et à faire embarquer 55 personnes, principalement des aviateurs alliés, depuis Beg-an-Fri[20]. À Carantec, le réseau Sibiril, membre du réseau de renseignements militaires "Alliance" permit l'évasion vers l'Angleterre de 152 personnes à bord de 15 bateaux.
Le , Jean Thépaut, membre de l'Organisation spéciale, qui dépend du Parti communiste alors clandestin, lance une grenade qui fait 17 blessés (des soldats allemands et quelques bretonnes qui leur tenaient compagnie) sur le Soldatenheim ("Foyer du soldat allemand") de Morlaix. Le , en représailles, les Allemands arrêtent 400 morlaisiens lors d'une rafle et en retiennent 60 qui furent déportés à Buchenwald où 34 d'entre eux moururent[21]. Une "Place des otages" à Morlaix commémore leur souvenir[22].
Morlaix est libéré le par les troupes américaines venues des Côtes-du-Nord en passant par Le Ponthou où des maquisards avaient mitraillé des troupes allemandes les 4 et sur la RN 12 afin de faciliter l'avancée de l'armée alliée.
Neuf cheminots morlaisiens ont été tués à la suite de faits de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale[23].
L'après-Seconde Guerre mondiale
Les manifestations d'agriculteurs
En 1961, d'importantes manifestations sont organisées à Morlaix par le Centre départemental des jeunes agriculteurs, dirigé par Alexis Gourvennec. Le , ce dernier, ainsi que Marcel Léon, sont relaxés par le tribunal de Morlaix et, à la sortie du palais de justice, portés en triomphe par la foule[24].
Le , une manifestation des aviculteurs bretons dégénère et des actes de violence ravagent le centre de la ville de Morlaix ; le journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest titre ce jour-là : « Scènes de violence à Morlaix » :
« La manifestation organisée par les aviculteurs bretons à Morlaix a débuté par un rassemblement imposant, un embouteillage monstre au centre de la ville, et s'est terminé, après un meeting aux halles, par des actes de violence autour de l'hôtel de ville où des bureaux ont été saccagés, des vitres brisées. Une voiture de police fut incendiée près du commissariat devant la porte duquel des manifestants stationnent[25]. »
L'incendie de la « Manu » en 1995
Le , la « Manu » est ravagée par le feu :
« Un violent incendie s'est déclaré, vers 18 h 30, hier soir, à la Manufacture des tabacs de Morlaix. En deux heures, la « Manu » a été en partie détruite par le feu, et deux pompiers, un de Morlaix et un autre de Landivisiau, ont été blessés. Il semble que le feu ait pris sous le toit, dans un endroit où des ouvriers effectuaient des travaux : très rapidement, les hautes flammes ont alors dévasté le bâtiment arrière, dont la toiture s'est effondrée, ainsi qu'une des ailes. Dix casernes de pompiers ont dû être appelées sur les lieux et c'est vers 20 h 30 que l'incendie a été maîtrisé[26]. »
Les incendies des bâtiments de la MSA et des impôts en 2014
Au cours d'une action d'envergure liée à la crise de la production légumière, les bâtiments de la MSA et des impôts sont incendiés dans la nuit du 19 au 20 septembre 2014[27].
Emblèmes
Héraldique
![]() |
Les armoiries se décrivent :
|

Devise
En 1522, les Anglais pillent la ville en l'absence des habitants, mais s'attardent un peu trop dans les celliers. Les Morlaisiens, revenus, leur taillent des croupières. À cette occasion, la ville ajoute à ses armes un lion faisant face à un léopard anglais, avec la devise : S'ils te mordent, mords les.
Langue bretonne
En breton, la ville se nomme Montroulez.
La commune a voté la charte Ya d'ar brezhoneg le 27 juin 2008 et reçu le label de niveau 1 le 6 février 2009.
Démographie
Évolution démographique
En 2012, la commune comptait 15 507 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
En 2012, avec 15 507 habitants, Morlaix occupait le 4e rang en nombre d'habitants sur les 283 communes que compte le département.
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est supérieur au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 47,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 15,9 %, 15 à 29 ans = 23,5 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 24,3 %, plus de 60 ans = 17,3 %) ;
- 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 14,1 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 27,9 %).
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires

En 2010, la commune de Morlaix a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[33].
Jumelages
-
Würselen (Allemagne) depuis 1976 Une place de la localité s'appelle MorlaixPlatz.
-
Truro (Royaume-Uni) depuis 1979. Une rue de la localité s'appelle Morlaix Avenue.
-
Réo (Burkina Faso) depuis 1991
-
Chełm (Pologne)
Enseignement
Écoles

- Publiques
- École Émile-Cloarec
- École Jean-Jaurès
- École Corentin-Caer
- École Jean-Piaget-Kerfraval
- École Gambetta
- École du Poan Ben
- Privées
- École Notre-Dame-de-Lourdes
- École des Ursulines
- École Saint-Joseph
- École Notre-Dame de Ploujean
Collèges
- Privés
- Collège Saint-Augustin
- Collège Saint-Joseph
- Publics
- Collège Pierre-Mendès-France
- Collège du Château
Lycées
- Privé
- Lycée Notre-Dame du Mur - Le Porsmeur
- Publics
- Lycée Tristan-Corbière
- Lycée agricole de Suscinio
IUT
- DUT GACO Gestion Administrative et Commerciale
- DUT Génie Civil
Écoles spécialisées
- Maison familiale rurale de Kérozar
- GRETA
Langue bretonne
- Breton
- École Diwan
- Bilingue
- École du Poan Ben
À la rentrée 2013, 144 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans la filière bilingue publique (9,1 soit % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [35].
Lieux et monuments



- Ancien couvent des Jacobins dont l'église fondée en 1230, est la plus ancienne de la ville. Le couvent est construit au XIIIe siècle, la rosace du chevet date du XVe siècle. Il est confisqué à la Révolution, puis sert de caserne et enfin de siège la société d'archéologie du Finistère. Depuis 1887, il abrite le musée des Beaux-Arts de la ville, dont le premier conservateur est Edmond Puyo.
- Viaduc de granite du XIXe siècle (1861) pour la ligne de chemin de fer Paris-Brest. Majestueux ouvrage en granite provenant de l'île-Grande Il a été construit de 1861 à 1864 lors de l'édification de la ligne Paris-Brest. c'est l'ingénieur Fenoux qui en a tracé les plans. Le résultat est prodigieux : 292 m de longueur, 58 m de hauteur, 14 arches et 9 arceaux, 11 000 m3 de pierres… La ligne Rennes-Brest a été inaugurée en 1865.
- Théâtre à l'italienne (1888), classé Monument historique en 1998, entièrement restauré.
- Église Saint-Mélaine, de style gothique flamboyant (XVe siècle) dédié à Melaine de Rennes. Le prieuré de Saint-Mélaine fut fondé entre 1149 et 1157 à la suite d'une donation de Guyomarc'h III, seigneur de Morlaix. L'église fut construite à la fin du XVe siècle par l'atelier d'architectes Beaumanoir. En 1879, le lanternon de l'église a été remplacé par une flèche en bois recouverte de zinc. L'église abrite de belles sablières et statuaires du XVe au XIXe, ainsi qu'un orgue de Dallam restauré en 1971.
- Ancienne Manufacture des tabacs. C'est Jean-François Blondel, architecte du roi qui a conçu la Manufacture entre 1736 et 1740.
- Nombreuses maisons médiévales à pans de bois dites maisons à lanterne ou à pondalez (pont-galerie en breton), s'organisent autour d'un hall qui s'élève sur trois à quatre niveaux[36]. Celle du 9 Grande-Rue accueille les œuvres et objets de la collection du musée de Morlaix ayant trait à l’architecture et à l’histoire de la ville – et celle dite de la duchesse Anne (XVIe siècle), rue du Mur.
- Le kiosque de la place des Otages, offert en 1903 par Auguste Ropars.
- La fontaine des Carmélites, datant du XVe siècle, au pied de l'ancienne église Notre-Dame des Fontaines qui fut détruite. Les Carmélites sont arrivées à Morlaix au XVIIe siècle, à la suite de graves épidémies de peste.
- Escaliers publics anciens, venelles.
- Quartier et église Saint-Mathieu, la tour est un des premiers édifices Renaissance de la région. Elle abrite une statue ouvrante en bois doré de la fin du XIVe siècle. Lorsqu'elle est ouverte elle offre une Trinité sculptée et des scènes peintes du nouveau Testament. Cette statue qui provient de la région de Cologne a été commandée par la Confrérie des tisserands de Morlaix. L'église abrite également un bel orgue, dont le buffet fin XVIIe contient un instrument de Heyer (1873).
- Dans la baie de Morlaix, le château du Taureau, érigé au XVIe siècle pour défendre la baie, a été remanié par Vauban à partir de 1689, mais il meurt en 1707 avant son achèvement. Le vaisseau de pierre prend alors ses dimensions actuelles : 60 mètres de long, 12 mètres de large et 12 mètres de haut pour une surface bâtie de 1 450 m2. Outre onze casemates pouvant recevoir chacune un canon, le fort abrite des logements, deux cachots, une cantine, une cuisine et une chapelle. Le dernier prisonnier fut Louis Auguste Blanqui, en 1871. Au XXe siècle, il est la résidence secondaire de la famille de Vilmorin, puis abrite, de 1960 à 1980, une école de voile ayant compté jusqu'à 250 stagiaires, dont 150 logés au château. Ce fort à la mer, propriété nationale gérée par la CCI, peut être désormais visité.
- Ancienne brasserie Coreff, aujourd'hui basée à Carhaix.
- Le château de Suscinio (maison du corsaire Charles Cornic) et son parc botanique, situés à Ploujean, ancienne commune annexée par Morlaix
Culture et loisirs
- Musée de Morlaix, ce musée labellisé Musée de France est ouvert par intermittence : du 13 juin au 11 octobre 2015 on peut y voir "les chefs-d’œuvre de la collection" une exposition temporaire sur Pierre Cavellat s'y déroule durant ces mêmes dates.
- Théâtre du Pays de Morlaix : il propose une programmation régulière mais accueille également de nombreuses compagnies dramatiques en résidence de création[37].
- festival Panoramas : il a lieu tous les ans en avril. Principalement concentré sur les musiques actuelles (électro, hip-hop), il regroupe plusieurs tendances[38].
- Bel Eté : tous les étés, depuis 2008, la Ville de Morlaix propose une programmation riche de festivités et d’événements culturels, avec une place prépondérante accordée aux arts de la rue, qui font sa réputation depuis des décennies, et à la culture bretonne.
- Espace des Sciences du Pays de Morlaix[39].
- Le Patio, centre d'initiation aux arts du Pays de Morlaix, école de musique[40].
- Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) de Morlaix[41].
- Alliance Armor Dupleix Inde : le but de cette association est de développer des liens culturels entre l'Inde et la région de Morlaix[42].
- Bagad Sonerien Bro Montroulez, bagad du pays de Morlaix, ensemble de musiciens de musique bretonne.
- Les Moyens du Bord[43].
- La Salamandre : salle de cinéma associative classée art et essai[44]
Cultes
- Culte catholique
- Culte protestant : temple protestant de l'Église Évangélique-Baptiste, 32 rue de Paris.
Tableaux

- Jules Noël : Sortie de la messe de minuit (l'auteur s'est inspiré de l'église Saint-Melaine de Morlaix)(1867, huile sur toile, collection particulière).
- Jules Noël : Morlaix : l'escalier de l'église Saint-Melaine (crayon sur papier, collection particulière).
- Jules Noël : Le viaduc et le quai de Tréguier à Morlaix (vers 1893).
- Jules Noël : Le rémouleur à Morlaix (vers 1868, musée des Jacobins, Morlaix).
- Charles de Kergariou : Le port de Morlaix (collection particulière).
Personnalités liées à la commune
- nées au XVe siècle
- Jean Coatanlem (vers 1455-1492), corsaire et grand amiral du Portugal.
- Nicolas Coetanlem (1460-1519), commerçant et marin, neveu du précédent.
- nées au XVIIIe siècle
- Famille Lannux de la Chaume, négociants, armateurs, financiers, maire de Morlaix, consuls d'Espagne en France, avant la Révolution.
- Nicolas Anthon (1714-v.1753), corsaire du port de Morlaix, né à Roscoff, capitaine de La Comtesse de La Marck puis du Comte de Saint Pern.
- Charles Cornic (1731-1809), corsaire.
- Michel Behic (1736-1827), négociant, financier, révolutionnaire, maire de Morlaix.
- Joseph Gueguen (1741-1825), domestique, secrétaire, interprète, traducteur, marchand et juge de paix, né à Morlaix, mort à Cocagne (Nouveau-Brunswick).
- Armand Joseph Dubernad (1743-1799), négociant, financier, révolutionnaire.
- Louis-Alexandre Expilly de La Poipe (1743-1794), premier évêque constitutionnel français, évêque de Cornouaille, guillotiné le 22 mai 1794 à Brest avec 26 administrateurs du Finistère.
- Jean Nicolas Anthon (1747-1790), capitaine corsaire, capitaine du Comte de Guichen (1781, armateur Jean Diot), capturé par les Anglais, emprisonné à Falmouth, s'évade, reprend son activité comme capitaine de L'Eclipse basée à Dunkerque puis dans la marine marchande.
- Jean Augustin Masson (1749-1808), général des armées de la République et de l'Empire, décédé dans cette commune.
- Yves-Joseph Le Denmat de Kervern (1751-1794), avocat au Parlement de Bretagne, maire de Morlaix en 1790, guillotiné le 22 mai 1794 à Brest avec 26 administrateurs du Finistère.
- Jean Victor Marie Moreau (1763-1813), né à Morlaix, général de la Révolution, vainqueur de Hohenlinden, feld-maréchal de Russie à titre posthume, maréchal de France à titre posthume.
- Joseph Marie Moreau (1764-1849), né et mort à Morlaix, frère du général, avocat, tribun, administrateur général de la Poste, député d'Ille-et-Vilaine.
- Charles Yves César Cyr du Coëtlosquet (1783-1837), général des armées de la République et de l'Empire.
- Luc Urbain du Bouëxic de Guichen (1790), amiral français.
- Édouard Corbière (1793-1875), marin, écrivain, journaliste et armateur.
- Joseph Coat (1798-1858), né à Saint-Mathieu (Morlaix) et mort à Morlaix ; ouvrier et auteur d'une grande quantité de tragédies bretonnes inédites. Fonde à Morlaix une troupe de théâtre populaire, père du poète-ouvrier Vincent Coat (1845-1908) né à Morlaix.
- Auguste Barchou de Penhoën, (1799-1855), né à Morlaix, capitaine d'état-major, littérateur, député du Finistère.
- nées au XIXe siècle

- Émile Souvestre (1806-1854), écrivain né à Morlaix, Prix de l'Académie française en 1854.
- Arthur-Marie Le Hir (1811-1868), né à Morlaix, théologien et hébraïsant, maître d'Ernest Renan.
- Marie Bracquemond, femme-peintre 1841-1916.
- Tristan Corbière (1845-1875), poète, fils de Édouard Corbière. Son buste, par Cyril de La Patellière est à la Bibliothèque des Amours Jaunes.
- Vincent Coat (1845-1908), né à Morlaix. Poète breton et ouvrier à la Manufacture des Tabacs, fils de Joseph Coat (1798-1858), né et mort à Morlaix, auteur de nombreuses tragédies et ouvrier.
- Gabriel Pierné (1863-1937), compositeur et organiste.
- Paul Sérusier (1864-1927), peintre post-impressionniste et nabi.
- Maxime Weygand (1867-1965), général français, possédait un manoir à Morlaix et est enterré au cimetière Saint-Charles.
- Jules Boucherit (1877-1962, violoniste, né à Morlaix, professeur au Conservatoire de Paris, nommé "Juste" par l'État d'Israël pour avoir hébergé ses élèves entre 1941 et 1944.
- Louis Le Guennec (1878-1935), écrivain et artiste.
- Nina Ricci (1882-1970), couturière française d'origine italienne.
- Francis Gourvil (1889-1984), écrivain et résistant.
- Léon Le Janne, (1894-1976), docteur en médecine, résistant ("Commandant Noël"), médecin auxiliaire dans le 2e régiment d'infanterie coloniale en 1914-1918, commandant de l'armée secrète Libé-Nord pour Morlaix et sa région pendant la Seconde Guerre mondiale.
- nées au XXe siècle
- Jean Nicolas, (1901-1984), né à Morlaix, prêtre et missionnaire catholique en Union soviétique.
- Henri Rol-Tanguy (1908-2002), résistant communiste.
- Joseph Kerharo (1909-1986), pharmacologue et botaniste, né à Morlaix.
- Michel Mohrt (1914-2011), écrivain, né à Morlaix, Grand prix du roman de l'Académie française en 1962 et membre de l'Académie française de 1985 à sa mort.
- Julien Guiomar (-), acteur né à Morlaix, décédé à Monpazier (Dordogne).
- Jean Roudaut (1929), écrivain français né à Morlaix.
- Paco Rabanne (1934), styliste, a passé une partie de son enfance à Morlaix.
- Jean-Loup Chrétien (-), spationaute.
- Brigitte Fontaine (1939) chanteuse, auteur, écrivain, poète et actrice.
- Dominique Lavanant (1944), actrice, née à Morlaix.
- Jean-Michel Caradec (1946-1981), auteur-compositeur-interprète.
- Marylise Lebranchu (1947) femme politique, née à Loudéac (22), maire de Morlaix (1995-1997), présidente de Morlaix Communauté (1995-2003), secrétaire d'État (1997-2000), ministre de la justice (2000-2002), vice-présidente de la région Bretagne (2004-2010), députée (1997-), ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction Publique (2012-).
- Gérard Delahaye (), auteur-compositeur-interprète et chanteur pour enfants.
- Miou-Miou (1950), actrice, ses grands-parents vivaient à Plouenan.
- Erril Laugier (1952-2014), artiste-peintre pastelliste impressionniste, Maître-Pastelliste de France et Ambassadeur Canson, a vécu à Morlaix de 1978 à 1986, y est décédé le 6 décembre 2014.
- Jean-Philippe Quignon (1961-2012), journaliste au Télégramme quotidien local, et coprésident du festival des Vieilles Charrues de Carhaix-Plouguer.
- Agnès Le Brun (1961), femme politique, maire de Morlaix depuis 2008 et députée européenne depuis 2011.
- El Globos (1964), dessinateur français, créateur de la Bigoudène de la marque A l'aise Breizh.
- Françoise Jézéquel (1970), footballeuse française qui a joué pour le Stade Briochin jusqu'en 2004, et en équipe de France de football jusqu'en 2001 (55 sélections).
- Éric Digaire (1972), musicien, membre de Matmatah.
- Clarisse Lavanant (1979), auteur-compositeur-interprète.
- Renan Luce (1980), auteur-compositeur-interprète. Enfance au Quelern, en Plourin-lès-Morlaix.
- Enora Malagré (1980), animatrice de télévision et de radio française.
- Tepr (1980), auteur de musique électronique.
Notes et références
Notes
- ↑ Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- ↑ Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
- ↑ Deux fois maire de Morlaix entre 1765 et 1769, aussi Premier consul de Morlaix en 1774, voir : Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 2, 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111995g/f379.image.r=Morlaix.langFR
- ↑ Né en 1781, fils de Pierre Barrère et Marie-Jacquette Quérangal, fut aussi consul et président du tribunal de commerce de Morlaix et anobli en 1817 par le roi Louis XVIII, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111995g/f379.image.r=Morlaix.langFR
- ↑ Edmond Puyo (1828-1916) fut maire de Morlaix de 1871 à 1875. Il était l'oncle maternel du poète Tristan Corbière (1845-1875).
Références
- ↑ Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
- ↑ « article du quotidien Le Télégramme »
- ↑ « article du quotidien Le Télégramme le 14 janvier 2012 »
- ↑ « article du quotidien Ouest-France le 24 décembre 2013 »
- ↑ article du monde le 7 février 2014
- ↑ Daniel et Marie-Claude Appriou - Le château du Taureau, bastion et prison p. 10-12 (ISBN 2-9503519-5-6)
- ↑ Jean-Pierre Leguay, "Le Léon, ses villes et Morlaix au Moyen Âge", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CVII, 1979
- ↑ Louis Elegoët et Marthe Le Clech, "La vie des paysans du Léon de 1800 à 1950", éditions Bretagne d'Hier, 2006, [ISBN 2-9523019-0-5]
- ↑ Albert Robida, La vieille France, Bretagne, vers 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102617k/f171.image
- ↑ Memorialgenweb.org - Morlaix : monument aux morts
- ↑ Memorialgenweb.org - Morlaix : plaque commémorative de l'église Saint-Mélaine
- ↑ Yvon Tranvouez, La mémoire d’un bombardement britannique : Notre-Dame-des-Anges (Morlaix, 1943-2003), Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 2004, consultable http://abpo.revues.org/1308
- 1 2 3 Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
- ↑ Le journal "Le patriote des Côtes-du-Nord", imprimé à Saint-Brieuc, lui succéda ensuite dès novembre 1943
- ↑ http://www.wikiarmor.net/Jean_Devienne
- ↑ Danielle Ropars, 1939-1945 : ils l'ont vécu, Liv'éditions, 2003 [ISBN 2-913555-54-3]
- ↑ Pierre Lagadou est originaire de Plestin-les-Grèves
- ↑ http://fr.topic-topos.com/stele-des-maquis-de-saint-laurent-plouegat-guerrand
- ↑ "Été 1944 : Résistances et Libération en Trégor", Skol Vreizh n°56
- ↑ Ce fut la deuxième plus importante filière clandestine d'évasion d'aviateurs alliés vers l'Angleterre en Bretagne, après le réseau Shelburn depuis la plage Bonaparte en Plouha
- ↑ Pour la liste des déportés morts, voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/rafle-morlaix.htm
- ↑ Yves Mervin, "Joli mois de mai 1944 : la face cachée de la résistance en Bretagne", Yoran Embanner, 2011 [ISBN 978-2-916579-52-8]
- ↑ Memorialgenweb.org - Morlaix : plaque commémorative S.N.C.F.
- ↑ Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 5093 du 23 juin 1961
- ↑ Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 6772 du 20 décembre 1966
- ↑ Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest no 15665 du 20 octobre 1995
- ↑ Le Télégramme, 20 septembre 2014, Morlaix. Les impôts et la MSA incendiés
- ↑ Site officiel de la ville
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
- ↑ « Évolution et structure de la population à Morlaix en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
- ↑ « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010)
- ↑ Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
- ↑ Jacques Chanteau, « Conseil. Un maire et neuf adjoints », Le Télégramme, (lire en ligne).
- ↑ http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
- ↑ Roland Godefroy, « Les dernières maisons à lanterne pourront-elles être sauvées ? », Ouest-France, éd. Morlaix, 27 janvier 1981.
- ↑ http://www.theatre-du-pays-de-morlaix.fr/
- ↑ http://www.wartiste.com Association WART
- ↑ http://www.espace-sciences.org/morlaix
- ↑ http://www.lepatiocia.com/
- ↑ http://www.mjcmorlaix.com/
- ↑ http://www.aadi-mx.org/fr/
- ↑ https://lesmoyensdubord.wordpress.com/
- ↑ http://cinemalasalamandre.blogspot.fr/
Bibliographie
- Page du site de la ville, faites d'après « Bretagne d’hier : Morlaix » Tome 1, de Marthe Le Clech
- la Bretagne, page 161, édition Atlas.
Articles connexes
- Port de Morlaix
- Gare de Morlaix
- Viaduc de Morlaix
- Chemins de fer armoricains
Liens externes
- Site de la Ville de Morlaix
- Site de Morlaix Communauté
- Portail des communes de France
- Portail du Finistère