Équipe de France féminine de football


Confédération | UEFA |
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Emblème | Le coq |
Couleurs | Bleu, blanc, rouge |
Surnom | "Les bleues" et "Les tricolores" |
Classement FIFA |
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Sélectionneur |
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Plus sélectionné | Sandrine Soubeyrand (198) |
Meilleur buteur | Marinette Pichon (81) |
Rencontres officielles historiques
Premier match Pays-Bas

() Plus large victoire France


()
France


() Plus large défaite États-Unis


()
Palmarès
Coupe du monde Phases finales : 2Quatrième en 2011 Championnat d’Europe Phases finales : 5
Quart de finale en 2009 et en 2013 Jeux olympiques Quatrième en 2012
Maillots
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Actualités
Coupe du monde féminine de football 2015
L'équipe de France féminine de football est l'équipe nationale qui représente la France dans les compétitions internationales féminines de football. Sous l'égide de la Fédération française de football (FFF), elle dispute les compétitions internationales majeures comme la coupe du monde, les championnats d'Europe et les Jeux olympiques.
Malgré une couverture médiatique restreinte en France, bien que croissante, la France est considérée comme l'une des plus fortes nations de football féminin sur le plan mondial comme le prouve son classement FIFA où elle se classe actuellement à la 3ème place. Malgré un palmarès vierge de titre, la France a participé aux quatre derniers championnats d'Europe et est parvenue à se qualifier à trois coupes du monde (en 2003, 2011, et 2015).
Sandrine Soubeyrand détient le record de sélections (198 sélections) et Marinette Pichon celui de buts marqués (81 buts marqués).
Les Bleues
Les années folles (1920-1937)

Le football féminin s'impose en France après la Première Guerre mondiale avec la mise en place d'un championnat de France en 1919 organisé par la FSFSF. Le , un premier match international entre une formation anglaise de Preston, les Dick-Kerr's Ladies, et une sélection des meilleures joueuses françaises de la FSFSF. La partie déplace plus de 25 000 spectateurs à Manchester. La France gagne 2-0 et boucle sa première tournée anglaise avec 2 victoires, 1 nul et 1 défaite. Le 31 octobre 1920, 12 000 spectateurs assistent au stade Pershing de Paris au match retour du précédent[2]. Un match nul 1-1 sanctionne cette partie.
Nouvelle tournée anglaise pour l'équipe de France du 17 au 22 mai 1921. Les Bleues s'inclinent lors de leur premier match (5-1), puis signent trois courtes victoires[3]. En octobre 1921, l'équipe d'Angleterre (en fait, l'équipe de Plymouth Ladies[4]) se déplace en France (Paris le 30, Le Havre le 31), mais en deux rencontres face à l'équipe de France aucun but n'est inscrit[5].
Après 1921, la FFFA n'ouvre plus les colonnes de ses publications à Alice Milliat, présidente de la FSFSF. Les tournées outre-manche se poursuivent malgré l'interdiction du football féminin par la FA le . Ainsi, une tournée a lieu dès le printemps 1922[6]. Battues à Plymouth (2-1), les Bleues concèdent des nuls 0-0 à Exeter et Falmouth[7]. Les matches ont lieu du 3 au 10 avril 1922.
Le calendrier international se résume à quelques matches France-Belgique. Le dernier match de l'équipe de France de la FSFSF se tient le . C'est un match nul 0-0 face à la Belgique à Bruxelles.
La Ligue de Paris de football féminin, fondée en 1933, reprend le flambeau et met en place une équipe de France et une équipe de Paris. Ces deux formations s'affrontent d'ailleurs le 20 mai 1934 à Juvisy (0-0)[8] ou le 15 décembre 1934 au Stade de Paris (Saint-Ouen)[9], par exemple. La sélection française dispute plusieurs matches internationaux tel les France-Belgique de 1934 au Stade de Paris (Saint-Ouen)[10] ou 1936 au Stade Buffalo (Montrouge)[11], par exemple.
Les années rebelles (1968-1985)
Les joueuses françaises, et rémoises tout particulièrement, sont très actives à la fin des années 1960 pour faire reconnaître l'existence du football féminin. Un an avant le feu vert fédéral, les Bleues prennent part à une Coupe d'Europe pirate avec trois autres nations : Angleterre (défaite 2-0 devant 15 000 spectateurs), Danemark et Italie (défaite 1-0 le 1er novembre 1969 devant 5000 spectateurs)[12]. L'Italie est sacrée championne. Dans la foulée de la reconnaissance du football féminin qui a finalement lieu en 1970, les filles mettent sur pieds une première Coupe du monde pirate remportée par le Danemark. La France n'est pas présente à cette compétition, mais quelques mois après avoir disputé le premier match officiel FFF le (victoire 4-0 face aux Pays-Bas), elle prend part à la deuxième édition qui se tient au Mexique. A Guadalajara, les Bleues peinent en phase de groupe en signant deux défaites : le 18 août 3-0 contre le Danemark puis le 21 août 1-0 face à l'Italie. Les filles devront répéter encore leurs organisations pirates, c’est-à-dire en marge de la FIFA, jusqu'à ce que cette dernière admette l'intérêt d'une telle compétition (1991). L'UEFA cède dès 1982 en prenant en charge l'organisation des championnats d'Europe.
Le premier stage national officiel de la FFF pour l'équipe de France féminine se tient les 4 et 5 avril 1975 à l'I.N.S. 24 joueuses (6 de Reims, 4 de Rouen, 3 de Bergerac, 2 de Caluire, et 1 de Metz, Vendenheim, Orléans, Marseille, Plaine, Auxerre, Cavaillon et Limoges, plus l'irlandaise O'Brien de Reims) sont convoquées sous la baguette de Pierre Geoffroy[13].
Les filles du Stade de Reims constituent la meilleure formation française entre la fin des années 1960 et le début des années 1980. À l'occasion de la Coupe du monde non officielle disputée du 8 au 23 octobre 1978 à Taïwan, l'équipe de France alignée est en fait la formation du Stade de Reims au grand complet. Les filles du Stade enlèvent le titre à égalité parfaite avec la sélection finlandaise, phase finale en poule sans finale oblige. Treize équipes prenaient part à cette compétition avec six en poule finale : Finlande, Taiwan, Etats-Unis, Suisse, Suède et France.
Les années de crise (1985-1998)
Après les espoirs nés durant les années précédentes, et le niveau correct atteint par les meilleures joueuses françaises, l'équipe de France pouvait espérer bien figurer dans les compétitions internationales mais en raison d'un manque de considération de la part de la fédération française, elle est souvent absente des grands tournois internationaux.
Les années Clairefontaine (1998-2006)
Sous l'impulsion d'Aimé Jacquet, le football féminin de haut niveau est pris en charge par les équipes de Clairefontaine. Les joueuses de l'équipe de France A, mais aussi les jeunes joueuses, profitent désormais de plein droit, au même titre que les garçons, des facilités offertes par les structures de Clairefontaine. Sous la houlette d'Élisabeth Loisel, qui remplace Aimé Mignot après le Championnat d'Europe 1997, les premiers résultats apparaissent encourageants avec comme point d'orgue la première participation à une Coupe du monde FIFA en 2003 après avoir écarté l'Angleterre en match de barrage : les Bleues s'imposent d'abord 1-0 à Londres puis confirment à Geoffroy-Guichard (1-0) devant plus de 23 000 spectateurs. Cette affluence est d'autant plus importante que le match était diffusé en direct par Canal +.
Initialement prévue en Chine, la Coupe du monde fut déplacée à cause du syndrome respiratoire aigu sévère qui est apparu dans le pays quelques mois précédant l'événement. Les États-Unis sont alors choisis pour organiser le tournoi. Lors de ce Mondial 2003, les Bleues tombent dans un groupe difficile : elles rencontrent successivement la Norvège, la Corée du Sud puis le Brésil. Le parcours des tricolores débute par une défaite 0-2 contre les Norvégiennes. Ainsi, alors que le score est de 0-0 à la mi-temps, Anita Rapp trompe Céline Marty dès la reprise à la 47e minute puis Dagny Mellgren double la mise à la 66e. Les Françaises reprennent espoir lors du deuxième match de poule contre la Corée du Sud au Robert F. Kennedy Memorial Stadium de Washington. À l'issue d'un match tendu (quatre cartons jaunes), la France s'impose en toute fin de match à la 86e minute grâce à une reprise de volée du pied gauche de Marinette Pichon sur un coup de pied arrêté d'Élodie Woock. Les tricolores peuvent se qualifier pour les quarts de finale si elles battent le Brésil. La première mi-temps se termine par un score nul et vierge mais sur un ballon en profondeur de Maycon, Kátia da Silva ouvre le score. Marinette Pichon finit par égaliser dans les arrêts de jeu mais le match nul élimine les Françaises car dans le même temps, les Norvégiennes étrillent la Corée du Sud par 7 buts à 1. Avec 4 points, les coéquipières de Stéphanie Mugneret-Béghé terminent troisième du groupe derrière le Brésil (7 points), la Norvège (6 points) et devant la Corée du Sud (0 point).
Les filles de Loisel sont qualifiées pour le championnat d'Europe féminin (2005) où elles sont éliminées au premier tour puis échouent en 2006 pour se qualifier au mondial 2007, devancées par l'Angleterre en phase qualificative.
Les années Bini (2007-2013)

Bruno Bini est nommé sélectionneur le et a pour objectif de qualifier la sélection au Championnat d'Europe 2009 et d'y atteindre les quarts de finale. Il avait auparavant mené l'équipe de France féminine des moins de 19 ans au titre européen en 2003[14]. Dans sa campagne qualificative, la France est surprise dès son deuxième match en s'inclinant en Islande 1-0, cette dernière prend alors la tête du groupe devant la France. La France réalise ensuite un sans faute, pendant que l'Islande fait un faux pas en Slovénie (1-2). Lors du dernier match de la phase qualificative, la France accueille l'Islande et prend sa revanche 2-1 à la Roche-sur-Yon, elle évite donc les barrages et se qualifie pour l'Euro 2009. Le tirage au sort désigne les deux finalistes du Championnat d'Europe 2005 dans le groupe de la France — l'Allemagne (tenante du titre et double championne du monde en titre) et la Norvège — ainsi que l'Islande qui de son côté s'est qualifiée par le biais des barrages[15].
À l'Euro 2009, la France s'impose lors de son premier match contre l'Islande (3-1) avant de lourdement s'incliner face à l'Allemagne (1-5). Mais elle termine à la deuxième place du groupe grâce à un nul 1-1 face à la Norvège et se qualifie pour les quarts de finale face aux Pays-Bas. Les Orange s'imposent aux tirs au buts (5-4, 0-0 à la fin du temps réglementaire et de la prolongation) dans un match où la France avait pris le jeu à son compte mais manquait d'un « brin de folie pour dérouter les Pays-bas » selon la capitaine Sandrine Soubeyrand[16] qui fêtait sa 140e sélection à l'occasion de ce match. Le sélectionneur Bruno Bini ajoutait pour sa part : « On a évolué face à une équipe ayant refusé le jeu. Je pense qu'on aurait pu jouer pendant dix ans sans réussir à marquer[16]. »
L'équipe de France féminine participe pendant l'été 2011 à la Coupe du monde en Allemagne. C'est la deuxième fois que la sélection est qualifiée pour la compétition mondiale. La France se classe quatrième de la compétition, son meilleur résultat jusqu'alors, après notamment une victoire contre l'Angleterre en quart de finale.
La sélection française dispute les éliminatoires du championnat d'Europe à partir de 2011, puis le tournoi de football des Jeux olympiques d'été de 2012 en Angleterre.
L'équipe de France de Bruno Bini remporte le tournoi de Chypre pour la première fois le 6 Mars 2012 face aux Canadiennes.
Quelques mois plus tard, aux Jeux Olympiques, la France se trouve confrontée en phase de poules aux États-Unis, vices-championnes du monde, à la Corée du Nord et a la Colombie. Lors du premier match de poule, la France rentre très bien dans son match en menant 2-0 la meilleure équipe du monde (d'après le Classement FIFA) grâce à deux buts signés Gaëtane Thiney (12ème) et Marie-Laure Delie (14ème), mais encaisse ensuite 4 buts et s'incline donc 4-2 face aux américaines. Quatre jours plus tard, la France affronte la Corée du Nord. Après l'ouverture du score par Laura Georges sur corner en fin de première mi-temps, les tricolores vont dérouler un festival offensif et s'imposer sur le score 5-0 grâce aux buts de Wendie Renard, Marie-Laure Delie, Élodie Thomis et Camille Catala en deuxième période. La France confirme sa qualification au troisième match de poule en battant la Colombie sur le score modeste de 1-0 (Élodie Thomis 5ème).
En quart de finale, la France retrouve l'équipe suédoise qui avait battue la France au match pour la troisième place de la Coupe du monde 2011. Les tricolores, après avoir été menées au score par les scandinaves reprennent l'avantage et se qualifient pour les demi-finales grâce à Wendie Renard et Laura Georges mais aussi leur gardienne Sarah Bouhaddi qui a fait un excellent travail défensif durant ce match. En demi-finales, les Bleues doivent faire face aux championnes du monde en titre, les Japonaises ; malgré une énorme domination française, les Nadeshiko Japan s'imposent 2-1, avec des buts signés Yuki Ogimi (32ème) et Mizuho Sakaguchi (49ème) pour le Japon et Eugénie Le Sommer pour la France. Malgré la volonté des bleues et un pénalty tiré par Élise Bussaglia (qui ne trouvera pas le cadre) elles n'arriveront pas à égaliser et devront disputer le match pour la troisième place. L'équipe de France sera opposée au Canada pour la médaille de bronze. Encore une fois, les bleues domineront largement la rencontre mais ne parviendront pas à marquer. La canadienne Diana Matheson ouvrira le score pour son équipe dans les dernières secondes de la partie sur l'unique tir cadré des Canadiennes dans cette rencontre. La France devra une fois de plus digérer la « médaille en chocolat ».
L'équipe de France réalise un sans faute lors des éliminatoires de l'Euro 2013 en s'imposant lors des 8 matchs.
Lors de l'Euro 2013 les Bleues finissent premières de leur groupe grâce à trois victoires : 3-1 face à la Russie, 1-0 face à l'Espagne et 3-0 face à l'Angleterre. Elles sont éliminés en quart de finale par le Danemark lors de la séance de tirs au but (4-2, 1-1 à la fin du temps réglementaire et de la prolongation).
L'ère Bergeroo

Le , Philippe Bergeroo est nommé sélectionneur de l'équipe de France féminine, en lieu et place de Bruno Bini[17]. Bergeroo a pour mission de qualifier l'équipe de France à la coupe du Monde qui se déroulera au Canada en 2015. La France est placée dans la Poule 7, avec comme adversaires principaux la Finlande et l'Autriche. Le staff de Bergeroo fait fi du précédent, exit Corinne Diacre notamment. Les joueuses feront aussi sans Sandrine Soubeyrand, Ophélie Meilleroux, afin de faire place à la nouvelle génération. De plus, Bergeroo passe d'un schéma immuable en 4231 à un 442 classique.
Première rencontre de l'ère Bergeroo, un match amical contre la République tchèque au mois de septembre. Une victoire 2-0 à Évry. S'en suit trois jours plus tard, un déplacement à Astana au Kazakhstan pour le premier match de qualification pour la Coupe du Monde, une victoire 4-0 à l'extérieur. Le mois suivant, un nouveau match amical contre la Pologne 6-0 à Beauvais, qui précède un déplacement pour les éliminatoires en Autriche, avec une victoire difficile 3-1 pour les Bleues. En novembre, la France affronte la Bulgarie dans une double confrontation pour le compte des éliminatoires, victoire 10-0 de la France à Lovech, en Bulgarie, et nouvelle victoire 14-0 cinq jour plus tard, pour la France au Mans, dans le Stade MMArena.
En 2014, la France débute la saison par un match amical en février, contre l'équipe de Suède, à Amiens, victoire significative 3-0. Puis la France effectue le voyage en mars à Chypre pour l'édition 2014 de la Cyprus Cup, après un match nul très moyen contre l'Écosse (1-1), et une courte victoire 3-2 contre l'Australie, la France étrille les Pays-Bas 3-0, ce qui permet à la France d'aller en finale, à la différence de buts. En finale, les Bleues ne feront pas de cadeau et gagneront 2-0 face à l'Angleterre. L'équipe de Bergeroo reprend la route des qualifications pour la Coupe du Monde et étrille le Kazakhstan 7-0 début avril à Angers, puis l'Autriche 3-1 de nouveau au Mans. En mai, la France affronte la Hongrie à Besançon, victoire 4-0 des Françaises. Afin de se jauger contre des nations de très haut niveau, la France effectue trois matchs amicaux en juin, contre le Brésil (0-0 en Guyane), puis contre les États-Unis (défaite 1-0 à Tampa et match nul 2-2 à Hartford). La France caracole en tête du Groupe 7, mais n'a que trois points d'avance sur la Finlande. Une seule défaite en 17 matchs, amicaux compris. Ces résultats permettent à la France de prendre la 4è place au Classement Mondial féminin des Nations de la FIFA. Au retour de l'intersaison, la France s'envole à Budapest pour un nouvel opus des qualifications, victoire 4-0 des Bleues.
En 2015, l'effectif de l'équipe de France n'est composé essentiellement que de trois formations de club, L'Olympique Lyonnais (12), le Paris-Saint-Germain (7) et Juvisy Essone (6), respectivement les trois premières équipes du Championnat de France de football féminin de 2013 à 2015.
Parcours dans les compétitions internationales
Palmarès
- Jeux Olympiques d'été : 4e (2012).
- Coupe du monde : 4e (2011).
- Championnat d'Europe : 1/4 de finale (2009 & 2013).
- Tournoi de Chypre : Vainqueur (2012 & 2014), 3e (2009 & 2011).
- Tournoi de l'Algarve (Portugal) : 2e en 2015, 3e en 2004 & 2005, 4e en 2003, 2006 et 2007.
Parcours en Coupe du monde
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Le tableau ci-contre récapitule le bilan de l'équipe de France en Coupe du monde depuis sa création en 1991.
Lors des trois précédentes coupes du monde (1971, 1978 et 1988), non officiellement reconnues par la FIFA, la France avait remporté le titre de 1978, avec la Finlande (arrivée ex-aequo). Depuis la mise en place de la coupe du monde sous l'égide de la FIFA à partir de 1991, la France a dû attendre la quatrième édition pour prendre enfin part à la phase finale. Éliminée en phase d'éliminatoire par la Suède en 1991[18], puis par l'Italie en 1995[19], enfin par de nouveau l'Italie et la Finlande en 1999[20], elle parvient à se qualifier pour sa première phase finale en 2003. Après avoir terminé deuxième de son groupe d'éliminatoire derrière la Norvège, elle dispute des matchs de barrage contre le Danemark (2-0; 1-1) puis contre l'Angleterre (1-0 ; 1-0) qu'elle remporte[21]. En phase finale, elle s'incline 1-0 contre la Norvège en match d'entrée, puis bat la Corée du Sud (1-0) avant de tenir en échec le Brésil (1-1), avec 4 points elle est troisième de son groupe et se trouve donc éliminée dès le premier tour[22].
Pour la coupe du monde 2007, elle ne parvient pas à se qualifier pour la phase finale, devancée par l'Angleterre en phase éliminatoire avec qui elle a eu deux matchs nuls, c'est sa défaite à domicile contre les Pays-Bas (0-1) qui l'élimine[23].
En vue de la qualification pour la Coupe du monde 2011 en Allemagne, les Françaises ont remporté les 10 matchs d'éliminatoire, marqué 50 buts et encaissé 0. En phase finale, la France termine deuxième de son groupe derrière l'Allemagne, bat l'Angleterre en quart de finale puis se classe quatrième après deux défaites contres les États-Unis et la Suède. Il s'agit de la meilleure performance des Bleues lors d'un Mondial.
Parcours aux Jeux olympiques d'été
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Le tableau ci-contre récapitule les performances de la France aux Jeux olympiques.
Parcours au Championnat d'Europe
aux Championnat d'Europe.
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Le tableau ci-contre récapitule le bilan de l'équipe de France au Championnat d'Europe depuis sa création en 1984.
Deux éditions non officielles ont eu lieu en 1969 (4e) et 1979 (1er tour[24]). À partir de 1984, l'UEFA met en place une compétition officielle. L'équipe de France a attendu 1997 pour prendre part à sa première phase finale avec la mise en phase de la phase de poule en phase finale. Auparavant, seuls les demi-finalistes prenaient part à la phase finale, et la France se faisait à chaque fois devancer en phase éliminatoire : par l'Italie en 1984[25], par la Suède, les Pays-Bas et la Belgique en 1987[26], battue en quarts de finale par l'Italie en 1989 (0-2 ; 1-2)[27],[28], par la Suède en 1991[29], par le Danemark en 1993[30] et l'Italie en 1995[31]. À partir de 1997, la phase finale accueille huit nations : après avoir écarté la Finlande, la France participe donc à sa première phase finale ; tenue en échec par l'Espagne (1-1) au premier match, elle s'impose ensuite contre la Russie (3-1) mais se fait battre par la Suède (1-3), ce qui ne lui permet pas de se qualifier pour les demi-finales[32]. Elle se qualifie de nouveau pour la phase finale en 2001 en devançant l'Espagne, les Pays-Bas et la Suède en phase éliminatoire. Durant la phase finale, elle perd ses deux premiers matchs contre la Norvège (0-3) et le Danemark (3-4) avant de remporter son seul match face à l'Italie (2-0), insuffisant pour se qualifier en demi-finale[33]. En 2003, elle participe à se troisième phase finale d'affilée après avoir dominé son groupe éliminatoire la Russie, l'Islande, la Hongrie et la Pologne. En phase finale en Angleterre, elle bat l'Italie (3-1) d'entrée et tient en échec la Norvège (1-1), au troisième décisif contre l'Allemagne (déjà qualifiée pour les demi-finales), la France s'incline (0-3), finalement elle est devancée à la différence de buts par la Norvège et est de nouveau éliminée au premier tour[34]. Enfin, elle termine première de son groupe de qualifications pour le championnat d'Europe 2009, ce qui lui vaut un ticket direct pour la phase finale en Finlande, en battant l'Islande, qui lui avait infligé sa seule défaite des qualifications, lors du dernier match à La Roche-sur-Yon (2-1) (7 victoires, une défaite).
Classement mondial féminin de la FIFA
Le classement mondial féminin de la FIFA est mis en place depuis le , lors de l'instauration de celui-ci (qui est mis à jour tous les trois mois), la France pointe à la 9e place de ce classement et est la cinquième nation européenne derrière la Norvège, l'Allemagne, la Suède et le Danemark. Elle grimpe de deux places en juin 2004 pour une septième place et quatrième nation européenne dépassant le Danemark. Fin 2004, elle redescend à la 9e place. En mars 2005, elle atteint alors son meilleur rang avec une cinquième place et troisième nation européenne derrière l'Allemagne et la Norvège, place qu'elle conserve jusqu'à décembre 2005 où elle redescend à la 7e place. Elle reprend la 5e place en mars 2006 mais termine l'année à la 7e place. Elle reste 7e de ce classement jusqu'en juin 2008 où elle perd une place au détriment du Danemark. Elle reste à la même place lors de l'année 2009 pour se classer 8e nation en juin 2009 derrière les États-Unis, le Brésil, l'Allemagne, la Suède, la Corée du Nord, le Danemark et le Japon. Après l'Euro 2009, elle perd deux places pour se situer à la dixième place.
Depuis l'instauration de ce classement, la France s'est toujours située dans le top 10 mondial, atteignant son meilleur classement en mars 2005 puis en avril 2006 avec une 5e place. Depuis 2007, elle alterne entre la 7e et la 8e place mondiale et toujours dans le top 5 européen, malgré une non-participation à la Coupe du monde 2007, aux tournois olympiques en 2004 et 2008 et deux Championnats d'Europe qui se sont soldés par une élimination au premier tour[35].
Depuis fin 2014-début 2015, la France est numéro 3 au classement FIFA.
Évolution de l'équipe de France au classement mondial de la FIFA

Personnalités de l'équipe de France féminine
Joueuses
Principales joueuses d'hier
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Effectif actuel
Les 23 joueuses suivantes ont été convoquées pour participer au match amical contre les Pays-Bas et contre l'Ukraine, comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2017, les 23 et 27 octobre 2015.
Joueurs | Encadrement technique | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Kinésithérapeutes-ostéopathes
Mise à jour de l'effectif le 29 octobre 2015 |
Appelées récemment
Les joueuses suivantes ne font pas partie du dernier groupe appelé mais ont été retenues en équipe nationale lors des 12 derniers mois.
Les joueuses qui comportent ce signe , sont blessées.
Pos. | Nom | Date de Naissance | Sél. | Buts | Club | Dernière convocation/sélection |
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GB | Sarah Bouhaddi ![]() | 99 | 0 | ![]() | vs ![]() | |
GB | Céline Deville | 65 | 0 | ![]() | vs ![]() | |
GB | Amandine Guérin | 0 | 0 | ![]() | vs ![]() | |
GB | Émmeline Mainguy | 0 | 0 | ![]() | vs ![]() | |
DF | Laure Boulleau ![]() | 62 | 0 | ![]() | vs ![]() | |
DF | Annaïg Butel | 8 | 0 | ![]() | vs ![]() | |
DF | Marine Dafeur | 2 | 0 | ![]() | vs ![]() | |
DF | Jessica Houara-d'Hommeaux ![]() | 40 | 1 | ![]() | vs ![]() | |
DF | Julie Soyer | 9 | 0 | ![]() | vs ![]() | |
MT | Kenza Dali ![]() | 14 | 2 | ![]() | vs ![]() | |
MT | Amandine Henry ![]() | 47 | 5 | ![]() | vs ![]() | |
MT | Claire Lavogez ![]() | 13 | 1 | ![]() | vs ![]() | |
MT | Marina Makanza | 15 | 0 | ![]() | vs ![]() | |
MT | Élodie Thomis ![]() | 122 | 32 | ![]() | vs ![]() | |
AT | Gaëtane Thiney | 127 | 55 | ![]() | vs ![]() |
Joueuses les plus sélectionnées
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Meilleures buteuses
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Sélectionneurs

Nom | Années | Matchs[36] | Victoires | Nuls | Défaites | % de victoires |
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janvier 1971-juin 1978 | 17 | 3 | 5 | 9 | 17.65 |
![]() |
juillet 1978-mai 1987 | 36 | 13 | 8 | 15 | 36.11 |
![]() |
juin 1987-juillet 1997 | 79 | 34 | 17 | 28 | 43.04 |
![]() |
août 1997-janvier 2007 | 113 | 60 | 23 | 30 | 53.10 |
![]() |
16 février 2007-30 juillet 2013 | 98 | 68 | 16 | 14 | 69.39 |
![]() |
30 juillet 2013- | 40 | 32 | 4 | 4 | 80.00 |
Total | 383 | 210 | 73 | 100 | 54.83 |
Popularité
Malgré une qualification à la Coupe du monde 2003 et quatre qualifications d'affilée au Championnat d'Europe (entre 1997 et 2009), l'équipe de France est relativement ignorée par les médias français. Son sélectionneur Bruno Bini constate lors de l'Euro 2009 l'absence totale de médias français à l'occasion de cette compétition et a « le sentiment que les journalistes sportifs ne trouvent pas dignes d'intérêt le football féminin »[37]. Les matchs de l'équipe de France lors de l'Euro 2009 sont diffusés sur la chaîne Eurosport, au premier tour, deux matchs y sont en direct (contre l'Islande et l'Allemagne) tandis que le match contre la Norvège est en différé. Après cet Euro 2009, la chaîne Direct 8, qui a acquis les droits télévisuels, s'engage à retransmettre au moins trois matchs de l'équipe de France par saison sur la période 2009-2013[38].
Pourtant, la France est parvenue lors d'un match de barrage pour la qualification à la Coupe du monde 2003 contre l'Angleterre à rassembler 23 680 spectateurs au Stade Geoffroy-Guichard, match retransmis sur la chaîne Canal+ sous l'impulsion d'Aimé Jacquet. C'est la première fois que la sélection française était retransmise sur une chaîne nationale dans son histoire.
Devant l’indifférence des médias, la Fédération française de football avait lancé en 2009 une campagne de promotion. Elle faisait poser nues quatre joueuses de l'équipe de France avec ce message : « Faut-il en arriver là pour que vous veniez nous voir jouer ? ».
La campagne eut un certain impact mais il n’est pas sûr qu’elle ait valorisé les qualités sportives des joueuses, au grand désespoir de leur entraîneur : « Nous n’avons jamais eu autant de demandes d’interviews que depuis la publication de ces photos. Ça prouve qu’on est dans un monde de machos et de “beaufs” ».
Dans la même veine, la FFF a nommé en 2010 Adriana Karembeu ambassadrice du football féminin. Le choix d’une femme de joueur et mannequin illustre pour certaines observatrices que la pratique sportive de haut niveau reste considérée comme illégitime pour les femmes.
L'espoir naît pourtant de l'excellent parcours des Bleues en éliminatoire de la Coupe du monde 2011 qui s'est conclu le mercredi 25 août 2010 par une victoire 7-0 sur la Serbie, devant une moyenne de 670 000 téléspectateurs sur la chaîne Direct 8.
Depuis 2014, la chaîne Eurosport a programmé une émission sur le foot féminin : Femmes 2 foot, dans laquelle sont invitées des joueuses du Championnat de France.
En 2015, la chaîne W9, diffuse des rencontres de la Coupe du monde féminine de football 2015 au Canada dans laquelle participe l'équipe de France, enregistre les meilleurs chiffres d'audience de son histoire, battant au passage le record d'audience pour une chaîne de la télévision numérique terrestre en France (record qui était détenue par TMC avec la demi-finale de la coupe du monde de handball avec 3,3 millions de téléspectateurs). La chaîne réunit en effet 4,12 millions de téléspectateurs soit 26,2% du public, grâce au quart de finale Allemagne - France, avec un pic à 5,3 millions de téléspectateurs à 23h30, devenant ce soir là la 2e chaîne la plus regardée en France[39].
Notes et références
- ↑ « Classement mondial féminin de la FIFA », sur fr.fifa.com, (consulté le 10 octobre 2015).
- ↑ La Vie au grand air, N° du 15 novembre 1920, p.20 sur Gallica.bnf
- ↑ La Femme sportive, N° du 1er juin 1921, p.3 sur gallica.bnf
- ↑ La Femme sportive, N° du 1er novembre 1921, p.3 sur gallica.bnf
- ↑ La Femme sportive, N° du 1er décembre 1921, p.2 sur gallica.bnf
- ↑ La Femme sportive, N° du 1er avril 1922, p.2 sur gallica.bnf
- ↑ La Femme sportive, N° du 1er mai 1922, p.3 sur gallica.bnf
- ↑ Paris-Soir N° 21 mai 1934 sur Gallica
- ↑ Le Matin, N° 15 décembre 1934 sur Gallica
- ↑ Ouest-Eclair, N° 29 avril 1934 sur Gallica
- ↑ Paris-Soir, N° 15 avril 1936 sur Gallica
- ↑ Laurence Prudhomme-Poncet, Histoire du football féminin au XXe siècle, Paris, L'Harmattan, 2003, p.233
- ↑ France Football, N°1512 du 25 mars 1975, p.22. L'article nomme 24 joueuses mais en annonce 25.
- ↑ « Bruno Bini sélectionneur des Bleues », 16 février 2007, fff.fr, consulté le 27 août 2009.
- ↑ Paul Saffer, « Les tenantes face à la France et à la Norvège », uefa.com, 18 novembre 2008, consulté le 27 août 2009.
- 1 2 Aurélien Durand, « Soubeyrand : “Il nous a manqué un brin de folie” », fff.fr, 4 septembre 2009, consulté le 5 septembre 2009.
- ↑ « Foot Bleues Bergeroo remplace Bini », sur lequipe.fr,
- ↑ Éliminatoires pour la coupe du monde 1991 zone Europe, rsssf.com.
- ↑ Éliminatoires pour la coupe du monde 1995 zone Europe, rsssf.com.
- ↑ Éliminatoires pour la coupe du monde 1999 zone Europe, rsssf.com.
- ↑ Éliminatoires pour la coupe du monde 2003 zone Europe, rsssf.com.
- ↑ Phase finale de la coupe du monde 2003, rsssf.com.
- ↑ Éliminatoires pour la coupe du monde 2007 zone Europe, rsssf.com.
- ↑ Phase finale de l'Euro 1979, rsssf.com.
- ↑ Éliminatoires de l'Euro 1984, rsssf.com.
- ↑ Éliminatoires de l'Euro 1987, rsssf.com.
- ↑ Les quarts-de-finale ne sont pas pris en compte pour la phase finale.
- ↑ Éliminatoires de l'Euro 1989, rsssf.com.
- ↑ Éliminatoires de l'Euro 1991, rsssf.com.
- ↑ Éliminatoires de l'Euro 1993, rsssf.com.
- ↑ Éliminatoires de l'Euro 1995, rsssf.com.
- ↑ Éliminatoires et phase finale de l'Euro 1997, rsssf.com.
- ↑ Éliminatoires et phase finale de l'Euro 2001, rsssf.com.
- ↑ Éliminatoires et phase finale de l'Euro 2005, rsssf.com.
- ↑ Classement mondial FIFA/Coca-Cola - France, fr.fifa.com, Consulté le 26 août 2009.
- ↑ D'après les statistiques et les rapports de matchs officiels de la Fédération Française de Football, sur fff.fr
- ↑ Bini : "Un bonheur de participer à cet Euro", fff.fr, Aurélien Durand, 24 août 2009, consulté le 27 août 2009.
- ↑ Direct 8 emporte les droits TV des Bleues, footfeminin.fr, FFF, 26 mai 2009, consulté le 27 août 2009.
- ↑ « Les chiffres clés de Canada 2015™ », FIFA.com,
Annexes
Articles connexes
- Liste des matchs de l'équipe de France féminine de football
- Football féminin - Débuts du football féminin
- Coupe du monde de football féminin
Liens externes
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