Albert Schweitzer

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Naissance |
+ à Kaysersberg + |
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Décès |
+ à Lambaréné + |
Nationalité(s) | |
Conjoint-e | Helene Schweitzer-Bresslau (d) + |
Études |
Médecine Doctorat de théologie |
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Formation | université Eberhard Karl de Tübingen + |
Profession(s) |
Médecin Pasteur et théologien Musicien |
Distinction-s | prix Nobel de la paix, prix Goethe, chevalier de la Légion d'honneur (d), citoyen d'honneur de la ville de Francfort (d) et prix de la paix des libraires allemands + |
Albert Schweitzer, né le à Kaysersberg (Alsace) et mort le à Lambaréné (Gabon), est un médecin, pasteur et théologien protestant, philosophe, et musicien.
Biographie
Enfance
Né en Alsace, citoyen allemand du fait de l'occupation de cette région par l'Allemagne, puis citoyen français après 1918, il conserve un attachement important à la culture allemande, dont il a témoigné à de nombreuses reprises : « Je suis Allemand, je n'ai jamais cessé de l'être par mon identité la plus profonde et ma façon d'être au monde. Toutefois, j'aime la France, j'ai pour elle le respect que lui doit tout homme épris de progrès et de paix »[1] Cet attachement à la culture allemande n’empêche pas la famille où est né Albert Schweitzer d’être bilingue, s’entretenant journellement en haut-allemand et s’écrivant en français (fait signalé par André Gounelle, Études schweitzeriennes, 1991, no 2 ), ni Albert Schweitzer de s’appuyer sur les conseil de sa future femme, allemande, pour épurer son allemand de ses tournures dialectales. D’autre part au plan politique cette fois, Albert Schweitzer "déteste l’Empire allemand, se révol¬te de voir l’Alsace soumise à sa souveraineté, se fâche tout rouge, à la grande frayeur de sa femme, quand il croise des soldats prussiens dans les rues de Colmar français"[2].
Les premières années d'Albert Schweitzer sont connues à travers ses propres récits, tels que Souvenirs de mon enfance (1924[note 1]) et Ma vie et ma pensée (1931)[note 2], complétés par de nombreuses biographies[3].

Il naît le à Kaysersberg (aujourd'hui dans le Haut-Rhin)[4]. Deuxième d'une fratrie de cinq, il est le fils de Louis Schweitzer, un pasteur érudit de tendance libérale, et d'Adèle Schillinger, elle-même fille de pasteur, décrite comme passionnée quoique réservée, et intéressée par la politique. La famille compte parmi ses ascendants d'autres pasteurs, mais surtout de nombreux enseignants[5].
Son père, Louis Schweitzer, pasteur, est resté en Alsace après 1870[5]. Albert parle plusieurs langues : l'alsacien familial, l'allemand à l'église et à l'école, et le français qu'il utilise dans sa correspondance[5]. Quelques mois après sa naissance, Louis Schweitzer devient pasteur à Gunsbach, où vit désormais Albert. Celui-ci s'initie à la musique avec son père, qui le fait jouer de l'orgue paroissial lorsqu'il a neuf ans.
Albert Schweitzer a une enfance heureuse, proche de la nature[5]. Il fréquente l'école de Gunsbach, puis celle de Munster. Il fait ses études secondaires au lycée de Mulhouse (1888-1893), hébergé par un grand-oncle et sa femme et prend des cours de piano et d'orgue avec Eugène Münch – frère aîné d'Ernest Münch – qui l'introduit à la musique de Beethoven et de Bach. Il peut s'entraîner sur l'orgue de l'église Saint-Étienne à Mulhouse et consacre à son professeur sa première œuvre écrite[6]. En juin 1893 il obtient son Abitur puis séjourné durant l'été à Paris, chez son oncle paternel Auguste Schweitzer, dont l'épouse Mathilde prend en charge ses premiers cours d'orgue avec le compositeur et organiste Charles-Marie Widor[7].
L'Université et l'Église

En octobre 1893, il entreprend un double cursus de philosophie et de théologie protestante à l'université de Strasbourg, qu'il doit interrompre en 1894-1895 pour effectuer son service militaire dans le 143e régiment d'infanterie (de), cantonné à Strasbourg[8]. Sa solide constitution et un régime d'études selon lui peu contraignant, lui permettent de continue à se former, de surcroît, à l'orgue et à la musicologie[5]. Inspiré par son environnement familial, il a opté assez spontanément pour la théologie et, contrairement à d'autres condisciples, il ne doute pas de ce choix. La Kaiser-Wilhelms-Universität – qui cherche à germaniser les élites alsaciennes – attire alors d'excellents spécialistes et Albert Schweitzer apprécie tout particulièrement les enseignements de Heinrich Julius Holtzmann (de). Exégète réputé du Nouveau Testament[5], celui-ci pratique, comme ses collègues strasbourgeois, la méthode dite « historico-critique », qui refuse une lecture littérale de la Bible[9].
Alors qu'il se consacre à ses études, il vit, à l'âge de 21 ans, une sorte d'« épiphanie », citée par nombre de biographes : « En 1896, aux vacances de la Pentecôte, par un rayonnant matin d'été, je m'éveillai à Gunsbach, et l'idée me saisit soudain que je ne devais pas accepter mon bonheur comme une chose toute naturelle et qu'il me fallait donner quelque chose en échange ». Se référant à la parole de Jésus, il en conclut qu'il a le droit de vivre pour la science jusqu'à sa trentième année, mais qu'il devra se consacrer ensuite à un « service purement humain »[10]. Les modalités de cet engagement futur ne lui apparaissent pas encore clairement, mais sa décision est prise.
À l'Université, il consacre ses recherches philosophiques à la pensée religieuse de Kant, et, après quelques séjours d'étude à Paris et Berlin, soutient sa thèse en 1899[11]. Cependant son engagement parallèle comme prédicateur lui ferme une carrière académique en philosophie, malgré les éloges des membres de son jury, Theobald Ziegler et Wilhelm Windelband[9]. En 1900 il achève sa thèse de théologie sur La Cène dans ses rapports avec la vie de Jésus et l'histoire du christianisme primitif[12].

Il devient ensuite pasteur luthérien à l'église Saint-Nicolas de Strasbourg, où il bénit notamment, le , le mariage de Theodor Heuss, futur premier président de la République fédérale d'Allemagne.

Albert Schweitzer est nommé chargé de cours à la faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg. De 1903 à 1906, il est le directeur du Collegium Wilhelmitanum, qui est le séminaire protestant luthérien (connu sous le nom de Stift) de Strasbourg. Il joue régulièrement de l'orgue à l'église protestante Saint-Nicolas de Strasbourg, dont il est organiste titulaire. En automne 1904, il lit un article dans le journal de la Société des missions évangéliques de Paris, et décide de devenir médecin et d’aller s'installer à Lambaréné au Gabon.
Albert Schweitzer donne des séries de concerts d'orgue afin d'aider au financement de son hôpital. Il est aussi un spécialiste de Jean-Sébastien Bach, à qui il a consacré une monographie (1905). Avec le pasteur Jean-Paul Meyer (responsable des paroisses protestantes des communes de L'Hôpital et de Freyming-Merlebach - Moselle - durant la période 1909-1939), Schweitzer corrige les épreuves de son ouvrage sur Bach. Proche ami du pasteur Meyer, il fait installer, grâce au financement de son hôpital dans l'église protestante de la ville de L'Hôpital (Moselle), un orgue qu'il souhaite d'abord transporter à Lambaréné. Il reviendra de temps en temps à L'Hôpital (Moselle), pour y revoir son ami Jean-Paul Meyer et donner des récitals sur « son » instrument, pour le financement de son œuvre.
En 1905, Albert Schweitzer commence ses études de médecine à la faculté de médecine de Strasbourg. En 1912, il suit un enseignement sur la médecine tropicale à Paris. Reçu docteur en médecine en 1913, il part pour Lambaréné (alors en Afrique-Équatoriale française) le 21 mars, en compagnie d'Hélène Bresslau (1879-1957), une institutrice et fille du professeur Harry Bresslau, qu'il a épousée en 1912. Ils auront une fille unique, Rhéna (1919-2009)[13]. Albert et Hélène Schweitzer débarquent en pirogue à Lambaréné le 16 avril 1913 où ils fondent leur premier hôpital sur le terrain de la mission évangélique de Paris[14]. Ce modeste dispensaire devient progressivement un village-hôpital de bois, de tôle et de torchis dans lequel Albert Schweitzer soignera sans relâche de 1913 à 1965 « ses indigènes ».
Première Guerre mondiale
En tant que citoyens allemands, les Schweitzer sont mis en résidence surveillée dès 1914 par l'armée française. Exténués par plus de quatre ans de travaux et par une sorte d'anémie tropicale, ils sont arrêtés en 1917, déportés et incarcérés comme prisonniers civils dans les Hautes-Pyrénées à Notre-Dame de Garaison, et par la suite à Saint-Rémy-de-Provence, jusqu'en juillet 1918. De retour dans une Alsace redevenue française après l'armistice de 1918, Albert Schweitzer obtient la nationalité française, tout comme sa femme d'origine allemande.
Pendant son incarcération, Albert Schweitzer écrit Kulturphilosophie (1923), une étude philosophique de la civilisation. Il y aborde la pensée éthique à travers l’histoire et invite ses contemporains à mettre en œuvre une philosophie de respect de la vie.
Après la première guerre
Albert Schweitzer reste en Europe jusqu'en 1924, puis il retourne en Afrique où il reconstruit et aménage un hôpital à Lambaréné pour y recevoir des milliers de patients africains. En 1954, il inaugure le Village Lumière, où il peut accueillir deux cents lépreux et leurs familles.
Albert Schweitzer retourne fréquemment en Europe afin de donner conférences et récitals d’orgue, qui permettent de financer son œuvre en Afrique. Il est un ami personnel de la reine Élisabeth de Belgique et d'Albert Einstein. En 1953, il reçoit le prix Nobel de la paix 1952. C'est alors qu'un grand nombre d'Alsaciens se reconnaissent en lui.
Albert Schweitzer est devenu végétarien durant les dernières années de sa vie[15]'[16]. Il a fondé, en 1913, à côté de l'hôpital de Lambaréné, un hôpital-refuge pour les animaux, chose qui se retrouve chez les jaïns et les hindous[17]. Il est considéré comme un des rares philosophes européens à avoir été influencé par la philosophie du jaïnisme (avec l'ahimsâ)[17].
Les dernières années

Le , le docteur Schweitzer retourne à Lambaréné pour la quatorzième et dernière fois. Il y reçoit la visite de personnalités, André Malraux venu pour la proclamation de l'indépendance du Gabon en août 1960, puis l'abbé Pierre en 1961, poursuit sa correspondance et achève l'édition critique Schirmer des œuvres intégrales pour orgue de J.- S. Bach. Le cinquantenaire de l'arrivée des Schweitzer à Lambaréné est commémoré le , son 90e anniversaire est célébré le . L'hôpital continue de s'agrandir et compte désormais 560 lits[8].
Le , à l'âge de 90 ans, Albert Schweitzer meurt à Lambaréné après une courte maladie. Il est enterré le lendemain dans le petit cimetière proche du fleuve Ogooué qu'il avait, à la demande de sa femme, aménagé devant la maison pour sa famille et ses collaborateurs. Les cendres d'Emma Hausknecht, sa fidèle assistante décédée le à Strasbourg, y reposaient déjà et celles de son épouse Hélène, morte à Zurich le , y avaient été déposées le [18].
Une croix blanche porte l'inscription « Ci-gît le docteur Albert Schweitzer né le 14-1-1875, décédé le 4-9-1965 ».
Œuvre
L'œuvre d'Albert Schweitzer comprend une trentaine d'ouvrages, parmi lesquels une étude théologique, Reich Gottes und Christentum (Le Royaume de Dieu et le christianisme), ainsi que son autobiographie. Il est critique vis-à-vis de la Première quête du Jésus historique à laquelle son argumentaire met fin.
Sa philosophie s'articule autour d'un grand principe : le respect de la vie. Ce principe le rapproche des grands penseurs de l'Inde, et en particulier des penseurs du Bouddhisme, sur lesquels il écrira un essai.
Dans leur ouvrage Les Frères invisibles, publié aux éditions Albin Michel en 2001, portant sur le pouvoir de la franc-maçonnerie en France, Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre prétendent qu'Albert Schweitzer aurait été franc-maçon.
Récompenses et distinctions
Albert Schweitzer reçut de nombreuses récompenses et distinctions, dont on ne peut donner que quelques exemples. En 1920, l'université de Zurich le nomme docteur honoris causa pour l'ensemble de ses activités[19]. Le la ville de Francfort lui décerne le prix Goethe[8]. Le 5 décembre de la même année il est nommé docteur honoris causa de la Faculté de philosophie de Prague[8]. En France il est chevalier de la Légion d'honneur en 1948, puis grand officier en 1950[20]. Le il reçoit à Francfort le prix de la paix des libraires allemands[8]. Le 3 décembre il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques à Paris[8]. Le , le roi Gustave VI de Suède lui remet la médaille du prince Charles (en)[21]. Le , il reçoit la médaille Paracelse (de), décernée par le corps médical en Allemagne[8]. Albert Schweitzer est le lauréat du prix Nobel de la paix pour l'année 1952. En son absence, il est remis à l'ambassadeur de France en Norvège le [21]. En 1955, la reine Elizabeth lui décerne l'ordre du Mérite (Order of Merit)[8]. Il reçoit en outre, à Bonn, les insignes de l'ordre Pour le Mérite (Friedensklasse)[8] et, en France, la médaille d'or de la Ville de Paris. En 1980, il est corécipiendaire de la médaille du Fonds mondial pour la nature (WWF)[22].
Réception
Le cinéaste camerounais Bassek Ba Kobhio considère quant à lui Albert Schweitzer comme complice de la colonisation[23] et dénonce son côté autoritaire, paternaliste et méprisant dans son film Le Grand Blanc de Lambaréné en 1994[24].
Dans le domaine artistique et littéraire, le personnage et son action ont inspiré en 1952 à l'écrivain Gilbert Cesbron une pièce de théâtre qui obtint un vif succès populaire : Il est minuit, Docteur Schweitzer, portée à l'écran la même année par André Haguet avec Pierre Fresnay dans le rôle de Schweitzer (Il est minuit, Docteur Schweitzer). Dans un poème virulent rédigé en 1959 et intitulé Le Docteur Schweitzer, Boris Vian attaque le personnage (Cantilènes en gelée)[25].
Sa cousine, Anne-Marie Schweitzer Sartre, était la mère de Jean-Paul Sartre[26].
Héritage
Associations
- Dès l'origine, les associations de soutien ont joué un rôle déterminant dans les réalisations d'Albert Schweitzer[27].
Avant son premier départ en Afrique (1913), il réunit des amis strasbourgeois auxquels il confie la comptabilité et les démarches administratives liées à ses projets. Puis lors de son deuxième séjour (1924) et dans la perspective de la construction de l'hôpital d'Andende, il trouve de nouveaux appuis en Suisse et en Allemagne. Une association suisse d'aide est fondée en 1949, suivie par une dizaine d'autres, en Europe, en Amérique et au Japon, ainsi que des cercles d'amis dans 23 pays[27].
Par ailleurs, l'« Association de l'hôpital du Docteur Albert Schweitzer à Lambaréné » (ASL) - créée en 1930 et dont Schweitzer préside le comité directeur jusqu'en 1956 - devient propriétaire du nouvel hôpital. À la mort de Schweitzer, l'association se renomme « Association internationale de l'hôpital Albert Schweitzer à Lambaréné et de son œuvre » (AISL)[27]. Dans les années 1970, lAISL cède se désinvestit de la gestion de l'hôpital, au profit d'une fondation gabonaise, la « Fondation internationale de l'hôpital du Docteur Schweitzer à Lambaréné » (FISL)[28].L'AISL prend alors le nom d'« Association internationale pour l'œuvre du docteur Albert Schweitzer de Lambaréné »et s'emploie désormais à faire connaître la vie et la pensée du Dr Schweitzer. Elle gère le musée, les archives, le site Internet et publie des ouvrages[29].
Une autre association, l'« Association française des amis d'Albert Schweitzer » (AFAAS), fondée en 1952, édite les Cahiers Albert Schweitzer[30] et les Études schweitzériennes (1990-2003)[31].
Musées
- En France, deux musées existent
- La maison natale d'Albert Schweitzer à Kaysersberg[32].
- L'ancienne maison d'Albert Schweitzer à Gunsbach[33] où sont exposées les collections et les archives tandis des objets africains sont exposés à la mairie de la ville.
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Objets personnels (Kaysersberg)
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Souvenirs du Gabon (Kaysersberg)
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Bureau (Gunsbach)
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Piano à pédalier d’orgue (Gunsbach)
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Maquette de la maison de Lambaréné (Gunsbach)
- Au Gabon
- À Lambaréné, sur le site de l'ancien hôpital[35] au milieu des années 1980[36] un musée permet de voir des éléments d'origine (mobilier, matériel médical), reconstitué, ainsi que différents objets, tels souvenirs et photographies d'archives.
Œuvres d'art
Le personnage d'Albert Schweitzer, sa silhouette, sa moustache drue, avec ou sans casque colonial[37], ont inspiré nombre de créateurs, tout particulièrement les sculpteurs. Connus ou moins connus, ils ne peuvent être cités tous.
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Parmi eux, l'Allemagne est bien représentée. Une photographie de 1929 montre Otto Leiber (de), artiste allemand né à Strasbourg, achevant un buste en présence de son modèle[38]. Jürgen von Woyski (de) est l'auteur, en 1961, d'une statuette de bronze, Professor Dr. A. Schweitzer, qui le met en scène avec costume de voyage et bagages[39]. Le peintre et sculpteur allemand originaire de Bohême, Oskar Kreibich (de), peint son portrait, « à la manière de Kokoschka », selon une étude de 1962[40]. Un artiste de Halle (Saxe-Anhalt), Gerhard Geyer (de), est l'auteur du premier monument dédié à Albert Schweitzer[41]. Érigé à Weimar en 1968, ce groupe sculpté en bronze représente une femme africaine, son bébé et une fillette, aux côtés du médecin qui porte casque, tablier et bottes. . Même en Alsace, c'est aussi à un artiste allemand, Fritz Behn — qui fut élève de Rodin —, que fut confié le monument érigé en 1969 sur les hauteurs de Gunsbach, au lieu-dit Kanzrain, où l'enfant du pays aimait se retirer pour contempler la nature et méditer, comme en témoigne une lettre au sculpteur : « Car là-bas j'étais celui qui était occupé à penser. Là-bas j'aimerais demeurer dans la pierre, et que l'on m'y rende visite »[42].
En 1953, le peintre polonais Feliks Szczęsny Kwarta (pl) peint un portrait qui se trouve actuellement au Collège royal de médecine à Londres[43]. Le buste exécuté par le Français Georges Boulogne en 1954 est érigé dans les jardins princiers de Monaco en 1966[44]. Aux Pays-Bas, un buste du docteur Schweitzer a été offert au Palais de la Paix de La Haye en 1958[45]. Le sculpteur néerlandais Pieter de Monchy (nl) exécute en 1974 une statue monumentale[46], érigée sur le Brink, la place centrale de Deventer, dans l'est du pays.
Le prix Nobel de la paix reçu en 1952 étend la notoriété d'Albert Schweitzer outre-Atlantique. Le graveur américain Arthur Heintzelman réalise son portrait dans les années 1950[47]. L'économiste Leo Cherne (en), également sculpteur de bustes de plusieurs contemporains, consacre en 1955 sa première œuvre à Albert Schweitzer[48]. Travaillant d'après des photographies, il ne l'avait pas encore rencontré, mais les deux hommes entretiendront ensuite une correspondance jusqu'à la mort du médecin. Riverside Church, une église interdénominationnelle de Manhattan construite pendant l'entre-deux-guerres, abrite une statue de Lee Lawrie[49], d'origine allemande et dont le nom est associé à de nombreuses réalisations architecturales de la première moitié du XXe siècle.
L'art contemporain n'oublie pas Albert Schweitzer : aux côtés de Nelson Mandela ou du dalaï-lama, il a rang d'icône culturelle[50], comme à la Demeure du Chaos de Saint-Romain-au-Mont-d'Or.
Noms d'organisations et de voies surbaines
Lorsque Barack Obama reçoit à son tour le prix Nobel de la Paix en 2009, il rend hommage aux « géants de l’histoire qui ont reçu ce prix – Albert Schweitzer, Martin Luther King, George Marshall et Nelson Mandela »[51]. Comme les autres récipiendaires, Albert Schweitzer a bénéficié de l'« effet Nobel »[52]. Outre les avantages matériels liés, directement ou indirectement à cette distinction, il acquiert en 1952 une aura internationale considérable, qui conduit de très nombreux établissements hospitaliers et scolaires, églises, institutions et voies surbaines à prendre son nom, inspirés ou non par son œuvre[53]. L'hôpital Albert-Schweitzer de Lambaréné , mais aussi celui d'Haïti, fondé en 1956 par Larry Mellon, le jardin Albert-Schweitzer dans le 4e arrondissement de Paris ou l'ancien train Albert-Schweitzer qui reliait Dortmund à Strasbourg, en constituent quelques exemples.
La situation est différente en Afrique où, à l'exception de Lambaréné, il n'y a aujourd'hui ni rues ni établissements scolaires à son nom dans aucune ville du Gabon, ni de volonté particulière du gouvernement — qui reste le principal financier de l'hôpital — d'en faire une icône, contrairement à ce qui s'est passé dans le cas de Savorgnan de Brazza, par exemple[54].
Philatélie et numismatique

Albert Schweitzer constitue à lui seul un thème de collection, comme en témoigne une exposition de 2013 à Kaysersberg qui réunissait les quelque 1 300 pièces (timbres, enveloppes, photos) d'un philatéliste passionné[55]. Les premiers timbres à l'effigie du docteur ont été émis à Monaco en 1955, à l'occasion de son 80e anniversaire[56]. En 1960 la toute jeune République gabonaise dédie son premier timbre à Albert Schweitzer[57], puis, au fil des ans, en émet d'autres en hommage au médecin, à son hôpital et même à son pélican[58], ainsi qu'un timbre en or en 1965. Alors qu'en amont du centenaire de la naissance d'Albert Schweitzer en 1975, A. Brenet avait dressé une déjà riche « Histoire philatélique d'Albert Schweitzer »[56], cette année-là une centaine de timbres sont émis par 36 pays[56]. Les commémorations se succèdent et, en 2015, à l'occasion du 50e anniversaire de son décès, un nouveau timbre est créé par la Société philatélique Union 1877 de Strasbourg[59].
Des médailles commémoratives sont également frappées à son effigie, notamment en RFA et en RDA[60].
Sélection de publications
- Eugène Münch 1857-1898, éd. imprimerie J. Brinkmann, Mulhouse, 1898, 33 p.
- (de) Die Religionsphilosophie Kants, éd. J. C. B. Mohr, Freiburg i. B., Leipzig, Tübingen, 1899, 325 p. (thèse de philosophie)
- (de) Das Abendmahl im Zusammenhang mit dem Leben Jesu und der Geschichte des Urchristentums, éd. J. C. Mohr, Tübingen, 1901 (thèse de théologie)
- (de) Von Reimarus zu Wrede (1906) paru en 1913 en édition revue et augmentée sous le titre Geschichte der Leben-Jesu-Forschung
- Jean-Sébastien Bach Le musicien-poète, éd. Breitkopf & Härtel, Leipzig, 1905, préface de Charles-Marie Widor
- (de) Johann Sebastian Bach, éd. Breitkopf & Härtel, Leipzig, 1908; ce livre n'est pas une traduction allemande du précédent mais une ré-écriture complète par Albert Schweitzer pour le public germanophone de l'ouvrage magistral écrit en français avec les encouragements de Charles-Marie Widor et d'Ernest Münch et publié en 1905. Le livre en allemand conserve sa préface de Charles-Marie Widor.
- Règlement général international pour la facture d'orgues (en collab. avec Xavier Marchal), Artoria, Vienne, Breitkopf et Haertel, Leipzig, 1909, 46 p.
- (de) Die psychiatrische Beurteilung Jesu: Darstellung und Kritik, éd. J. C. Mohr, Tübingen, 1913, 46 p.
- À l'orée de la forêt vierge : récits et réflexions d'un médecin en Afrique équatoriale, La Concorde, Lausanne, 1923, 192 p. ; plusieurs rééd. chez Albin Michel, dont 1985, 219 p. (ISBN 2-226-02307-0)
- Nouvelles de Lambaréné – Du printemps à l’automne 1924, éd. Librairie évangélique, Strasbourg, 1925
- Souvenirs de mon enfance (trad. de Aus meiner Kindheit und Jugendzeit, 1924), éd. de la Concorde, Lausanne, 1926, plusieurs rééd. chez Albin Michel, Paris, dont 1984, 108 p. (ISBN 2-226-02161-2)
- Les grands penseurs de l'Inde : étude de philosophie comparée, éd. Payot, Paris, 1936, plusieurs rééd. dont 2004, 271 p. (ISBN 978-2-228-89851-5)
- Histoires de la forêt vierge, éd. Payot, Paris, 1941 (rééd. Payot, 1952, 174 p.)
- Goethe : L'homme et l’œuvre, impr. des Dernières Nouvelles d'Alsace, Strasbourg, 1949, 16 p. (conférence faite à Aspen, Colorado, extrait de Les Saisons d'Alsace, no 1, 1950)
- Le pélican du Dr Schweitzer (photographies d'Anna Wildikann), éd. Sun, Paris, 1952, 62 p.
- Paix ou guerre atomique, éd. Albin Michel, Paris, 1958, 60 p.
- Ma vie et ma pensée, éd. Albin Michel, Paris, 1960 (plus. réimpr.), 286 p. (ISBN 978-2-226-24643-1)
- Le secret historique de la vie de Jésus (traduction de Geschichte der Leben-Jesu-Forschung par Annie Anex-Heimbrod), éd. Albin Michel, Paris, 1961
- La mystique de l'apôtre Paul (traduction de l'allemand par Marcelle Guéritot), éd. Albin Michel, Paris, 1962
- Histoire de mon pélican (photographies de Anna Wildikann), éd. Albin Michel, Paris, 1963, 72 p.
Traductions et compilations posthumes
- La civilisation et l’éthique (trad. Madeleine Horst, avant-propos par Robert Minder, préface du pasteur Georges Marchal), éd. Alsatia, Colmar, 1976, 215 p. (trad. du tome premier de Kultur und Ethik et dernière partie du second tome de Kulturphilosophie)
- La paix par le respect de la vie (adresse au lecteur par Robert Minder, traduction, notes et conclusion par Madeleine Horst), éd. de la Nuée Bleue, Strasbourg, 1979, 328 p. (ISBN 2-7165-0037-1) (traduction des 16 premiers chapitres du tome 2 de Kultur und Ethik)
- Conversations sur le Nouveau Testament (Gespräche über das Neue Testament, trad. de l'allemand par Pierre Kemner, préf. de Jean-Paul Sorg, postf. de Winfried Döbertin), éd. Brepols, Paris, 1996, 196 p. (ISBN 2-503-83024-2)
- Humanisme et mystique (textes choisis par Jean-Paul Sorg), éd. Albin Michel, Paris, 1995, 531 p. (ISBN 978-2-226-07893-3)
- Vivre : paroles pour une éthique du temps présent (préf. de Georges Marchal, trad. Madeleine Horst), éd. Albin Michel, Paris, 1995, 228 p. (ISBN 978-2-226-07752-3) (texte de dix-huit sermons prononcés de 1900 à 1919)
- Agir : 21 sermons sur les missions et l'humanitaire (traduction, introduction et postface Jean-Paul Sorg), Éditions Ampelos, 2009, 193 p. (ISBN 978-2-35618-029-2)
Correspondance
- en allemand
- (de) Albert Schweitzer. Briefe aus Lambarene (1924-1927), C. H. Beck, München, 2009 (première éd. 1928, puis 1955), 191 p. (ISBN 978-3-406-59261-4) (lire extrait en ligne )
- (de) Gerhardt Fischer (éd.), Briefe aus dem Lambaréné-Spital, Berichte aus den Jahren 1930-1954, Union Verlag, Berlin, 1981, 292 p.
- (de) Werner Zager (éd.) Albert Schweitzer. Theologischer und philosophischer Briefwechsel 1900-1965, C.H. Beck, München, 2006, 941 p. (ISBN 3-406-54900-4)
- en français
- Correspondance entre Albert Schweitzer et Hélène Bresslau (introduction et notes de Jean-Paul Sorg), Jérome Do Bentzinger, Colmar, 3 vol., tome 1, 1901-1905 : L'Amitié dans l'amour, 2005, 250 p. (ISBN 2-84960-048-2) ; tome 2, 1906-1909 : L'Amour dans l'amitié, 2009, 334 p. (ISBN 978-2-84960-182-2) ; tome 3, 1910-1912 : L'Alliance, 2011, 331 p. + pl. (ISBN 978-2-84960-287-4)
- « Lettres à Albert Einstein », in Études schweitzeriennes, no 2, 1991
- « Lettres à Oskar Kraus (en) (Prague et Londres) », in Études schweitzeriennes, no 3, 1992
- « Lettres à Gustav von Lüpke » (traduites par Jean-Paul Sorg), in Études schweitzeriennes, no 8, printemps 1998
- « Lettres à Nikos Kazantzakis », in Études schweitzeriennes, no 9, 2000
- Lettres à Annette, rédigées par Albert Schweitzer et quelques-unes de ses collaboratrices entre 1920 et 1966, Otterswiller, édition Albert Frey, 2010
- Correspondance avec Charles Michel (1936-1965), tirage privé
- L'anthologie Humanisme et mystique réunie par Jean-Paul Sorg, contient d'autres lettres inédites par ailleurs.
Adaptations
Films
- Il est minuit, docteur Schweitzer, film de 1952 adapté de la pièce de Gilbert Cesbron.
- Albert Schweitzer, un film documentaire de Jerome Hill de 1957.
- Le Grand Blanc de Lambaréné, film franco-camerounais de Bassek Ba Kobhio[61], 1995.
- Albert Schweitzer, film de Gavin Millar 2009.
Télévision
- 1992 : Les Aventures du jeune Indiana Jones : Congo, janvier 1917.
Théâtre
- Il est minuit, Docteur Schweitzer, pièce de théâtre par Gilbert Cesbron.
Chansons
- Il est minuit, Docteur Schweitzer, chanson de Jann Halexander de 2011.
Notes et références
Notes
- ↑ D'abord publié en allemand sous le titre Aus meiner Kindheit and Jugendzeit. Voir Othon Prinz, « Albert Schweitzer. La genèse des Souvenirs de mon enfance. Avec présentation de deux textes inédits récemment retrouvés », in Revue d'histoire et de philosophie religieuses, tome 94, no 3, 2014, p. 275-302
- ↑ D'abord publié en allemand sous le titre Aus meinem Leben und Denken, édité en français en 1960
Références
- ↑ Interview de Claude Bourdet, France-Observateur , 16 mars 1961.
- ↑ André Gounelle, Études schweitzeriennes, 1991, no 2 .
- ↑ La plus récente est celle de Matthieu Arnold, Albert Schweitzer : les années alsaciennes, 1875-1913, La Nuée bleue, Strasbourg, 2013, 288 p.
- ↑ Matthieu Arnold, « Schweitzer avant Schweitzer », Les Saisons d'Alsace, février 2013, p. 4-11
- 1 2 3 4 5 6 Matthieu Arnold, Albert Schweitzer. La compassion et la raison, Olivétan, 2015, p. 11-13
- ↑ Pierre Lassus, Albert Schweitzer, op. cit., p. 297
- ↑ Gustave Woytt, « Schweitzer, Albert, Louis », in Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, 1999, vol. 34 p. 3587-3589
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « La vie et l'œuvre écrite d'Albert Schweitzer. Chronologie », AFAAS
- 1 2 Matthieu Arnold, « Les Serments de Strasbourg. Albert Schweitzer et l'université de Strasbourg », Les Saisons d'Alsace, février 2013, p. 18-23
- ↑ Trad. Ma vie et ma pensée, Albin Michel, 1960, p. 94
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- ↑ La fille du Dr Schweitzer est décédée (consulté le 29 septembre 2012)
- ↑ Xavier Emmanuelli, « Aventuriers de Dieu », sur La Vie,
- ↑ http://www.ivu.org/history/europe20a/schweitzer.html
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- ↑ (de) Verena Mühlstein, Helene Schweitzer Bresslau: ein Leben für Lambarene, C.H. Beck, 2010, p. 270 (ISBN 9783406607677)
- ↑ R. Minder, Rayonnement d'Albert Schweitzer, op. cit., p. 198 et 290
- ↑ « Albert Schweitzer », Grande chancellerie de la Légion d'honneur
- 1 2 An anthology, Beacon Press, 1956, p. 330-331
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- ↑ James Brabazon, Albert Schweitzer: a biography, Syracuse University Press, 2000, p. 12
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- ↑ Lachian Forrow, « Les activités de la Fondation aujourd'hui », in Les Saisons d'Alsace, 2013, p. 46
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- ↑ Sommaire des derniers Cahiers Albert Schweitzer sur le site de l'AFAAS
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- ↑ (de) Harald Steffahn, Das Albert Schweitzer Lesebuch, Beck, München, 2011 (5e éd.), p. 403 (ISBN 978-3-406-61913-7)
- ↑ Sélection de timbres gabonais sur le site de FISL
- ↑ « La Région Alsace rend hommage à Albert Schweitzer », Région Alsace, 7 septembre 2015
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- ↑ http://pointculture.be/album/emile-bassek-ba-kobhio-le-grand-blanc-de-lambarene_416809/
Voir aussi
Bibliographie sélective
La bibliographie complète sur Albert Schweitzer comporte plusieurs centaines de références en diverses langues. Ces publications sont collectées par les Archives du musée de Gunsbach où elles peuvent être consultées.
Ouvrages et thèses sont répertoriés dans le catalogue du Système universitaire de documentation (SUDOC) .
- Albert Schweitzer, entre les lignes, Bibliothèque nationale et universitaire, Strasbourg, 2015, 244 p. (catalogue d'exposition)
- Robert Amadou (dir.), Albert Schweitzer. Études et témoignages, L'Arche, Paris, 1952 (2e éd.), 142 p.
- Robert Arnaut, Albert Schweitzer : l'homme au-delà de la renommée internationale : un médecin humaniste d'exception en Afrique-équatoriale française, Paris, De Vecchi, , 605 p. (ISBN 9782732893785)
- Matthieu Arnold, « “Vous les Noirs, nous les Blancs...”. L'opposition entre Européens et Africains dans les sermons de Schweitzer à Lambaréné (1913-1931) », Revue d'histoire et de philosophie religieuses, no 83, 2003, p. 421-441
- Matthieu Arnold, « Albert Schweitzer (1875-1965) : une éthique en paroles et en actes », in Positions luthériennes, no 53, 2005, p. 287-313
- Matthieu Arnold, « Les animaux dans les sermons d'Albert Schweitzer », Revue d'Alsace, no 132, 2006, p. 245-259
- Matthieu Arnold, Patti M. Marxsen, Gabriel Braeuner (et al.), « Albert Schweitzer », Les Saisons d'Alsace, 2013, 120 p. (numéro hors série)
- Matthieu Arnold, Albert Schweitzer : les années alsaciennes, 1875-1913, Strasbourg, La Nuée bleue, , 288 p. (ISBN 9782716508186)
- Matthieu Arnold, Albert Schweitzer, la compassion et la raison, Olivétan, , 136 p. (ISBN 9782354792398)
- Philippe Aubert, Albert Schweitzer, une théologie raisonnable, Le Ralliement protestant, Mulhouse, 1998
- André Audoynaud, Le docteur Schweitzer et son hôpital à Lambaréné : l'envers d'un mythe, Paris, L'Harmattan, , 310 p. (ISBN 2747594998), compte-rendu par Philippe David, in Afrique contemporaine, 2/2007, no 222, p. 273-276, [lire en ligne]
- Noël Bertrand Boundzanga et Wilson-André Ndombet (dir.), Le malentendu Schweitzer, L'Harmattan, 2014, 220 p. (ISBN 978-2-343-02940-5), compte-rendu par Jean-Paul Sorg, in Revue d’Alsace, no 140, 2014, p. 526-527, [lire en ligne].
- (en) James Brabazon, Albert Schweitzer: A Biography, Syracuse University Press, 2000 (2e éd.), 516 p. (ISBN 978-0815606758)
- André Canivez, « Albert Schweitzer et la réalité de la souffrance », Revue d'histoire et de philosophie religieuses, no 56, 1976, p. 143-153
- Augustin Emane, Docteur Schweitzer, une icône africaine, Paris, Fayard, , 288 p. (ISBN 9782213672540), compte-rendu par Jean-Paul Sorg, in Revue d’Alsace, no 140, 2014, p. 525-526, [lire en ligne].
- Pierre Erny, « Schweitzer, la colonisation et les cultures africaines », Études schweitzeriennes, no 2, septembre 1991, p. 19-27
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- Pierre Lassus et Irène Lassus, Albert Schweitzer : 1875-1965, Paris, A. Michel, (ISBN 9782226078940)
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- Jo Munz et Walter Munz (trad. Jean-Paul Sorg, préf. Bernard Kouchner), Cœur de gazelle et peau d'hippopotame : les dernières années d'Albert Schweitzer à Lambaréné et l'évolution de son hôpital jusqu'à nos jours, Colmar, J. Do Bentzinger, , 274 p. (ISBN 2849600938)
- (en) Edouard Nies-Berger, Albert Schweitzer as I knew him, Hillsdale, N.Y, Pendragon Press, , 143 p. (ISBN 1576470393)
- (de) Nils Ole Oermann, Albert Schweitzer : 1875-1965 ; eine Biographie, München, Beck, (réimpr. 2010) (1re éd. 2009), 367 p. (ISBN 9783406644399)
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- Sylvie Reff-Stern, « Albert Schweitzer, un combat pour la paix », Cahiers Albert Schweitzer, no 159, décembre 2010, p. 16-24
- (de) Almut Reichenbecher et Hermann Reichenbecher, Emma Haussknecht 1895-1956 ; 30 Jahre mit Albert Schweitzer in Lambaréné ; eine Biographie, Berlin, Pro Business, , 2e éd., 236 p. (ISBN 9783939430261)
- Jean-Paul Sorg (dir.), « Lire Albert Schweitzer », cahier Langue et culture régionales, no 10, 63 p., version numérique 2013 téléchargeable.
- Benoît Wirrmann, Albert Schweitzer : un Alsacien sans frontières, Vent d'Est, Strasbourg, 2013, 61 p. (ISBN 979-10-9082623-6)
- Gustave Woytt, « Schweitzer, Albert, Louis », in Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, 1999, vol. 34 p. 3587-3589
Documents audiovisuels
Les Archives de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) détiennent de nombreuses ressources, dont :
- Le docteur Albert Schweitzer à Lambarene au Gabon, JT 20 h, 27 mars 1959, 50 s
- Bon anniversaire Docteur Schweitzer, Dimanche en France, 24 janvier 1960, 14 min 45 s
- Docteur Schweitzer, Cinq colonnes à la une, 2 juin 1961, 14 min 6 s
- Albert Schweitzer est mort, Alsace actualités, 6 septembre 1965, 4 min 43 s
- Albert Schweitzer : l'homme de Lambaréné, Prix Nobel de la paix, est mort, Les Actualités françaises, 8 septembre 1965, 1 min 15 s
- Albert Schweitzer : 10 ans déjà, France Régions 3 Strasbourg, 20 septembre 1975, 6 min 57 s
- Spécial Albert Schweitzer, Cilaos : l'Alsace dans le monde, 24 septembre 1991, 25 min
Articles connexes
- Protestantisme en Alsace
- Musée Albert-Schweitzer (Gunsbach)
- Musée Albert-Schweitzer (Kaysersberg)
Liens externes
- Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • Bibliothèque nationale d'Espagne • Base Léonore • WorldCat
- Site officiel de l'Association internationale de l'œuvre du docteur Albert Schweitzer de Lambaréné (AISL)
- La pratique médicale quotidienne du Dr Albert Schweitzer
- (en) The Albert Schweitzer Page
- Fiche généalogique dans la base Roglo
- Albert Schweitzer, document audio de la Radio télévision suisse, daté de 1959.
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