Diego Maradona
Diego Maradona | ||
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Biographie | ||
Nom | Diego Armando Maradona | |
---|---|---|
Nationalité | ![]() | |
Naissance | ||
Lieu | Lanús, Buenos Aires | |
Taille | 1,65 m (5′ 5″) | |
Période pro. | 1976-1997 | |
Poste | Milieu offensif, attaquant | |
Parcours junior | ||
Saisons | Club | |
- | ![]() |
|
Parcours professionnel 1 | ||
Saisons | Club | M. (B.) |
1976-1981 | ![]() | 167 (115) |
1981-1982 | ![]() | 40 (28) |
1982-1984 | ![]() | 58 (38) |
1984-1991 | ![]() | 259 (115) |
1992-1993 | ![]() | 29 (8) |
1993-1995 | ![]() | 5 (0) |
1995-1997 | ![]() | 31 (7) |
1976-1997 | Total | 589 (311) |
Sélections en équipe nationale 2 | ||
Années | Équipe | M. (B.) |
1977-1979 | ![]() | 24 (13) |
1977-1994 | ![]() | [1] | 91 (34)
Équipes entraînées | ||
Années | Équipe | Stats |
1994 | ![]() | 12 |
1995 | ![]() | 11 |
2008-2010 | ![]() | 24 |
2011-2012 | ![]() | 43 |
1 Compétitions officielles nationales et internationales. 2 Matchs officiels. | ||
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Diego Maradona, né le à Lanús (province de Buenos Aires), est un ancien footballeur international argentin devenu entraîneur. Il évoluait au poste de milieu offensif sous le maillot numéro 10.
Surnommé El Pibe de Oro (« Le gamin en or »), Pelusa, "D10S", El Diez, Dieguito, ou encore Le Maître, il est considéré comme l'un des plus grands joueurs de l'histoire du football[2]. Il fait partie de l'équipe mondiale du XXe siècle.
Joueur prodige des années 1980 et 1990, artisan de la victoire de l'équipe d'Argentine à la Coupe du monde 1986 au Mexique, il est aussi l'une des personnalités les plus controversées du sport et de la société en raison de ses relations peu recommandables à cette époque, ses deux contrôles positifs en 1991 en Italie et en 1994 lors du mondial américain et de sa dépendance à la cocaïne, qui a largement perturbé sa carrière de joueur professionnel.
Le 28 octobre 2008, il est nommé sélectionneur de l'équipe nationale argentine. À l'issue du Mondial 2010 au cours duquel l'Argentine s'incline lourdement face à l'Allemagne en quarts de finale (0-4), son contrat de sélectionneur n'est pas renouvelé.
Biographie
Enfance
Né le 30 octobre 1960 à Lanús, Diego Maradona est le quatrième enfant et premier garçon d'une famille pauvre d'origine italienne et amérindienne[3] de la province de Corrientes. Il a également deux frères plus jeunes que lui (Hugo et Eduardo qui deviendront également footballeurs). À 11 ans, il est remarqué par un recruteur, Francis Cornejo qui l'intègre à l'équipe des Cebollitas (les petits oignons), l'équipe junior du club d'Argentinos Juniors. Très adroit avec un ballon, il amuse le public avec ses jongleries à la mi-temps des matchs de première division. Malgré son jeune âge, il attire déjà les médias par son talent et stupéfie les foules. Les journaux vont voir le phénomène, ainsi que la télévision. C'est ainsi qu'à 12 ans, il déclare à une télévision venue l'interviewer : « j'ai deux rêves, disputer une coupe du monde, et la remporter avec l'Argentine ».
Les débuts d'El Pibe de Oro
Dix jours avant ses seize ans, il fait ses débuts professionnels avec l'équipe d'Argentinos Juniors. Rapidement, il devient le leader de l'équipe, faisant d'Argentinos Juniors, un club de bas de tableau, l'un des ténors du championnat. Il ne gagnera cependant aucun titre avec sa première équipe, marquant tout de même 115 buts en 166 matches.
Son talent est tel qu'il honore sa première sélection en équipe nationale le 27 février 1977, à 16 ans, pour un match contre la Hongrie. César Luis Menotti, le sélectionneur, ne le retiendra cependant pas pour disputer la Coupe du monde de football de 1978, l'estimant encore trop jeune. Mais le sélectionneur se rattrapera un an plus tard en le nommant capitaine de l'équipe d'Argentine junior chargé de remporter la Coupe du monde des espoirs. Le trophée est acquis en finale face à l'URSS, battue 3 à 1. Maradona est élu meilleur joueur du tournoi, et remporte la même année le Ballon d'Or argentin.
En 1981, l'équipe de Boca Juniors dépense une fortune pour enlever le prodige aux Argentinos. Maradona ne joue que deux saisons pour les bleus et or de Buenos Aires, mais celles-ci furent sûrement parmi les plus marquantes de sa carrière. Il gagne le championnat bien sûr mais surtout humilie le rival légendaire de Boca, River Plate en marquant deux des trois buts de la victoire, et en étant fortement impliqué dans le troisième. Lors de cette saison, il inscrit 28 buts en 40 rencontres.
Maradona à Barcelone

En 1982, Maradona est transféré au FC Barcelone pour environ 8 millions de dollars par une équipe de Boca Juniors qui s'est beaucoup endettée pour le « Pibe de oro ». Mais avant même de débuter au Barça, la popularité de Maradona est d'emblée sérieusement écornée par sa prestation lors de la Coupe du monde de football de 1982, organisée justement en Espagne, juste avant la saison de championnat. Maltraité par des défenseurs rugueux tout au long de la compétition, le prodige argentin se venge en agressant le Brésilien Batista, d'un coup de pied dans le ventre, à cinq minutes de la fin du temps règlementaire[4]. Il est expulsé et l'Argentine est éliminée. Ce premier coup de sang, vite regretté, sera le premier d'une longue série de gestes qui vont susciter la controverse.
À Barcelone, le petit génie argentin va être confronté à des problèmes qu'il n'a jamais connus avant. Tout d'abord, il se heurte au scepticisme d'une partie du public qui n'apprécie pas ses frasques en dehors des terrains de jeu. Ensuite, il doit faire face à des défenseurs très rugueux, qui n'hésitent pas à l'agresser sous les yeux des arbitres. L'un d'entre eux, le défenseur de l'Athletic Bilbao Andoni Goikoetxea, brisera la cheville de Maradona et l'écartera pendant quelques mois des terrains. En froid avec Udo Lattek l'entraîneur du Barça, Diego n'arrange pas son image en ayant une vie nocturne très agitée, où il écume les boîtes de nuit. Lui-même a avoué que c'est aussi à Barcelone qu'il a commencé à prendre de la cocaïne.
En 1984, Diego Maradona conclut son épopée barcelonaise en étant à l'origine d'une bagarre générale contre l'Athletic Bilbao, lors de la finale de la Coupe du Roi, en présence de Juan Carlos. Il s'agissait des retrouvailles entre El Pibe de Oro et son bourreau Andoni Goikoetxea. Ce nouveau coup de sang marquera le divorce de Maradona avec la Catalogne.
Même si la période barcelonaise n'est pas qu'un fiasco pour l'Argentin - il est élu meilleur joueur du championnat lors de sa première année catalane, marque 38 buts en 58 matchs, remporte une Coupe du Roi en 1983 contre le Real Madrid - elle est loin d'être la plus brillante partie de sa carrière.
L'arrivée à Naples
Le 5 juillet 1984, Maradona rejoint le SSC Napoli, modeste club de Série A italienne, pour la somme de 12 millions de dollars US, un record mondial à l'époque[5]. Il est accueilli en héros : 70 000 supporters napolitains assistent à sa présentation au stade San Paolo.
Malgré les quatorze buts de Maradona, la première saison du club est relativement décevante, les Azzurri terminant en milieu de tableau, loin cependant des affres de la saison précédente. L'arrivée de l'entraîneur Ottavio Bianchi en 1985 et le renforcement de l'équipe (avec Bruno Giordano notamment) permet au club d'obtenir une prometteuse troisième place la saison suivante.
La coupe du monde 1986

En 1986, Maradona est capitaine d'une équipe d'Argentine qui veut venger la déroute de 1982. À 25 ans, le joueur argentin dispute sa compétition la plus aboutie. Incroyablement brillant, il permet à l'équipe argentine d'atteindre la finale. En quart de finale contre l'Angleterre[6], il inscrit l'un des plus beaux buts de l'histoire du football en partant de son camp et passant en revue toute la défense anglaise avant de tromper le gardien. Il avait tenté la même action, sans réussite cette fois, six années plus tôt lors d'un match amical contre cette même équipe d’Angleterre au stade de Wembley. Cet exploit suit le premier but marqué par Maradona à l'aide de la main, qui sera appelé la « Main de Dieu » à la suite des commentaires de fin de match donnés par Maradona.
En finale, l'Argentine disposera non sans difficultés d'une équipe de RFA accrocheuse. Maradona offre le but de la victoire (3 - 2) à son coéquipier Jorge Burruchaga. Le « gamin en or » réalise la prédiction de ses douze ans.
L'âge d'or napolitain
Les années napolitaines suivant la Coupe du monde 1986 sont ses meilleures années sportives. Adulé par une population qui se reconnaît dans ce joueur aux origines modestes[7], Maradona mène le Napoli aux plus grands titres de son histoire jusqu'à le faire devenir l'un des plus grands club d'Europe.
Renforcé par Fernando De Napoli, le SSC Naples réalise une saison 1986-1987 historique : champions d'Italie pour la première fois de l'histoire du club, trois points devant la Juventus de Turin de Platini, tenante du titre, les Napolitains remportent également la coupe d'Italie, réalisant ainsi un rare doublé. Avec ces titres, Diego Maradona devient une icône quasiment religieuse[8].
Éliminés au premier tour de la Coupe des clubs champions européens 1987-1988 par le Real Madrid, les Napolitains font longtemps la course en tête du championnat grâce notamment à leur ligne d'attaque MA-GI-CA (Maradona - Giordano - Careca), avant de s'écrouler et être dépassés en toute fin de saison par le Milan AC. Maradona est le meilleur buteur de la saison avec quinze réalisations.
Qualifiés pour la Coupe UEFA 1988-1989, les Azzurri disposent notamment des Girondins de Bordeaux, de la Juventus de Turin, du Bayern Munich, avant de triompher du VfB Stuttgart en finale (5–4 sur les deux matchs)[9],[10]. Lors de la finale de la coupe de l'UEFA, il reçoit la note de 10/10 de la part des journalistes de la Gazzetta dello Sport. Deuxièmes du championnat pour la seconde fois en 1989 (au profit de l'Inter Milan), l'équipe de Maradona remporte finalement un deuxième titre de champion en 1990, devant le Milan AC, ainsi que la Supercoupe d'Italie, devant une Juventus de Turin dépassée (5-1).
Même si les médias glosent sur sa forme physique et sa propension à faire la fête, le joueur multiplie les exploits sur le terrain et fait taire ses détracteurs. Mais hors du terrain, les scandales commencent à trouver écho au sein des médias. On lui trouve un fils illégitime, on parle de ses liens avec la Camorra (mafia napolitaine). À l'été 1989, l'Olympique de Marseille en pleine ascension sous la férule de Bernard Tapie cherche à le recruter, mais les dirigeants napolitains s'opposent à son départ[11].
La Coupe du monde 1990
En 1990, Maradona dispute sa troisième Coupe du monde en Italie. L'Argentine est loin de son niveau de 1986 et manque même de se faire éliminer dès le premier tour. Néanmoins, Maradona réussit à hisser l'équipe une nouvelle fois en finale. Contre le Brésil en 8e de finale, il donne un ballon décisif à Caniggia après avoir éliminé quatre joueurs de la Seleção.
En demi-finale, Maradona qualifie l'Argentine aux tirs au but face à l'Italie, dans le stade de Naples où il jouait durant la saison régulière. Beaucoup de Napolitains se rallient à sa cause et fêtent la victoire de l'Argentine et de leur star. Lors de la finale au Stadio olimpico de Rome, au public italien qui siffle l'hymne argentin Maradona marmonne des "hijo de puta.." Avec les mêmes acteurs que celle de l'édition précédente, les Allemands remporteront cette fois le titre lors d'un match terne, conclu par un penalty d'Andreas Brehme après une faute controversée sur Rudi Völler. Maradona livrera une prestation assez moyenne, bien muselé par le milieu défensif Guido Buchwald.
Le déclin
En 1991, il est arrêté par la police italienne après avoir été contrôlé positif à la cocaïne. Pour Maradona, c'est le début du déclin. Il purge une suspension de 15 mois mais il ne rejouera plus jamais pour Naples. Il quitte Naples en 1992 pour jouer au FC Séville, puis il retourne finir sa carrière en Argentine aux Newell's Old Boys puis à Boca Juniors. Ces années sont dures pour Maradona, qui voit toujours sa réputation le précéder. De plus, il ne retrouvera plus jamais le niveau qui fut le sien avant sa suspension.
Revenu en grâce pour la Coupe du monde 1994 organisée aux États-Unis, il est de nouveau sélectionné après sa suspension pour usage de stupéfiants, mais il est invité à rendre ses crampons après être contrôlé positif, à l'éphédrine cette fois. Il ne jouera que deux matches lors de ce tournoi. Il y inscrit son dernier but en équipe nationale, un but d'anthologie, d'une somptueuse frappe en pleine lucarne contre la Grèce. Ce sera aussi la dernière apparition de Maradona sous le maillot argentin.
En 1997, il fait appel brièvement à l'athlète controversé Ben Johnson pour l'aider à son entraînement. Le 13 juillet, il participe à l'âge de 37 ans au match de rentrée du Boca contre le Racing. Il raccroche définitivement les crampons la même année.
Problèmes de santé

Depuis la fin de sa carrière, Maradona connaît des problèmes de santé dus à des excès et à sa dépendance à la cocaïne. En , il a été victime d’un malaise cardiaque le laissant à la limite de la mort. Il subit avec succès un pontage gastrique qui lui a fait perdre quarante kilos ainsi qu'une cure de désintoxication. De nouveau en meilleure santé, Maradona anime alors une émission de variétés qui bat des records d’audience à la télévision argentine.
Le , aux côtés du président vénézuélien Hugo Chávez, il exprime publiquement sa vive opposition au président américain George W. Bush à l’occasion de l’ouverture du quatrième sommet des Amériques.
Lors de la coupe du monde en Allemagne en 2006, il est commentateur sportif pour la chaîne de télévision espagnole Cuatro (ex-Canal+ Espagne), sauf les jours de match de l’Argentine, car il a exigé de ne pas travailler les jours de match de son équipe nationale.
Le , Maradona est hospitalisé à Buenos Aires, à la suite d'un nouveau malaise consécutif à sa consommation excessive d’alcool, à la boulimie et à l’abus de cigares. Les médecins diagnostiquent une hépatite. Il s’en remet. Depuis, il a notamment participé en 2008 à des matchs de showbol avec l’équipe Argentine contre le Chili. Il y apparaît en forme moyenne (surpoids visible) l’obligeant à se faire remplacer régulièrement au cours des matchs.
Un film retraçant son parcours, intitulé Maradona et réalisé par le réalisateur serbe Emir Kusturica, a été présenté au Festival de Cannes.
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Une importante perte de poids lui permet de retrouver une certaine condition physique.
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Maradona lors du Soccer Aid réalisé en Angleterre en .
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Maradona lors de la Coupe du Monde 2006.
Entraîneur de l'équipe nationale d'Argentine
Le 28 octobre 2008, il est nommé sélectionneur à la tête de l'équipe d'Argentine de football en remplacement d'Alfio Basile. Pour son premier match en tant que sélectionneur, il obtient une victoire (1-0) face à l'Écosse. Les débuts sont difficiles jusqu'à faire subir la plus grosse défaite de l'histoire de l'Argentine contre la Bolivie 6-1, le 1er avril 2009[12].
En parallèle Maradona doit faire face à des ennuis extra-sportifs. Poursuivi par les autorités financières italiennes pour un défaut de paiement, Diego Maradona voit le fisc débarquer pendant sa cure d'amaigrissement, le 17 septembre 2009. Toujours redevable de plus de 37 millions d'euros (du temps où il jouait au SSC Napoli), Diego Maradona se voit ordonner le versement de cette dette. Le fisc italien lui saisit même ses boucles d'oreilles en or pour commencer le remboursement[13].
Très critiqué à cause des mauvaises performances de la sélection argentine, Diego Maradona s'en prend à la presse et tente de répondre aux attaques maladroitement. Le malaise grandit en Argentine où l'idole passée déçoit les supporters de par ses décisions et ses réponses tactiques déficientes[réf. nécessaire]. Le dimanche 10 octobre 2009, après la victoire étriquée contre le Pérou (2-1), Maradona se lâche et effectue un grand plongeon sur la pelouse trempée du stade Monumental[14].
Le 12 octobre 2009, l'équipe d'Argentine se qualifie finalement pour le Mondial sud-africain de 2010 après avoir gagné contre l'Uruguay sur le score de 1-0, dans le stade Centenario de Montevideo. Après le match, Maradona fait face aux journalistes argentins qui n'ont eu de cesse d'émettre des doutes sur sa capacité à entraîner la sélection. S'ensuit alors une conférence de presse surréaliste durant laquelle le sélectionneur, très remonté, savoure la qualification mais surtout insulte l'auditoire avec des propos grossiers qui choquent le pays entier. Le divorce entre Maradona et l'opinion publique semble alors définitivement consommé; d'autant que certaines rumeurs annoncent qu'il pourrait démissionner. Néanmoins le président de la Fédération Argentine tente de calmer le jeu et renouvelle sa confiance au Pibe de Oro. Les autorités de la FIFA le sanctionneront finalement à 2 mois de suspension et 16.000 euros d'amende pour la vulgarité employée.
Durant le mondial 2010, l'Argentine sort première de son groupe avec 9 points et se qualifie pour les quarts de finale en gagnant 3 à 1 face au Mexique. L'équipe semble bien partie pour rejoindre le dernier carré, malgré un Lionel Messi décevant; mais l'équipe albiceleste s'incline en quart de finale contre l'Allemagne par 4 buts à 0. L'Argentine prend une leçon de football et cette déroute met en lumière les limites du "style" Maradona.
Il est finalement écarté du poste au mois de juillet 2010 pour être remplacé par Sergio Batista, ancien sélectionneur des moins de 20 ans.
Entraîneur de Al Wasl
Le 16 mai 2011, dix mois après avoir été évincé de la sélection argentine, Diego Maradona signe pour deux saisons un contrat d'entraîneur au club d'Al Wasl Dubaï[15]. Le 16 septembre, il débute par une défaite contre Al-Jazira Club (4-3)[16]. Le 23 septembre, à l'occasion de la Coupe Etisalat, qui ouvre le Championnat des Émirats arabes unis, il remporte son premier match à la tête d'Al Wasl avec une victoire 3 à 0 sur le terrain d'Emirates[17]. Début mars 2013, une rumeur alimentée par Louis Nicollin et de nombreux "journalistes" laisse croire que Maradona pourrait être intéressé pour succéder à René Girard au poste d'entraîneur du Montpellier Hérault Sport Club[18].
Retraite
Le 17 août 2015, de passage en Tunisie, Maradona visite Ali Bennaceur, l'arbitre du quart de finale de 1986, à son domicile et lui rend hommage en lui offrant un maillot argentin portant sa signature, et ce pour la fameuse Main de Dieu[19],[20],[21],[22].
La légende Maradona

Maradona fut l'un des meilleurs techniciens du football. Dribbleur hors pair capable de mystifier les meilleurs défenseurs de son époque, il pouvait compter sur un toucher de balle particulièrement fin. Sa petite taille était loin d'être un défaut car elle lui permettait de rapidement changer de direction et de le rendre quasiment insaisissable. Le but qu'il marque contre l'Angleterre en quart de finale de Coupe du monde est à ce titre très représentatif de son style. Buteur génial, capable de marquer les buts les plus improbables, il était aussi un remarquable passeur qui pouvait à l'occasion devenir un stratège.
Néanmoins, si Maradona laisse l'image d'un joueur controversé, c'est en partie dû au fait qu'il était capable du meilleur comme du pire. Capable de réaliser des gestes extraordinaires, mais aussi de sombrer dans la violence et de ne plus se contrôler, de tricher. Toutes ces facettes expliquent pourquoi sa carrière fut à la fois brillante (coupe du monde 1986) et problématique (suspension à la coupe du monde 1994).
Palmarès
En sélections
- Vainqueur de la FIFA's Anniversary Cup : 1979 (Argentine).
- Vainqueur de la Coupe du monde des espoirs : 1979 (Argentine).
- Vainqueur de la Coupe du monde : 1986 (Argentine).
- Vainqueur de la AFA 100th Anniversary Cup : 1993 (Argentine).
- Vainqueur de la Coupe Artemio Franchi : 1993 (Argentine).
- Finaliste de la Coupe du monde : 1990 (Argentine).
- International argentin (91 sélections, 34 buts) entre 1977 et 1994, dont 21 matchs en Coupe du monde.
- 1 sélection dans l'équipe des Amériques en 1986, face à l'équipe FIFA.
En club
- Copa San Martin de Torres : 1980 Argentinos Juniors.
- Champion d'Argentine : 1981 Boca Juniors.
- Vainqueur de la Coupe du Roi : 1983 FC Barcelone.
- Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne : 1983 FC Barcelone.
- Vainqueur du Championnat d'Italie : 1987 et 1990 SSC Naples.
- Vainqueur de la Coupe d'Italie : 1987 SSC Naples.
- Vainqueur de la Supercoupe d'Italie : 1990 SSC Naples.
- Vainqueur de la Coupe UEFA : 1989 SSC Naples.
- Meilleur buteur du Championnat d'Italie : 1988 (15 buts) SSC Naples.
Distinctions personnelles
- Maradona a été élu « joueur du XXe siècle » par un vote international sur Internet et organisé par la FIFA (Maradona : 36,27 %, Pelé : 36,20 %, Eusébio : 16 %)
- Élu 5e meilleur joueur mondial du siècle par l'IFFHS
- Élu meilleur joueur de la Coupe du monde de 1986.
- Élu meilleur joueur argentin (par l'association des journalistes) : 1979, 1980, 1981 et 1986.
- Élu meilleur joueur sud-américain (par El Mundo[23] ou El pais[24](Uruguay)) : 1979, 1980, 1986, 1989, 1990 et 1992[25].
- Olimpia de Oro Award : 1979 et 1986 (meilleur sportif argentin).
- Élu meilleur joueur du championnat d'Italie (par Guerin Sportivo) : 1985.
- Nommé au FIFA 100.
- Onze d'or : 1986 et 1987.
- Onze de bronze : 1985 et 1988.
- World Soccer Award : 1986.
- 2e joueur sud-américain de l'année pour El Pais (Uruguay) : 1981 et 1995.
- Sportif mondial de l'année pour L'Équipe : 1986.
- Ballon d'Or France Football pour l'ensemble de sa carrière : 1995.
- Nommé dans la Dream Team FIFA[26]
Statistiques
En tant que joueur
En club
Le tableau suivant présente, pour chaque saison, le nombre de matchs joués et de buts marqués dans le championnat national, dans les coupes nationales et dans les coupes internationales. Les coupes nationales comprennent la principale coupe du pays ainsi que les éventuelles supercoupe et coupe de la ligue.
Saison | Club | Championnat | Coupe(s) nationale(s) | Compétition(s) continentale(s) | Total | ||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Division | B | B | C | B | B | ||||||
1976 | ![]() |
Division 1 | 2 | - | - | - | 2 | ||||
1977 | ![]() |
Division 1 | 19 | - | - | - | 19 | ||||
1978 | ![]() |
Division 1 | 25 | - | - | - | 25 | ||||
1979 | ![]() |
Division 1 | 26 | - | - | - | 26 | ||||
1980 | ![]() |
Division 1 | 43 | - | - | - | 43 | ||||
Sous-total | 115 | - | - | - | 115 | ||||||
1981 | ![]() |
Division 1 | 28 | - | - | - | 28 | ||||
Sous-total | 28 | - | - | - | 28 | ||||||
1982-1983 | ![]() |
Liga | 11 | 7 | - | 5 | 23 | ||||
1983-1984 | ![]() |
Liga | 11 | 1 | - | 3 | 15 | ||||
Sous-total | 22 | 8 | - | 8 | 38 | ||||||
1984-1985 | ![]() |
Serie A | 14 | 3 | - | - | 17 | ||||
1985-1986 | ![]() |
Serie A | 11 | 2 | - | - | 13 | ||||
1986-1987 | ![]() |
Serie A | 10 | 7 | - | 0 | 17 | ||||
1987-1988 | ![]() |
Serie A | 15 | 6 | - | 0 | 21 | ||||
1988-1989 | ![]() |
Serie A | 9 | 7 | - | 3 | 19 | ||||
1989-1990 | ![]() |
Serie A | 16 | 2 | - | 0 | 18 | ||||
1990-1991 | ![]() |
Serie A | 6 | 2 | - | 2 | 10 | ||||
Sous-total | 81 | 29 | - | 5 | 115 | ||||||
1992-1993 | ![]() |
Liga | 5 | 3 | - | - | 8 | ||||
Sous-total | 5 | 3 | - | - | 8 | ||||||
1993-1994 | ![]() |
Division 1 | 0 | - | - | - | 0 | ||||
Sous-total | 0 | - | - | - | 0 | ||||||
1995-1996 | ![]() |
Division 1 | 5 | - | - | - | 5 | ||||
1996-1997 | ![]() |
Division 1 | 0 | - | - | 0 | 0 | ||||
1997-1998 | ![]() |
Division 1 | 2 | - | - | - | 2 | ||||
Sous-total | 7 | - | - | 0 | 7 | ||||||
Total sur la carrière | 258 | 40 | - | 13 | 311 |
Légende : M. = Matchs, B. = Buts
En sélection
Sélection | Année | Amical | Eliminatoires | Coupe du Monde | Copa América | Sudamericana -20 ans | Coupe du monde -20 ans | Total | Moyenne de buts | |||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Matchs | Buts | Matchs | Buts | Matchs | Buts | Matchs | Buts | Matchs | Buts | Matchs | Buts | Matchs | Buts | |||
![]() |
1977 | 2 | 1 | - | - | - | - | - | - | 3 | 0 | - | - | 5 | 1 | 0,20 |
1978 | 5 | 4 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 5 | 4 | 0,80 | ||
1979 | 3 | 1 | - | - | - | - | - | - | 5 | 1 | 6 | 6 | 14 | 8 | 0,57 | |
Total | 10 | 6 | - | - | - | - | - | - | 8 | 1 | 6 | 6 | 24 | 13 | 0,54 | |
![]() |
1977 | 3 | 0 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 3 | 0 | 0,00 |
1978 | 1 | 0 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 1 | 0 | 0,00 | |
1979 | 7 | 2 | - | - | - | - | 1 | 0 | - | - | - | - | 8 | 2 | 0,25 | |
1980 | 10 | 7 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 10 | 7 | 0,70 | |
1981 | 2 | 1 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 2 | 1 | 0,50 | |
1982 | 5 | 0 | - | - | 5 | 2 | - | - | - | - | - | - | 10 | 2 | 0,20 | |
1985 | 4 | 3 | 6 | 4 | - | - | - | - | - | - | - | - | 10 | 7 | 0,70 | |
1986 | 3 | 2 | - | - | 7 | 5 | - | - | - | - | - | - | 10 | 7 | 0,70 | |
1987 | 2 | 1 | - | - | - | - | 4 | 3 | - | - | - | - | 6 | 4 | 0,67 | |
1988 | 3 | 1 | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | 3 | 1 | 0,33 | |
1989 | 1 | 0 | - | - | - | - | 6 | 0 | - | - | - | - | 7 | 0 | 0,00 | |
1990 | 3 | 1 | - | - | 7 | 0 | - | - | - | - | - | - | 10 | 1 | 0,10 | |
1993 | 2 | 0 | 2 | 0 | - | - | - | - | - | - | - | - | 4 | 0 | 0,00 | |
1994 | 5 | 1 | - | - | 2 | 1 | - | - | - | - | - | - | 7 | 2 | 0,29 | |
Total | 51 | 19 | 8 | 4 | 21 | 8 | 11 | 3 | - | - | - | - | 91 | 34 | 0,37 | |
Total | 61 | 25 | 8 | 4 | 21 | 8 | 11 | 3 | 8 | 1 | 6 | 6 | 115 | 47 | 0,41 |
En tant qu'entraîneur
Mis à jour le 29 août 2012
Club | Début | Fin | Résultats | |||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
M | V | N | D | % victoires | % nuls | % défaites | ||||||
![]() |
12 | 1 | 5 | 6 | 8,33 | 41,67 | 50,00 | |||||
![]() |
11 | 2 | 3 | 6 | 18,18 | 27,27 | 54,55 | |||||
![]() |
24 | 18 | 0 | 6 | 75,00 | 00,00 | 25,00 | |||||
![]() |
43 | 19 | 6 | 18 | 44,19 | 13,95 | 41,86 | |||||
Total carrière | 90 | 40 | 14 | 36 | 44,44 | 15,56 | 40,00 |
Voir aussi
Bibliographie
- Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Institut central pour le registre unique • Bibliothèque nationale de la Diète • WorldCat
- Jimmy Burns, La mano de Dios, Ed. El País - Aguilar, 1996 (ISBN 9788441321021)
- Vittorio Dini, ; Nicolaus Oscar, Te Diegum, Ed. Sudamericana, 2001. (ISBN 9500720159)
- Diego Armando Maradona, Yo soy el Diego, Ed. Planeta, 2000 (ISBN 9871144628)
Articles connexes
- Église Maradonienne
- Maradona (2008), film d'Emir Kusturica
Liens externes
- Site officiel de Diego Maradona
- Fiche de Diego Maradona sur footballdatabase.eu
Notes et références
- ↑ Statistiques du joueur sur National Football Teams
- ↑ « Biographie de Diego Maradona », sur FIFA
- ↑ (en) "Argentina's Maradona: A Soccer God Turned Mortal", Time magazine, Friday, octobre 23, 2009.
- ↑ Rapport du match Argentine-Brésil de la coupe du monde 1982
- ↑ (en) « Finals Countdown: Argentina », U4 The Game,
- ↑ (en) « Argentina 2–1 England » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-03-29
- ↑ Naples, passion à l'italienne, fifa.com
- ↑ (en) « People’s champion », Channel4.com,
- ↑ (en) « European Competitions 1988–89 », RSSSF.com,
- ↑ Maradona inspire Naples, uefa.com
- ↑ «Dans sa tête, Maradona était à l'OM», So Foot sur L'Équipe.fr, le 8 décembre 2007
- ↑ Le Brésil respire, l’Argentine craque, FIFA.com, jeudi 2 avril 2009
- ↑ COUPFRANC.FR - Le fisc italien saisit les deux boucles d’oreille de Diego Maradona
- ↑ COUPFRANC.FR - Diego Maradona plonge de joie après le but de Palermo contre le Pérou
- ↑ « « Maradona relance sa carrière d'entraîneur à Dubai » » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-03-29, sur opl.fr, 16 mai 2011.
- ↑ « « Émirats arabes unis : défaite de Maradona pour ses débuts d'entraîneur de Al Wasl » » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-03-29, sur opl.fr, 16 septembre 2011.
- ↑ « « Première victoire pour Maradona avec Al Wasl » » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-03-29, sur opl.fr, 23 septembre 2011.
- ↑ « Diego Maradona a 75% de chances d'entraîner le MHSC », sur eurosport.fr, 5 mars 2013.
- ↑ (fr) Maradona rend visite à l'arbitre de la main, Le Figaro Sport, 17 août 2015.
- ↑ (fr) Diego Maradona rend visite à l’ancien arbitre, Ali Bennaceur, Businessnews, 17 août 2015.
- ↑ (fr) “Tunisie , People : Diego Maradona en Tunisie pour les besoins d’un spot publicitaire”, Tunivisions, 17 août 2015.
- ↑ (fr) VIDEOS. Tunisie : Maradona a rencontré l'arbitre de «la main de Dieu», Le Parisien, 18 août 2015
- ↑ Par le journal vénézuelien El Mundo, élu par des journalistes sportifs sud-américains. Tout footballeur sud-américain est éligible quel que soit le continent où il évolue.
- ↑ Par le journal uruguayen El Pais, le prix est décerné uniquement pour les footballeurs sud-américains qui évoluent dans un championnat sud-américain
- ↑ G. Oliver, The Guinness Book of World Soccer (2nd edition), 1995.
- ↑ (en) FIFA DREAM TEAM: Maradona voted top player sur The Indian Express, 19 juin 2002
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