Équipe du Mexique de football


Confédération | CONCACAF |
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Couleurs | vert, blanc et rouge |
Surnom |
El Tricolor El Tri La Verde |
Stade principal | Stade Azteca |
Classement FIFA | 27e (1er octobre 2015) |
Sélectionneur |
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Capitaine | Rafael Márquez |
Plus sélectionné | Claudio Suárez (178 sélections) |
Meilleur buteur | Jared Borgetti (46 buts) |
Rencontres officielles historiques
Premier match (Guatemala, 3-2) Plus large victoire 13-0, Bahamas () Plus large défaite 0-8, Angleterre ()Palmarès
Coupe du monde Phases finales : 15Quart de finaliste en 1970 et 1986 Championnat de la CONCACAF
Gold Cup Phases finales : 21
Vainqueur en 1965, 1971, 1977, 1993, 1996, 1998, 2003, 2009, 2011 et 2015 Copa América[Note 1] Phases finales : 9
Finaliste en 1993 et 2001
Maillots
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Actualités

Équipe du Mexique de football en 2015
L'équipe du Mexique de football, créée en 1923, est l'équipe nationale représentant le Mexique en football masculin. Cette équipe est dirigée par la Fédération du Mexique (Femexfut), qui est affiliée à la FIFA depuis 1929 et est un des membres fondateurs de la CONCACAF en 1961.
Les origines de cette équipe remontent aux années 1920. Elle va, tout au long de son histoire, démontrer qu'elle est la meilleure équipe de la zone CONCACAF, remportant pas moins de six titres aux Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes, quatre titres aux Jeux panaméricains ainsi que dix titres de champion de la CONCACAF et trois Championnat nord-américain des nations. Mais le titre le plus prestigieux de la sélection mexicaine est sans nul doute celui de la Coupe des confédérations 1999 qu'elle remporte à domicile face au Brésil. El Tri a participé à la Coupe du monde à quinze reprises et a obtenu ses meilleurs résultats lors de deux éditions que le pays a accueilli en atteignant les quarts de finale en 1970 et 1986.
Le Mexique organise ses matchs au stade Azteca, dans la ville de Mexico. Le classement FIFA le plus élevé de la sélection est une 4e place occupée en février 1998.
Histoire
Les débuts (1923-1928)

Dans les années 1920, le football n'est pratiqué au Mexique que par les expatriés européens, le pays n'ayant pas encore de réelle représentation nationale et étant encore fortement dépendant des écoles anglaises et espagnoles qui exercent une forte influence sur le pays durant plusieurs décennies.
C'est à la fin de l'année 1922 que l'ambassadeur du Mexique au Guatemala, Juan de Dios Bojórquez (es), invite la seule équipe du championnat composée principalement de joueurs mexicains, le Club America, à jouer plusieurs matchs amicaux au début de janvier 1923 contre le CSD Comunicaciones, devenant ainsi la première équipe représentant le Mexique à l'étranger[2]. Alors que l'équipe du CSD Comunicaciones est reconnue par la suite comme équipe du Guatemala par sa fédération, ce n'est pas le cas de l'équipe du Club America, ce qui ne permet pas d'officialiser ce match comme le premier match de l'équipe nationale mexicaine mais seulement comme le premier match international d'une équipe composée de joueurs mexicains[3].
En contrepartie des matchs joués en janvier, l'équipe du Guatemala fait également une tournée au Mexique à la fin de l'année 1923. C'est ainsi qu'une équipe officiellement reconnue comme sélection mexicaine, composée principalement de joueurs du Club America, du CF Atlante et du Guerra y Marina, accueille les représentants guatémaltèques en décembre 1923[4]. L'équipe mexicaine dispute le premier de ses trois matchs amicaux le 9 décembre dans le Parque España[1]. Lors de ce premier match, Adolfo Frías Beltran, le premier sélectionneur national, aligne Ignacio de la Garza dans les buts, Pedro Legarreta et Rafael Garza Gutiérrez en défense, le deuxième étant par ailleurs le capitaine de l'équipe, Enrique Esquivel, Aurelio Yáñez et Roberto Jardón au milieu du terrain et Carlos Garcés, Horacio Ortiz, Adeodato Lopez, Mauro Guadarrama, le premier buteur de l'histoire de l'équipe mexicaine, et Cornelio Cuevas en attaque. Les résultats de trois matchs opposant les deux équipes sont deux victoires pour les Mexicains (deux buts à un et deux buts à zéro) et un match nul (trois buts partout).
La sélection mexicaine va devoir attendre près de cinq ans après avoir joué ses trois premiers matchs pour être à nouveau composée afin de participer à sa première compétition internationale, les Jeux olympiques d'été de 1928 à Amsterdam.
Premiers tournois et succès internationaux (1928-1939)

Le Mexique se fait connaitre internationalement lors de ses débuts en compétition officielle durant les Jeux olympiques d'Amsterdam de 1928. Le 30 mai 1928, le Mexique joue ainsi son premier match dans une compétition officielle contre l'Espagne et s'incline lourdement sur le score de sept buts à un. Par la suite, l'équipe dirigée alors par Jésus Salgado s'incline une deuxième fois face au Chili sur le score de trois buts à un.
La même année, le congrès de la FIFA se réunit à Amsterdam et décide d'organiser un tournoi de football. L'Uruguay est choisi comme hôte du tournoi et le Mexique est invité à la première Coupe du monde de football en 1930. La sélection aztèque se retrouve dans le groupe A, avec l’Argentine, le Chili et la France. Le 13 juillet 1930, l'équipe mexicaine participe au premier match de l'histoire de la Coupe du monde et s'incline quatre buts à un face à l'équipe de France. C'est l'attaquant Juan Carreño qui marque le seul but du match pour son équipe et qui devient le premier joueur mexicain à marquer un but dans une Coupe du monde. La suite de la compétition ne leur est guère plus favorable, puisque la sélection mexicaine s'incline face au Chili trois buts à zéro puis face à l’Argentine trois buts à six avec un doublé de Manuel Rosas et un but de Roberto Gayón[5].
Le Mexique pense se qualifier facilement pour la Coupe du Monde 1934 après avoir remporté trois matchs décisifs contre Cuba (3-2, 5-0 et 4-1) lors des éliminatoires nord-américains, mais le comité d'organisation de la compétition impose à la sélection aztèque pourtant déjà arrivée en Italie d'affronter l'équipe des États-Unis, inscrite de dernière minute, pour élire l'équipe qui représentera l’Amérique du Nord lors de la compétition[6]. N'ayant pas d'autre choix, le Mexique est opposé à l'équipe américaine à Rome le 24 mai 1934, et s'incline sur le score de quatre buts à deux, privant les joueurs mexicains de compétition internationale[5]. Cette élimination provoquera un scandale outre-Atlantique et entraînera une absence prolongée de l'équipe mexicaine sur la scène internationale.
Après cette tentative frustrée de qualification pour la Coupe du Monde 1934, le Mexique participe à la troisième édition des Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes, qui ont eu lieu au Salvador en 1935. Après avoir battu le Salvador assez facilement (8-1) le 27 mars[7], les Mexicains vont disposer également du Guatemala sur le score de cinq buts à un, de Cuba sur le score de six buts à un et du Honduras sur le score de huit buts à deux. Le 2 avril 1935, le Mexique remporte sa première compétition internationale majeure en s'imposant deux buts à zéro face au Costa Rica[8].
En septembre 1937, l'équipe retrouve la compétition après deux années sans activité, pour accueillir les États-Unis à Mexico, ce qui marque le début de la rivalité entre ces deux nations qui vont dominer la zone nord-américaine pendant de nombreuses années. Après trois victoires probantes face à leurs voisins américains, la fédération mexicaine, pour des raisons administratives, refuse que la sélection participe aux éliminatoires de la Coupe du monde 1938 qui a lieu en France[5]. En février 1938, la sélection mexicaine participe néanmoins à la quatrième édition des Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes au Panama, et après avoir dominé le Venezuela, le Salvador et le Panama, l'équipe aztèque décroche un deuxième titre consécutif dans cette compétition, le 22 février 1938, en battant une nouvelle fois le Costa Rica grâce à un doublé d'Horacio Casarín.
Les deux décennies d'errance (1939-1961)

Le Mexique se qualifie pour la Coupe du monde 1950, en battant facilement les deux seules équipes participants aux éliminatoires de la compétition que sont les États-Unis et Cuba, signant ainsi un retour en Coupe du monde, compétition à laquelle le pays n'a plus participé depuis 1930. Malheureusement, la sélection tricolore ne va pas être meilleure que lors de leur première participation, s'inclinant à trois reprises, lors du match d'ouverture contre le Brésil (4-0), puis contre la Yougoslavie (4-1) et enfin contre la Suisse (2-1). La sélection aztèque finit ainsi sans avoir marqué le moindre point à la dernière place de son groupe comme en 1930[9].
Lors la Coupe du monde 1954 en Suisse, le Mexique n'arrive toujours pas à changer son image et ne fait qu'acte de présence dans la compétition. Tombée une nouvelle fois dans le groupe du Brésil, de la Yougoslavie et de la France, mais ne jouant que deux matchs suivant les nouvelles règles du tournoi, la sélection aztèque va s'incliner lourdement face au Brésil (5-0), puis de peu face à la France (1-0) sur un pénalty dans les derniers instants de la partie inscrit par Raymond Kopa, l'un des meilleurs joueurs de l'époque. Le Mexique quitte une nouvelle fois la Coupe du monde sans points, mais avec la consolation que José Luis Lamadrid ait marqué le premier but du Mexique dans une Coupe du monde se déroulant en Europe[10].
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Lors de la Coupe du monde 1958 en Suède, le Mexique participe une nouvelle fois au match d'ouverture de la compétition face à la Suède et retrouve dans son groupe le Pays de Galles et la Hongrie. Ce groupe particulièrement relevé va une nouvelle fois provoquer la perte de l'équipe centre-américaine qui ramène néanmoins son premier point d'une coupe du monde lors du match face aux gallois le 11 juin 1958, sombrant néanmoins face à la Hongrie (4-0) et face à la Suède (3-0)[9].
La création de la CONCACAF et le premier mondial mexicain (1961-1974)
En 1961 naît la Femexfut, qui devient membre de la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes. Cette même année, le Mexique enregistre la plus lourde défaite de son histoire contre l’Angleterre, le 10 mai 1961, à Londres : 8-0. Après avoir remporté brillamment les éliminatoires de la toute nouvelle zone CONCACAF, puis avoir battu le Paraguay lors d'un match de barrage, la sélection tricolore se qualifie pour la Coupe du monde 1962 au Chili. Après quatre Coupes du monde consécutives, les aztèques obtiennent finalement leur première victoire face à la Tchécoslovaquie, mais vont s'incliner à deux reprises face au Brésil de Pelé sur le score de deux buts à zéro et contre l'Espagne sur le score d'un but à zéro, avec un but à la quatre-vingt-dixième minutes de Joaquín Peiró, le fameux maldito gol qui conduit l'écrivain mexicain Fernando Marcos par la suite à écrire sa célèbre phrase :
« El último minuto también tiene 60 segundos (La dernière minute a également soixante secondes). »
C'est le 7 juin, au stade Sausalito à Viña del Mar, que le Mexique remporte sa première victoire en Coupe du monde en battant la Tchécoslovaquie (3-1), avec des buts d'Isidoro Díaz, d'Alfredo del Águila et d'Héctor Hernández[9].
À la suite de cette compétition est créée la Coupe des nations de la CONCACAF, dont la première édition qui a lieu au Salvador en 1963, voit la victoire du Costa Rica qui a éliminé le Mexique lors du premier tour. Les Mexicains finissent en effet troisièmes de leur groupe lors de ce premier tour après s'être inclinés face aux Antilles néerlandaises, fait un nul contre le Costa Rica et écrasé la Jamaïque. Mais le géant centre-américain ne tarde pas à inscrire son nom au palmarès de la compétition, puisqu'il s'impose dès l'édition suivante qui se déroule au Guatemala en 1965. En effet, alors que le tenant du titre n'arrive pas à s'imposer face aux deux meilleures équipes, le Guatemala et le Mexique se retrouvent lors d'un match décisif le 11 avril qui voit les seconds s'imposer sur le score de deux buts à un, empêchant ainsi les Guatémaltèques de remporter le titre devant leur public.
Lors de la Coupe du monde 1966 qui se déroule l'année suivante, le gardien de but de la sélection mexicaine, Antonio Carbajal, devient le premier joueur à participer cinq fois consécutivement à la compétition ce qui lui vaudra le surnom de El Cinco Copas, et qui a l'honneur aujourd'hui de partager ce titre seulement avec le défenseur allemand Lothar Matthäus[11]. Le premier match de la compétition pour le Mexique est une nouvelle fois un match face à la France pour un score d'un but partout à l'issue du temps réglementaire. Une fois de plus dans le groupe de l'équipe hôte de la compétition, la sélection tricolore va s'incliner contre l'Angleterre puis faire un match nul et vierge face à l'Uruguay[9].
Après une compétition mondiale passablement réussie, l'équipe du Mexique va perdre son titre de champion de la CONCACAF lors de la Coupe des nations de la CONCACAF 1967 au Honduras, battue lors du tour final par l'incontournable Guatemala qui décroche son premier titre continental. Deux ans plus tard, lors de la Coupe des nations de la CONCACAF 1969, le Mexique s'effondre en ne remportant qu'une petite victoire contre la Jamaïque, terminant ainsi à la quatrième place de la phase finale.

En octobre 1964, le Mexique est désigné pour organiser la Coupe du monde 1970. La sélection mexicaine se retrouve donc avec la mission de faire mieux que l'unique victoire remportée jusqu'à présent en coupe du monde en s'appuyant sur le soutien de la population et sur le stade Azteca, symbole de cette coupe du monde mexicaine[12]. Le match d'ouverture de la coupe du Monde a lieu le 31 mai entre le Mexique et l'Union soviétique dans un stade Azteca à guichets fermés, qui va cependant rester sur sa faim, puisque les deux équipes se sépareront sur un score nul et vierge. Le deuxième match oppose les Mexicains au Salvador, un de leurs très proches voisins, et se termine sur une nette victoire de l'équipe locale sur le score de quatre buts à zéro. Enfin, le 11 juin, les aztèques s'imposent grâce à un petit but de Gustavo Peña face à la Belgique, leur permettant pour la première fois de leur histoire de se qualifier pour les quarts de finale de la compétition[13]. Le 14 juin au stade de la Bombonera de Toluca, les rêves de victoire de la sélection tricolore prennent fin en s'inclinant quatre buts à un face à l'Italie, après avoir pourtant mené au score grâce à Jose Luis Gonzalez dès la 13e minute, avant que les Italiens ne reviennent à la marque et ne s'imposent finalement assez largement[12],[13].
En 1971, après une coupe du monde à domicile réussie, le Mexique récupère son titre continental lors de la Coupe des nations de la CONCACAF 1971 à Trinité-et-Tobago en dominant les débats, n'étant tenu en échec que par Haïti lors de la phase finale du tournoi. Haïti qui accueille l'édition suivante de la compétition en 1973 et qui est la première édition faisant également office de qualification pour la Coupe du monde. Le Mexique est tout d'abord tenu en échec par le Guatemala, puis fait un autre match nul face au Honduras avant de s'imposer contre les Antilles néerlandaises et contre Trinité-et-Tobago pour finalement être battu lors de la dernière rencontre un but à zéro par Haïti et terminer à la troisième place de la compétition[14].
Des années difficiles et le second mondial mexicain (1974-1990)
À partir de 1974, l'histoire de la sélection mexicaine est marquée par le contraste entre les succès obtenus lors des compétitions régionales et son absence lors des différentes Coupes du monde. Lors de la Coupe des nations de la CONCACAF 1977, qualificative pour la Coupe du monde 1978 en Argentine, la sélection aztèque s'appuie sur son public, la compétition ayant lieu au Mexique, pour remporter son troisième titre continental et se qualifier pour la phase finale de la coupe du monde. Les spécialistes et les supporteurs attendent beaucoup de cette équipe qui a fini seconde lors de la Coupe du monde des moins de 20 ans 1977 et qui a écrasé ses rivaux habituels lors de la phase de qualification. Les Mexicains se retrouvent a priori dans un groupe à leur portée avec la Tunisie, la RFA et la Pologne, mais les événements ne vont pas tourner en leur faveur, puisqu'ils s'inclineront à trois reprises dont une humiliante défaite six buts à zéro face aux allemands[14],[15].
En 1981, le Mexique rate une nouvelle fois la défense de son titre continental lors de la Coupe des nations de la CONCACAF 1981 qui se déroule au Honduras. Après une belle victoire sur Cuba, les Mexicains vont réaliser des matchs nuls contre les autres équipes et même s'incliner face au Salvador, permettant ainsi à ces derniers et au Honduras de se qualifier pour la Coupe du Monde 1982 en Espagne[14],[16].

Le Mexique accueille une nouvelle fois la Coupe du monde 1986, devenant ainsi le premier pays à accueillir deux fois la compétition mondiale[17], à la suite du forfait de la Colombie, qui avait été désignée comme hôte de la compétition dans un premier temps mais qui ne pouvait répondre au cahier des charges imposé par la FIFA. Ainsi, la fédération internationale choisit le Mexique le 20 mai 1983 malgré l'important séisme de septembre 1985 qui aurait pu remettre en cause cette organisation[18]. À cette occasion, le Mexique retrouve son meilleur niveau après plusieurs années de stagnation, et ce grâce à l'impact d'un seul homme : Bora Milutinović, le sélectionneur des aztèques pour cette compétition. La première phase est presque parfaite, les Mexicains s'imposant le 3 juin contre la Belgique deux buts à un avec des buts de Fernando Quirarte et d'Hugo Sánchez, devant près de 100 000 téléspectateurs, avant de faire un nul contre le Paraguay le 7 juin, match durant lequel Hugo Sánchez, attaquant du Real Madrid et seul joueur de l'équipe évoluant à l'étranger, rate un penalty à la dernière minute du match. Lors du dernier match, les Mexicains battent l'Irak un but à zéro, et se qualifient pour les huitièmes de finale de la compétition.
Le 15 juin, devant près de 115 000 spectateurs au stade Azteca, le Mexique vient à bout de la Bulgarie sur le score de deux buts à zéro, dont le but mémorable de Manuel Negrete, inscrit en réalisant un ciseau retourné et pour lequel une statue commémorative a été érigé devant le stade et qui est toujours considéré comme le plus beau but marqué par un joueur mexicain[18]. Malheureusement, le beau parcours de l'équipe tricolore prend fin lors de son quart de finale dans le stade de Monterrey, contre la RFA. Après avoir tenu en échec les allemands sur le score nul et vierge de zéro partout durant le temps réglementaire et les prolongations, c'est finalement aux tirs au but que les Mexicains vont s’incliner sur le score de quatre tirs à un à cause de deux arrêts du gardien allemand Harald Schumacher[17], alors qu'un but avait été injustement refusé à Francisco Javier Cruz, par l'arbitre colombien Jesús Díaz Palacio. Comme en 1970, le Mexique termine à la sixième place mondiale[19] ce qui reste sa meilleure performance en Coupe du monde et conclut la compétition en 1986 sans avoir connu la défaite lors des cinq rencontres disputées[18].
En 1988 éclate le scandale des "cachirules" aussi connu comme "Le cachirulazo" qui va fortement influencer le football mexicain. Les instances internationales découvrent que l'équipe des moins de 20 ans a utilisé au moins quatre joueurs ayant dépassé l'âge légal, dans le cadre de la qualification pour la Coupe du monde 1989 des moins de 20 ans qui ont eu lieu au Guatemala au mois d'avril 1988[20].
À l'origine, la punition ne devait s'appliquer qu'à l'équipe de jeunes impliqués dans le scandale, mais devant l'intransigeance et le mépris que les dirigeants mexicains ont démontré face aux instances de la FIFA, ces dernières ont décidé d'étendre la sanction à l'ensemble des équipes nationales mexicaines. La sanction est finalement forte pour le Mexique, puisque les équipes mexicaines se sont vues exclues de toute compétition internationale pour une période de deux ans (1988-1990), ce qui a empêché l'équipe aztèque de participer aux qualifications pour la Coupe du monde 1990 en Italie. L'épisode des "cachirules" est considéré au Mexique comme un fait marquant dans l'histoire du football mexicain[21],[22].
Une puissance footballistique mondiale (1990-1999)
Le Mexique retrouve la scène internationale à l'issue de cette sanction lors de la Gold Cup 1991, nouveau nom de la compétition continentale de la CONCACAF qui se déroule aux États-Unis. Mais après un premier tour compliqué, les Mexicains sont éliminés lors des demi-finales par les Américains, futurs vainqueurs de l'épreuve, sur le score de deux buts à zéro. Deux ans plus tard, la sélection aztèque est invitée à participer pour la première fois à la Copa América en tant qu'invitée. Les Mexicains vont d'ailleurs faire sensation lors de cette compétition où ils se retrouvent dans le groupe C avec la Colombie, l'Argentine et la Bolivie. Après s'être qualifié de justesse en terminant troisième de son groupe, le Mexique s'impose en quart de finale face au Pérou sur le score de quatre buts à deux avant de battre l'hôte de la compétition, l'Équateur, deux buts à zéro lors des demi-finales. Les Mexicains retrouvent en finale l'Argentine qui s'impose deux buts à un grâce à un doublé de Gabriel Batistuta. Dans la foulée, le Mexique enchaîne le mois suivant avec la Gold Cup 1993 qu'il co-organise avec les États-Unis et va écraser la concurrence continentale en inscrivant pas moins de 28 buts en cinq matchs dont quatre lors de la finale face aux États-Unis, permettant ainsi au Mexique de décrocher son quatrième titre continental.
Après des qualifications pour la Coupe du monde 1994 compliquées, bien que les observateurs reconnaissent que les Mexicains jouent un football brillant, la sélection aztèque va se sortir du groupe censé être le plus relevé en faisant un nul face à l'Italie (1-1), en s'imposant face à l'Irlande (2-1) et en s'inclinant face à la Norvège (0-1). Cependant, le Mexique va se faire éliminer dès le tour suivant par la Bulgarie lors d'une séance de tirs au but permettant aux bulgares de prendre leur revanche sur l'élimination de 1986. Mais le Mexique est à nouveau sur le pont dès l'hiver suivant, puisqu'en tant que champion en titre de la CONCACAF, il participe à la Coupe des confédérations 1995 qui se déroule en Arabie saoudite et termine à une très belle troisième place derrière le Danemark et l'Argentine.

Lors de l'été qui suit, les Mexicains sont une nouvelle fois invités à participer à la Copa América 1995, mais celle-ci ne se déroule pas aussi bien que la précédente, même si le Mexique atteint les quarts de finale en terminant à la troisième place de son groupe, il s'incline dès les quarts de finale face à un autre invité de la compétition, les États-Unis, lors d'une séance de tirs au but qui se conclut sur le score de quatre buts à deux. L'année suivante, le Mexique se retrouve aux États-Unis pour défendre son titre de champion de la CONCACAF lors de la Gold Cup 1996. Après avoir survolé son groupe de qualification, la sélection mexicaine va s'imposer contre le Guatemala lors des demi-finales grâce à un but de Cuauhtémoc Blanco à la 64e minute et créer la surprise en battant en finale le Brésil, invité à prendre part à la compétition, sur le score de deux buts à zéro avec des réalisations de Cuauhtémoc Blanco et Luis García Postigo. Le Mexique remporte ainsi sa cinquième couronne continentale justifiant une fois de plus son surnom de "géant" de la zone CONCACAF.
L'année qui suit, la sélection aztèque est une nouvelle fois invitée à participer à la Copa América 1997 qui se déroule en Bolivie. Après avoir terminé à la seconde place de son groupe, le Mexique atteint les demi-finales où il est éliminé par la Bolivie qui a l'avantage de jouer à domicile. La sélection tricolore termine finalement troisième de la compétition en battant un but à zéro le Pérou lors de la petite finale de la compétition. Durant l'hiver qui suit, le Mexique participe à deux compétitions qui vont lui permettre de se préparer pour la Coupe du monde 1998. La Coupe des confédérations 1997 qui se déroule en Arabie saoudite est cependant une contre-performance pour la sélection mexicaine qui se fait éliminer dès le premier tour notamment à cause d'une inquiétante défaite face à l'Australie. Mais les aztèques se ressaisissent rapidement puisqu'ils remportent une nouvelle fois le titre de champion continental lors de la Gold Cup 1998 qui se déroule une nouvelle fois aux États-Unis. Après avoir dominé son groupe de qualification, le Mexique s'impose un but à zéro contre les deux autres équipes qualifiées pour la future coupe du monde lors des demi-finales et de la finale qui sont respectivement la Jamaïque et les États-Unis.
La campagne de qualification de la Coupe du monde 1998 ne ressemble pas aux précédentes, le Mexique n'arrivant pas à démontrer réellement sa supériorité sur les autres membres de la zone CONCACAF, même s'il termine finalement à la première place de ces qualifications avec quatre victoires et six nuls. Les procédés du sélectionneur Manuel Lapuente font beaucoup douter parmi les observateurs à la suite des matchs nuls concédés contre des équipes réputées faibles et aux défaites en amical face à des nations d'un autre niveau. Malgré tout, les Mexicains réalisent une bonne Coupe du monde 1998, en se classant deuxième de leur groupe derrière les Pays-Bas contre qui ils font un match nul deux buts partout, mais en éliminant la Belgique (2-2) et la Corée du Sud qu'ils étrillent trois buts à un. Malheureusement, au second tour, ils affrontent une fois de plus leur bête noire, l'Allemagne, qui les élimine sur le score de deux buts à un. Il est à noter que lors de la compétition, Luis Hernández devient le meilleur buteur mexicain lors d'une coupe du monde avec quatre réalisations.

L'année suivante, le Mexique est une nouvelle fois invité à participer à la Copa América 1999 qui se déroule au Paraguay. Comme lors de l'édition précédente, les aztèques terminent à la seconde place de leur groupe et vont atteindre les demi-finales de la compétition où ils vont être éliminés par le Brésil sur le score de deux buts à zéro. Néanmoins, comme deux ans auparavant, ils vont chercher la troisième place de la compétition en remportant la petite finale face au Chili sur le score de deux buts à un. Le Mexique est à nouveau sur le pont un mois à peine après cette compétition puisque le pays a été choisi pour accueillir la Coupe des confédérations 1999 et que l'ensemble de la communauté footballistique internationale attend de cette équipe qu'elle confirme enfin tous les espoirs qu'elle a suscités lors des deux dernières compétitions. Pour cela, Manuel Lapuente peut compter sur une équipe expérimentée composée de nombreux joueurs de talent comme Cuauhtémoc Blanco, José Manuel Abundis, Rafael Márquez, Claudio Suárez et Miguel Zepeda.
Après une première phase plutôt bien maîtrisée avec un match nul face à l'Égypte et deux victoires face à la Bolivie et l'Arabie saoudite, les Mexicains vont peiner lors de leur demi-finale face aux États-Unis, l'autre géant de la zone CONCACAF, ne s'imposant qu'au bout des prolongations grâce à l'incontournable Cuauhtémoc Blanco. Lors de la grande finale, le Mexique retrouve le Brésil qui se présente dans un stade Azteca à guichets fermés avec ses stars que sont Ronaldinho, Dida, Emerson ou encore Vampeta, et avec l'ambition de battre une nouvelle fois le Mexique après les avoir privés de finale lors de la dernière Copa América. Les 110 000 spectateurs présents ce jour-là ne vont pas être déçus du spectacle, puisque dès la 13e minute, Miguel Zepeda ouvre la marque pour les locaux avant que José Manuel Abundis n'enfonce le clou à la 28e minute. Les Brésiliens ne se laissent cependant pas faire et reviennent au score à la 43e minute par Serginho, puis à la 47e minute par Ronaldinho, ramenant les deux équipes à égalité. Mais ce 4 août 1999, l'homme du match est mexicain : Miguel Zepeda redonne un but d'avance à son équipe à la 51e minute, avant que l'incontournable Cuauhtémoc Blanco ne scelle le sort de ce match à la 62e minute et ce malgré la réduction du score de Zé Roberto dès la 63e minute. C'est ainsi que devant son public, le Mexique décroche son premier titre mondial et qui reste à ce jour la meilleure performance des aztèques dans une compétition internationale mondiale[23].
Un retour sur terre difficile (1999-2006)
Le Mexique a pourtant du mal à confirmer ce titre mondial l'année suivante lors de la Gold Cup 2000, où après un premier tour maîtrisé, les tenants du titre mexicains vont se faire surprendre par le Canada lors des quarts de finale deux buts à un. Les Canadiens décrocheront d'ailleurs par la suite le titre continental mettant fin à l'hégémonie du Mexique sur la scène continentale. L'année suivante, le Mexique va également perdre son titre mondial lors de la Coupe des confédérations 2001 qui se déroule au Japon et en Corée du Sud un an avant le mondial. Les aztèques vont s'incliner à trois reprises lors de la phase de groupe face à l'Australie, la France et la Corée du Sud, terminant à la dernière place de leur groupe sans avoir jamais donné l'impression d'avoir pu lutter. Mais le Mexique va réagir dès le mois suivant alors qu'il est une nouvelle fois invité à participer à la Copa América 2001 qui se déroule en Colombie. Après avoir terminé à la deuxième place de son groupe derrière l'incontournable Brésil, les Mexicains vont atteindre une nouvelle fois la finale de la compétition en battant respectivement le Chili (2-0), l'Uruguay (2-1) pour finalement être battus en finale par la Colombie sur le score d'un but à zéro.
Lors de la campagne de qualification pour la Coupe du monde 2002, le Mexique souffre grandement en devant faire face à une concurrence de plus en plus importante au sein de la zone CONCACAF. La sélection aztèque perd d'ailleurs pour la première fois lors d'un match officiel au stade Azteca contre le Costa Rica, match qui est connu au Mexique comme l'Aztecazo. À la suite de ces mauvais résultats, le sélectionneur Javier Aguirre est remplacé par Enrique Meza, changement gagnant puisque l'équipe aztèque va finalement terminer deuxième de la zone alors que tout semblait perdu. Mais cette embellie ne va pas se traduire par des résultats probants lors de la Gold Cup 2002 qui a lieu à quelques mois de la Coupe du Monde. Les Mexicains vont en effet tomber dès les quarts de finale de la compétition face à la Corée du Sud invitée à participer à la compétition et futur hôte de la Coupe du monde. Mais cet accident ne va pas se reproduire lors de la phase finale de la Coupe du monde 2002 puisque le Mexique va remporter son groupe en s'imposant un à zéro face à la Croatie, grâce à un penalty de Cuauhtémoc Blanco, avant de s'imposer contre l'Équateur avec des buts de Jared Borgetti et Gerardo Torrado, puis s'imposer un but à zéro face à l'Italie grâce à une nouvelle réalisation de Cuauhtémoc Blanco qui est considéré comme l'un des plus beaux buts du tournoi. Lors du second tour, les Mexicains retrouvent une vieille connaissance de la zone CONCACAF et sont en position de favoris face aux États-Unis qui vont finalement créer la surprise en s'imposant deux buts à zéro après l'expulsion de Rafael Márquez à la suite d'un coup de tête infligé à Cobi Jones.

Le 22 octobre 2002, l'argentin Ricardo La Volpe, alors entraîneur du Club Toluca, est nommé entraîneur national, face à la concurrence de son compatriote Carlos Bianchi et du brésilien Luiz Felipe Scolari[24]. Son premier match avec la sélection aztèque est une défaite le 4 février 2003 contre l'Argentine à Los Angeles. Il décroche sa première victoire lors de son troisième match, le 19 mars en battant la Bolivie deux buts à zéro grâce à Pável Pardo et Jesús Olalde.
En juillet 2003, le Mexique va retrouver son rang de meilleure nation nord-américaine lors de la Gold Cup 2003 qu'il coorganise avec les États-Unis. La sélection mexicaine entame la compétition en venant à bout des champions du monde en titre, le Brésil (1-0), grâce à une réalisation de Jared Borgetti. La suite du parcours est un sans faute, les aztèques terminant en tête de leur groupe sans encaisser le moindre but puis écrasant lors des quarts de finale la Jamaïque (5-0) puis le Costa Rica lors des demi-finales. Le Mexique retrouve ainsi lors de la finale qui se déroule dans un stade Azteca à guichets fermés, le Brésil qui bien que privé de plusieurs stars du moment, compte dans ses rangs de futures stars du football comme Kaká, Adriano ou Robinho. Après être arrivés au terme du temps réglementaire sur le score de zéro but à zéro, les aztèques vont inscrire le but de la victoire dès la 7e minute des prolongations par Daniel Osorno, mettant fin au match grâce à la règle du but en or et remportant ainsi leur septième titre continental.
L'été suivant, la sélection mexicaine participe pour la sixième fois à la Copa América 2004 et fait une belle prestation en terminant à la première place de son groupe devant notamment l'Argentine et l'Uruguay. Cependant, les aztèques vont se faire humilier lors des quarts de finale par le Brésil quatre buts à zéro, qui prend sa revanche de la finale perdue l'année précédente. L'année suivante, le Mexique participe à deux compétitions internationales durant l'été, après avoir fait une belle prestation lors de la Coupe des confédérations 2005 en Allemagne en chutant en demi-finale face à l'Argentine lors de la séance des tirs au but, les Mexicains passent à côté de la Gold Cup 2005 en étant éliminés dès les quarts de finale par la Colombie sur le score de deux buts à un.
Contrairement aux éditions précédentes, le Mexique se qualifie assez aisément lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2006 en terminant en tête de la zone CONCACAF grâce à de meilleurs résultats lors des confrontations directes avec les États-Unis. Le premier match des Mexicains de la Coupe du monde 2006 se déroule à Nuremberg face à la sélection iranienne où Omar Bravo avec un doublé et Zinha répondent au but de Yahya Golmohammadi, pour une victoire trois buts à un. Cependant, les aztèques déçoivent lors du match suivant ne parvenant pas à battre l'Angola (0-0) qui leur est pourtant nettement inférieur mais dont le gardien, João Ricardo a été élu homme du match. Le 21 juin, le Mexique affronte pour son dernier match de groupe à Gelsenkirchen le Portugal et s'incline deux buts à un malgré la réalisation de Francisco Fonseca et le pénalty raté d'Omar Bravo. Malgré ces résultats moyens, le Mexique se qualifie pour les huitièmes de finale où il retrouve l'Argentine le 24 juin dans le stade de Leipzig. Le match est très équilibré et les individualités présentes dans les deux équipes n'arrivent pas à renverser les forces collectives. Les Mexicains ouvrent néanmoins le score par Rafael Márquez avant qu'Hernán Crespo égalise sur une frappe contrée par Jared Borgetti. À la fin du temps réglementaire les deux équipes sont donc dos à dos sur le score d'un but partout, mais la prolongation va tourner à l'avantage des Argentins lorsque Maxi Rodríguez inscrit un but incroyable permettant ainsi à son équipe de l'emporter et de se qualifier pour les quarts de finale.
Un nouvel espoir (Depuis 2006)
En février 2007, l'arrivée de l'ancienne star du football mexicain, Hugo Sánchez à la tête de la sélection mexicaine donne beaucoup d'espoir aux supporteurs de la sélection tricolore. Le premier match officiel d'Hugo Sánchez se joue lors de la Gold Cup 2007, avec une équipe fortement remaniée composée de joueurs issus des championnats européens et mexicains et avec le retour de Cuauhtémoc Blanco et de Jared Borgetti qui avaient pourtant pris leur retraite internationale. Cependant, l'équipe échoue en finale de la compétition face aux États-Unis sur le score de deux buts à un, après avoir eu beaucoup de mal lors de cette compétition face à des sélections censées être beaucoup moins fortes. Les Mexicains se rattrapent cependant dès le mois suivant lors de la Copa América 2007 en terminant à la troisième place de la compétition après avoir notamment battu le Brésil (2-0) et étrillé le Paraguay (6-0). Mais l'élimination de la sélection olympique lors du tournoi pré-olympique (en) 2008 également encadré par Hugo Sánchez va lui être fatale.
En juin 2008 la Femexfut nomme le suédois Sven-Göran Eriksson sélectionneur de la sélection aztèque. La presse est toutefois sceptique, le technicien suédois ne parlant pas espagnol et n'ayant jamais été confronté au football mexicain[25]. Son premier match officiel est cependant une victoire face au Honduras au stade Azteca, qui est le début de la phase dite des demi-finales des éliminatoires pour la Coupe du monde 2010 de la zone CONCACAF[26]. Les Mexicains enchaînent sur cette lancée lors des journées suivantes en s'imposant face à la Jamaïque puis face au Canada, mais ces résultats vont s'inverser lors des matchs retour avec de mauvais résultats face à ces deux mêmes équipes[27]. Après une nouvelle défaite face au Honduras, le Mexique atteint tout de même le tournoi final en terminant à la deuxième place de son groupe grâce à une meilleure différence de buts que la Jamaïque[28]. À la suite de ces mauvais résultats, la presse nationale montra sa forte désapprobation quant au maintien à la tête de la sélection du technicien suédois[29], ce mécontentement général est alors amplifié par les défaites face aux États-Unis[30] et au Honduras[31]. Le 2 avril 2009 la fédération décide de se séparer de Sven-Göran Eriksson[32].
Le 16 avril 2009, c'est Javier Aguirre, déjà sélectionneur entre 2001 et 2002, qui est choisi pour remettre à flot le bateau mexicain[33], ce dernier ne souhaitant pas cependant être considéré comme le «sauveur de la sélection»[34]. Le premier match du nouveau sélectionneur est l'entrée en lice de la sélection mexicaine dans la Gold Cup 2009, qui va se dérouler de la meilleure des façons possibles. Après avoir dominé son groupe, le Mexique va facilement disposer d'Haïti en quart de finale, puis passer lors des prolongations en demi-finale face au Costa Rica. La finale contre les États-Unis qui se joue à New York est une revanche pour les aztèques après ces dernières années à passer derrière leurs adversaires dans la course à la domination de la zone nord-américaine. Le résultat de cette finale reste ancré dans l'histoire de la compétition, les Mexicains ne laissant aucune chance à leurs adversaires américains en s'imposant cinq buts à zéro grâce à Gerardo Torrado, Giovani dos Santos, Carlos Vela, José Antonio Castro et Guillermo Franco, mettant ainsi un terme à dix ans d'invincibilité des États-Unis face au Mexique sur leurs terres et décrochant le huitième titre continental de l'histoire du football mexicain.
Mais le vrai objectif de Javier Aguirre est ailleurs, après une défaite face au Salvador[35] lors de la quatrième journée du tournoi final de qualification pour la Coupe du monde, les Mexicains vont se ressaisir et enregistrer une série de cinq victoires consécutives leur permettant de décrocher leur place pour le mondial sud-africain[36],[37]. Les médias très critiques envers son prédécesseur vont encenser Javier Aguirre et Cuauhtémoc Blanco, en en faisant les sauveurs de l'équipe[38],[39].

Le 11 juin 2010, le Mexique participe au match d'ouverture de la Coupe du monde 2010 face à l'Afrique du Sud, match qui va être dominé par la sélection aztèque avant que les sud-africains n'inscrivent un but par le biais de Siphiwe Tshabalala, but qui ne sera pas suffisant pour les locaux, Rafael Márquez ramenant les deux équipes à égalité pour un score final d'un but partout ne satisfaisant aucune des deux équipes. Le 17 juin, le Mexique impressionne en s'imposant deux buts à zéro face à la France grâce à des buts de la nouvelle pépite du football mexicain Javier Hernández Balcázar, dit "El Chicharito" et de l’incontournable Cuauhtémoc Blanco. Le 22 juin et ce malgré sa défaite face à l'Uruguay, la sélection mexicaine se qualifie pour les huitièmes de finale de la compétition. Le Mexique retrouve alors l'Argentine qui comme lors de la précédente Coupe du monde, va battre les aztèques sur le score de trois buts à un, le Mexique devenant ainsi la première nation à échouer cinq fois d'affilée au même stade d'un mondial.
Le 18 octobre 2010, la Femexfut nomme José Manuel de la Torre à la tête de la sélection nationale, succédant à Javier Aguirre, parti au Real Saragosse. José Manuel de la Torre remporte dès l'été suivant son premier tournoi international en battant une nouvelle fois les États-Unis en finale de la Gold Cup 2011 sur le score de quatre buts à deux, en remportant six victoires sur six matches et en marquant 22 buts pour seulement quatre buts encaissés, marquant une nouvelle fois les esprits dans ce tournoi. De plus, le Mexique survole le 3e tour de qualification de la Coupe du monde 2014 dans sa zone avec également six victoires en six matches face au Costa Rica, au Salvador et à Guyana. Qualifié pour le 4e tour de qualification avec les États-Unis, le Costa Rica, le Panama, le Honduras et la Jamaïque, le Mexique entame ses qualifications de manière poussive en concédant cinq matches nuls dont trois 0-0 au stade Azteca contre une seule victoire contre la Jamaïque (1-0) à Kingston. Cette mauvaise passe se confirme lors des deux compétitions internationales de 2013 disputées par le Mexique, à savoir la Coupe des confédérations 2013, où les aztèques sont éliminés dès le premier tour, et la Gold Cup 2013 où ils se font éliminer en demi-finale par le Panama qui les a également battus au 1er tour. La nouvelle défaite concédée le 6 septembre 2013 au stade Azteca face au Honduras (1-2) sonne le glas de José Manuel de la Torre, remplacé en interne par son adjoint, Luis Fernando Tena[40].
Le 12 septembre 2013, la Femexfut nomme Víctor Manuel Vucetich sélectionneur[41] dont le premier match, le 11 octobre, se solde par une difficile victoire face au Panama (2-1), qui est suivi d'une défaite face au Costa Rica à San José (1-2), lors de la dernière journée de la poule. Néanmoins la victoire dans le temps additionnel des États-Unis 3-2 sur le Panama permit aux mexicains de conserver la 4e place du groupe leur donnant le droit de jouer deux matches de barrage face à la Nouvelle-Zélande, les 13 et 20 novembre, pour accéder à la Coupe du monde 2014. Le 18 octobre, la fédération mexicaine change d'entraîneur en faisant appel à Miguel Herrera pour un intérim de deux matches contre la Nouvelle-Zélande. Après avoir battu largement les All Whites tant à l'aller (5-1) au stade Azteca qu'au retour (4-2) à Wellington, le Mexique assure sa participation à la Coupe du monde pour la 6e fois d'affilée. À la suite de ce succès, Miguel Herrera est confirmé à la tête du Mexique[42].
Lors du premier tour de la Coupe du monde 2014, les Mexicains affrontent, pour débuter, le Cameroun et s'imposent un but à zéro et ce malgré deux buts valables qui leur ont été refusés. Par la suite, c'est leur gardien Guillermo Ochoa qui va s'illustrer lors du match face au Brésil en préservant sa cage inviolée et ce malgré les assauts de Neymar et de Hulk. Enfin, le Mexique joue un « seizième de finale » lors de son dernier match face à la Croatie, les deux équipes ayant encore une chance de se qualifier. Les Mexicains s'imposent trois buts à un et décrochent ainsi leur billet pour un sixième huitième de finale consécutif dans la compétition. En huitième de finale, la tricolor retrouve les Pays-Bas, un des favoris de la compétition. Après une première mi-temps à leur avantage, les Mexicains ouvrent le score en début de seconde période par Giovani dos Santos, mais les oranges vont réagir en toute fin de match en égalisant à deux minutes de la fin par Wesley Sneijder puis en obtenant un penalty dans les arrêts de jeu transformé par Klaas-Jan Huntelaar. Le Mexique voit se poursuivre sa malédiction, en étant éliminé en huitième de finale pour la sixième fois consécutive.
Identité
Surnoms
L'équipe mexicaine possède plusieurs surnoms utilisés par les médias locaux sans pour autant qu'ils soient repris dans la presse internationale. Du fait des couleurs du maillot des joueurs mexicains, reprenant celles du drapeau national, la sélection est surnommé la Tri, la Tricolor ou encore la Verde.
Couleurs
L'équipe nationale mexicaine utilise un système tricolore, composée des couleurs vert, blanc et rouge, ces trois couleurs proviennent du drapeau du Mexique. L'équipe a également conçu un maillot complètement blanc qui célébra les 200 ans d'indépendance du Mexique en 2010. D'autres styles ont été utilisés dans le passé comme lors de la Coupe du monde 1966, le kit était alors composé d'une chemise blanche et d'un short bleu marine. Lors de la Coupe du monde 1970, le kit était composé d'une chemise rouge avec un short bleu marine. Les chaussettes ont traditionnellement toujours été rouges, mais cela a pu être changé à l'occasion avec des chaussettes blanches[43],[44].
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1930
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1950
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1954
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1958
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1962
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1966
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1970
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1978
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1986
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1994
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1995
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1998
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 1999
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 2002
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 2003
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 2004
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 2006
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 2007
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 2008
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 2010
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 2010 Bicentenaire
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 2011
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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() 2014
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Le tableau suivant répertorie les différents fabricants qui ont équipés la sélection mexicaine depuis 1978.
Fabricant de maillot | Période |
---|---|
![]() | 1978-1979 |
![]() | 1980-1983 |
![]() | 1984-1990 |
![]() | 1991-1994 |
![]() | 1995-1998 |
![]() | 1999-2000 |
![]() | 2000-2002 |
![]() | 2003-2006 |
![]() | Depuis 2007 |
Rivalités
Lieux | Victoires | Nuls | Défaites | Buts pour | Buts contre |
---|---|---|---|---|---|
Mexique | 21 | 2 | 1 | 73 | 13 |
États-Unis | 8 | 11 | 14 | 49 | 53 |
Neutre | 3 | 0 | 3 | 10 | 9 |
Total | 32 | 14 | 18 | 132 | 75 |
Depuis sa création en 1923, la sélection mexicaine a entretenu une forte rivalité sportive avec plusieurs autres sélections nationales sur le continent américain. La rivalité entre le Mexique et les États-Unis est aussi connue comme le Clásico nord-américain ou Clásico de la CONCACAF. Leurs confrontations débutent en 1934 avec un match de qualification pour la seconde édition de la Coupe du monde. Depuis, cette rivalité qui n'était pas fortement marquée durant les premières années, n'a cessé d'augmenter pour transformer chaque match en finale pour la suprématie du vainqueur sur la zone CONCACAF. Cette montée en intensité a même conduit plusieurs spécialistes à comparer cette rivalité à celle du Clásico sud-américain entre le Brésil et de l'Argentine[46].
En 64 confrontations entre les deux sélections, le solde est plutôt favorable à la sélection aztèque avec un total de 32 victoires, 14 nuls et seulement 18 défaites pour 132 buts inscrit contre 75 encaissés[47]. Le premier duel de l'histoire entre mexicains et américains a lieu le 24 mai 1934 à Rome pour définir quel sera le représentant nord-américain pour la Coupe du monde 1934 qui se déroule en Italie et est remporté par les Américains sur le score de quatre buts à deux. Durant de nombreuses années qui ont suivi cette rencontre, les confrontations entre les deux sélections n'ont pas vraiment été considérées comme des Clásico, puisque le soccer (nom du football aux États-Unis) n'est pas un sport populaire dans le nord de l'Amérique et que les Mexicains vont prendre régulièrement l'avantage sur la sélection à la bannière étoilée.
La situation change à partir de l'organisation de la Coupe du monde 1994 par les États-Unis, qui va provoquer un regain d'intérêt des Américains pour ce sport. Ainsi les confrontations opposant le Mexique et le Costa Rica, considérées alors comme le Clásico de la CONCACAF, vont laisser place avec la montée en puissance de l'équipe nord-américaine, à la rivalité entre deux des plus grands pays de la région. Il faut noter que cette montée de la rivalité entre les deux nations est également due à la présence aux États-Unis d'une grande majorité d'immigrants d'origine mexicaine et centre-américaine et aux problèmes politiques opposant les deux pays à propos de l’immigration clandestine à la frontière. C'est ainsi que les deux nations ainsi que leurs championnats de football respectifs, sont considérés comme les meilleurs de la CONCACAF. En termes de résultats, il aura fallu attendre 78 ans pour voir une victoire de l'équipe américaine au Mexique, le 15 août 2012 avec une victoire un but à zéro au stade Azteca après neuf défaites consécutives sur 40 ans de l'équipe nord-américaine dans ce stade[48].
Il existe également d'autres rivalités mineures entre la sélection mexicaine et d'autres sélections américaines comme le Brésil[49] et la Colombie[50] ou encore avec le Costa Rica dont les confrontations étaient jusqu'à la montée en puissance des États-Unis considérées comme le Clásico de la CONCACAF.
Résultats
Compétitions officielles majeures
Le Mexique a participé à quinze Coupes du monde sur les vingts organisées depuis 1930. Après de nombreuses éditions où la sélection aztèque ne faisait que de la figuration, une seule victoire entre 1930 et 1966, les Mexicains atteignent pour la première fois la phase à élimination directe de la compétition lors de l'édition 1970 jouée à domicile. Ce n'est qu'un coup d'éclat passager, puisque le Mexique rate deux des trois éditions suivantes avant d'être le premier pays à accueillir pour la deuxième fois une coupe de monde en 1986. Atteignant une nouvelle fois les quarts de finale, les aztèques vont être ensuite exclus des compétitions internationales avant d'établir un record entre 1994 et 2014, en devenant la première équipe à être éliminée six fois de suite au même stade de la compétition, c'est-à-dire en huitième de finale.
Les résultats de la sélection tricolore sont plus probants lors des différents championnats continentaux nord-américains, le Mexique obtient en effet trois fois le titre de champion de la CONCACAF en 1965, 1971 et 1977, avant que le championnat de la CONCACAF ne soit remplacé par la Gold Cup en 1991. Cette modification est par ailleurs plutôt favorable à la sélection aztèque, puisque le Mexique participe à sept finales sur treize tournois disputés et remporte sept fois le titre ce qui fait du Mexique à ce jour la nation nord-américaine la plus titrée avec pas moins de dix titres continentaux. Le Mexique participe également à une autre compétition continentale, puisqu'il est depuis 1993, invité à participer à la Copa América. Les Mexicains s'en tirent avec un bon bilan puisqu'en neuf éditions, ils ont décroché deux deuxièmes places et trois troisièmes places dans la compétition opposant les équipes de la CONMEBOL. Par le biais de ses bons résultats en Gold Cup, le Mexique est aussi amené à participer à plusieurs éditions de la Coupe des confédérations. Après avoir terminé à la troisième place en 1995, les Mexicains remportent leur premier titre mondial dans cette compétition en 1999, lors de l'édition qui se déroule dans leur pays. Par la suite, la sélection aztèque atteint une nouvelle fois la petite finale en 2005, mais termine à la quatrième place.
Par ailleurs, le Mexique envoie également une sélection de ses meilleurs joueurs aux différentes éditions des Jeux olympiques d'été. Avant 1948, la sélection A est l'équipe représentant le Mexique dans cette compétition, les Mexicains ne participent qu'à deux éditions de la compétition, en 1928 à Amsterdam et en 1948 à Londres. Par la suite, c'est une sélection composée uniquement de joueurs amateurs qui représente le Mexique et dont la meilleure performance est une quatrième place en 1968, lors des jeux de Mexico. À partir de 1992, le Comité international olympique décide que la compétition ne serait plus jouée que par les sélections olympiques et non plus par des joueurs seniors.
Phase finale | Qualifications | ||||||||||||||||
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Année | Résultat | Class. | M | V | N | D | bp | bc | Class. | M | V | N | D | bp | bc | ||
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1er tour | 13e | 3 | 0 | 0 | 3 | 4 | 13 | Pas de qualification | ||||||||
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Non qualifiée | Barrage | 4 | 3 | 0 | 1 | 14 | 7 | |||||||||
![]() | Le Mexique ne participe pas à la compétition | ||||||||||||||||
![]() |
1er tour | 12e | 3 | 0 | 0 | 3 | 2 | 10 | 1/3 | 4 | 4 | 0 | 0 | 17 | 2 | ||
![]() |
1er tour | 13e | 2 | 0 | 0 | 2 | 2 | 8 | 1/3 | 4 | 4 | 0 | 0 | 19 | 1 | ||
![]() |
1er tour | 16e | 3 | 0 | 1 | 2 | 1 | 8 | Barrages | 6 | 5 | 1 | 0 | 21 | 3 | ||
![]() |
1er tour | 11e | 3 | 1 | 0 | 2 | 3 | 4 | Barrages | 8 | 4 | 3 | 1 | 18 | 5 | ||
![]() |
1er tour | 12e | 3 | 0 | 2 | 1 | 1 | 3 | 1/3 | 8 | 6 | 2 | 0 | 20 | 4 | ||
![]() |
Quart de finale | 6e | 4 | 2 | 1 | 1 | 6 | 4 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Non qualifiée | 3/6 | 9 | 6 | 2 | 1 | 18 | 8 | |||||||||
![]() |
1er tour | 16e | 3 | 0 | 0 | 3 | 2 | 12 | 1/6 | 9 | 6 | 2 | 1 | 23 | 6 | ||
![]() |
Non qualifiée | 3/6 | 9 | 2 | 5 | 2 | 14 | 8 | |||||||||
![]() |
Quart de finale | 6e | 5 | 3 | 2 | 0 | 6 | 2 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() | Le Mexique est exclu de la compétition | ||||||||||||||||
![]() |
8e de finale | 13e | 4 | 1 | 2 | 1 | 4 | 4 | 1/4 | 12 | 9 | 1 | 2 | 39 | 8 | ||
![]() |
8e de finale | 13e | 4 | 1 | 2 | 1 | 8 | 7 | 1/6 | 16 | 8 | 5 | 3 | 37 | 13 | ||
![]() ![]() |
8e de finale | 11e | 4 | 2 | 1 | 1 | 4 | 4 | 1/6 | 16 | 9 | 3 | 4 | 33 | 11 | ||
![]() |
8e de finale | 15e | 4 | 1 | 1 | 2 | 5 | 5 | 2/6 | 16 | 13 | 1 | 2 | 49 | 10 | ||
![]() |
8e de finale | 14e | 4 | 1 | 1 | 2 | 4 | 5 | 2/6 | 16 | 9 | 2 | 5 | 27 | 18 | ||
![]() |
8e de finale | 10e | 4 | 2 | 1 | 1 | 5 | 3 | Barrages | 18 | 10 | 5 | 3 | 31 | 14 | ||
![]() |
- | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | ||
![]() |
- | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | - | ||
Total | 15/20 | 53 | 14 | 14 | 25 | 57 | 92 | 155 | 98 | 32 | 25 | 370 | 118 |
Phase finale | Qualifications | ||||||||||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Année | Résultat | Class. | M | V | N | D | bp | bc | Class. | M | V | N | D | bp | bc | ||
![]() |
1er tour | 13e | 3 | 1 | 1 | 1 | 9 | 2 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Tour final | 1er | 5 | 4 | 1 | 0 | 13 | 2 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Tour final | 2e | 5 | 4 | 0 | 1 | 10 | 1 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Tour final | 4e | 5 | 1 | 2 | 2 | 4 | 5 | Barrages | 2 | 1 | 0 | 1 | 4 | 2 | ||
![]() |
Tour final | 1er | 5 | 4 | 1 | 0 | 6 | 1 | Barrages | 2 | 2 | 0 | 0 | 6 | 0 | ||
![]() |
Tour final | 3e | 5 | 2 | 2 | 1 | 10 | 5 | 1/3 | 4 | 4 | 0 | 0 | 8 | 3 | ||
![]() |
Tour final | 1er | 5 | 5 | 0 | 0 | 20 | 5 | 1/3 | 4 | 1 | 2 | 1 | 3 | 1 | ||
![]() |
Tour final | 3e | 5 | 1 | 3 | 1 | 6 | 3 | 2/3 | 4 | 1 | 2 | 1 | 8 | 5 | ||
![]() | Le Mexique ne participe pas à la compétition | ||||||||||||||||
![]() | Le Mexique est exclu de la compétition | ||||||||||||||||
![]() |
Petite finale | 3e | 5 | 3 | 1 | 1 | 10 | 5 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() ![]() |
Finale | 1er | 5 | 4 | 1 | 0 | 28 | 2 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Finale | 1er | 4 | 4 | 0 | 0 | 9 | 0 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Finale | 1er | 4 | 4 | 0 | 0 | 8 | 2 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Quart de finale | - | 3 | 1 | 1 | 1 | 6 | 3 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Quart de finale | - | 3 | 2 | 1 | 0 | 4 | 1 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() ![]() |
Finale | 1er | 5 | 4 | 1 | 0 | 9 | 0 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Quart de finale | - | 4 | 2 | 0 | 2 | 7 | 4 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Finale | 2e | 6 | 4 | 0 | 2 | 7 | 5 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Finale | 1er | 6 | 4 | 2 | 0 | 15 | 2 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Finale | 1er | 6 | 6 | 0 | 0 | 22 | 4 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() |
Demi-finale | - | 5 | 3 | 0 | 2 | 8 | 5 | Qualifié d'office | ||||||||
![]() ![]() |
Finale | 1er | 6 | 4 | 2 | 0 | 16 | 6 | Qualifié d'office | ||||||||
Total | 21/23 | 100 | 67 | 19 | 14 | 227 | 63 | 16 | 9 | 4 | 3 | 29 | 11 |
Année | Résultat | Class. | M | V | N | D | bp | bc |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
1916-1991 | Le Mexique n'est pas invité par la CONMEBOL | |||||||
![]() |
Finale | 2e | 6 | 2 | 2 | 2 | 8 | 7 |
![]() |
Quart de finale | - | 4 | 1 | 2 | 1 | 5 | 4 |
![]() |
Petite finale | 3e | 6 | 2 | 2 | 2 | 8 | 9 |
![]() |
Petite finale | 3e | 6 | 3 | 1 | 2 | 10 | 9 |
![]() |
Finale | 2e | 6 | 3 | 1 | 2 | 7 | 5 |
![]() |
Quart de finale | - | 4 | 2 | 1 | 1 | 7 | 5 |
![]() |
Petite finale | 3e | 6 | 4 | 1 | 1 | 13 | 5 |
![]() |
1er tour | - | 3 | 0 | 0 | 3 | 1 | 4 |
![]() |
1er tour | - | 3 | 0 | 2 | 1 | 4 | 5 |
![]() |
Invité | - | - | - | - | - | - | - |
![]() |
Invité | - | - | - | - | - | - | - |
Total | 11/11 | 44 | 17 | 12 | 15 | 63 | 53 |
Année | Résultat | Class. | M | V | N | D | bp | bc |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
![]() |
Non qualifiée | |||||||
![]() |
Petite finale | 3e | 3 | 1 | 2 | 0 | 4 | 2 |
![]() |
1er tour | 5e | 3 | 1 | 0 | 2 | 8 | 6 |
![]() |
Finale | 1er | 5 | 4 | 1 | 0 | 13 | 6 |
![]() ![]() |
1er tour | 8e | 3 | 0 | 0 | 3 | 1 | 8 |
![]() |
Non qualifiée | |||||||
![]() |
Petite finale | 4e | 5 | 2 | 2 | 1 | 5 | 6 |
![]() |
Non qualifiée | |||||||
![]() |
1er tour | 6e | 3 | 1 | 0 | 2 | 6 | 5 |
![]() |
Qualifiée | - | - | - | - | - | - | - |
![]() |
- | - | - | - | - | - | - | - |
Total | 7/10 | 22 | 9 | 5 | 8 | 35 | 33 |
Année | Résultat | Class. | M | V | N | D | bp | bc |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
1908-1920 | Le Mexique n'avait pas de sélection de football | |||||||
![]() | Le Mexique ne participe pas à la compétition | |||||||
![]() | 1er tour | 14e | 2 | 0 | 0 | 2 | 2 | 10 |
![]() | Le Mexique ne participe pas à la compétition | |||||||
![]() | 1er tour | 11e | 1 | 0 | 0 | 1 | 3 | 5 |
![]() | Le Mexique ne participe pas à la compétition | |||||||
![]() | ||||||||
![]() | ||||||||
![]() | 1er tour | 12e | 3 | 0 | 1 | 2 | 2 | 5 |
![]() | Demi-finale | 4e | 6 | 3 | 0 | 2 | 12 | 5 |
![]() | 2e tour | 5e | 6 | 2 | 1 | 3 | 4 | 14 |
![]() | 1er tour | 10e | 3 | 0 | 2 | 1 | 4 | 7 |
![]() | Le Mexique ne participe pas à la compétition | |||||||
![]() | ||||||||
![]() | ||||||||
1992-2016 | Depuis 1992, la compétition est jouée par la sélection olympique | |||||||
Total | 6/14 | 21 | 5 | 4 | 12 | 27 | 46 | |
Compétitions officielles mineures
Outre les grandes compétitions internationales, le Mexique a dans son histoire également participé à des compétitions moins connues et moins prestigieuses. Il est à noter par exemple que les Mexicains ont remporté à quatre reprises le tournoi de football des Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes et à deux reprises celui des Jeux panaméricains avant que ces deux compétitions ne soient plus que réservées à la sélection olympique. Les aztèques ont aussi remporté trois des quatre éditions du Championnat nord-américain des nations et ont participé aux trois éditions du Championnat panaméricain organisées entre 1952 et 1960.
Année | Résultat | Class. | M | V | N | D | bp | bc |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
![]() | Le Mexique ne participe pas à la compétition | |||||||
![]() | Finale | 1er | 5 | 5 | 0 | 0 | 29 | 5 |
![]() | Finale | 1er | 5 | 4 | 1 | 0 | 14 | 4 |
![]() | Le Mexique ne participe pas à la compétition | |||||||
![]() | 1er tour | 5e | 6 | 1 | 3 | 2 | 8 | 10 |
![]() | Finale | 2e | 4 | 3 | 0 | 1 | 11 | 3 |
![]() | Finale | 1er | 4 | 4 | 0 | 0 | 10 | 3 |
![]() | Finale | 2e | 5 | 4 | 0 | 1 | 17 | 4 |
![]() | Finale | 1er | 5 | 5 | 0 | 0 | 11 | 2 |
![]() | Le Mexique ne participe pas à la compétition | |||||||
![]() | Demi-finale | 4e | 6 | 3 | 1 | 2 | 7 | 6 |
![]() | Demi-finale | 4e | 6 | 2 | 2 | 2 | 11 | 7 |
![]() | Finale | 2e | 5 | 3 | 1 | 1 | 8 | 3 |
![]() | Demi-finale | 3e | 3 | 2 | 0 | 1 | 6 | 3 |
1990-2014 | Depuis 1990, la compétition est joué par la sélection olympique | |||||||
Total | 11/14 | 54 | 36 | 8 | 10 | 132 | 50 | |
Année | Résultat | Class. | M | V | N | D | bp | bc |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
![]() | Le Mexique ne participe pas à la compétition | |||||||
![]() | Finale | 2e | 6 | 1 | 3 | 2 | 10 | 13 |
![]() | Quart de finale | 6e | 6 | 1 | 1 | 4 | 13 | 20 |
![]() | Le Mexique ne participe pas à la compétition | |||||||
![]() | Finale | 1er | 5 | 3 | 2 | 0 | 12 | 4 |
![]() | 1er tour | 7e | 3 | 1 | 1 | 1 | 3 | 3 |
![]() | Finale | 1er | 6 | 4 | 2 | 0 | 27 | 5 |
![]() | Le Mexique ne participe pas à la compétition | |||||||
![]() | 1er tour | 7e | 2 | 1 | 0 | 1 | 2 | 1 |
![]() | Demi-finale | 4e | 5 | 3 | 2 | 0 | 10 | 1 |
1991-2019 | Depuis 1991, la compétition est joué par la sélection olympique | |||||||
Total | 6/14 | 21 | 5 | 4 | 12 | 27 | 46 | |
Année | Résultat | Class. | M | V | N | D | bp | bc |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
![]() |
Finale | 1er | 2 | 2 | 0 | 0 | 8 | 1 |
![]() |
Finale | 1er | 4 | 4 | 0 | 0 | 17 | 2 |
![]() |
Finale | 2e | 2 | 1 | 0 | 1 | 2 | 2 |
![]() |
Finale | 1er | 2 | 1 | 1 | 0 | 5 | 2 |
Total | 4/4 | 10 | 8 | 1 | 1 | 32 | 7 |
Année | Résultat | Class. | M | V | N | D | bp | bc |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
![]() |
- | 5e | 5 | 1 | 0 | 4 | 5 | 14 |
![]() |
- | 5e | 5 | 1 | 2 | 2 | 4 | 6 |
![]() |
- | 3e | 6 | 1 | 2 | 3 | 9 | 10 |
Total | 3/3 | 16 | 3 | 4 | 9 | 18 | 30 |
Infrastructures
Les principales villes d'accueil de la sélection. |
La sélection aztèque joue la plupart de ses matchs au stade Azteca, inauguré en 1966 à l'orée de la première coupe du monde organisée par le Mexique, qui est alors considéré comme l'un des stades les plus modernes du monde. La capacité du stade Azteca a depuis été légèrement réduite pour des questions de confort et de sécurité, passant de 114 580 à 105 094 places, ce qui en fait le cinquième plus grand stade du monde en termes de capacité.
Le stade a accueilli les Jeux olympiques d'été de 1968, la Coupe du monde 1970, les Jeux panaméricains de 1975, la Coupe du monde de football des moins de 20 ans en 1983, la Coupe du monde 1986 et la Coupe des confédérations en 1999.
Mais le Mexique a également eu l'occasion d'évoluer dans d'autres stades du pays, principalement pour des matchs amicaux. Parmi ces stades, il faut noter le stade Jalisco de Guadalajara, le troisième plus grand stade mexicain après le stade Azteca et le Stade Olímpico Universatario, le stade Tecnológico à Monterrey, grande ville de football, ou encore le stade Cuauhtémoc à Puebla du nom du dernier empereur aztèque du pays.
- Les principaux stades utilisés par la sélection mexicaine
-
Le stade Azteca -
Le stade Jalisco -
Le stade Tecnológico -
Le stade Cuauhtémoc
Personnalités historiques
Sélectionneurs

Entraîneur | Période[Note 2] | M |
---|---|---|
Ignacio Trelles | 1958-1976 | 106 |
Bora Milutinović | 1983-1997 | 104 |
Ricardo La Volpe | 2002-2006 | 71 |
Manuel Lapuente | 1990-2000 | 67 |
Depuis 1923, la fédération a fait appel à une trentaine de sélectionneurs, principalement de nationalité mexicaine, qui se sont succédé plus ou moins longtemps à la tête de la sélection tricolore.
Le premier d'entre eux est Adolfo Frías Beltrán qui ne dirige que six matchs lors de l'année 1923. Se succèdent plusieurs sélectionneurs appelés uniquement pour des compétitions bien précises, parmi eux se trouve Rafael Garza Gutiérrez qui entraîne à trois reprises la sélection mexicaine 1934 et 1949. Dans les années 1950, un premier sélectionneur se stabilise à la tête des aztèques et dirige vingt-deux rencontres entre 1950 et 1958, il s'agit de l'espagnol Antonio López Herranz qui qualifie à deux reprises la sélection pour les coupes du monde de 1954 et 1958. Par la suite, la valse des entraîneurs reprend entre 1958 et la fin des années 1970. Durant cette période, plusieurs sélectionneurs sont appelés et remerciés à de nombreuses reprises comme Ignacio Trelles qui détient toujours le record de matchs dirigés à la tête de la sélection avec pas moins de 106 matchs entre 1958 et 1976. D'autre sélectionneurs prennent également leur part durant cette période comme Raúl Cárdenas, avec 59 rencontres à la tête de l'équipe ou Javier de la Torre avec 38 rencontres.
Au début des années 1980, la situation se stabilise à la tête de la sélection aztèque, les instances dirigeantes vont faire appel à Bora Milutinović pour la Coupe du monde 1986 qui se joue au Mexique et ce dernier va réussir son pari en emmenant les Mexicains en quart de finale de la compétition. Après le passage rapide de deux sélectionneurs mexicains, la fédération fait appel une première fois à Manuel Lapuente sans grand succès entre 1990 et 1991, puis le Mexique voit se succéder trois sélectionneurs qui vont mener la sélection à son unique titre mondial, Miguel Mejía Barón qui remporte la Gold Cup 1993 et échoue en finale de la Copa América 1993, puis le revenant Bora Milutinović qui qualifie la sélection à la Coupe du monde 1998, avant de laisser sa place à Manuel Lapuente qui va remporter la Coupe des confédérations 1999 devant le public mexicain.
Les années 2000 renouent avec l'habituelle instabilité des sélectionneurs à la tête de la sélection mexicaine, pas moins de quatre sélectionneurs se succèdent en deux ans avant l'arrivée de l'argentin Ricardo La Volpe en 2002, qui va remporter la Gold Cup 2003 avant de mener son équipe en huitième de finale de la Coupe du monde 2006. Par la suite de nombreux entraîneurs tentent l'aventure avec la sélection aztèque, comme Sven-Göran Eriksson ou José Manuel de la Torre, mais peu d'entre eux arrivent à persuader la fédération de leur laisser le temps de bâtir sur le long terme, dix sélectionneurs différents se sont succédé depuis 2006.
Sélectionneur | Période |
---|---|
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1923 |
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1928 |
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1930 |
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1934 |
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1935 |
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1937–1938 |
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1947 |
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1949 |
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1950 |
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1950–1952 |
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1953 |
![]() |
1953–1958 |
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1958 |
![]() |
1959 |
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1960–1963 |
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1963 |
![]() |
1963-1968 |
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1968-1969 |
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1969 |
![]() |
1969 |
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1970 |
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1970–1973 |
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1974 |
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1975–1976 |
![]() |
1977–1978 |
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1979 |
![]() |
1979 |
![]() |
1979–1981 |
![]() |
1983–1986 |
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1987–1989 |
![]() |
1989 |
![]() |
1990–1991 |
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1991–1992 |
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1993 |
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1993–1995 |
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1995–1997 |
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1997–1999 |
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1999 |
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1999 |
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1999–2000 |
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2000 |
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2000 |
![]() |
2000–2001 |
![]() |
2001–2002 |
![]() |
2002–2006 |
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2006–2008 |
![]() |
2008 |
![]() |
2008–2009 |
![]() |
2009–2010 |
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2010 |
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2010 |
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2011–2013 |
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2013 |
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2013 |
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2013–2015 |
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2015 |
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2015- |
Joueurs emblématiques
Abundis
Palencia
Blanco
Villa
Pardo
Zepeda
Ramirez
Carmona
Suárez
Márquez
Campos
|
Équipe du Mexique en finale de la Coupe des confédérations 1999. |
Sélections | Joueur | Période | Buts |
---|---|---|---|
178 | Claudio Suárez | 1992-2006 | 6 |
148 | Pável Pardo | 1996-2009 | 10 |
146 | Gerardo Torrado | 1999-2013 | 6 |
130 | Jorge Campos | 1991-2003 | 0 |
127 | Rafael Márquez | 1997- | 15 |
124 | Carlos Salcido | 2004-2014 | 10 |
Buts | Joueur | Période | Sélections |
---|---|---|---|
46 | Jared Borgetti | 1997-2008 | 89 |
40 | Javier Hernández | 2009- | 76 |
39 | Cuauhtémoc Blanco | 1995-2014 | 121 |
35 | Luis Hernández | 1995-2008 | 85 |
35 | Carlos Hermosillo | 1984-1997 | 90 |
De nombreux joueurs ont marqué l'histoire de la sélection mexicaine. Parmi les plus anciens, on retrouve Antonio Carbajal qui a été le gardien de but de la sélection mexicaine et qui est surtout connu comme étant avec Lothar Matthäus, un des seuls joueurs à avoir disputé cinq phases finales de Coupe du monde entre 1950 et 1966. Par la suite, un autre grand joueur va également battre des records, il s'agit de Hugo Sánchez qui a été appelé 58 fois en équipe nationale sur un laps de temps de 17 ans entre 1977 et 1994 et a inscrit 29 buts avec la tricolore. En 1999, l'IFFHS le classe d'ailleurs 26e meilleur footballeur du XXe siècle et meilleur footballeur de la zone CONCACAF[52].
En 1986, durant la seconde Coupe du monde organisée par le Mexique, trois joueurs vont sortir du lot dans la sélection mexicaine, Manuel Negrete, qui va inscrire un des buts les plus spectaculaires de la compétition, d'une reprise de volée acrobatique en huitièmes de finale face à la Bulgarie. Pablo Larios, le portier de la sélection qui bien qu'éliminée lors des quarts de finale n'aura perdu aucun match grâce en partie à son gardien. Enfin, dernier joueur à avoir percé durant cette compétition, Carlos Hermosillo qui deviendra par la suite le meilleur buteur de tous les temps de la sélection.
La génération de joueurs suivante va être celle qui va amener le premier titre majeur de l'histoire de la sélection mexicaine. Alberto García Aspe, Jorge Campos, Pável Pardo ou encore Claudio Suárez, recordman du nombre de sélections, vont amener leur expérience à de jeunes joueurs prometteurs comme Ramón Ramírez, Luis Hernández, Cuauhtémoc Blanco ou Jared Borgetti qui deviendra le recordman du nombre de buts en sélection pour remporter la Coupe des confédérations 1999 qui se déroule au Mexique.
Par la suite, plusieurs autres joueurs marqueront l'histoire de la sélection, comme l'emblématique capitaine de El Tri, Rafael Márquez, ou encore des joueurs comme Gerardo Torrado ou plus récemment Javier Hernández dit Chicharito qui a déjà marqué 35 buts avec la sélection en moins de cinq ans.
Sélection actuelle
N° | Pos | Nom | Date de naissance | Sélections | Buts | Club |
---|---|---|---|---|---|---|
1 | GB | Moisés Muñoz | 13 | 0 | ![]() | |
12 | GB | Jonathan Orozco | 6 | 0 | ![]() | |
13 | GB | Guillermo Ochoa | 74 | 0 | ![]() | |
2 | DF | Francisco Javier Rodríguez | 109 | 1 | ![]() | |
3 | DF | Yasser Corona | 2 | 0 | ![]() | |
4 | DF | Miguel Ángel Herrera | 3 | 0 | ![]() | |
5 | DF | Diego Reyes | 27 | 0 | ![]() | |
7 | DF | Miguel Layún | 31 | 3 | ![]() | |
15 | DF | Oswaldo Alanís | 9 | 1 | ![]() | |
17 | DF | Jorge Torres Nilo | 41 | 1 | ![]() | |
22 | DF | Paul Aguilar | 49 | 4 | ![]() | |
6 | ML | Héctor Herrera | 31 | 0 | ![]() | |
8 | ML | Jonathan dos Santos | 17 | 0 | ![]() | |
9 | ML | Jesús Manuel Corona | 14 | 2 | ![]() | |
16 | ML | Antonio Ríos | 8 | 0 | ![]() | |
18 | ML | Andrés Guardado ![]() | 121 | 21 | ![]() | |
20 | ML | Jesús Dueñas | 3 | 0 | ![]() | |
21 | ML | Carlos Esquivel | 17 | 0 | ![]() | |
23 | ML | José Juan Vázquez | 15 | 0 | ![]() | |
10 | AT | Giovani dos Santos | 90 | 17 | ![]() | |
11 | AT | Carlos Vela | 44 | 13 | ![]() | |
14 | AT | Javier Orozco | 14 | 0 | ![]() | |
19 | AT | Oribe Peralta | 44 | 20 | ![]() |
Sélections et buts actualisés le 26 juillet 2015.
Pos | Nom | Date de naissance | Sélections | Buts | Club | Dernier match appelé |
---|---|---|---|---|---|---|
GB | Luis Ernesto Michel | 15 | 0 | ![]() | Gold Cup 2015 (Réserviste) | |
GB | José Corona | 40 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
GB | Alfredo Talavera | 17 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
GB | Melitón Hernández | 2 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
GB | Cirilo Saucedo | 2 | 0 | ![]() | / ![]() | |
DF | Héctor Moreno | 59 | 1 | ![]() | Gold Cup 2015 (Forfait sur blessure) | |
DF | Miguel Ángel Ponce | 12 | 1 | ![]() | Gold Cup 2015 (Réserviste) | |
DF | Hiram Mier | 12 | 0 | ![]() | Gold Cup 2015 (Réserviste) | |
DF | Fernando Navarro | 1 | 0 | ![]() | Gold Cup 2015 (Réserviste) | |
DF | Rafael Márquez | 127 | 15 | ![]() | Copa América 2015 | |
DF | Juan Carlos Valenzuela | 23 | 1 | ![]() | Copa América 2015 | |
DF | Hugo Ayala | 22 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
DF | Adrián Aldrete | 19 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
DF | Julio Domínguez | 16 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
DF | Gerardo Flores | 14 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
DF | Efraín Velarde | 9 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
DF | Carlos Salcedo | 4 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
DF | George Corral | 3 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
DF | Enrique Pérez | 4 | 0 | ![]() | Copa América 2015 (Réserviste) | |
DF | Luis Fernando Fuentes | 0 | 0 | ![]() | Copa América 2015 (Réserviste) | |
DF | Rodrigo Salinas | 0 | 0 | ![]() | Copa América 2015 (Réserviste) | |
DF | Luis Rodríguez | 1 | 0 | ![]() | / ![]() | |
DF | Luis Venegas | 3 | 0 | ![]() | / ![]() | |
DF | Hugo Rodríguez | 2 | 0 | ![]() | / ![]() | |
DF | Rodolfo Pizarro | 4 | 0 | ![]() | / ![]() | |
ML | Jesús Molina | 8 | 0 | ![]() | Gold Cup 2015 (Réserviste) | |
ML | Néstor Calderón | 7 | 0 | ![]() | Gold Cup 2015 (Réserviste) | |
ML | Erick Gutiérrez | 0 | 0 | ![]() | Gold Cup 2015 (Réserviste) | |
ML | Hirving Lozano | 0 | 0 | ![]() | Gold Cup 2015 (Réserviste) | |
ML | Orbelín Pineda | 0 | 0 | ![]() | Gold Cup 2015 (Réserviste) | |
ML | Javier Aquino | 31 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
ML | Marco Fabián | 27 | 6 | ![]() | Copa América 2015 | |
ML | Luis Montes | 17 | 3 | ![]() | Copa América 2015 | |
ML | Juan Carlos Medina | 14 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
ML | Javier Güemez | 10 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
ML | Mario Osuna | 3 | 0 | ![]() | Copa América 2015 | |
ML | Isaác Brizuela | 7 | 0 | ![]() | Copa América 2015 (Réserviste) | |
ML | David Cabrera | 3 | 0 | ![]() | Copa América 2015 (Réserviste) | |
ML | Arturo González | 3 | 0 | ![]() | Copa América 2015 (Réserviste) | |
ML | Jürgen Damm | 1 | 0 | ![]() | Copa América 2015 (Réserviste) | |
AT | Javier Hernández | 74 | 40 | ![]() | Gold Cup 2015 (Forfait sur blessure) | |
AT | Aldo de Nigris | 28 | 9 | ![]() | Gold Cup 2015 (Réserviste) | |
AT | Raúl Jiménez | 36 | 8 | ![]() | Copa América 2015 | |
AT | Vicente Matías Vuoso | 15 | 6 | ![]() | Copa América 2015 | |
AT | Enrique Esqueda | 9 | 1 | ![]() | Copa América 2015 | |
AT | Eduardo Herrera | 8 | 3 | ![]() | Copa América 2015 | |
AT | Erick Torres | 4 | 1 | ![]() | / ![]() | |
AT | Marco Bueno | 1 | 0 | ![]() | / ![]() |
Statistiques
Classement FIFA
La sélection du Mexique fait son entrée au classement FIFA en août 1993 à la 14e place. Le Mexique reste dans le haut du classement durant de nombreuses années obtenant son meilleur classement en février 1998 en grimpant à la quatrième place du classement. Par la suite, il atteindra encore cette position à quatre reprises, en août 2003, en avril 2004, en juin 2004, et en mai 2006. Mais c'est à partir de 2006 qu'a lieu une cassure et que les Mexicains font un net recul au classement, après avoir longtemps été dans les vingt premiers, ils se retrouvent désormais coincés entre la 20e et la 30e place, occupant leur plus mauvaise position en juillet 2009 avec une 33e place[53].
Au classement du 1er octobre 2015, le Mexique est situé au 27e rang[54]

Nations rencontrées
La sélection du Mexique a disputé entre 1923 et fin 2013, 766 matchs dans son histoire contre 90 pays différents. Bien qu'elle ait déjà affronté des équipes de tous les continents, la sélection mexicaine a surtout joué contre des sélections proches géographiquement, situées principalement en Amérique du Nord et en Amérique du Sud.

De par les aléas des compétitions et les choix de la fédération dans l'organisation des matchs amicaux, le Mexique a connu comme adversaires les plus réguliers les États-Unis (63 confrontations), le Costa Rica (47 confrontations) et le Brésil (38 confrontations).
Adversaire | Total | Victoires | Nuls | Défaites |
---|---|---|---|---|
![]() | 63 | 32 | 14 | 17 |
![]() | 47 | 27 | 15 | 5 |
![]() | 39 | 10 | 7 | 22 |
![]() | 31 | 26 | 1 | 4 |
![]() | 31 | 20 | 7 | 4 |
![]() | 31 | 19 | 6 | 6 |
Records
En termes de résultat record, la plus large victoire enregistrée par la sélection mexicaine à ce jour l'a été contre les Bahamas (13-0) lors d'un match amical le [55].
La plus large défaite de la sélection mexicaine l'a été contre l'Angleterre (8-0) lors d'un match amical le [55].
Notes et références
- Notes
- ↑ Le Mexique bien que n'étant pas membre de la CONMEBOL, participe régulièrement à la Copa América en tant qu'invité.
- ↑ La période correspond aux dates des premier et dernier matchs dirigés.
- Références
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- 1 2 3 (en) rsssf.com, « Mexico - International Matches » (consulté le 31 mai 2014)
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