Coupe du monde de football de 1954

Sport | Football |
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Organisateur(s) | FIFA |
Édition | 5e |
Lieu(x) |
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Date |
du au |
Participants | 16 (45 partants) |
Épreuves | 26 rencontres |
Affluence |
889.500 (moyenne 34.211) |
Site web officiel |
FIFA |
Tenant du titre |
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Vainqueur |
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Finaliste |
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Troisième |
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Buts | 140 (moyenne 5,4) |
Meilleur joueur |
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Meilleur(s) buteur(s) |
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Coupe du monde 1950 Coupe du monde 1958
La Coupe du monde de football de 1954 est la cinquième édition de la Coupe du monde de football. Elle se tient en Suisse du 16 juin au . Elle voit la victoire de la RFA contre la Hongrie, en finale du tournoi, 3 à 2.
En raison du rapport de force entre les deux équipes (la Hongrie est largement favorite par rapport à la RFA) et du contexte socio-politique en Europe (l'Allemagne est ressortie laminée de la Seconde Guerre mondiale sur le plan économique et politique), la finale est surnommée das Wunder von Bern (le miracle de Berne).
En octobre 2010, une étude allemande révèle que les champions du monde auraient été dopés à la pervitine, les contrôles anti-dopage n'existant pas encore à l'époque[1],[2],[3],[4]. En effet, d'étranges maladies se déclarent chez certains champions du monde après la compétition. Mais l'Allemagne confirme pourtant quatre ans plus tard en étant présente dans le dernier carré.
Préparation de l’événement
Contexte
Désignation du pays organisateur
Villes retenues et stades
Sites de la Coupe du monde 1954 |
- Bâle : Stade Saint-Jacques (50000 places)
- Berne : Wankdorf (65000)
- Genève : Stade des Charmilles (35000)
- Lausanne : Stade de la Pontaise (50000)
- Lugano : Stade Cornaredo (32000)
- Zurich : Stade du Hardturm (40000)
Équipes qualifiées

45 équipes sont inscrites pour les tours préliminaires de la Coupe du monde 1954. L'équipe du pays-hôte, la Suisse, est qualifiée d'office[5].
Europe
-
Suisse (pays organisateur)
-
France
-
Autriche
-
Belgique
-
Tchécoslovaquie
-
Angleterre
-
Allemagne de l’Ouest
-
Hongrie
-
Italie
-
Yougoslavie
-
Écosse
-
Turquie
Amérique du Nord, centrale et caraïbes
Amérique du Sud
Asie
-
Corée du Sud
Compétition
Résumé
L'équipe de Hongrie, dite le onze d'or, est considérée comme la grande favorite du tournoi. La formation composée de stars telles Ferenc Puskás, Nándor Hidegkuti, Sándor Kocsis et autres Gyula Grosics est invaincue depuis quatre ans, était championne olympique et vient de battre par deux fois l'équipe anglaise, dont le fameux 6-3 à Wembley.
Les Magyars passent le premier tour sans problème majeur, infligeant même un sévère 8-3 à l'équipe allemande. Mais l'entraîneur allemand, Sepp Herberger, considérant le match comme perdu d'avance, aligne une équipe composée surtout de réservistes. Sous la vigueur des tacles allemands, la vedette Puskás sort blessée de cette rencontre et manque les parties suivantes.
Le quart de finale face au Brésil est bien plus dur pour les hommes de Gusztáv Sebes. Dominés au niveau du jeu, les Brésiliens produisent un jeu de plus en plus agressif, souvent à la limite de la régularité. Mais ils ne peuvent empêcher la victoire hongroise. La demi-finale face à l'Uruguay, si elle est bien plus régulière au niveau du jeu, est toute aussi éprouvante. Sous l'impulsion de l'entraîneur Sebes, qui exige le maximum à chaque match, les joueurs commencent à fatiguer. Ils s'imposent tout de même, mais dans les prolongations d'un match exigeant.
De l'autre côté, l'Allemagne, s'étant qualifiée dans le match de barrage face à la Turquie, connaît un parcours bien plus facile en quarts et en demi, éliminant respectivement une équipe de Yougoslavie décevante (2-0) et une équipe d'Autriche d'un niveau assez moyen (6-1). Les Allemands se présentent donc en meilleure condition physique et mieux préparés aux conditions météo.
La pluie qui tombe sur le stade du Wankdorf de Berne le jour de la finale n'avantage pas le jeu hongrois. Mais ces derniers, comptant à nouveau Puskás dans leurs rangs, prennent rapidement l'avantage et menent 2-0 après huit minutes. Mais le onze allemand revient au score dans les minutes qui suivent, et Helmut Rahn, l'un des deux héros allemands de la finale avec le gardien Anton Turek, égalise encore après 18 minutes. Au retour des vestiaires, les joueurs hongrois dominent toujours leurs adversaires, mais n'arrivent pas à marquer, touchant le cadre à plusieurs reprises. Au contraire, c'est à nouveau Rahn qui marque le 3-2 à cinq minutes de la fin. Un dernier but de Puskás, dans les ultimes minutes, est annulé pour hors-jeu.
Les joueurs hongrois sont ramenés en discrétion, afin de leur éviter la confrontation avec les supporters déçus. Désigné comme bouc émissaire par les officiels, le gardien Grosics est écarté de la sélection nationale pour deux ans. Les stars, très cotées à l'étranger, tels Puskás qui jouera finalement au Real Madrid ou Kocsis au Barça, profiteront de matches de Coupe d'Europe pour quitter la Hongrie en 1956, lors de l'Insurrection de Budapest[réf. nécessaire].
En face, les joueurs allemands sont célébrés à leur retour, dès le passage de la frontière. Mais tous, à l'exception de Fritz Walter et de Rahn, retombent dans un certain anonymat dans les années qui suivent, ayant pris leur retraite du monde sportif. L'équipe allemande ne joue plus qu'un seul match dans la composition victorieuse à Berne : un match de gala en 1967.
Le parcours victorieux de l'équipe d'Allemagne a inspiré le film Le Miracle de Berne (2003) de Sönke Wortmann.
En 2010, les premiers résultats d'une étude universitaire allemande baptisée Dopage en Allemagne et financée Comité national olympique allemand, prévue pour 2012, révèle que les champions du monde allemands étaient dopés à la pervitine, aussi couramment connu sous le nom de « drogue du soldat »[6].
Premier tour
Le premier tour, joué sous forme de poules, a vu naître un déroulement qui n'aura lieu que lors de cette édition 1954 : la mise en place dans chaque poule de « têtes de série ». En effet, chacune des 4 poules comporte 2 équipes tête de série (désignées par la FIFA selon leur classement par les résultats en amicaux et en officiels). Ces 2 têtes de série ne se rencontrent pas en match de poule, excepté si elles finissent à égalité de points pour une place qualificative. De même pour les deux équipes qui ne sont pas tête de série, dans chaque poule. Par ailleurs, en cas d'égalité de points à la tête du groupe, un tirage au sort a lieu pour déterminer le rang de classement. Les têtes de série désignées sont :
- Groupe A :
France et
Brésil
- Groupe B :
Hongrie et
Turquie (au départ, l'Espagne était tête de série mais elle a été éliminée en tour préliminaire par la Turquie)
- Groupe C :
Uruguay et
Autriche
- Groupe D :
Angleterre et
Italie
Dans les classements, les équipes tête de série sont indiquées en gras.
Groupe A
Le Brésil se qualifie sans problème en laminant le Mexique 5-0 et en faisant un match nul 1-1 contre la Yougoslavie. La France perd contre les Yougoslaves et sa victoire contre le Mexique ne la sauve pas de l'élimination. Les Auriverdes et les Slaves sont qualifiés, les Bleus et les Mexicains éliminés. Le Brésil est désigné premier du groupe par tirage au sort.
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18:00 ![]() |
Brésil ![]() |
5 - 0 | ![]() |
Stade des Charmilles, Genève Spectateurs : 13 000 Arbitrage : Paul Raymond Wyssling ![]() |
Baltasar |
(Rapport) |
18:00 ![]() |
Yougoslavie ![]() |
1 - 0 | ![]() |
Stade Olympique de la Pontaise, Lausanne Spectateurs : 27 000 Arbitrage : Benjamin Griffiths ![]() |
Milutinović |
(Rapport) |
17:00 ![]() |
Brésil ![]() |
1 - 1 a.p. |
![]() |
Stade Olympique de la Pontaise, Lausanne Spectateurs : 40 000 Arbitrage : Charlie Faultless ![]() |
Didi |
(Rapport) |
Zebec |
17:10 ![]() |
France ![]() |
3 - 2 | ![]() |
Stade des Charmilles, Genève Spectateurs : 19 000 Arbitrage : Manuel Asensi Martin ![]() |
Jean Vincent |
(Rapport) |
Lamadrid |
Groupe B
Le Onze d'Or Hongrois écrase les néophytes coréens 9-0 et les allemands 8-3. Les Allemands et les Turcs gagnent chacun une fois, et comme la différence de buts n'est pas prise en compte à l'époque (ce qui aurait qualifié la Turquie), un match de barrage oppose les Turcs à la Mannschaft, et la victoire des Allemands les qualifie de justesse.
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18:00 ![]() |
Allemagne de l’Ouest ![]() |
4 - 1 | ![]() |
Stade du Wankdorf, Berne Spectateurs : 39 000 Arbitrage : José Vieira da Costa ![]() |
Schäfer |
(Rapport) |
Suat |
18:00 ![]() |
Hongrie ![]() |
9 - 0 | ![]() |
Stade du Hardturm, Zurich Spectateurs : 18 000 Arbitrage : Raymond Vincenti ![]() |
Puskás |
(Rapport) |
16:50 ![]() |
Hongrie ![]() |
8 - 3 | ![]() |
Stade Saint-Jacques, Bâle Spectateurs : 65 000 Arbitrage : William Ling ![]() |
Kocsis |
(Rapport) |
Pfaff |
17:00 ![]() |
Turquie ![]() |
7 - 0 | ![]() |
Stade des Charmilles, Genève Spectateurs : 3 000 Arbitrage : Esteban Marino ![]() |
Suat |
(Rapport) |
Match d'appui 18:00 ![]() |
Allemagne de l’Ouest ![]() |
7 - 2 | ![]() |
Stade du Hardturm, Zurich Spectateurs : 18 000 Arbitrage : Raymond Vincenti ![]() |
O. Walter |
(Rapport) |
Mustafa |
Groupe C
Le champion sortant uruguayen gagne tous ses matchs (2-0 contre les Tchécoslovaques et 7-0 contre l'Ecosse, dont c'est la première participation après son forfait 4 ans plus tôt). L'Autriche réalise le même exploit mais sur des scores différents (1-0 contre l'Ecosse et 5-0 contre la Tchécoslovaquie). Les deux qualifiés n'ont réalisé que des victoires sans se rencontrer (étant donné leur statut de tête de série) et ont gardé leurs cages inviolées. L'Uruguay est désigné premier par tirage au sort.
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18:00 ![]() |
Uruguay ![]() |
2 - 0 | ![]() |
Wankdorf, Berne Spectateurs : 20 500 Arbitrage : Arthur Ellis ![]() |
Míguez |
(Rapport) |
18:00 ![]() |
Autriche ![]() |
1 - 0 | ![]() |
Stade du Hardturm, Zurich Spectateurs : 30 000 Arbitrage : Laurent Franken ![]() |
Probst |
(Rapport) |
16:50 ![]() |
Uruguay ![]() |
7 - 0 | ![]() |
Stade Saint-Jacques, Bâle Spectateurs : 43 000 Arbitrage : Vincenzo Orlandini ![]() |
Borges |
(Rapport) |
17:00 ![]() |
Autriche ![]() |
5 - 0 | ![]() |
Stade du Hardturm, Zurich Spectateurs : 25 000 Arbitrage : Vasa Stefanović ![]() |
Stojaspal |
(Rapport) |
Groupe D
Il s'agit de la seule poule de quatre équipes de premier tour d’une coupe du monde à comporter que des équipes du même continent, l'Europe (ce sera d'ailleurs à jamais la seule dans ce cas étant donné les règles des tirages au sort existant actuellement pour les phases finales de coupe du monde)[7]. La Suisse bat l'Italie et l'Angleterre réalise un bon nul 4-4 contre la Belgique. Puis la Belgique est battue par l'Italie et l'Angleterre bat la Suisse. Résultat : avec une victoire et une défaite chacun, la Suisse et l'Italie doivent se départager en match de barrage, et la victoire de la Suisse la sauve.
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17:50 ![]() |
Suisse ![]() |
2 - 1 | ![]() |
Stade Olympique de la Pontaise, Lausanne Spectateurs : 43 000 Arbitrage : Mario Gonçalves Vianna ![]() |
Ballaman |
(Rapport) |
Boniperti |
18:10 ![]() |
Angleterre ![]() |
4 - 4 a.p. |
![]() |
Stade Saint-Jacques, Bâle Spectateurs : 40 000 Arbitrage : Emil Schmetzer ![]() |
Broadis |
(Rapport) |
Anoul |
17:00 ![]() |
Italie ![]() |
4 - 1 | ![]() |
Stade Cornaredo, Lugano Spectateurs : 26 000 Arbitrage : Carl Erich Steiner ![]() |
Pandolfini |
(Rapport) |
Anoul |
17:10 ![]() |
Angleterre ![]() |
2 - 0 | ![]() |
Stade du Wankdorf, Berne Spectateurs : 50 000 Arbitrage : István Zsolt ![]() |
Mullen |
(Rapport) |
Match d'appui 18:00 ![]() |
Suisse ![]() |
4 - 1 | ![]() |
Stade Saint-Jacques, Bâle Spectateurs : 30 000 Arbitrage : Benjamin Griffiths ![]() |
Hügi |
(Rapport) |
Nesti |
Tableau final
Quarts de finale | Demi-finales | Finale | ||||||||
27 juin / Berne | 30 juin / Lausanne | 4 juillet / Berne | ||||||||
![]() |
2 | |||||||||
![]() |
4 | |||||||||
![]() |
4 | |||||||||
26 juin / Bâle | ||||||||||
![]() |
2 | |||||||||
![]() |
4 | |||||||||
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2 | |||||||||
![]() |
2 | |||||||||
27 juin / Genève | ||||||||||
![]() |
3 | |||||||||
![]() |
0 | |||||||||
30 juin / Bâle | ||||||||||
![]() |
2 | |||||||||
![]() |
6 | |||||||||
26 juin / Lausanne | Troisième place | |||||||||
![]() |
1 | |||||||||
![]() |
7 | 3 juillet / Zürich | ||||||||
![]() |
5 | ![]() | 1 | |||||||
![]() | 3 | |||||||||
Quarts de finale
Ce match reste actuellement le plus prolifique en buts de l'histoire de la Coupe du Monde, avec un total de 12 buts, dont un doublé et un triplé de chaque côté. Tous les buts ont été inscrits avant le dernier quart d'heure et après le premier. Cette demi-finale autrichienne est la deuxième en deux participations (suite au forfait de 1938), lui permettant au pire d'égaler la performance de la Wunderteam en 1934.
17:00 ![]() |
Autriche ![]() |
7 - 5 | ![]() |
Stade Olympique de la Pontaise, Lausanne Spectateurs : 35 000 Arbitrage : M. Faultless ![]() |
Wagner |
(Rapport) |
Ballaman |
Les champions sortants participent à leur deuxième demi-finale et se retrouvent pour la troisième fois en trois participations dans le dernier carré.
17:00 ![]() |
Uruguay ![]() |
4 - 2 | ![]() |
Stade Saint-Jacques, Bâle Spectateurs : 35 000 Arbitrage : Carl Erich Steiner ![]() |
Borges |
(Rapport) |
Lofthouse |
Le parcours du Onze d'Or passe par le Brésil, vice-champion sortant, et les hongrois sortent vainqueurs. Ce match appelé Bataille de Berne est marqué pour sa tension.
17:00 ![]() |
Brésil ![]() |
2 - 4 | ![]() |
Wankdorf, Berne Spectateurs : 60 000 Arbitrage : Arthur Ellis ![]() |
Djalma Santos |
(Report) |
Hidegkuti |
Les allemands continuent d'impressionner les foules en battant les Yougoslaves par 2 buts à 0.
17:00 ![]() |
Yougoslavie ![]() |
0 - 2 | ![]() |
Stade des Charmilles, Genève Spectateurs : 20 000 Arbitrage : István Zsolt ![]() |
(Rapport) |
Horvat |
Demi-finales
Contraints de disputer une prolongation en demi-finale, hongrois et uruguayens sont finalement départagés par Sandor Kocsis, futur meilleur buteur du tournoi, qui marque deux fois en prolongation et permet aux hongrois de devenir la troisième nation à disputer deux finales, après l'Uruguay (1930 et 1950) et l'Italie (1934 et 1938).
18:00 ![]() |
Hongrie ![]() |
4 - 2 a.p. |
![]() |
Stade Olympique de la Pontaise, Lausanne Spectateurs : 37 000 Arbitrage : Benjamin Griffiths ![]() |
Czibor |
(Rapport) |
Hohberg |
Lors de ce qu'on pourrait appeler un "derby germanique", les allemands, moins impressionnants que les autrichiens jusqu'alors, sortent néanmoins vainqueurs et accèdent à la première de leur future série de finales par un score fleuve.
18:00 ![]() |
Allemagne de l’Ouest ![]() |
6 - 1 | ![]() |
Stade Saint-Jacques, Bâle Spectateurs : 58 000 Arbitrage : Vincenzo Orlandini ![]() |
Schäfer |
(Rapport) |
Probst |
Match pour la troisième place
L'Autriche réalise sa meilleure performance en mondial en terminant troisième. Elle fait ainsi mieux que la Wunderteam de 1934, qui avait perdu à ce stade contre l'Allemagne.
17:00 ![]() |
Uruguay ![]() |
1 - 3 | ![]() |
Stade du Hardturm, Zurich Spectateurs : 32 000 Arbitrage : Paul Raymond Wyssling ![]() |
Hohberg |
(Rapport) |
Stojaspal |
Finale
Le miracle de Berne voit les Allemands triompher à la surprise générale des archi-favoris Hongrois qui ont pourtant ouvert le score. Les hongrois avaient étrillés cette même RFA quelques jours plus tôt 8-3. Quatre des cinq buts du match sont inscrits dans les vingt premières minutes du match, et le dernier but en toute fin de match. Dans les derniers instants du match Ferenc Puskás égalise pour la Hongrie, mais l'arbitre refuse son but pour hors-jeu. C'est la première défaite de l'équipe d'or depuis 31 matchs et quatre ans. En octobre 2010, une enquête allemande révèle que la victoire de la RFA était volée car l'équipe allemande s'était dopée à la pervitine aussi couramment connue sous le nom de la « drogue du soldat ».
Cependant la pervitine n'était pas interdite à l'époque. Les footballeurs allemands de cette époque ont expliqué qu'ils pensaient prendre de la Vitamine C (Il y a d'ailleurs une histoire analogue avec l'Équipe d'Algérie lors de la coupe du monde 1982). La Mannschaft a été largement avantagée grâce à des chaussures à crampons vissés d'Adi Dassler (Adidas) dont étaient équipés les joueurs Allemands. Le déluge qui s'est abattu sur Berne a fait basculer le destin. En rendant le terrain trop lourd, il handicapa fortement le jeu léché des Hongrois à la technique supérieure, et favorisa ainsi celui des Allemands qui avaient de bien meilleurs appuis.
15h00 ![]() |
Allemagne de l’Ouest ![]() |
3 - 2 | ![]() |
Stade du Wankdorf, Berne Spectateurs : 65 000 Photos du match Arbitrage : ![]() |
Morlock |
(Rapport) |
Puskás |
Titulaires : |
![]() ![]() |
Titulaires : |
Les 22 champions du monde
Voir l'article Équipe d'Allemagne de football à la coupe du monde 1954
Buteurs
11 buts :
6 buts :
-
Erich Probst
-
Max Morlock
-
Josef Hügi
4 buts :
-
Helmut Rahn
-
Hans Schäfer
-
Ottmar Walter
-
Nándor Hidegkuti
-
Ferenc Puskás
-
Robert Ballaman
-
Carlos Borges
3 buts :
-
Ernst Stojaspal
-
Theodor Wagner
-
Léopold Anoul
-
Nat Lofthouse
-
Fritz Walter
-
Zoltán Czibor
-
Burhan Sargun
-
Suat Mamat
-
Juan Hohberg
-
Oscar Míguez
2 buts :
-
Alfred Körner
-
Ernst Ocwirk
-
Didi
-
Julinho
-
Pinga
-
Ivor Broadis
-
Mihály Lantos
-
Péter Palotás
-
Lefter Küçükandonyadis
-
Julio Abbadie
-
Juan Alberto Schiaffino
1 but :
-
Henri Coppens
-
Baltazar
-
Djalma Santos
-
Tom Finney
-
Jimmy Mullen
-
Dennis Wilshaw
-
Raymond Kopa
-
Jean Vincent
-
Richard Herrmann
-
Bernhard Klodt
-
Alfred Pfaff
-
József Tóth
-
Giampiero Boniperti
-
Amleto Frignani
-
Carlo Galli
-
Benito Lorenzi
-
Fulvio Nesti
-
Egisto Pandolfini
-
Tomás Balcázar
-
José Luis Lamadrid
-
Jacques Fatton
-
Mustafa Ertan
-
Erol Keskin
-
Javier Ambrois
-
Obdulio Varela
-
Miloš Milutinović
-
Branko Zebec
But contre son camp :
-
Jimmy Dickinson (pour la Belgique)
-
Raúl Cárdenas (pour la France)
-
Luis Cruz (pour l'Autriche)
-
Ivica Horvat (pour l'Allemagne)
Classement des équipes
À l'origine, les équipes ayant participé à cette Coupe du monde n'étaient pas classées. Cependant, en 1986, la FIFA établit rétroactivement un classement final de chaque Coupe du monde, basé sur la progression lors de la compétition, le nombre de matchs gagnés, la différence de buts puis enfin sur le nombre de buts marqués[8].
Place | Sélection | Stade |
---|---|---|
![]() | ![]() | Vainqueur |
![]() | ![]() | Finale |
![]() | ![]() | Troisième |
4 | ![]() | Quatrième |
5 | ![]() | Quart de finale |
6 | ![]() | |
7 | ![]() | |
8 | ![]() | |
9 | ![]() | Premier tour |
10 | ![]() | |
11 | ![]() | |
12 | ![]() | |
13 | ![]() | |
14 | ![]() | |
15 | ![]() | |
16 | ![]() |
Interprétations et postérité
Selon Denis Müller, cette Coupe du monde est considérée comme la fin d'une première période de l'Histoire du football. En outre, il clos un « temps des héros fondateurs » dont Ferenc Puskás fut l'un des derniers représentants pour ouvrir un « temps des magiciens, des techniciens et des casseurs »[9].
Notes et références
- ↑ Football : les champions du monde 1954 étaient dopés Nouvelobs.com, 26 octobre 2010
- ↑ Les «héros de Berne» étaient dopés L'Equipe, 26 octobre 2010
- ↑ Football : les champions du monde allemands de 1954 étaient dopés LeMonde.fr, 26 octobre 2010
- ↑ Football : la Coupe du Monde « volée » aux Hongrois en 1954 ! hulala.org, 27 octobre 2010
- ↑ « La compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA fête ses 75 ans », sur fr.fifa.com, (consulté le 25 octobre 2015)
- ↑ CM 1954: Les Allemands étaient dopés, Sports.fr, le 26 octobre 2010
- ↑ La coupe du monde 1978 a également eu quatre équipes européennes mais au second tour de la compétition.
- 1 2 (en)« FIFA World Cup™: All-time ranking », sur fifa.com, Fédération internationale de football association
- ↑ Müller 2008, p. 76
Bibliographie
- Denis Müller, Le football, ses dieux et ses démons : menaces et atouts d'un jeu déréglé, Lausanne, Labor et Fides, , 258 p. (ISBN 9782830912555)
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