Exode palestinien de 1948


L'exode palestinien de 1948 fait référence à l'exode de la population arabe palestinienne qui se produisit pendant la guerre israélo-arabe de 1948.
Durant cette guerre, entre 700 000 et 750 000[2],[3] Arabes palestiniens fuient ou sont expulsés[Note 1] de leurs villes et villages et se voient refuser tout droit au retour sur leurs terres tant pendant qu'après la guerre[4] tandis que plus de 90 % de leurs villages sont détruits.
La proportion entre les Palestiniens ayant fui ou ayant été chassés, les causes et les responsabilités de l'exode, son caractère accidentel ou intentionnel, ainsi que la question de leur droit au retour après les combats et le parallélisme à faire avec l'exode juif des pays arabes sont des sujets hautement débattus tant entre les commentateurs du conflit israélo-palestinien qu'entre les historiens spécialistes des événements de cette époque.
L'événement est commémoré dans la mémoire collective palestinienne en tant que Nakba (arabe: النكبة, an-Nakbah, lit. « désastre » ou « catastrophe »). Selon Benny Morris, « les réfugiés palestiniens constituent le plus inextricable et explosif des problèmes laissés par les événements de 1948 »[5].
Contexte
Conflit nationaliste en Palestine mandataire


À partir de 1920 et du contrôle de la Palestine par les Britanniques, celle-ci connaît une immigration croissante de Juifs ayant pour aspiration d'y fonder un État dans ce qu'ils voient comme la Terre d'Israël. Face à ceux-ci, les dirigeants arabes affichent leur propre nationalisme, parfois pan-arabe et mènent une opposition de plus en plus forte, marquée par des émeutes en 1920, 1921 et 1929 et des massacres qui font plusieurs centaines de morts.
Ce sont deux types de sociétés (l'une principalement industrielle et l'autre principalement agricole et pastorale), deux cultures (l'une occidentale[6] et l'autre orientale) et deux nationalismes inconciliables qui s'affrontent et qui affrontent également l'« occupant » britannique. La problématique est d'autant plus délicate que malgré l'essor économique provoqué par l'implantation sioniste les protagonistes sont confrontés à un « jeu à somme nulle »[7],[4], en ce sens que la capacité d'accueil du territoire est pleinement utilisée et qu'en conséquence toute augmentation de l'espace vital de l'un ne peut se faire qu'au détriment de celui de l'autre.
L'opposition arabe culmine avec la Grande Révolte de 1936-1939. Menée par les nationalistes palestiniens, elle s'oppose à la fois au sionisme, à la présence britannique en Palestine et aux politiciens se revendiquant d'un nationalisme pan-arabe. La répression britannique est sanglante et la réaction des organisations sionistes violente. À son terme, les arabes palestiniens obtiennent des Britanniques une diminution drastique de l'immigration juive traduite par le Livre blanc de 1939. Mais les conséquences sont lourdes : la révolte a fait près de 5000 morts côté arabe et 300 côté juif[8]. Les différentes organisations sionistes paramilitaires se sont renforcées et la plupart des membres de l'élite politique arabe palestinienne ont été arrêtés et contraints à l'exil. Parmi ceux-ci, le chef du Haut Comité arabe, Hadj Amin al-Husseini se réfugie en Allemagne nazie où il cherchera soutien à sa cause.
Après la Seconde Guerre mondiale, à la suite de la Shoah et au problème des personnes déplacées en Europe, le mouvement sioniste attire la sympathie de l'Occident[9]. En Palestine, les groupes de la droite sioniste, l'Irgoun et le Lehi, mènent à leur tour une campagne de violence contre l'« occupation » britannique. Les nationalistes arabes palestiniens se réorganisent mais restent en retard par rapport aux Juifs. Toutefois, l'affaiblissement des puissances coloniales a renforcé les puissances arabes et la Ligue arabe récemment formée a repris à son compte les revendications nationalistes palestiniennes et lui sert de porte-parole.
La diplomatie ne parvient pas à concilier les points de vue. En , le Britanniques annoncent qu'ils ont décidé d'abandonner leur mandat sur la région. Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies vote un Plan de partage de la Palestine avec le soutien des grandes puissances mais sans le soutien des Britanniques et contre l'ensemble des pays arabes.
Guerre israélo-arabe de 1948
Le lendemain du vote, la guerre civile éclate entre la communauté juive et la communauté arabe. Le 15 mai, après le retrait britannique et la fin du mandat, le conflit se transforme en une guerre conventionnelle avec l'intervention des pays arabes voisins.
C'est lors de cette guerre que se produit l'exode palestinien.
Événements
Décembre 1947 - mars 1948
Entre décembre et mars 1948, devant l'explosion de la violence, environ 100 000 Palestiniens, en majeure partie membres des classes moyennes et supérieures urbaines, quittent leur foyer en espérant revenir une fois que les armées arabes auront pris le contrôle du pays ou que les violences auront cessé[10].
Avril 1948 - juin 1948

La seconde phase débute quand la Haganah passe à l'offensive début avril, et au cours des combats qui suivent l'intervention des armées arabes jusqu'à la première trêve de juillet, entre 250 000 et 300 000 Arabes palestiniens supplémentaires fuient les combats ou sont expulsés. Ils sont originaires principalement des villes de Haïfa, Tibériade, Beisan, Safed, Jaffa et Acre qui perdent plus de 90 % de leur population arabe durant cette période[12]. Des expulsions se produisent dans plusieurs villes et villages, en particulier le long de la route Tel Aviv-Jérusalem[13] et dans l'est de la Galilée au cours des opérations Nahshon et Yiftah[11].
Le 15 mai, les armées arabes entrent en guerre et durant 6 semaines les positions restent globalement inchangées. Le 11 juin, une trêve est acceptée par les belligérants.
Juillet 1948 - décembre 1948
Après la trêve, l'armée israélienne prend l'initiative sur les armées arabes et lance contre elles plusieurs opérations militaires au cours des 6 derniers mois de 1948. C'est la troisième phase de l'exode palestinien. Lors de l'Opération Dani, les 50 000 à 70 000 habitants des villes de Lydda et Ramle sont expulsés de force vers Ramallah alors que les villes se sont rendues[14]. D'autres expulsions se produisent au cours des opérations de nettoyage dans les zones arrières[15]. Au cours de l'Opération Dekel, les Arabes de Nazareth et du sud de la Galilée sont autorisés à rester chez eux. Ils sont à la base de la population arabe actuelle d'Israël[16]. Entre octobre et novembre, Tsahal lance les Opérations Yoav et Horev pour chasser les Égyptiens du Négev et l'Opération Hiram pour chasser l'Armée de libération arabe du nord de la Galilée. Au cours de cette dernière, au moins neuf massacres de civils sont perpétrés par les forces israéliennes[17]. En plus des habitants de Lydda et Ramle, durant la troisième phase, 200 000 à 220 000 Palestiniens fuient par crainte des atrocités et sont expulsés quand ils n'ont pas fui[18].
1949 - 1950
La quatrième phase se déroule après la guerre jusqu'en 1950. L'armée israélienne « nettoie » les zones frontières et y installe les nouveaux immigrants, ce qui conduit à l'expulsion supplémentaire d'environ 30 000 à 40 000 Palestiniens[19].
Bilan

Entre novembre 1947 et la fin 1950, entre 700 000 et 750 000 Arabes palestiniens sur un total de 900 000 fuient les territoires qui seront contrôlés par Israël à la fin de la guerre. 8 villes, plusieurs quartiers de Jérusalem et près de 400 villages se retrouvent vidés de leur population arabe palestinienne. Sur ces derniers, plus de 90 % sont détruits[20],[21].
Aujourd'hui, leurs descendants sont près de 5 000 000 et vivent dans des camps de réfugiés principalement en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza, en Jordanie, au Liban et en Syrie[1].
Causes de l'exode
Les causes de l'exode de 1948 sont un sujet controversés entre les spécialistes ainsi que les commentateurs des événements.
Analyses et controverses
Benny Morris ne met aucune cause particulière en avant pour la deuxième vague de l'exode palestinien. Il le considère comme dû à la conjonction de tous ces facteurs simultanément. De plus, il exclut catégoriquement une cause possible. Selon lui, cette deuxième vague « ne fut pas le résultat d'une politique générale, prédéterminée, du Yichouv »[22] bien qu'il souligne qu'« elle fut immédiatement vue comme un phénomène à exploiter »[23] dans le contexte de l'« idée du transfert dans la pensée sioniste »[24].
Ces analyses ne sont pas partagées pour tous les historiens ou commentateurs. Ces derniers mettent généralement en avant une cause qu'ils considèrent comme prépondérante parmi celles citées. De plus, la vision qu'à Morris sur le Plan Daleth et sur la thèse du transfert ne fait pas consensus.
Dans son ouvrage La guerre de 1948 en Palestine[25], Ilan Pappé présente la controverse et les points de désaccord entre le point de vue de Morris, celui de l'historiographie israélienne traditionnelle et celui des historiens arabes. Tout comme Morris, il s'oppose à la version des historiens israéliens traditionnels qui voyaient comme cause principale et prépondérante de l'exode palestinien des ordres de fuite venant du Haut Comité arabe ou des dirigeants des pays arabes. Il partage aussi le point de vue de Morris en ce qui concerne l'opportunisme dont firent preuve les autorités juives à la suite du départ de l'exode mais seulement en ce qui concerne la première vague de réfugiés. En effet, selon lui, « l'exode des Palestiniens, [dès la deuxième vague], résulte d'une action délibérée des dirigeants sionistes de Palestine »[26]. Il partage en cela l'avis des historiens palestiniens et en particulier de Walid Khalidi selon lesquels le Plan Daleth serait « un projet de destruction de la société palestinienne »[27].
Dans son ouvrage Palestine 1948 : war, espace and the emergence of the Palestinian refugee problem[28] Yoav Gelber considère quant à lui que la cause principale de la seconde vague des réfugiés fut l'effondrement de la société arabe palestinienne qui sans le soutien administratif des Britanniques était trop fragile pour résister aux conditions de vie d'une guerre civile. Lui aussi conteste la vision des historiens israéliens traditionnels mais il rejette la vision des historiens arabes sur le Plan Daleth.
L'historien français Henry Laurens partage assez le point de vue de Yoav Gelber. « Le départ des autorités britanniques et la fuite des notables palestiniens accélèrent la décomposition de la société palestinienne. (…) Dans les villes, l'effondrement de l'économie et la fin de l'ordre public accroissent le désarroi des habitants ». Lui non plus ne considère pas le Plan Daleth comme un plan d'expulsion des arabes[29]. Dans son appréciation du travail de Morris, Dominique Vidal estime quant à lui que les autorités du Yichouv ont une responsabilité directe dans l'exode durant cette période[30].
Dans les années 2000, Ilan Pappé relance le débat en décrivant les événements comme un « nettoyage ethnique de la Palestine »[31],[32]. L'usage de ces mots provoque de vives réactions en particulier de la part d'historiens israéliens qui les qualifient de propagande, comme Yoav Gelber, qui demande son expulsion de l'université d'Haïfa et publie une réponse intitulée : History and Invention. Was Plan D a Blueprint for Ethnic Cleansing ?[33].
Benny Morris écrit sur ce sujet que « rétrospectivement, il est évident que ce qui s'est passé en 1948 en Palestine fut une forme de nettoyage ethnique des zones arabes par les Juifs »[34] « même si le transfert ne devint jamais une politique sioniste générale ou déclarée »[35].
Ces analyses, qui reflètent en bonne partie le débat généré par l'ouverture des archives israéliennes et britanniques dans les années 1980, sont contestées par d'autres historiens, tel Efraïm Karsh. Selon ce dernier en particulier, « Morris donne une mauvaise présentation des documents, ne donne que des citations partielles, produit de fausses allégations et réécrit des documents originaux »[36].
Les controverses sur le contexte
Il existe une polémique importante entre historiens sur l'importance voire la réalité qu'il faut apporter à tel ou tel élément du contexte. Soit l'exode doit se placer dans le contexte principalement de la guerre, dont il résulterait directement ; soit il doit se placer dans le contexte d'une volonté sioniste puis israélienne de voir l'État juif vidé au maximum de sa minorité arabe et que la guerre n'a été qu'un prétexte à un transfert forcé[réf. nécessaire].
L'historien israélien Benny Morris considère que l'exode palestinien était presque « inévitable ». Il avance les causes contextuelles suivantes : l'enchevêtrement géographique des populations juives et arabes; l'histoire de leur antagonisme depuis 1917 ; le rejet par les deux parties de toute solution binationale ; la profondeur de l'animosité arabe envers les juifs et leur crainte d'être soumis à l'autorité sioniste; les faiblesses structurelles de la société arabe palestinienne (désorganisée, sans cohésion sociale, sans leader, sans structure nationale, sans aspiration nationaliste partagée…) au contraire du Yichouv[37].
Il a également développé une thèse selon laquelle un aspect fondamental du contexte de l'exode palestinien est l'idée du transfert dans la pensée sioniste[38]. Il considère que les événements de l'époque doivent être lus en gardant à l'esprit qu'un état juif viable ne pouvait voir le jour et subsister avec une trop importante minorité arabe et donc que son transfert hors de l'État était indispensable. Toutefois, il insiste sur le fait que, selon ses travaux, si le soutien des autorités sionistes à l'idée de transfert est « incontestable », « les connexions entre ce soutien et ce qui s'est réellement passé durant la guerre sont beaucoup plus ténues que ce que les propagandistes arabes laissent penser »[39].
Dans les éléments essentiels pour comprendre le contexte, il rajoute « qu'on ne peut pas souligner de trop que les événements (…) [liés] à l'exode arabe palestinien se produisirent en période de guerre (…) »[40]. Il va plus loin et insiste tant dans l'introduction de son ouvrage que dans sa conclusion sur un aspect contextuel controversé : « la peur du Yichouv que les Palestiniens et les États arabes, s'il leur en était donné l'occasion, avaient l'intention de reproduire une version de l'Holocauste à l'échelle du Moyen-Orient[40] et que « l'invasion de la mi-mai 1948 menaçait le Yichouv d'extinction »[41], ce qui influença certaines décisions des autorités juives.
Ce contexte est remis en question par d'autres historiens post-sionistes israéliens tel Ilan Pappé et Avi Shlaim ainsi que par les historiens palestiniens dont par exemple Walid Khalidi et Nur Masalha. Ils considèrent que le second point est inexact et que la communauté juive n'a jamais été confrontée à un véritable danger d'extermination car l'armée juive, la Haganah, disposait d'une supériorité incontestable. Selon eux également, Morris ne va pas assez loin dans le développement de sa thèse concernant le transfert. Au-delà d'une pensée, ils estiment que l'idée du transfert était en réalité un pilier dans l'idéologie sioniste[42].
Des critiques vont également diamétralement dans l'autre sens. Selon Shabtai Teveth, un biographe de David Ben Gourion ainsi que selon l'historienne israélienne Anita Shapira, jamais ce dernier n'a soutenu l'idée de transfert. Efraïm Karsh partage ce point de vue et considère que le travail de Morris n'a pas été honnête à ce sujet. Cette critique ne prend pas en compte le récit censuré dans les mémoires de David Ben Gourion mais publié dans un article du New York Times[43], rapportant les ordres de ce dernier lors de l'opération Lydda et Ramle aux colonels Yigal Allon et Yitzhak Rabin : « Expulsez-les ! »
Au niveau du contexte, il insiste plutôt sur la réalité du danger d'extermination auquel aurait été confronté le Yichouv et sur le fait qu'il s'agissait, avant tout, d'une guerre et que les exodes sont propres à toute guerre[44]. L'historien israélien Yoav Gelber considère aussi qu'il importe d'avoir en tête qu'il s'agissait d'une guerre et il souligne la fragilité de la société palestinienne pour y faire face. Toutefois, il ne fait aucune référence pro ou contra l'idée de transfert. Il critique également les nouveaux historiens qui selon lui font abstraction dans leurs thèses des relations conflictuelles qu'ont connues les sionistes et les arabes avant 1948[45].
Exode juif des pays arabes
Parallèlement durant les années qui suivent l'exode palestinien de 1948, se produit l'exode des Juifs du Moyen-Orient au cours duquel entre 500 000 et 600 000 Juifs « émigrent, sont poussés à la fuite ou sont expulsés » des pays arabes[5]. Parmi ceux-ci, environ 260 000 arrivent en Israël entre 1948 et 1951[46].
Annexes
Documentation
Ouvrages traitant directement le sujet
- Sandrine Mansour-Mérien, L'histoire occultée des Palestiniens (1947-1953), Privat, 2013.
Ouvrages publiés avant l'ouverture des archives israéliennes
- Joseph Schechtman (1952), The Arab Refugee Problem, New York.
- Don Peretz (1955), Israel and the Arab Refugees.
- Rony Gabbay (1959), A political study of the Arab-Jewish conflict: the Arab refugee problem, a case study, E. Droz.
- Shmuel Katz (1973), Battleground: Fact and Fantasy in Palestine, Shapolsky Pub ISBN 0933503032
- Nafez Nazzal, (1978), The Palestinian exodus from Galilee, 1948, Institute for Palestine Studies.
Ouvrages publiés après l'ouverture des archives israéliennes
- Simha Flapan (1987), The Birth of Israel : Myths And Realities, Pantheon Books, ISBN 039455888X.
- Michael Palumbo (1987), The Palestinian Catastrophe : The 1948 Expulsion of a People from their Homeland, London, Faber and Faber, ISBN 0571148646.
- Benny Morris (1989)The Birth Of The Palestinian Refugee Problem, Cambridge University Press, ISBN 0521009677
- Nur Masalha (1992), Expulsion of the Palestinians, Institute for Palestine Studies, ISBN 0887282423
- Benny Morris (1994), 1948 and after; Israel and the Palestinians, Clarendon Press, Oxford, ISBN 0198279299
- Karmi, Ghada (1999), Eugene Cotran, The Palestinian exodus, 1948-1998, International Campaign for Jerusalem, University of London.
- Salim Tamari (1999), Jerusalem 1948: The Arab Neighbourhoods and Their Fate in the War, Institute for Palestine Studies. ISBN 0887282741.
- Efraim Karsh (2000), Fabricating Israeli History: The “New Historians”, Londres-Portland, Frank Cass.
- Ilan Pappé (2000), La guerre de 1948 en Palestine, La fabrique éditions, ISBN 226404036X
- Yoav Gelber (2001), Palestine 1948, Sussex Academic Press, Brighton, ISBN 1845190750
- Benny Morris (2004), The Birth Of The Palestinian Refugee Problem Revisited, Cambridge University Press, ISBN 0521009677
- Ilan Pappé (2006), The ethnic cleansing of Palestine, Oneworld Publications Limited, ISBN 9781851685554
- Yoav Gelber (200x), Independence vs Naqba
- Benny Morris éditeur (2007), Making Israel, The University of Michigan Press, ISBN 0472115413.
- Dominique Vidal (2007), Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949), Éditions de l'Atelier, ISBN 9782708239661
- Rosemary Esber (2008), Under the Cover of War: The Zionist Expulsion of the Palestinians, Arabicus Books & Media, ISBN 9780981513171.
- Efraim Karsh (2010), Palestine Betrayed, Yale University Press, ISBN 978-0300127270.
Ouvrages traitant des conséquences
- Fischbach, Michael (2003), Records of Dispossession: Palestinian Refugee Property and the Arab-Israeli Conflict, Columbia University Press, ISBN 9780231129787.
Problématique de l'histoire orale
Articles de références
Principaux articles publiés avant l'ouverture des archives israéliennes
- Walid Khalidi (1959) (2005), Why Did the Palestinians Leave?, Middle East Forum, réimprimé sous le titre Why Did the Palestinians Leave Revisited, Journal of Palestine Studies, XXXIV, No. 2., p. 42-54.
- Walid Khalidi (1959) (2008), La chute de Haïfa revisitée, reproduit et traduit dans la Revue d'Études palestiniennes, no 108, p. 15-38.
- Walid Khalidi (1961) (1988), Plan Dalet, Master Plan for the Conquest of Palestine, Middle East Forum, réimprimé sous le titre Plan Dalet Revisited, Master Plan for the Conquest of Palestine, Journal of Palestine Studies, XVIII, No. 1., p. 3-37.
- Erskine Childers (1961), The Other Exodus, The Spectator, 12 mai 1961.
- L'introduction générale du plan Daleth, traduite par Walid Khalidi et publiée par Yehuda Slutsky, Sefer Toldot Hahaganah (Histoire de la Haganah), Volume 3, Appendice 48, Tel Aviv, Zionist Library, 1972, p. 1956-1960, est reprise sur mideastweb.org
- Steven Glazer (1980), The Palestinian Exodus in 1948, Journal of Palestine Studies IX, no 4, p. 96-118.
- correspondance
Principaux articles publiés après l'ouverture des archives israéliennes
- Benny Morris (1986), The Causes and Character of the Arab Exodus from Palestine: The Israel Defence Forces Intelligence Branch Analysis of June 1948. Middle Eastern Studies, 22.
- Benny Morris (1986) Operation Dani and the Palestinian Exodus from Lydda and Ramle in 1948, Middle East Journal, Vol 40, issue 1, p. 82-109.
- Flapan, Simha (1987), The Palestinian Exodus of 1948, Journal of Palestine Studies XVI, no 4, p. 3-26.
- Spiro Munayyer (1997)(2008), La chute de Lydda, reproduit et traduit dans La Revue d'Études palestiniennes, no 108, p. 39-54.
- Benny Morris (1999), Operation Hiram Revisited: A Correction, Journal of Palestine Studies XXVIII, no 2, p. 68-76.
- Alon Kadish and Avraham Sela (2005), Myths and historiography of the 1948 Palestine War revisited: the case of Lydda, The Middle East Journal.
- Ilan Pappé (2006), The 1948 Ethnic Cleansing of Palestine, Journal of Palestine Studies XXXVI, no 1, p. 6-20.
- Moustafa Abbasi (2008), La fin de la Tibériade arabe, traduit et reproduit dans La Revue d'Études palestiniennes, no 108, p. 55-72.
- Sandrine Mansour (2008), Une catastrophe programmée, Revue d'Études palestiniennes, p. 73-80.
- Saleh Abd al-Jawad (2008), Zionist Massacres:The Creation of the 1948 Palestinian Refugee Problem in the 1948 War in Eyal Benvenisti, Israel and the Palestinian Refugees.
- ouvrage à déplacer
Débats autour des travaux de Benny Morris
- Abu Lughod (1989), 1989 Review of Morris, Benny: The Birth of the Palestinian Refugee Problem, Institute for Palestine Studies, XVIII, no 2, p. 118-127.
- Norman Finkelstein (1991), Myths, Old and New, Institute for Palestine Studies, XXI, no 1, p. 66–89.
- Nur Masalha (1991), A critique of Benny Morris, Institute for Palestine Studies, XXI, no 1, p. 90–97.
- Benny Morris (1991), Response to Finkelstein and Masalha, Institute for Palestine Studies, XXI, no 1, p. 98-114.
- Norman Finkelstein (1992), Rejoinder to Benny Morris, Institute for Palestine Studies, XXI, no 2, p. 61-71.
- Walid Khalidi (1993), Benny Morris and Before their Diaspora, Institute for Palestine Studies, XXII, no 3, p. 106-119.
- Nur Masalha (1995), Review Essay: '1948 and After' Revisited, Institute for Palestine Studies, XXIV, no 4, p. 90-95.
- Efraïm Karsh (1996), Rewriting Israels History, Middle East Quatterly, III, no 2.
- Benny Morris (1996), Undeserving of a Reply, Middle East Quatterly, III, no 3.
- Avi Shlaim, A Totalitarian Concept of History, Middle East Quatterly, III, no 3.
- Efraïm Karsh (1997), Fabricating Israeli History: The "New Historians", Cass.
- Benny Morris (1998), Review Essay: Refabricating 1948, Institute for Palestine Studies, XXVII, no 2, p. 81-95.
- Anita Shapira (1999), The Failure of Israel's "New Historians" to explain war and peace. The Past Is Not a Foreign Country, The New Republic On-Line.
- Efraïm Karsh (1999), Benny Morris and the Reign of Error, Middle East Quatterly, VI, no 1.
- Efraïm Karsh (2002), The Unbearable Lightness of My Critics, Middle East Quatterly, IX, no 3.
- Joel Beinin, No More Tears: Benny Morris and the Road Back from Liberal Zionism, Middle East Report, no 240, p. 38-45.
- Efraïm Karsh (2005), Benny Morris's Reign of Error Revisited, Middle East Quatterly, XII, no 2.
- Benny Morris (2008), Israel and the Palestinians, Irish Time, 21 février 2008.
Documents officiels et articles de presse d'époque
Documents
- Walid Khalidi (1998), Selected Documents on the 1948 Palestine War, Institute for Palestine Studies, XXVII, no 3, p. 60-105.
- onu
- British Intelligence Services (C.I.D.), Report on the General Situation Haifa District rédigé le 26 avril, 1948 à l'attention du surintendant de police de Haïfa.
Témoignages
- Spiro Munayyer (1998) « The Fall of Lydda », Journal of Palestine Studies, Vol 27, issue 4, p. 80–98, Institute for Palestine Studies.
- Audeh Rantisi (1998), Would I ever see my home again, Al-Ahram Weekly.
- Audeh Rantisi (2000), Death March, The Link, juillet-août 2000, Vol 33, Issue 3, Americans for Middle East Understanding.
Historiographie
Articles et ouvrages traitant de l'historiographie de l'exode
- Tarif Khalidi (1981), Palestinian Historiography: 1900-1948, Institute for Palestine Studies, X, no 3, p. 59-76.
- Amnon Kapeliouk (1987), New Light on the Israeli-Arab Conflict and the Refugee Problem and its Origins, Institute for Palestine Studies, XVI, no 3.
- Nur Masalha (1988), On Recent Hebrew and Israeli Sources for the Palestinian Exodus, 1947-49, Institute for Palestine Studies, XVIII, no 1.
- Benny Morris (1995), Falsifying the Record: A Fresh Look at Zionist Documentation of 1948, Institute for Palestine Studies, XXIV, no 3, p. 44-62.
- Nadine Picaudou (2008), The Historiography of the 1948 War, Online Encyclopaedia of Mass Violence.
- (en) David K. Shipler, Israel bars Rabin from relating '48 eviction of Arabs, New York Times, 23 octobre 1979.
- Hirbet Hizah
- Remembering 1948
- Palestinian look at Israeli historiography
Biographies de protagonistes traitant de l'exode
Ouvrages et articles contextuels
Guerre de 1948
- Rogan, Eugène et Avi Shlaim (2002), 1948 : la guerre de Palestine. Derrière le mythe…, Cambridge University Press' (version anglaise), Ed. Autrement (version française), ISBN 2746702401.
- Benny Morris (2003), The Road to Jerusalem: Glubb Pasha, Palestine and the Jews. Tauris. (ISBN 1860649890), (ISBN 9781860649899)
- Benny Morris (2008), 1948: The First Arab-Israeli War. Yale University Press.
Conflit israélo-arabe
- Benny Morris (2001), Righteous Victims, A History of the Zionist-Arab Conflict, 1881, 2001, Vintage, (ISBN 0679744754)
- Benny Morris (2003), Victimes. Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, Éditions Complexes, (ISBN 2870279388)
Histoire du peuple palestinien
- Nadine Picaudou Les Palestiniens, un siècle d'histoire
Histoire d'Israël
Articles de presse sur l'exode
- Dominique Vidal (1997), L’expulsion des Palestiniens revisitée par des historiens israéliens, Le Monde diplomatique.
- Benny Morris (2004), Survival of the fittest, Haaretz.
- Benny Morris (2009), He tried harder, Haaretz, 17 mai 2009.
Filmographie et iconographie
- Sands of sorrow
- Galerie
Liens externes
- Mathieu Bouchard, L’exode palestinien : de 1948 à aujourd'hui, novembre 2006.
- Were the Palestinian Expelled sur le site de Netanyahou.
- Myths and facts
- Vidéos: The Nakba
Articles connexes
- Exode des Juifs des pays arabes et musulmans
- Khirbet Khizeh, roman de l'écrivain israélien S. Yizhar de 1949 et film homonyme qui en été tiré en 1978, sur l'expulsion des habitants arabes d'un village fictif, Khirbet Khizeh
Notes et références
Notes
- ↑ Les événements de 1948 sont présentés différemment selon les auteurs. Benny Morris a divisé l'exode en 4 phases. Lors de la première phase, environ 100 000 Arabes palestiniens ont fui. La seconde phase est sujette à controverse quant à ses causes. Selon les auteurs, les Arabes palestiniens ont fui ou bien ils ont été chassés et dans cette seconde hypothèse, sur base délibérée non. Ce sont entre 250 000 et 300 000 Arabes palestiniens qui fuient ou sont expulsés en particulier des villes mixtes ou arabes de Haïfa, Tibériade, Beisan, Safed, Jaffa et Acre qui perdent 90 % de leur population arabe. Lors de la troisième phase, entre 50 000 et 70 000 ont été expulsés manu militari de Lydda et Ramle après la reddition des villes. Ensuite, entre 200 000 et 220 000 ont été poussés à fuir suite à des massacres et ont été expulsés quand ils n'avaient pas fui, à l'exception notable des Arabes chrétiens de Nazareth. Lors de la quatrième phase, après la guerre entre 30 000 et 40 000 Arabes des zones frontalières ont été déplacés ou expulsés. Quand on additionne ces chiffres, on arrive à un total compris entre 630 000 et 730 000. Le chiffre généralement retenu est de 720 000.
Références
- 1 2 Site UNRWA.
- ↑ United Nations Conciliation Commission for Palestine, Officila Records: Fifth Session, Supplément No. 18 (A/1367/Rev.1), 1951.
- ↑ Benny Morris, Victimes. Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste, Éditions Complexe, 2003, p. 277.
- 1 2 Benny Morris, 1948, Yale University Press, 2008, p. 408.
- 1 2 Benny Morris, 1948, Yale University Press, 2008, p. 412.
- ↑ L'immigration juive est majoritairement composée de Juifs ashkénazes
- ↑ Henry Laurens (2005), p. 70
- ↑ Hughes, M. (2009) The banality of brutality: British armed forces and the repression of the Arab Revolt in Palestine, 1936–39, English Historical Review Vol. CXXIV No. 507, 314–354.
- ↑ Tom Segev, Israel and the memory of the Holocaust, Le Monde diplomatique - Édition anglaise, avril 2001.
- ↑ Benny Morris (2003), p. 138-139.
- 1 2 Benny Morris (2003), p. 248-252.
- ↑ Benny Morris (2003), p. 262
- ↑ Benny Morris (2003), p. 233-240.
- ↑ Benny Morris (2003), p. 423-436.
- ↑ Benny Morris (2003), p. 438.
- ↑ Benny Morris (2003), p. 415-423.
- ↑ Benny Morris, Righteous Victims, p. 245.
- ↑ Benny Morris (2003), p. 492.
- ↑ Benny Morris (2003), p. 538
- ↑ Benny Morris, The Birth of the Palestinian Refugee Problem Revisited, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-00967-6, lire en ligne), p. 342 :
« About 400 villages and towns were depopulated in the course of the war and its immediate aftermath. By mid-1949, the majority of these sites were either completely or partly in ruins and uninhabitable. »
- ↑ Naseer Aruri, Palestinian Refugees: The Right of Return, Pluto Press, (ISBN 978-0-7453-1777-9, lire en ligne), p. 50 :
« Of the 418 depopulated villages, 293 (70%) were totally destroyed and 90 (22%) were largely destroyed. Seven survived, including 'Ayn Karim (west of Jerusalem), but were taken by Israeli settlers. »
. - ↑ Benny Morris (2003), p. 262
- ↑ Benny Morris (2003), p. 263
- ↑ Benny Morris (2003), p. 39-61
- ↑ Ilan Pappé (2000), p. 124-140
- ↑ Ilan Pappé (2000), p. 124-127
- ↑ Ilan Pappé (2000), p. 128
- ↑ Yoav Gelber (2006), p. 98-116
- ↑ Henry Laurens (2005), p. 85
- ↑ Point de vue exprimé lors d'une conférence intitulée : Aux origines des événements La guerre de 1947-1949 se déroulant à Paris, le 9 novembre 2000.
- ↑ Ilan Pappé, Le nettoyage ethnique de la Palestine, Fayard, 2006.
- ↑ Ilan Pappé, The 1948 Ethnic Cleansing of Palestine, Journal of Palestine Studies, Vol. 36, No. 1, Autumn 2006.
- ↑ Yoav Gelber, Palestine 1948, Appendix I, Sussex Academic Press, 2006
- ↑ Benny Morris, Arab-Israeli War, Crimes of War Project, non daté.
- ↑ Benny Morris, 1948. A History of the First Arab-Israeli War, Yale University Press, 2008, p. 407-408.
- ↑ 'Benny Morris and the Reign of Error', Efraïm Karsh, The Middle East Quarterly, vol. 4 no 2, 1999)
- ↑ Benny Morris, Victimes (2003), p. 278.
- ↑ Benny Morris (2003), p. 39-63
- ↑ Benny Morris (2003), p. 6
- 1 2 Benny Morris (2003), p. 7
- ↑ Benny Morris (2003), p. 589
- ↑ Benny Morris (2003), p. 5
- ↑ The New York Times, 23 octobre 1979
- ↑ Les autorités israéliennes à l'époque et certains historiens aujourd'hui comparent l'exode palestinien au transfert de 1 500 000 Grecs et de 500 000 Turcs à la suite du traité de Lausanne qui met fin à la guerre gréco-turque de 1924. Le problème des personnes déplacées à la suite de la Seconde Guerre mondiale est également pris en exemple ainsi que le transfert de population entre l'Inde et la Pakistan à la suite de leur indépendance en 1948.
- ↑ Yoav Gelber (2006)
- ↑ (en)Shindler, Colin. A history of modern Israel. Cambridge University Press 2008. p. 63–64
- Portail sur le conflit israélo-arabe
- Portail de la Palestine
- Portail d’Israël