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Équipe d'Uruguay de football

Équipe d'Uruguay de football

Équipe d'Uruguay
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Généralités
Confédération CONMEBOL
Emblème soleil
Couleurs bleu et noir
Surnom Celeste
Charrúas
Stade principal Stade Centenario
Classement FIFA 8e (4 juin 2015)[1]
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Personnalités
Sélectionneur Óscar Tabárez
Capitaine Diego Lugano
Plus sélectionné Diego Forlán (112 sélections)
Meilleur buteur Luis Suárez (44 buts)

Rencontres officielles historiques

Premier match (Argentine, 2-3) Plus large victoire 9-0, Bolivie () Plus large défaite 0-6, Argentine ()

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 12
Vainqueur en 1930 et 1950 Copa América Phases finales : 41
Vainqueur en 1916, 1917, 1920, 1923, 1924, 1926, 1935, 1942, 1956, 1959, 1967, 1983, 1987, 1995 et 2011 Jeux olympiques Participations : 3
Médaille d'or en 1924 et 1928

Maillots

Domicile
Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Coupe du monde 2014

L'équipe d'Uruguay de football (Selección de fútbol de Uruguay) est la sélection de joueurs uruguayens représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de l'Association uruguayenne de football. La sélection uruguayenne est surnommée la Celeste (en français : « la céleste Â»).

Créée en 1902, la sélection uruguayenne est durant la première moitié du XXe siècle une des meilleures équipes de la planète, alors que le pays ne compte pas plus de deux millions d'habitants[n 1]. Elle remporte notamment deux titres olympiques (en 1924 et en 1928) et la première Coupe du monde en 1930, ainsi que de nombreux championnats d'Amérique du Sud. La Celeste s'adjuge une 2e Coupe du monde en 1950 en dominant en finale le Brésil au Maracanã de Rio de Janeiro, plongeant tout un peuple dans le désarroi.

Après plusieurs décennies de résultats décevants, la sélection uruguayenne renoue avec son glorieux passé lors de la Coupe du monde 2010 dont elle atteint les demi-finales. Son meneur de jeu Diego Forlán est désigné meilleur joueur du tournoi. Elle remporte en 2011 la Copa América, la compétition opposant les sélections d'Amérique du Sud, pour la 15e fois, un record.

Son style de jeu historique est la garra, ou garra charrúa, caractérisée par son grand engagement physique et sa force morale. En juillet 2014, la sélection est 6e au classement FIFA et 3e sud-américain.

Historique

Les débuts de la sélection (1901-1915)

Uruguay-Argentine en 1903

Le football est introduit à Montevideo dès la fin des années 1870 et pratiqué au sein du Montevideo Cricket Club (en), fondé par des émigrants anglais en 1861[2]. Des matchs de football se disputent de plus en plus régulièrement et des clubs dédiés uniquement à sa pratique apparaissent dans la capitale uruguayenne. Le 15 août 1899, une rencontre oppose une sélection des meilleurs joueurs de Montevideo à une sélection venue de Buenos Aires, la capitale argentine située de l'autre côté du río de la Plata, pour les 70 ans de la reine Victoria du Royaume-Uni. Les Argentins l'emportent 3-0[3].

En mars 1900, quatre clubs de Montevideo, l'Albion Football Club, le CURCC, le Deutscher Fussball Klub et l'Uruguay Athletic Club (es) fondent l'Association uruguayenne de football (Asociación Uruguayana de Fútbol, ou AUF), qui organise immédiatement un championnat annuel des clubs. Le 16 mai 1901, l'Albion Football Club, renforcé pour l'occasion par quelques joueurs du Club Nacional de Football (deux des principaux clubs de Montevideo), organise un match contre une sélection argentine, qui se solde par une défaite uruguayenne sur le score de 2-3. Cette rencontre est parfois considérée comme une première internationale hors de Grande-Bretagne mais elle n'est aujourd'hui pas reconnue par les fédérations uruguayenne et argentine[4],[5]. La première rencontre officielle entre les sélections des deux fédérations voisines a lieu le 20 juillet 1902 à Montevideo. L'Uruguay s'incline face à l'Argentine, sur le score de 6 buts à 0, ce qui reste à ce jour sa plus large défaite[6]. Le 13 septembre 1903, la sélection uruguayenne, composée de joueurs du Nacional, remporte sa première victoire, sur l'Argentine à Buenos Aires (3-2)[7].

Entre 1902 et fin 1915, l'Uruguay dispute 35 matchs dont 34 avec son voisin. Ces duels, organisés à Montevideo, Buenos Aires ou Avellaneda en Argentine, sont l'objets de trophées amicaux, Copa Lipton et Copa Newton notamment[8]. La première autre équipe rencontrée est le Chili en 1910, à l'occasion de la Copa Centenario Revolución de Mayo (en), le prédecesseur de la Copa América[9].

La grande puissance mondiale du football (1916-1930)

But de l'Argentine contre l'Uruguay lors d'un match en 1924.
Les champions d'Amérique du Sud 1920. Debout : Urdinarán, Pérez, Romano, Piendibene, Foglino, Ravera ; Accroupis : Somma, Zibechi, Ruotta, Legnazzi, Cámpolo. Entraîneur : Fígoli.

En 1916, l'Association uruguayenne de football fonde avec ses homologues argentine, chilienne et brésilienne la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL), qui se charge d'organiser dès lors un Campeonato Sul-Americano (en français : « Championnat sud-américain des nations Â») chaque année. La première édition en 1916 a lieu à Buenos Aires. Vainqueurs du Chili (4-0) et du Brésil (2-1), les Uruguayens remportent le trophée en tenant le match nul face à l'Argentine dans une ambiance hostile[n 2]. Ils conservent leur couronne l'année suivante, alors que le tournoi se joue à Montevideo. En 1919 l'Uruguay s'incline finalement face au Brésil lors d'une finale organisée en match d'appui, qui doit être prolongée deux fois de 30 minutes pour offrir un vainqueur[10]. La Celeste reprend son bien en 1920 au Chili, infligeant au passage la plus lourde défaite de l'histoire de la sélection brésilienne (6-0). C'est sa 3e victoire en quatre éditions.

L'Uruguay perd sa couronne sud-américaine en 1921 et 1922, deux tournois marqués par des défaites surprise face au Paraguay, le nouveau venu dans la compétition, puis la récupère en 1923 et en 1924.

La Fédération uruguayenne s'affilie à la Fédération internationale de football association (FIFA) en 1923. Champion sud-américain en titre, l'Uruguay est invité en 1924 à Paris pour le tournoi de football des Jeux olympiques, la première compétition à réunir des sélections d'Europe et d'Amérique du Sud. À la grande surprise des observateurs, la Celeste survole le tournoi en remportant tous ses matchs, face à la Yougoslavie (7-0), les États-Unis (3-0), la France, pays hôte (5-1), les Pays-Bas (2-1) et la Suisse en finale (3-0), devant plus de 40 000 spectateurs. Pedro Petrone est le meilleur buteur de la compétition avec 8 buts, José Andrade impressionne comme meneur de jeu[11]. Face au style physique et rustre des Européens, la sélection sud-américaine oppose un jeu collectif basé sur des passes courtes, une bonne technique individuelle et une occupation intelligente de l'espace, couplé à une excelle préparation physique. Avec cette démonstration, le football change d'époque[12].

En 1926, l'Uruguay remporte de nouveau le championnat sud-américain. Remettant son titre en jeu, il remporte le 9 novembre 1927 face à la Bolivie la plus large victoire de son histoire (9-0). Battu finalement par l'Argentine de justesse (3-2), l'Uruguay lui abandonne sa couronne. Un an plus tard, les Uruguayens tiennent leur revanche lors Jeux olympiques d'Amsterdam. Alignant huit héros de 1924, la Celeste conserve son titre olympique en battant les Pays-Bas (2-0), l'Allemagne (4-1) et l'Italie (3-2). En finale ils retrouvent leurs grands rivaux argentins et l'emportent en match d'appui (1-1 puis 2-1)[13]. Les tournois de football des Jeux olympiques de 1924 et 1928 seront les seuls co-organisés par la FIFA, qui les reconnait comme des championnats du monde[14].

Articles détaillés : Uruguay à la Coupe du monde 1930 et Finale de la Coupe du monde de football de 1930.
Équipe d'Uruguay à la Coupe du monde 1930.

Devant le succès populaire de ces tournois mondiaux, la FIFA décide en 1928 d'organiser sa propre compétition, qui soit ouverte aux joueurs professionnels[n 3]. En 1929, il confie à l'Uruguay l'organisation de la première édition de la Coupe du monde de football, pour fêter le centenaire de l'indépendance du pays. Double champion olympique en titre et jouant à domicile, l'Uruguay est logiquement favori[15],[16],[17].

Les Uruguayens répondent aux attentes en battant le Pérou (1-0, but de Héctor Castro), à l'occasion de l'inauguration du stade Centenario, le grand stade construit à Montevideo, puis la Roumanie (4-0, buts de Pablo Dorado, de Héctor Scarone, de Peregrino Anselmo et de Pedro Cea) au premier tour, puis la Yougoslavie (6-1, triplé de Pedro Cea, doublé de Peregrino Anselmo et but de Santos Iriarte)[18]. En finale, l'Uruguay retrouve son adversaire de toujours, l'Argentine. Dans une ambiance folle, devant 93 000 spectateurs[14] et de nombreux journalistes, les locaux retournent une situation délicate à la pause et l'emportent finalement 4 buts à 2 (buts de Pablo Dorado, de Pedro Cea, de Santos Iriarte et de Héctor Castro)[19],[20].

Un deuxième titre « surprise » au Maracanã (1931-1959)

Les années suivant le titre de 1930, la Celeste ne joue quasiment plus. L'inimitié entre les fédérations d'Uruguay et d'Argentine devient tel qu'il empêche le déroulement du championnat sud-américain pendant plusieurs années. Le football n'est pas au menu des Jeux olympiques de 1932 et, vexé par le boycott de plusieurs équipes européennes en 1930, l'Uruguay refuse de se rendre en Italie pour défendre son titre lors de la Coupe du monde 1934. Il faut attendre 1935 pour voir se jouer une édition spéciale du Campeonato sudamericano, que l'Uruguay remporte (le tournoi est officiellement rétabli en 1939). L'Uruguay, ainsi que l'Argentine, ne participent pas aux éliminatoires de la Coupe du monde de football de 1938 en protestation de la décision de la FIFA d'organiser la compétition en France et non en Amérique du Sud.

L'Uruguay remporte de nouveau le championnat sud-américain en 1942, en devançant encore l'Argentine, et en est deux fois finaliste en 1939 (gagnée par le Pérou) et 1941 (gagnée par l'Argentine). La plus mauvaise performance durant cette période est la 6e place en 1949. En 1937 et 1947, il prend la troisième place et la 4e en 1945 et 1946.

Articles détaillés : Uruguay à la Coupe du monde 1950 et Match de football Brésil - Uruguay (Coupe du monde de 1950).
L'équipe d'Uruguay à la Coupe du monde 1950.

L'équipe d'Uruguay fait son retour en Coupe du monde en 1950, lors de la quatrième édition organisée au Brésil. Au premier tour, profitant des forfaits de la Turquie et de l'Écosse), sa large victoire sur la Bolivie (8 buts à 0, triplé d'Oscar Míguez, doublé de Juan Alberto Schiaffino, buts de Julio Gervasio Pérez, d'Alcides Ghiggia et d'Ernesto Vidal) lui suffit à se qualifier pour le tour final, qui oppose quatre finalistes. Après avoir fait match nul contre l'Espagne (2-2, buts d'Alcides Ghiggia et d'Obdulio Varela) et battu la Suède (3-2, doublé d'Oscar Míguez et but d'Alcides Ghiggia), l'Uruguay joue lors de l'ultime match (qui n'est pas une finale ; c'est la seule fois où cette formule de compétition sera adoptée) une rencontre décisive face au Brésil, qui n'a besoin que d'un match nul pour remporter le titre[21]. Au Stade Maracanã de Rio de Janeiro, les Brésiliens ouvrent le score par Friaça mais en l'espace de quelques minutes l'Uruguay renverse la situation grâce à deux buts de Juan Alberto Schiaffino et Alcides Ghiggia. Avec ses vedettes Alcides Ghiggia, Juan Alberto Schiaffino et le capitaine Obdulio Varela, l'Uruguay souffle, à la surprise générale, le titre au Brésil, pays hôte et favori de la compétition[22].

Quatre ans plus tard, l'Uruguay, tenant du titre, s'arrête en demi-finale. Après avoir battu la Tchécoslovaquie (2-0, buts d'Oscar Míguez et de Juan Alberto Schiaffino) et l'Écosse (7-0, triplé de Carlos Borges, doublés d'Oscar Míguez et de Julio César Abbadie) au premier tour, il s'impose en quarts contre l'Angleterre (4-2, buts de Carlos Borges, d'Obdulio Varela, de Juan Alberto Schiaffino et de Javier Ambrois). Seule sélection sud-américaine dans le dernier carré, l'Uruguay s'incline après prolongation face au « Onze d'or hongrois » puis en petite finale face à l'Autriche (1-3, but de Juan Hohberg).

En 1956 et en 1959, l'Uruguay remporte deux nouvelles fois le championnat sud-américain.

Une équipe à la recherche de son passé (1959-2007)

Ricardo Pavoni à la Coupe du monde 1974

À partir de la fin des années 1950, la Celeste a beaucoup plus de mal à se tenir au sommet du football mondial. Elle ne participe pas à la Coupe du monde 1958. En 1962, elle est éliminée dès le premier tour. Elle ne brille plus que de façon sporadique, comme en 1966 (en se faisant battre en quarts contre la RFA sur le score de 4-0) et en 1970 en se classant quatrième de la Coupe du monde au Mexique, défaite contre la RFA (0-1). Entre temps, en 1967, l'équipe d'Uruguay remporte une nouvelle fois la Copa América, à domicile, devant l'Argentine.

Après 1970, les performances des Uruguayens s'effondrent. La sélection n'est plus une puissance du football et ne brille plus en Coupe du monde, quand elle parvient encore à s'y qualifier. En 1974, elle termine dernière de son groupe au premier tour, et continue avec la non participation à la 1978.

Rodolfo Rodriguez porte le trophée du Mundialito.

Fin 1980, l'Uruguay organise le Mundialito, un tournoi célébrant les 50 ans de la première Coupe du monde de football. Les nations invitées sont les six championnes du monde, soit dans l'ordre chronologique l'Uruguay, l'Italie, la RFA, le Brésil, l'Angleterre et l'Argentine. Tous répondent présent à l'exception de l'Angleterre, remplacée par les Pays-Bas, finalistes des Coupes du monde 1974 et 1978. L'Uruguay se qualifie pour la finale en battant les Pays-Bas (2-0) puis l'Italie (2-0) au premier tour. Opposée au Brésil, la Celeste l'emporte 2 buts à 1 grâce à Barrios et Victorino.

L'Uruguay, devancé par le Pérou, ne se qualifie pourtant pas pour le Mundial 1982. Dans les années qui suivent, l'Uruguay va disposer d'une nouvelle génération d'exception, menée par Enzo Francescoli, Pablo Bengoechea et Ruben Sosa. Elle remporte deux fois la Copa América (en 1983, après une finale face au Brésil en matchs aller-retour, et en 1987 contre le Chili à Buenos Aires) et participe aux phases finales des Coupes du monde 1986 et 1990, dont elle est élimininée en huitième de finale par l'Argentine et l'Italie respectivement.

L'Uruguay connait un nouvel échec en manquant la qualification pour la Coupe du monde 1994, devancé par la suprenante Bolivie[23]. Lors de la Copa América 1995, l'Uruguay s'impose en pays hôte contre le Brésil en finale (1-1, 5-3 tab). L'Uruguay rejoint alors l'Argentine en tant que sélection la plus titrée en Copa América (14 victoires).

Les années suivantes sont difficiles. Le tournoi de qualification pour la Coupe du monde 1998 en 1996 et 1997 tourne au naufrage, l'Uruguay terminant 7e des neuf concurrents d'Amérique du Sud. Pendant l'été 1997, il doit défendre son titre continental en Bolivie mais éliminé dès le premier tour par la Bolivie et le Pérou. Invité à disputer en décembre la Coupe des confédérations 1997 en tant que champion sud-américain 1995, l'Uruguay présente une équipe très rajeunie, faisant largement appel aux finalistes de la dernière Coupe du monde des moins de 20 ans. Vainqueurs notamment de la République tchèque et de l'Afrique du Sud, les jeunes s'inclinent en demi-finale face à l'Australie et terminent 4e[24]. Après une année quasi blanche de matchs, l'Uruguay pointe en décembre 1998 au 76e rang au classement mondial de la FIFA, son plus bas historique.

Pour la Copa América 1999, après avoir passé difficilement le premier tour, l'Uruguay atteint avec quelques difficultés la finale mais perd 3-0 contre le Brésil. Elle prend la quatrième place à la Copa América 2001, après une défaite contre le Honduras (2-2, 4-5 tab). Cinquième du groupe éliminatoire pour la Coupe du monde de 2002, il doit affronter l'Australie et s'impose en barrages (0-1 ; 3-0). Lors de la phase finale, l'Uruguay perd contre le Danemark (1-2, but de Darío Rodríguez), puis fait deux fois match nul contre la France (0-0) et le Sénégal (3-3, buts de Diego Forlán, de Richard Morales et d'Alvaro Recoba), après avoir été mené 3-0 à la mi-temps. Troisième du groupe, l'Uruguay est éliminé dès le premier tour.

Contre le Brésil à la Copa América 2007

Lors de Copa América 2004, l'Uruguay s'assure la troisième place face à la Colombie (2-1). Pour la Coupe du monde 2006, il échoue en barrages (1-0 ; 0-1, 2-4 tab) contre l'Australie. À la Copa América 2007, l'Uruguay s'incline lourdement face au Pérou (0-3), bat la Bolivie (1-0, but de Vicente Sánchez) et fait nul contre le pays organisateur, le Venezuela (0-0). En quart, il retrouve le Venezuela et s'impose 4-1 (doublé de Diego Forlán, buts de Pablo García et de Cristian Rodríguez), puis en demi-finale échoue contre le Brésil (2-2 tab 4-5, buts de Diego Forlán et de Sebastián Abreu). L'Uruguay prend finalement la 4e place après une défaite contre le Mexique (1-3, but de Sebastián Abreu).

Le retour au plus haut niveau

Article détaillé : Uruguay à la Coupe du monde 2010.
Demi-finale de la Coupe du monde 2010 contre les Pays-Bas

L'Uruguay parvient à se qualifier pour le mondial sud-africain en finissant 5e de la zone Amérique du Sud, puis en éliminant le Costa Rica en barrage (2-0 et 1-1). L'Uruguay entame la compétition par un match nul contre la France, finaliste de l'édition précédente (0-0), avant de battre l'Afrique du Sud, pays organisateur (3-0), puis le Mexique (1-0), et se qualifie ainsi en 8e de finale. Vainqueur de la Corée du Sud (2-1, doublé de Luis Suárez), les Uruguayens atteignent pour la première fois depuis 40 ans les quarts de finale. Ils s'y imposent face aux Black Stars du Ghana au bout d'une séance de tirs au but (1-1, tab 4-2). Le résultat suscite la polémique car dans le temps additionnel de la prolongation, Luis Suárez repousse de la main un tir qui allait entrer dans le but uruguayen. L'arbitre l'exclut et accorde un penalty au Ghana, qui n'est finalement pas transformé, ouvrant la voie au succès uruguayen[25]. En demi-finale, l'Uruguay s'incline face aux Pays-Bas (3-2), puis de nouveau face à l'Allemagne en petite finale (3-2). Forlán, auteur de cinq buts dans la compétition, est élu meilleur joueur du tournoi[26].

En 2011, l'Uruguay participe à la Copa América. 2e de sa poule, l'Uruguay se qualifie pour les quarts de finale, où il bat l'Argentine, pays hôte, aux tirs au but (1-1 tab 5-4). La Celeste écarte le Pérou en demi-finale (2-0), puis le Paraguay en finale (3-0), glanant ainsi son 15e continental, son premier depuis seize ans[27]. L'Uruguay atteint la 2e place du classement mondial de la FIFA en juin 2012.

Article détaillé : Uruguay à la Coupe du monde 2014.

Pour la quatrième fois consécutive, l'Uruguay termine 5e de la zone Amérique du Sud et participe matches de barrage des qualifications pour la Coupe du monde, où il affronte cette fois la Jordanie. Après une victoire sur le score de 0-5 lors du match aller à Amman, il concède un match nul à domicile et se qualifie pour la phase finale[28]. L'Uruguay tombe dans le groupe D, « groupe de la mort Â» qui comprend deux autres anciens champions du monde (Italie et l'Angleterre) ainsi que le Costa Rica[29]. Les Uruguayens commencent mal le tournoi puisque, après avoir mené 1-0 à la mi-temps grâce à un penalty transformé par Edinson Cavani, ils perdent sur le score de 3-1 contre le Costa Rica[30]. Lors du match suivant contre l'Angleterre, Luis Suárez de retour de blessure marque un doublé qui permet à son équipe de s'imposer (2-1)[31]. Le troisième match contre l'Italie est décisif : l'Uruguay a besoin d'une victoire pour se qualifier pour la suite de la compétition. Après l'expulsion de l'Italien Claudio Marchisio à la 59e minute, Suarez mord Giorgio Chiellini, ce qui lui vaudra neuf matchs et quatre mois de suspension. Le but de Diego Godín à la 81e permet à l'Uruguay de prendre la deuxième place du groupe et de se qualifier pour les huitièmes de finale[32],[33]. La Celeste y affronte la Colombie, première du groupe C. Privée de privée de Suarez suspendu et de Diego Lugano blessé, elle encaisse deux buts de James Rodríguez et est éliminée sur le score de 2-0[34].

Identité

Couleurs

Le maillot de 1901
Les couleurs traditionnelles de l'Uruguay depuis 1910 sont le bleu ciel et le noir.

La tenue de l'équipe d'Uruguay se compose d'un maillot bleu clair, d'un short et de bas noirs. Ces couleurs ont été adoptées en 1910, au lendemain de la première victoire des Uruguayens à Montevideo, face à l'Argentine, le 15 août 1910. Ils portent à cette occasion et pour la première fois un maillot bleu clair, celui avec lequel le River Plate Football Club, un des principaux clubs uruguayen du moment, a battu les Argentins d'Alumni quelques jours plus tôt.

Auparavant, la sélection uruguayenne avait à de nombreuses reprises changé la couleur de son maillot, en utilisant notamment les couleurs des grands clubs du pays. Lors du premier match international à Montevideo en 1889, la sélection de Montevideo (qui n'était pas encore celle de l'Uruguay) porte les couleurs du Montevideo Cricket Club (en). Lors du match disputé en 1901, la sélection uruguayenne porte le maillot rouge et bleu de l'Albion Football Club. Après cela et avant 1910, les couleurs varient au fur et à mesure des matchs. Lors d'un match contre l'Argentine, l'Uruguay évolue avec un maillot à rayures blanches et bleues (couleurs actuelles de l'Argentine) et son adversaire avec un maillot bleu ciel (couleurs actuelles de l'Uruguay).

Le maillot « extérieur », utilisé contre des équipes portant des maillots de couleurs proches, est aujourd'hui rouge, une couleur qui a été portée pour la première fois lors de la Copa América de 1935. Néanmoins, la couleur du maillot extérieur a varié dans le temps (elle a parfois été noire ou blanche notamment).

Domicile
1922-1950
1990
2002
2010
2010
2011
2011
JO 2012
2013
Extérieur
1990
2010
2011
JO 2012
2013

Surnom

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L'équipe d'Uruguay de football est surnommée la Celeste, en référence à la couleur bleu clair du maillot, et ses joueurs les Charrúas[23], en hommage au peuple amérindien Charrúa, établi sur les côtes du río de la Plata et du río Uruguay, qui opposa une grande résistance aux conquistadors (le peuple fut finalement massacré en 1831). Le jeu de la sélection, caractérisé par son engagement physique et sa force morale, est souvent surnommé garra charrúa[35].

Emblème

Le logo de la Celeste a la particularité d'être orné de quatre étoiles. Traditionnellement, chaque étoile sur le maillot d'une sélection représente une Coupe du monde remportée. Or, l'équipe d'Uruguay n'a remporté que deux Coupes du monde en 1930 et 1950. Les deux autres étoiles représentent les deux titres olympiques de 1924 et 1928[35]. Avant la mise en place de la Coupe du monde, les Jeux olympiques étaient la grande compétition internationale du football et avaient alors valeur de championnat du monde.

Résultats

Compétitions mondiales

Parcours aux Jeux olympiques
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
1900 à 1920 Non invité
1924 Vainqueur1er5500202
1928 Vainqueur1er5410125
1936 Forfait
1948 à 1960[n 4] Ne se qualifie pas
Parcours en Coupe du monde
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
1930 Vainqueur1er4400153
1934 et 1938 Forfait
1950 Vainqueur1er4310155
1954 Demi-finale4e5302169
1958 Non qualifié
1962 1er tour13e3 1 0 2 4 6
1966 Quart de finale7e4 1 2 1 2 5
1970 Demi-finale 4e 6 2 1 3 4 5
1974 1er tour13e 3 0 1 2 1 6
1978 et 1982 Non qualifié
1986 8e de finale 16e 4 0 2 2 2 8
1990 8e de finale 16e 4 1 1 2 2 5
1994 et 1998 Non qualifié
2002 1er tour26e 3 0 2 1 4 5
2006 Non qualifié (barragiste)
2010 Demi-finale4e 7 3 2 2 11 8
2014 8e de finale 12e 4 2 0 2 4 6
Parcours en Coupe des confédérations
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
1992 et 1995 Non qualifié
1997 Demi-finale4e530286
1999 à 2009 Non qualifié
2013 Demi-finale4e5212147

Compétitions continentales

Parcours en Campeonato Sudamericano
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
1916Vainqueur1er321061
1917Vainqueur1er330090
1919Finale2e321074
1920Vainqueur1er321092
19213e3e310234
19223e3e421131
1923Vainqueur1er330061
1924Vainqueur1er321081
1925Forfait
1926Vainqueur1er4400172
1927Finale2e3201153
19293e3e310246
1935Vainqueur1er330061
19373e3e52031114
1939Finale2e4301135
1941Finale2e4301101
1942Vainqueur1er6600212
19454e4e6303146
19464e4e5203119
19473e3e7502218
19496e6e72141420
19533e3e6312156
19554e4e52121212
1956Vainqueur1er541093
19573e3e64021512
19595e5e62041514
1959Vainqueur1er4310131
1963Forfait
1967Vainqueur1er5410132
Parcours en Copa América
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
19754e4e210113
1979Groupe6e412155
1983Vainqueur1er8521126
1987Vainqueur1er220020
1989Finale2e7403113
1991Groupe5e413043
1993Quart de finale6e412155
1995Vainqueur1er6420114
1997Groupe8e310222
1999Finale2e612349
20014e4e622277
20043e3e63211210
20074e4e622289
2011Vainqueur1er633093
2015Quart de finale 411223

Trophées amicaux

  • Mundialito : 1981 (organisé du 30 décembre 1980 au 10 janvier 1981 par l'Uruguay pour les 50 ans de la Coupe du monde, avec tous les anciens vainqueurs).
  • Copa Rio Branco en 1940, 1946, 1948 et 1968.
  • Nehru Cup en 1982

Classement FIFA

Depuis l'introduction du classement mondial de la FIFA en 1993, l'Uruguay a navigué entre la 76e place, son pire classement atteint en décembre 1998, et la 2e place de juin 2012, qui fait suite à son bon parcours lors de la Coupe du monde 2010 et sa victoire en Copa América 2011. À cette occasion, la sélection uruguayenne est la mieux classée d'Amérique du Sud[36].

Infrastructures

Article détaillé : Stade Centenario.
Vue intérieure du stade Centenario.

L'Uruguay utilise pour ses matchs à domicile le stade Centenario, situé dans le quartier Parque Batlle de Montevideo.

Construit pour la première édition de la coupe du monde de football, il est l'Å“uvre de l'architecte Juan Antonio Scasso[37]. Il est terminé juste à temps grâce à la réduction de la capacité initialement prévue à 100 000 places. Le stade est inauguré le 18 juillet 1930 lors du premier match disputé par l'Uruguay dans le tournoi face au Pérou. Le 30 juillet, il accueille la finale du tournoi, au cours de laquelle l'Uruguay s'impose face à l'Argentine devant 60 000 à 93 000 spectateurs.

Le Centenario a par la suite accueilli la Copa América à plusieurs reprises, en 1942, 1956, 1967, 1995, ainsi que le Mundialito de 1980.

Le stade Centenario est également utilisé par les grands clubs professionnels de Montevideo.

Personnalités

Sélectionneurs

Alberto Suppici, champion du monde 1930.
Óscar Tabárez, sélectionneur nommé en 2006.

Pendant longtemps, le sélectionneur emblématique de la sélection uruguayenne reste Alberto Suppici, vainqueur de la Coupe du monde de football de 1930, qui dirige 33 matchs de 1928 à 1932 puis de 1935 à 1941[38]. Auparavant, les deux vainqueurs des Jeux olympiques en 1924 et 1928 sont Ernesto Figoli et Primo Gianotti[39].

Dans les années 1950, Juan López Fontana surpasse Suppici en dirigeant la sélection pendant deux Coupes du monde, dont celle victorieuse de 1950. Il participe ainsi à 50 matchs internationaux. Il n'est à son tour dépassé que par Omar Borrás (58 matchs dans les années 1980), puis Oscar Washington Tabárez, nommé en 2006 à la tête de la sélection (134 matchs en novembre 2013)[38].

Période Entraîneur
1902-1916Comité de sélection
1916 Jorge Pacheco
Alfredo Foglino
1917-1918 Julián Bértola
1919-1920 Severino Castillo
1920-1922 Ernesto Fígoli
1922-1923 Pedro Olivieri
1923-1924 Leonardo De Lucca
1924-1926 Ernesto Meliante
1926 Andrés Mazali
Ernesto Fígoli
1927-1928 Primo Gianotti
1928 Luis Grecco
1928-1932 Alberto Suppici
1932-1935 Raúl Blanco
1935-1941 Alberto Suppici
1941-1942 Pedro Cea
1942-1945 José Nasazzi
1945-1946 Aníbal Tejada
Liste des sélectionneurs de l'Uruguay
Période Entraîneur
1946 Guzmán Vila Gomensoro
1946-1955 Juan López
1955 Juan Carlos Corazzo
1955-1957 Hugo Bagnulo
1957-1959 Juan López
1959 Héctor Castro
1959-1961 Juan Carlos Corazzo
1961-1962 Enrique Fernández
1962-1964 Juan Carlos Corazzo
1964-1965 Rafael Milans
1965-1967 Ondino Viera
1967-1969 Enrique Fernández
1969-1970 Juan Hohberg
1970-1973 Hugo Bagnulo
1974-1974 Roberto Porta
1974-1975/ Juan Schiaffino
1975-1977 José María Rodríguez
1977 Juan Hohberg
1977-1979 Raúl Bentancor
Période Entraîneur
1979-1982 Roque Máspoli
1982-1987 Omar Borrás
1987-1988 Roberto Fleitas
1988-1990 Oscar Tabárez
1990-1993 Luis Cubilla
1993-1994 Ildo Maneiro
1994-1996 Héctor Núñez
1996-1997 Juan Ahuntchaín
1997-1998 Roque Máspoli
1998-2000 Víctor Púa
2000-2001 Daniel Passarella
2001-2003 Víctor Púa
2003-2004 Juan Ramón Carrasco
2004-2006 Jorge Fossati
2006 Gustavo Ferrín
2006- Oscar Tabárez

Joueurs emblématiques

Joueurs les plus capés[40],[41]
# Nom Poste Période Sél. Buts
1 Diego Forlán A 2002-2015 112 36
2 Maxi Pereira D 2005- 105 3
3 Diego Lugano D 2003- 95 9
4 Diego Godín D 2005- 91 4
5 Diego Pérez M 2001- 89 2
6 Cristian Rodriguez M 2003- 88 9
7 Luis Suárez A 2007- 82 44
8 Rodolfo Rodríguez G 1976-1986 78 0
9 Edinson Cavani A 2007- 76 27
10 Fabián Carini G 1999-2009 74 0
Meilleurs buteurs[40],[41]
# Nom Période Buts Sél.
1 Luis Suárez 2007- 44 82
2 Diego Forlán 2002-2015 36 112
3 Héctor Scarone 1917-1930 31 52
4 Ángel Romano[42] 1911-1927 28 69
5 Edinson Cavani 2008- 27 76
6 Óscar Míguez[43] 1950-1958 27 39
7 Sebastián Abreu 1996-2012 26 70
8 Pedro Petrone 1924-1930 24 29
9 Carlos Aguilera 1983-1997 22 64
10 Fernando Morena 1971-1983 22 53
Mis à jour le 25 juin 2015. En gras les joueurs toujours actifs

Au cours du XXe siècle, la sélection uruguayenne pioche majoritairement dans les effectifs des deux grands clubs de Montevideo, le Club Nacional et le CA Peñarol, qui se partagent la grande majorité des titres de champion d'Uruguay et ont remporté chacun trois fois la Coupe intercontinentale. Le Nacional s’enorgueillit notamment d'avoir fourni tous les joueurs lors de la première victoire de la sélection en 1903 et d'avoir compté des sélectionnés lors de tous les succès de l'équipe d'Uruguay, mondiaux et continentaux[44].

La FIFA qualifie de « stars du passé » de la sélection uruguayenne les joueurs suivants[23] :

  • Ángel Romano, la première vedette de la sélection, six fois champion d'Amérique du Sud (un record)
  • Héctor Scarone, un attaquant considéré comme l'un des meilleurs joueurs du monde avant-guerre[45], double champion olympique (en 1924 et 1928) et champion du monde en 1930
  • trois héros du triomphe mondial de 1950 : Obdulio Varela, surnommé El negro jefe (en français : « le chef noir Â»), capitaine de la sélection[46], Roque Máspoli, gardien de but héros de la « finale »[47],[45], Alcides Ghiggia, l'auteur du but décisif face au Brésil[48],[45]
  • Ladislao Mazurkiewicz, l'Uruguayen ayant disputé le plus de matchs de Coupe du monde (13 en trois tournois)[49]
  • Pedro Rocha, un buteur ayant participé à quatre Coupes du monde (1962, 1966, 1970 et 1974)[n 5]
  • Rodolfo Rodríguez et Hugo de León, deux capitaines emblématiques des années 1980, le premier est longtemps resté le joueur le plus capé de la sélection
  • parmi la génération 1980-1990, les attaquants Carlos Aguilera et Rubén Sosa et le meneur de jeu Enzo Francescoli[50],[45], seul Uruguayen figurant parmi la liste FIFA 100
  • enfin l'imprévisible Álvaro Recoba, le joueur le mieux payé au monde au début des années 2000[51].

Vainqueurs de la finale des JO 1924 : Mazali — Nasazzi , Arispe — Ghierra, Vidal, Andrade — Romano, Cea, Petrone, Scarone, Urdinarán.

Vainqueurs de la finale des JO 1928 (entre parenthèses, les changements au deuxième match) : Mazali — Nasazzi , Arispe — Gestido, Fernández (Piriz), Andrade — Urdinarán (Arremón), Castro (Scarone), Petrone (Borjas[52]), Cea, Campolo (Figueroa).

Vainqueurs de la finale de la Coupe du monde 1930 : Ballestero — Nasazzi , Mascheroni — Andrade, Fernández, Gestido — Dorado, Scarone, Castro, Cea, Iriarte.

Vainqueurs de la « finale » de la Coupe du monde 1950[53] : Máspoli — González, Tejera — Gambetta, Varela , Andrade — Ghiggia, Pérez, Míguez, Schiaffino, Morán.

Outre Héctor Scarone, cinq joueurs uruguayens ont participé aux trois campagnes triomphales de 1924, 1928 et 1930 : José Nasazzi, le défenseur central et capitaine de la sélection[45], José Andrade, surnommé La maravilla negra (en français : « La merveille noire Â»)[45], meilleur joueur des Jeux olympiques de 1924, et les attaquants Pedro Petrone, meilleur buteur des Jeux olympiques de 1924, Pedro Cea, auteur de 5 buts en 4 matchs lors du Mondial 1930, et Santos Urdinarán (Petrone et Urdinarán ne jouent pas la finale de 1930).

La couronne mondiale de 1950 honore deux autres joueurs emblématiques : Oscar Míguez, le meilleur buteur uruguayen en Coupe du monde (8 buts en 1950 et 1954)[45], et Juan Alberto Schiaffino, meneur de jeu génial[54], premier Uruguayen aux classements du meilleur joueur mondial du siècle établi par l'IFFHS et par So Foot en 2012[45].

Luis Alberto Cubilla, international de 1959 à 1974, suit Schiaffino au classement du « Meilleur joueur Sud-Américain du siècle » édité par l'IFFHS[55]. Il devient ensuite un entraineur à succès et sera sélectionneur de l'Uruguay de 1991 à 1993. José Santamaría, international de 1952 à 1957, obtient sa naturalisation espagnole à la suite de son transfert au Real Madrid CF en 1957. Il disputera la Coupe du monde de 1962 avec l'Espagne après avoir joué celle de 1954 avec l'Uruguay[56]. Pablo Bengoechea est un meneur de jeu et capitaine emblématique de la sélection, vainqueur de la Copa América en 1987 et 1995, en marquant à chaque fois en finale[57]. Rubén Paz, un brillant gaucher[58], est élu meilleur joueur sud-américain de l'année 1988 (quatre ans après Francescoli, le premier uruguayen honoré de ce titre).

Les vedettes des années 2000 et 2010 sont les attaquants Diego Forlán[45], Luis Alberto Suárez et Edinson Cavani, et le défenseur et capitaine Diego Lugano[59]. Le terrible défenseur Paolo Montero a arrêté sa carrière internationale trop tôt (en 2005) pour accompagner leur succès en sélection[45].

Les joueurs suivants sont également importants dans l'histoire de la sélection uruguayenne[réf. nécessaire] :

Gardiens

  • Fernando Alvez, 40 sélections entre 1980 et... 1997
  • Fabián Carini, éternelle doublure en club mais meilleur gardien de la Copa América 1999

Défenseurs

  • Nelson Gutiérrez, 57 sél. entre 1983 et 1990, vainqueur de la Copa América en 1983 et 1987
  • Darío Rodríguez, 51 sél. entre 2000 et 2007

Milieux

  • Víctor Espárrago, 67 sél. entre 1965 et 1974, a disputé trois Coupes du monde
  • Pablo García, milieu défensif, 68 sél. entre 1997 et 2007
  • Diego Pérez, milieu défensif depuis 2001
  • Gustavo Poyet, 26 sél., vainqueur de la Copa América en 1995
  • Cristian Rodríguez, 70 sél. depuis 2003

Attaquants

  • Sebastián Abreu, 70 sél. entre 1996 et 2012
  • Antonio Alzamendi, 31 sél. entre 1978 et 1990, meilleur joueur sud-américain de l'année 1986
  • Daniel Fonseca, 30 sél. entre 1990 et 1997, vainqueur de la Copa América en 1995.

Effectif actuel

Liste des 22 joueurs convoqués pour disputer deux rencontres amicales face au Japon (5 septembre 2014) et face à la Corée du Sud (8 septembre 2014)

Effectif et encadrement de l'équipe d'Uruguay au 1er septembre 2014
Joueurs  Encadrement technique
N° P. Nom Date de naissance Sél. But(s) Club Depuis
1 G Fernando Muslera, Fernando Muslera 10 728 16/6/1986 (29 ans) 63 0 Galatasaray AÅž 2009
23 G Martín Silva, Martín Silva 11 907 25/3/1983 (32 ans) 5 0 CR Vasco da Gama 2009
3 D Diego Godín, Diego Godín  10 848 16/2/1986 (29 ans) 83 4 Club Atlético de Madrid 2005
5 D Mathías Corujo, Mathías Corujo 10 767 8/5/1986 (29 ans) 2 0 Universidad de Chile 2014
6 D Álvaro Pereira, Álvaro Pereira 10 928 28/11/1985 (29 ans) 62 6 São Paulo FC 2008
13 D José María Giménez, José María Giménez 7 588 20/1/1995 (20 ans) 11 1 Club Atlético de Madrid 2013
15 D Matías Aguirregaray, Matías Aguirregaray 9 708 1/4/1989 (26 ans) 6 0 Estudiantes de La Plata 2012
16 D Maxi Pereira, Maxi Pereira 11 466 8/6/1984 (31 ans) 96 3 SL Benfica 2005
22 D Martín Cáceres, Martín Cáceres 10 433 7/4/1987 (28 ans) 63 1 Juventus 2007
- D Sebastián Coates, Sebastián Coates 9 154 7/10/1990 (25 ans) 16 0 Sunderland AFC 2011
- D Jorge Fucile, Jorge Fucile 11 302 19/11/1984 (30 ans) 44 0 CD Nacional 2003
7 M Cristian Rodríguez, Cristian Rodríguez 10 987 30/9/1985 (30 ans) 79 8 Club Atlético de Madrid 2003
14 M Nicolás Lodeiro, Nicolás Lodeiro 9 719 21/3/1989 (26 ans) 31 3 SC Corinthians Paulista 2009
17 M Egidio Arévalo, Egidio Arévalo 12 355 1/1/1982 (33 ans) 61 0 Tigres UANL 2006
18 M Camilo Mayada, Camilo Mayada 9 061 8/1/1991 (24 ans) 2 0 Danubio FC 2014
20 M Álvaro González, Álvaro González 11 323 29/10/1984 (31 ans) 51 2 SS Lazio 2006
- A Jonathan Rodríguez, Jonathan Rodríguez 8 151 6/7/1993 (22 ans) 0 0 CA Peñarol 2014
8 A Abel Hernández, Abel Hernández 9 214 8/8/1990 (25 ans) 16 8 Hull City 2010
9 A Diego Rolán, Diego Rolán 8 255 24/3/1993 (22 ans) 5 1 FC Girondins de Bordeaux 2014
10 A Giorgian De Arrascaeta, Giorgian De Arrascaeta 7 821 1/6/1994 (21 ans) 1 0 Defensor SC 2014
11 A Christian Stuani, Christian Stuani 10 610 12/10/1986 (29 ans) 16 4 RCD Espanyol 2012
21 A Edinson Cavani, Edinson Cavani 10 485 14/2/1987 (28 ans) 68 23 Paris Saint-Germain 2008
10 A Luis Alberto Suárez, Luis Alberto Suárez 10 277 10/9/1987 (28 ans) 82 44 FC Barcelone 2007
Sélectionneur

Óscar Tabárez


Légende
  • G : Gardien de but
  • D : Défenseur
  • M : Milieu de terrain
  • A : Attaquant
  • Capitaine : Capitaine


Rivalités

Articles détaillés : Rivalité entre l'Argentine et l'Uruguay et Rivalité entre le Brésil et l'Uruguay.
Article détaillé : Liste des matchs de l'équipe d'Uruguay de football par adversaire.
Timbre commémorant le match Uruguay-Brésil de 1950.
Principaux adversaires de l'Uruguay[8]
Adversaire M V N D
Argentine169504178
Chili74401816
 Brésil73201934
Paraguay71291725
Pérou62351314
Mis à jour en décembre 2013

L'équipe d'Uruguay nourrit une rivalité particulière avec celle d'Argentine[4], les deux capitales n'étant séparées que par le río de la Plata. C'est le plus vieux duel de sélections hors Grande-Bretagne[60]. Les deux équipes s'affrontent régulièrement à l'occasion de trophées mis en jeu entre les deux pays, notamment la Copa Lipton (entre 1905 et 1992)[61] et la Copa Newton (entre 1906 et 1976)[62]. Elles se sont disputées deux finales mondiales, lors des Jeux olympiques de 1928 puis lors de la Coupe du monde de 1930.

L'histoire de la Celeste avec l'équipe du Brésil, autre voisin et adversaire régulier, est marquée par le choc du « Maracanaço », le surnom donné à la victoire des Uruguayens au Brésil lors de la Coupe du monde de 1950[63]. Les deux sélections s'opposent également à six reprises en finale continentale, en 1919 (la finale est rejouée), 1956, 1983, 1989, 1995 et 1999. Comme avec l'Argentine, un trophée a été mis en jeu entre les deux pays, la Copa Rio Branco, disputée à dix reprises entre 1931 et 1976.

Parmi les sélections du reste du monde, les plus rencontrées sont l'Angleterre et l'Espagne (10 matchs), l'Australie et l'Italie (9 matchs). L'Uruguay ne l'a jamais emporté contre l'Espagne[8].

Notes et références

Notes

  1. ↑ L'Uruguay compte 3,4 millions d'habitants en 2008, mais seulement 1,75 en 1930. Il est de loin le pays le moins peuplé à avoir remporté la Coupe du monde et le tournoi de football des Jeux olympiques.
  2. ↑ Le match Argentine-Uruguay du 16 juillet 1916 doit être arrêté au bout de cinq minutes à cause de bagarres entre spectateurs. L'émeute s'est propagée sur le terrain et a déclenché un incendie dans les tribunes (en bois) du stade GEBA. Le match est donc déclaré nul et rejoué (à partir de la 6e minute de jeu) le lendemain à l'Estadio Racing Club à Avellaneda.
  3. ↑ Le Comité international olympique (CIO) exige que seuls les joueurs amateurs prennent part au tournoi olympique, alors que la FIFA veut ouvrir la compétition à ses meilleurs joueurs, de nombreux pays européens disposant alors de championnats professionnels.
  4. ↑ En 1999, la FIFA décide que les matchs de football disputés dans le cadre des Jeux olympiques à partir des Jeux olympiques de Rome de 1960 ne comptent pas comme sélection nationale en équipe A. Cf. (en) Roberto Mamrud, Karel Stokkermans, « Olympic Matches », sur rsssf.com,‎ (consulté le 8 septembre 2009)
  5. ↑ Seuls le Mexicain Antonio Carbajal et l'Allemand Lothar Matthäus ont participé à plus de Coupes du monde que Pedro Rocha (5)

Références

  1. ↑ « Classement mondial », sur fr.fifa.com,‎ (consulté le 4 juin 2015).
  2. ↑ (en) MVCC'S History, site officiel du Montevideo Cricket Club
  3. ↑ (es) « Vamo’ arriba la celeste... y blanca », sur Pagina12,‎
  4. 1 2 (es) Un clásico, cinco recuerdos, FIFA.com, 10 octobre 2012
  5. ↑ Raisons d’exclusion ou d’admission aux matches internationaux "A" (1901-1910) : Uruguay - Argentine 1901, IFFHS
  6. ↑ Uruguay - Argentina 0:6 (0:2), IFFHS
  7. ↑ (es) « Primer triunfo internacional de la celeste », El País,‎
  8. 1 2 3 (en) Uruguay - International Results, RSSSF
  9. ↑ (en) Copa Centenario Revolución de Mayo 1910, RSSSF
  10. ↑ 1919, le premier titre de la Seleção, blog Chega de futebol! sur So Foot.com
  11. ↑ Tournoi olympique de football masculin 1924, FIFA.com
  12. ↑ (en) « Football's debt to Uruguay », BBC Sport,‎ (consulté le 29 décembre 2013)
  13. ↑ Tournoi olympique de football masculin 1928, FIFA.com
  14. 1 2 [PDF] « Origine de la Coupe du monde de la FIFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association
  15. ↑ Dino Di Meo, « Les quinze Coupes du monde revisitées : 1930 », Libération.fr,‎
  16. ↑ « Premières pour l'Uruguay (lequipe.fr) Â» (sur l'Internet Archive)
  17. ↑ « Football à Genève et à Montevideo », Match, no 198,‎ , p. 7 (lire en ligne)
  18. ↑ Coupe du Monde de la FIFA, Uruguay 1930, FIFA.com
  19. ↑ 30 juillet 1930 - L'Uruguay remporte la première Coupe du monde, herodote.net
  20. ↑ Coupe du Monde de la FIFA, Uruguay 1930 - Finale, FIFA.com
  21. ↑ Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 1950, FIFA.com
  22. ↑ Dino Di Meo, « Les quinze Coupes du monde revisitées : Brésil 1950 », Libération.fr,‎
  23. 1 2 3 Portrait de l'Uruguay, FIFA.com
  24. ↑ Coupe des confédérations 1997 - Au tour du Brésil, FIFA.com
  25. ↑ Benoît Vitkine, « L'Uruguay élimine le Ghana et va en demi-finale », Le Monde.fr,‎
  26. ↑ Cyril Lacarrière, « Diego Forlan, discret Ballon d'Or du Mondial », Le Monde.fr,‎
  27. ↑ (en) « Luis Suárez and Diego Forlán shoot Uruguay to record 15th Copa América », Guardian,‎
  28. ↑ « Mondial 2014 : L'Uruguay dernier qualifié pour le Brésil », RTL,‎ (consulté le 17 juillet 2014)
  29. ↑ Cédric Callier, « Groupe D : Le fameux groupe de la mort », Le Figaro,‎ (consulté le 17 juillet 2014)
  30. ↑ « FIFA Mondial: le Costa Rica douche les ambitions de l'Uruguay », Radio télévision suisse,‎ (consulté le 17 juillet 2014)
  31. ↑ « FIFA Mondial: Suarez et l'Uruguay font tomber l'Angleterre », Radio télévision suisse,‎ (consulté le 17 juillet 2014)
  32. ↑ « FIFA Mondial: "Mordue" par l'Uruguay, l'Italie dit ciao au Brésil », Radio télévision suisse,‎ (consulté le 17 juillet 2014)
  33. ↑ « FIFA Mondial: Luis Suarez suspendu 9 matches », Radio télévision suisse,‎ (consulté le 17 juillet 2014)
  34. ↑ « FIFA Mondial: la Colombie croque l'Uruguay à pleines dents », Radio télévision suisse,‎ (consulté le 17 juillet 2014)
  35. 1 2 L’Uruguay, un intrus bienvenu, Bruno Lesprit, Le Temps.ch, 6 juillet 2010
  36. ↑ Classement FIFA de l'Uruguay, FIFA.com
  37. ↑ Centenario, FIFA.com
  38. 1 2 (es) « Backstage de foto para la historia », ElObservador.com.uy
  39. ↑ (en) « Uruguayan Squads in the World Cup », RSSSF
  40. 1 2 (en) « Statistics for Uruguay », sur national-football-teams.com
  41. 1 2 (en) « Uruguay - Record International Players », RSSSF,‎ (consulté le 2 janvier 2014)
  42. ↑ (en) Angel Romano - International Appearances, RSSSF
  43. ↑ (en) Oscar Omar Míguez - Goals in International Matches, RSSSF
  44. ↑ (es) Nacional y la seleccion, NacionalDigital.com
  45. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Mathieu Faure, « Top 10 : Uruguayens », So Foot.com,‎
  46. ↑ Obdulio VARELA - Un capitaine légendaire, FIFA.com
  47. ↑ Roque MASPOLI - L'ange gardien de la Celeste, FIFA.com
  48. ↑ Ghiggia, dernier héros du Maracanazo, FIFA.com
  49. ↑ Décès de Mazurkiewicz lequipe.fr, le 2 janvier 2013
  50. ↑ « Enzo Francescoli, le Prince céleste », FIFA.com
  51. ↑ Des nouvelles de... Alvaro Recoba, Alexis Toledano, footmercato.net, 25 avril 2009
  52. ↑ René Borjas, mort pour son club, So Foot.com, 19 décembre 2012
  53. ↑ Le tour final de la Coupe du monde de football de 1950 se dispute sous forme d'un championnat à quatre équipes et ne comporte pas de finale. La dernière rencontre de ce tour final oppose les deux seules équipes pouvant encore prétendre à la couronne mondiale, le Brésil et l'Uruguay, et est ainsi officieusement considérée comme une finale. Un match nul aurait donné le titre au Brésil.
  54. ↑ Schiaffino, entre dieu et démon, FIFA.com
  55. ↑ Meilleur Joueur Sud-Américain du Siècle, IFFHS
  56. ↑ José Emilio Santamaría - International Appearances, RSSSF
  57. ↑ El profesor Bengoechea, Les Cahiers du football.net
  58. ↑ « Rubén Paz, un pied gauche en or », FIFA.com
  59. ↑ L'Uruguay, un an après , So Foot.com, 29 juin 2011
  60. ↑ Top 10 : Affrontements Uruguay-Argentine, So Foot.com, 15 octobre 2013
  61. ↑ Copa Lipton sur RSSSF.
  62. ↑ Copa Newton sur RSSSF.
  63. ↑ « Brésil-Uruguay, le fantôme du Maracanãzo », So Foot.com,‎


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Static Wikipedia 2007 (no images)

aa - ab - af - ak - als - am - an - ang - ar - arc - as - ast - av - ay - az - ba - bar - bat_smg - bcl - be - be_x_old - bg - bh - bi - bm - bn - bo - bpy - br - bs - bug - bxr - ca - cbk_zam - cdo - ce - ceb - ch - cho - chr - chy - co - cr - crh - cs - csb - cu - cv - cy - da - de - diq - dsb - dv - dz - ee - el - eml - en - eo - es - et - eu - ext - fa - ff - fi - fiu_vro - fj - fo - fr - frp - fur - fy - ga - gan - gd - gl - glk - gn - got - gu - gv - ha - hak - haw - he - hi - hif - ho - hr - hsb - ht - hu - hy - hz - ia - id - ie - ig - ii - ik - ilo - io - is - it - iu - ja - jbo - jv - ka - kaa - kab - kg - ki - kj - kk - kl - km - kn - ko - kr - ks - ksh - ku - kv - kw - ky - la - lad - lb - lbe - lg - li - lij - lmo - ln - lo - lt - lv - map_bms - mdf - mg - mh - mi - mk - ml - mn - mo - mr - mt - mus - my - myv - mzn - na - nah - nap - nds - nds_nl - ne - new - ng - nl - nn - no - nov - nrm - nv - ny - oc - om - or - os - pa - pag - pam - pap - pdc - pi - pih - pl - pms - ps - pt - qu - quality - rm - rmy - rn - ro - roa_rup - roa_tara - ru - rw - sa - sah - sc - scn - sco - sd - se - sg - sh - si - simple - sk - sl - sm - sn - so - sr - srn - ss - st - stq - su - sv - sw - szl - ta - te - tet - tg - th - ti - tk - tl - tlh - tn - to - tpi - tr - ts - tt - tum - tw - ty - udm - ug - uk - ur - uz - ve - vec - vi - vls - vo - wa - war - wo - wuu - xal - xh - yi - yo - za - zea - zh - zh_classical - zh_min_nan - zh_yue - zu -

Static Wikipedia 2006 (no images)

aa - ab - af - ak - als - am - an - ang - ar - arc - as - ast - av - ay - az - ba - bar - bat_smg - bcl - be - be_x_old - bg - bh - bi - bm - bn - bo - bpy - br - bs - bug - bxr - ca - cbk_zam - cdo - ce - ceb - ch - cho - chr - chy - co - cr - crh - cs - csb - cu - cv - cy - da - de - diq - dsb - dv - dz - ee - el - eml - eo - es - et - eu - ext - fa - ff - fi - fiu_vro - fj - fo - fr - frp - fur - fy - ga - gan - gd - gl - glk - gn - got - gu - gv - ha - hak - haw - he - hi - hif - ho - hr - hsb - ht - hu - hy - hz - ia - id - ie - ig - ii - ik - ilo - io - is - it - iu - ja - jbo - jv - ka - kaa - kab - kg - ki - kj - kk - kl - km - kn - ko - kr - ks - ksh - ku - kv - kw - ky - la - lad - lb - lbe - lg - li - lij - lmo - ln - lo - lt - lv - map_bms - mdf - mg - mh - mi - mk - ml - mn - mo - mr - mt - mus - my - myv - mzn - na - nah - nap - nds - nds_nl - ne - new - ng - nl - nn - no - nov - nrm - nv - ny - oc - om - or - os - pa - pag - pam - pap - pdc - pi - pih - pl - pms - ps - pt - qu - quality - rm - rmy - rn - ro - roa_rup - roa_tara - ru - rw - sa - sah - sc - scn - sco - sd - se - sg - sh - si - simple - sk - sl - sm - sn - so - sr - srn - ss - st - stq - su - sv - sw - szl - ta - te - tet - tg - th - ti - tk - tl - tlh - tn - to - tpi - tr - ts - tt - tum - tw - ty - udm - ug - uk - ur - uz - ve - vec - vi - vls - vo - wa - war - wo - wuu - xal - xh - yi - yo - za - zea - zh - zh_classical - zh_min_nan - zh_yue - zu

Static Wikipedia February 2008 (no images)

aa - ab - af - ak - als - am - an - ang - ar - arc - as - ast - av - ay - az - ba - bar - bat_smg - bcl - be - be_x_old - bg - bh - bi - bm - bn - bo - bpy - br - bs - bug - bxr - ca - cbk_zam - cdo - ce - ceb - ch - cho - chr - chy - co - cr - crh - cs - csb - cu - cv - cy - da - de - diq - dsb - dv - dz - ee - el - eml - en - eo - es - et - eu - ext - fa - ff - fi - fiu_vro - fj - fo - fr - frp - fur - fy - ga - gan - gd - gl - glk - gn - got - gu - gv - ha - hak - haw - he - hi - hif - ho - hr - hsb - ht - hu - hy - hz - ia - id - ie - ig - ii - ik - ilo - io - is - it - iu - ja - jbo - jv - ka - kaa - kab - kg - ki - kj - kk - kl - km - kn - ko - kr - ks - ksh - ku - kv - kw - ky - la - lad - lb - lbe - lg - li - lij - lmo - ln - lo - lt - lv - map_bms - mdf - mg - mh - mi - mk - ml - mn - mo - mr - mt - mus - my - myv - mzn - na - nah - nap - nds - nds_nl - ne - new - ng - nl - nn - no - nov - nrm - nv - ny - oc - om - or - os - pa - pag - pam - pap - pdc - pi - pih - pl - pms - ps - pt - qu - quality - rm - rmy - rn - ro - roa_rup - roa_tara - ru - rw - sa - sah - sc - scn - sco - sd - se - sg - sh - si - simple - sk - sl - sm - sn - so - sr - srn - ss - st - stq - su - sv - sw - szl - ta - te - tet - tg - th - ti - tk - tl - tlh - tn - to - tpi - tr - ts - tt - tum - tw - ty - udm - ug - uk - ur - uz - ve - vec - vi - vls - vo - wa - war - wo - wuu - xal - xh - yi - yo - za - zea - zh - zh_classical - zh_min_nan - zh_yue - zu