Thierry Omeyer
Thierry Omeyer
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![]() Thierry Omeyer au défilé des médaillés français des JO 2012. |
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Fiche d’identité | |||||||||||||||||||
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Nationalité | ![]() | ||||||||||||||||||
Naissance | |||||||||||||||||||
Lieu | Mulhouse | ||||||||||||||||||
Taille | 1,92 m (6′ 4″)[1] | ||||||||||||||||||
Poids | [1] | ||||||||||||||||||
Poste | Gardien de but | ||||||||||||||||||
Surnom(s) | Titi | ||||||||||||||||||
Situation en club | |||||||||||||||||||
Club actuel | ![]() | ||||||||||||||||||
Numéro | 16 | ||||||||||||||||||
Parcours junior | |||||||||||||||||||
Saisons | Club | ||||||||||||||||||
1985-1994 | ![]() |
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Parcours professionnel * | |||||||||||||||||||
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Sélections en équipe nationale ** | |||||||||||||||||||
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* Matchs joués et buts marqués dans chaque club comptant pour le championnat national et les compétitions nationales et continentales. ** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe nationale en match officiel. | |||||||||||||||||||
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Thierry Omeyer, né le à Mulhouse, est un joueur français de handball. Il évolue au poste de gardien de but en équipe de France depuis 1999 et au sein du Paris Saint-Germain depuis 2014.
Élu meilleur gardien de tous les temps dans un vote organisé par l'IHF en 2010[3],[4], « Titi » Omeyer a également été désigné meilleur joueur mondial de l'année en 2008[5] ainsi que meilleur gardien de la compétition lors du championnat d'Europe 2006, des Jeux olympiques de Pékin en 2008 et de Londres en 2012, des championnats du monde 2009 et 2011, avant d'être désigné meilleur joueur des Championnats du monde 2015. Avec quarante-cinq titres à son palmarès, il est le handballeur et sportif français, tous sports collectifs confondus, le plus titré (club et Équipe de France), détrônant ainsi son ami et ancien coéquipier, Didier Dinart (quarante-deux titres).
Avec l'Équipe de France, Thierry Omeyer est double champion olympique[6] (2008 et 2012), quadruple champion du monde (2001, 2009, 2011 et 2015), triple champion d'Europe (2006, 2010 et 2014). Il est avec Jérôme Fernandez le joueur international français le plus titré avec neuf médailles d'or. En club, il a remporté quatre Ligues des champions, onze championnats nationaux, vingt coupes nationales et un Super Globe.
Biographie
Thierry Omeyer est né le à Mulhouse. Il débute le handball à 9 ans au club de Cernay en Alsace, où il passe par tous les échelons d'une carrière de handball : comité départemental, Ligue, Pôle, Centre de formation. Parallèlement, il atteint la finale nationale UNSS avec le lycée de Thann (68) en 1991/1992. Il part ensuite en 1994 au centre de formation du club de l'élite de Sélestat. Il se fait connaître petit à petit pour ses pourcentages d'arrêts par match, atteignant plus de 50 %.
En 2000, Montpellier décide de l'engager. Omeyer n'est pas encore conscient qu'il va connaître ses plus belles heures de handball. En 2001, pour sa première compétition internationale avec les bleus, il remporte avec l'équipe de France le championnat du monde 2001 organisé en France. En finale, il réalise 6 arrêts sur 19 tirs[7], contribuant ainsi à la victoire finale.
L'année suivante, Omeyer est le premier gardien du club héraultais. Il remporte ses premiers trophées (Coupe de France 2001 et championnat de France 2002). En 2003, il remporte ces mêmes trophées, auxquels il ajoute la victoire en Ligue des champions avec la génération Karabatic, Dinart, Martini, etc. De 2004 à 2006, il réussira à chaque fois le doublé Coupe-championnat et quelques beaux matchs en Ligue des Champions.
En 2006, il est un des grands artisans de la première victoire des bleus dans un Championnat d'Europe, Omeyer étant élu meilleur gardien de la compétition.
Au début de la saison 2006-2007, Omeyer, désireux d’évoluer dans un championnat plus relevé, décide de quitter Montpellier pour rejoindre le THW Kiel, club où il prend la place de Henning Fritz, pourtant élu meilleur joueur mondial de l'année en 2004. Durant cette même saison 2006-2007, sa quête de consécration mondiale échoue en demi-finale face aux Allemands et à un Henning Fritz remonté qui obtient le titre de meilleur gardien du tournoi. Toutefois, Thierry Omeyer reste le gardien incontesté de Kiel en raison des différentes blessures de Fritz et de son départ annoncé pour le Rhein-Neckar Löwen.
Le , il permet à l'équipe de France d'accéder pour la première fois de son histoire à la finale des Jeux olympiques de Pékin : après avoir pris le meilleur sur les ailiers croates, il stoppe deux jets de sept mètres de Mirza Dzomba en première mi-temps[8], et réalise encore deux arrêts dans les trois dernières minutes qui permettent d'assurer l'écart de deux buts en faveur des Français face à la Croatie[9]. L'adversaire des Bleus en finale est l'Islande qui a battu l'Espagne sur le score de 36 à 30. Le , grâce notamment à sa prestation exceptionnelle dans les buts (19 arrêts sur 39 tirs islandais), la France bat l'Islande 28 à 23 en finale des Jeux olympiques de Pékin. Il est élu « meilleur gardien du tournoi », qu'il termine avec le meilleur pourcentage d'arrêts de la compétition (41 %), à égalité avec l'Allemand Johannes Bitter.
Le , l'équipe de France remporte le championnat du monde en Croatie. Décisif en finale face à la Croatie qui évolue pourtant à domicile (24-19), Thierry Omeyer réalise 10 arrêts (34 %). Il termine la saison 2009 avec un titre de champion d'Allemagne, une Coupe d'Allemagne et une finale de Ligue des champions.
Puis le , les Bleus remportent le championnat d'Europe et entrent dans l'histoire en détenant un triplé historique : titre olympique, titre mondial et titre européen.
Il est sacré champion du monde pour la troisième fois en Suède le , et se fait remarquer en arrêtant notamment en demi-finale contre le pays hôte pas moins de 38 % des tirs adverses. Avec ce titre, il devient, avec ses coéquipiers Didier Dinart et Jérôme Fernandez, le joueur le plus titré en championnat du monde, rejoignant le Roumain Cornel Oţelea, champion du monde en 1961, 1964 et 1970[10].
Lors des Jeux olympiques de Londres, il est au meilleur de sa forme, réalisant des prestations de grande classe, particulièrement en demi-finale face à la Croatie (25-22), où il réussit un total de 19 arrêts. Finalement, le , il conserve son titre olympique avec la France en battant la Suède 22 à 21.
Dès septembre 2011, le retour d'Omeyer au Montpellier AHB est annoncé à compter de 2012 ou 2013 pour un contrat de 3 ans[11]. Finalement il effectue bien son retour à Montpellier à l'intersaison 2013 pour un contrat de 3 ans avec la possibilité ensuite de poursuivre au-delà avec un poste dans l’encadrement. Par contre, entre sa signature et son arrivée, le club qu'il retrouve se révèle financièrement et sportivement diminué à la suite de l'affaire des paris suspects. Ses deux premiers matchs, lors du tournoi wild-card de la Ligue des champions, conduira à l'élimination du club : pour la première fois de sa carrière, Omeyer disputera la Coupe EHF. En octobre, il se blesse au coude gauche (désinsertion du biceps brachial) et doit se faire opérer[12]. Devant être arrêté pendant trois mois, sa participation au championnat d'Europe 2014 est alors compromise. S'il ne participe pas aux premiers matchs sous le maillot bleu, il fait un retour tonitruant à près de 50% face à la Croatie et contribue à la victoire en finale face au pays hôte, le Danemark. Thierry Omeyer devient alors triple champion d'Europe. Une semaine plus tard, il est de retour sous le maillot montpelliérain à l'occasion de la Coupe de la Ligue et remporte son quatrième titre dans la compétition.
Le , après plusieurs semaines de rumeurs[13], le Paris Saint-Germain annonce que Thierry Omeyer et William Accambray quittent le Montpellier AHB pour rejoindre la capitale dès la saison prochaine[14]. Estimant que les ambitions du club ne correspondent plus aux siennes, il préfère ainsi, à 37 ans, signer un contrat de 2 ans à Paris afin d'assouvir sa soif de remporter de nouveaux titres plutôt que de continuer dans le projet qu'avait mis sur pied le MAHB (contrat de 3 ans et reconversion au sein du club)[15].
Le , il devient champion du monde pour la quatrième fois, après une victoire contre le Qatar et est élu meilleur joueur et meilleur gardien de la compétition[16].
Famille
Thierry Omeyer est marié à Laurence avec qui il a une fille (Manon) et un fils (Loris).
Son frère jumeau Christian a également été handballeur professionnel à Sélestat, club où il est aujourd'hui directeur sportif. Leur frère cadet Jean-François est handballeur amateur à Cernay/Wattwiller en Alsace. Leur père fut un ancien professeur de sport également joueur de handball à un niveau régional[17].
Équipe de France
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- Première sélection : contre la Roumanie
- Sélections en équipe de France: 298[2]
Clubs successifs
-
Cernay (Haut-Rhin) : 1985-1994 (junior)
-
SC Sélestat handball : 1994-2000
-
Montpellier Handball : 2000-2006
-
THW Kiel : 2006-2013
-
Montpellier Agglomération Handball : 2013-2014
-
Paris Saint-Germain Handball : depuis 2014
Palmarès
Club
- Compétitions internationales
- Ligue des champions (4) : 2003 (avec Montpellier HB) ; 2007, 2010 et 2012 (avec THW Kiel)
- Finaliste en 2008, 2009 (avec THW Kiel)
- Super Globe (1) : 2011[18] (avec THW Kiel)
- Supercoupe d'Europe (1) : 2007
- Compétitions nationales
-
Champion de France (6) : 2002, 2003, 2004, 2005, 2006 (avec Montpellier HB) et 2015 (avec Paris Saint-Germain Handball)
-
Coupe de France (6) : 2001, 2002, 2003, 2005, 2006 (avec Montpellier HB) et 2015 (avec Paris Saint-Germain Handball)
-
Coupe de la Ligue (4) : 2004, 2005, 2006 et 2014 (avec Montpellier HB)
-
Trophée des champions (2) : 2014, 2015 (avec Paris Saint-Germain Handball)
-
Champion d'Allemagne (6) : 2007, 2008, 2009, 2010, 2012 et 2013 (avec THW Kiel)
-
Coupe d'Allemagne (6) : 2007, 2008, 2009, 2011, 2012 et 2013 (avec THW Kiel)
-
Supercoupe d'Allemagne (4) : 2007-08, 2008-09, 2011-12 et 2012-13 (avec THW Kiel)
Sélection nationale
- 5e place aux Jeux olympiques de 2004 à Athènes en
Grèce
-
Médaillé d'or aux Jeux olympiques de 2008 en
Chine
-
Médaillé d'or aux Jeux olympiques de 2012 au
Royaume-Uni
- Championnats du monde
-
Médaillé d'or au Championnat du monde 2001 en
France
-
Médaillé de bronze au Championnat du monde 2003 au
Portugal
-
Médaillé de bronze au Championnat du monde 2005 en
Tunisie
- 4e place au Championnat du monde 2007 en
Allemagne
-
Médaillé d'or au Championnat du monde 2009 en
Croatie
-
Médaillé d'or au Championnat du monde 2011 en
Suède
- 6e place au Championnat du monde 2013 en
Espagne
-
Médaillé d'or au Championnat du monde 2015 au
Qatar
- Championnats d'Europe
- 6e place au Championnat d'Europe 2002 en
Suède
- 6e place au Championnat d'Europe 2004 en
Slovénie
-
Médaille d'or au Championnat d'Europe 2006 en
Suisse
-
Médaille de bronze au Championnat d'Europe 2008 en
Norvège
-
Médaille d'or au Championnat d'Europe 2010 en
Autriche
- 11e place au Championnat d'Europe 2012 en
Serbie
-
Médaille d'or au Championnat d'Europe 2014 au
Danemark
- Autres
-
Médaillé de bronze au Championnat du monde espoirs (1997) en
Turquie
-
Médaillé de bronze aux Jeux méditerranéens (2001) en
Tunisie
- Médaillé d'argent des Championnats de France UNSS (1992) à Fréjus, avec le Lycée de Thann.
Distinctions personnelles
- Élu meilleur handballeur de l'année en 2008[5]
- Élu meilleur gardien de tous les temps avec 93,54 % des votes (vote des internautes sur le site de l'IHF en 2010)[3],[4]
- Élu Meilleur gardien IHF 2006
- Élu meilleur joueur du championnat du monde (1) : 2015[16]
- Élu meilleur joueur du championnat d'Allemagne (1) : 2009
- Élu meilleur gardien des Jeux olympiques (2) : Pékin 2008 et Londres 2012
- Élu meilleur gardien du championnat du monde (3) : 2009, 2011 et 2015
- Élu meilleur gardien du championnat d'Europe (1) : 2006
- Élu meilleur gardien du championnat de France (3) : 2000[2] (avec SC Sélestat), 2004[19] et 2006[20]
- Prix Emmanuel Rodocanachi de l'Académie des sports en 2008 avec l'équipe de France, déclarée meilleure équipe française de l'année (à la suite de son 1er titre olympique)
Décorations
- Chevalier de l'Ordre national du Mérite en 2001[21]
- Chevalier de la Légion d'honneur en 2008[22]
- Officier de l'Ordre national du Mérite en 2013[23]
Galerie : Thierry Omeyer en action
-
Le joueur, Michael Müller, prend son extension.
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Thierry Omeyer fait sa parade en éclatant.
-
Le tir est arrêté.
Notes et références
- 1 2 « Profil de Thierry Omeyer », sur Site officiel de la Ligue Nationale de Handball (LNH) (consulté le 2 novembre 2014)
- 1 2 3 « Profil de Thierry Omeyer », sur Site officiel de l’Équipe de France (consulté le 15 mars 2014)
- 1 2 (en) « Voting of the IHF users: Omeyer world’s best goalkeeper », sur Site officiel de l'IHF,‎ (consulté le 15 mars 2014)
- 1 2 «Titi» Omeyer élu meilleur gardien de tous les temps, sur LaDépêche.fr,‎ (consulté le 15 mars 2014)
- 1 2 (en) « Player of the Year - Men 2008 », sur Site officiel de l'IHF,‎ (consulté le 15 mars 2014)
- 1 2 (en) « Profil olympique de Thierry Omeyer », sur Sports-Reference (consulté le 2 novembre 2014)
- ↑ « Mondial 2001 - Finale France - Suède : Statistiques », sur Handzone.net,‎ (consulté le 2 novembre 2014)
- ↑ « Les Bleus dans l'histoire », sur europsport.fr,‎ (consulté le 5 novembre 2011)
- ↑ « Pékin 2008 - Demi-Finale - France 25 - 23 Croatie », sur europsport.fr,‎ (consulté le 5 novembre 2011)
- ↑ « Handball / World Championships », sur allcompetitions.com (consulté le 15 décembre 2011)
- ↑ « Retour de Omeyer au MHB », sur toutmontpellier.fr,‎ (consulté le 4 avril 2014)
- ↑ « Thierry Omeyer absent trois mois », sur Midilibre.fr,‎ (consulté le 4 avril 2014)
- ↑ « Omeyer et Accambray dans le viseur », sur journal Le Parisien,‎ (consulté le 15 avril 2014)
- ↑ « Omeyer et Accambray au PSG », sur L'Equipe.fr,‎ (consulté le 15 avril 2014)
- ↑ « Direction Paris pour Omeyer et Accambray », sur MidiLibre.fr,‎ (consulté le 15 avril 2014)
- 1 2 (en) « Qatar 2015 All Star Team announced », sur Site officiel de l'IHF,‎ 1er février 2015 (consulté le 2 février 2015)
- ↑ Aujourd'hui en France no 3325 du 31 janvier 2011, p. 19.
- ↑ « Hand - Superglobe Kiel réduit la casse », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 20 mai 2011)
- ↑ « Sept d'or du handball 2004 », sur handzone.net,‎ (consulté le 18 juin 2013)
- ↑ « Trophées du Hand 2006 », sur handzone.net,‎ (consulté le 18 juin 2013)
- ↑ « Décret du 14 mars 2001 portant nomination », Journal officiel n°63 du 15 mars 2001 (consulté le 1er mars 2013)
- ↑ « Décret du 14 novembre 2008 portant promotion et nomination », Journal officiel du 15 novembre 2008 (consulté le 1er mars 2013)
- ↑ « Décret du 31 décembre 2012 portant promotion et nomination - Promotion spéciale des Jeux olympiques de Londres 2012 », Journal officiel du 1er janvier 2013 (consulté le 1er mars 2013)
Liens externes
- Profil de Thierry Omeyer sur le site de la Fédération française de handball
- (en+de) Profil détaillé de Thierry Omeyer sur le site officiel du THW Kiel
- Blog de Thierry Omeyer
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