Ribat
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Le ribat était considéré comme étant originellement une petite forteresse construite comme une ligne de défense frontalière dans les premiers temps de la conquête musulmane du Maghreb. Ces fortins servent alors à protéger les frontières de l'islam.
Ils deviennent donc avec le temps des gîtes pour les voyageurs mais aussi des refuges pour les mystiques. En ce sens, les ribats sont peut-être à l'origine des premiers courants du soufisme. On peut dans ce sens assimiler ces lieux à des zaouïas. Le marabout, terme sous lequel on désigne indistinctement en Afrique du Nord les saints, les chefs de tribus et les guérisseurs populaires, est ainsi celui qui habite un ribat.
En attendant de plus amples modifications, voir sur ce sujet l'article très complet de C. Picard, professeur à l'Université de Toulouse le Mirail, et de A. Borrut, doctorant à l'Université Toulouse le Mirail: "Râbata, ribât, râbita, une institution à reconsidérer" , in Ph. Sénac et N. Prouteau (éd.), Chrétiens et Musulmans en Méditerranée médiévale (VIIIe-XIIIe s.) : échanges et contact (Poitiers: Civilisation Médiévale, XV, 2003),
Les villes de Rabat au Maroc et de Rabat à Malte, comme leur nom l'indique, sont d'anciens ribats.
Lien externe
- (fr) Riadh Mrabeth, « Le ribat », Qantara, Institut du monde arabe, 25 novembre 2008
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