Principauté de Seborga
43° 49′ 34″ N 7° 41′ 39″ E / 43.826245, 7.694206
Principauté de Seborga Principato di Seborga (it) | |
![]() Blason de la principauté de Seborga |
![]() Drapeau de Seborga |
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|
Administration | |
---|---|
Statut politique | Micronation |
Capitale | Seborga |
Gouvernement - Prince |
Monarchie constitutionnelle Marcello Ier |
Démographie | |
Population | 319 hab. (2010) |
Densité | 21 hab./km2 |
Langue(s) | Italien, ligure, français |
PIB · PIB/hab. |
n/a n/a |
Géographie | |
Coordonnées | 43° 49′ 34″ N 7° 41′ 40″ E / 43.826111111111, 7.694444444444443° 49′ 34″ Nord 7° 41′ 40″ Est / 43.826111111111, 7.6944444444444 |
Superficie | 14,91 km2 |
Divers | |
Monnaie | Luigino[1],[2], euro |
Fuseau horaire | UTC +1 |
Domaine internet | n/a |
Indicatif téléphonique | n/a |
Hymne | La Speranza |
Devise | Sub Umbra Sedi |
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La principauté de Seborga, en italien principato di Seborga, est une micronation qui revendique le territoire de la commune italienne de Seborga, dans la région de Ligurie.
Géographie

La principauté de Seborga revendique le territoire de la commune italienne de Seborga située dans la région de Ligurie. Seborga est limitrophe des communes d'Ospedaletti, Perinaldo, Sanremo et Vallebona.
Histoire
Origine de la principauté
En 954, le comte de Vintimille cède le fief de Seborga aux abbés de Lérins, qui en font une principauté ecclésiastique qui va durer pendant huit cents ans.
En janvier 1729, Victor-Amédée II de Sardaigne achète la principauté de Seborga à son propriétaire ecclésiastique, l'abbé Biancheri, mais sans en acquitter le prix ce qui explique que Seborga ne sera jamais mentionnée dans aucun traité ultérieur. Giuseppe Antonio Biancheri porte le titre de prince du 16 novembre 1710 jusqu'à son décès le 4 novembre 1746, malgré le « protectorat » de la Maison de Savoie à partir de 1729[3] qui ne sera jamais reconnu. Seborga figure bien dans le « contado di Nizza » de la carte des États du roi de Sardaigne de 1779[4].
La principauté contemporaine
Dans les années 1950, des habitants de de la commune de Seborga revendiquent la réactivation de l'indépendance par rapport à la République italienne, en vertu de son ancien statut de principauté dont la localité aurait joui autrefois, et ils considèrent comme illégale l'annexion au royaume de Sardaigne, puis à l'Italie[5].
La proclamation de Seborga en tant que principauté remonte à 1963 lorsque le fleuriste du village, Giorgio Carbone, a été élu « prince Giorgio Ier de Seborga »[2]. Un plébiscite auprès de la population du village approuve alors sa proclamation par 304 voix contre 4[6]. Cette sécession se base sur le legs du village à l'abbaye de Lérins, en France, en 954 par un comte de Vintimille ainsi que sur la protection de la maison de Savoie, disparue en 1946 et vécue comme une « annexion » à l'Italie[2].
Après la mort du prince Giorgio Ier le [7], la régence est assurée par Alberto Romano jusqu'à l'élection de Marcello Menegatto, un promoteur immobilier, qui est intronisé le sous le nom de règne de Marcello Ier [2]. Le nouveau souverain souhaite continuer la lutte pour la réactivation de la reconnaissance de l'indépendance de la principauté et développer son économie avec notamment la création d'un golf, la construction d'un centre d'affaires, d'une salle de spectacles et de conférences, d'une clinique, d'un hôtel de luxe et l'installation de galeries d'art[2]. Cependant, celui-ci se défend de vouloir créer un paradis fiscal, arguant que la Constitution de la principauté ne le permettrait pas[2].
Administration
Indépendance de la principauté
L'indépendance de la principauté se baserait sur les points suivants :
- Jusqu'en 1946 le Saint-Siège reconnaît Seborga comme indépendante (Nullius Diocesis)[réf. nécessaire].
- Mussolini reconnaît en 1939 dans une lettre que « la principauté de Seborga n'appartient pas à l'Italie »[réf. nécessaire].
- L'Italie a intenté trois procès, tous perdus, à la principauté de Seborga[2].
- La principauté a saisi la Cour européenne des droits de l'homme pour faire valoir son indépendance (recours 52856/08 auprès de la CEDH de Strasbourg)[2].
- Seborga est reconnue comme une zone hors TVA en 2005, la justice italienne se déclare incompétente [C'est-à-dire ?].
Régime politique
Seborga est une principauté régie par une Constitution et dirigée par un prince, élu pour sept ans. Elle dispose d'un gouvernement de neuf ministres, d'un « Conseil des Prieurs » et d'un « Conseil de la Couronne »[2]. La fête nationale se déroule le 20 août, jour de la fête de saint Bernard[2].
Princes
Nom | Début du règne | Fin du règne |
Giorgio Ier | ||
Alberto Romano (régent) | ||
Marcello Ier | depuis le |
Gouvernement
- Mauro Carassale, secrétaire d'État et ministre de l'Intérieur
- Mirco Biancheri, ministre de la Justice (garde des Sceaux)
- Nina Döbler Menegatto, ministre des Affaires étrangères
- Mirko Ferrari, ministre des transports et chargé du registre de la population
- Bruno Santo, ministre des biens environnementaux et du territoire
- Maria Carmela Serra, ministre de l'Instruction, de la Jeunesse et chancelière du Conseil de la couronne
- Domenico Falbo, ministre de l'Agriculture, de l'alimentation et des forêts
- Daniele Zanni, ministre de la Santé
- Giuseppe Bernardi, ministre des Finances, du Tourisme et des Sports
Relations extérieures
Des consuls et des ambassadeurs sont envoyés à l'étranger dont un en France[2]. Le Burkina Faso y aurait ouvert un consulat, reconnaissant Seborga comme nation indépendante.
Économie

Le folklore créé par cette principauté et entretenu par ses habitants attire des touristes. Entre 1994 et 1996, des pièces de monnaie de la principauté ont été émises, attirant l'attention des numismates. Cette monnaie, le luigino, est alors indexée au dollar américain[2]. Ces frappes monétaires ont un précédent historique car au XVIIe siècle, les abbés de Lérins, seigneurs de Seborga, ont frappé monnaie en principauté[8]. Des timbres sont aussi imprimés et le courrier est tamponné avec la flamme postale de la principauté[2]. La principauté dispose de ses propres passeports et plaques d'immatriculation[2].
Des produits alimentaires et autres articles touristiques sont vendus sous le label Antico Principato di Seborga (en français « ancienne principauté de Seborga »), déposé auprès de l'INPI par le gouvernement de la principauté de Seborga[9].
Une activité plus traditionnelle est la culture des fleurs destinées à la parfumerie[2].
Démographie
La population s'élève à 319 habitants en 2010. La langue officielle serait le français[2] mais l'italien est principalement utilisé par la principauté sur son site internet également traduit en anglais et en allemand, du fait de l'enclavement de la principauté dans l'Italie.
Notes et références
- ↑ (fr) « principauté de Seborga », sur drapeaufree.free.fr (consulté en 3 octobre 2010)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Georges Bourquard, « La principauté qui défie l’Italie », Le Dauphiné libéré, (lire en ligne)
- ↑ (it) Seborga, Principato Sovrano, G. Pistone, Edizioni Principato di Seborga, 1999
- ↑ Cette portion de carte est reproduite à l'article « Comté de Nice » du Dictionnaire historique et démographique du comté de Nice, volume IV de l'encyclopédie Niciensis publiée sous la direction de Ralph Schor en 2002
- ↑ (en)James Minahan, Encyclopedia of the Stateless Nations, Volume 4 S-Z, Greenwood Publishing Group, 2002, ISBN 978-0-313-32384-3, pag 1696
- ↑ (en) Caitlin Moran, « Noel Gallagher is my choice for monarch », sur timesonlineK.co.uk, The Times, (consulté en )
- ↑ (en) Emily Langer, « 'His Tremendousness' oversaw the Italian village of Seborga », The Washington Post, (lire en ligne)
- ↑ Acchiardi (Gilbert), Les monnaies de Seborga, Provence Numismatique n° 114.
- ↑ Marque INPI, Marque enregistrée
Annexes
Liens externes
- (it) Site officiel
Bibliographie
- Stéphane-Bertin Hoffmann, La reconnaissance des micro-nations ou l'utopie confrontée au Droit, Lulu, , 202 p. (ISBN 978-1-4457-1907-8)
- Bruno Fuligni, L'État c'est moi (Histoire des monarchies privées, principautés de fantaisie et autres républiques pirates), Les Éditions de Paris, , 240 p. (ISBN 2-905-291-699)
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