Coupe du monde de rugby à XIII 2013

Sport | Rugby à XIII |
---|---|
Organisateur(s) | RLIF |
Édition | 14e |
Lieu(x) |
![]() ![]() ![]() ![]() |
Date | au |
Nations | 14 en phase finale (19 avec les qualifications) |
Affluence | 458 503 spectateurs |
Site web officiel |
http://www.rlwc2013.com/ |
Vainqueur |
![]() |
---|---|
Finaliste |
![]() |
Meilleur(s) marqueur(s) |
![]() ![]() |
Meilleur réalisateur |
![]() |
Édition précédente Édition suivante
La Coupe du monde de rugby à XIII 2013 est la quatorzième édition de la Coupe du monde de rugby à XIII et se déroule du 26 octobre 2013 au 30 novembre 2013 entre l'Angleterre, la France, l'Irlande et le Pays de Galles, dont l'annonce est faite par la fédération internationale en juillet 2009. Prévu initialement en 2012, il est finalement décidé de décaler le tournoi d'une année en raison de l'organisation des Jeux olympiques de 2012 à Londres[1], cependant les prochaines éditions se dérouleront sur un cycle quadriennal.
L'Australie prend sa revanche de l'édition 2008 en prenant le meilleur en finale sur la Nouvelle-Zélande, la première survole l'édition en étant restée invaincue. La Nouvelle-Zélande disputait sa troisième finale d'affilée après avoir remporté un match à la dernière minute contre le pays hôte l'Angleterre en demi-finale. Enfin, les Fidji rééditent leur performance de 2008 en atteignant de nouveau les demi-finales. L'édition est marquée par un succès populaire avec une affluence cumulée de 458 503 spectateurs soit une moyenne de 16 375 spectateurs par match.
Préparation de l'évènement
Choix du projet
.jpg)
Malgré l'intérêt formulé du Royaume-Uni, l'Australie a annoncé son intention de monter un projet de candidature à la coupe du monde 2013 malgré la tenue de la précédente édition en 2008 chez elle. Ce projet fait suite au succès de l'édition 2008 mais le Royaume-Uni (Angleterre et Pays de Galles) est désigné fin juillet 2009 par la fédération internationale en tant que pays hôte de l'édition 2013. Elle suit la volonté du Royaume-Uni d'accueillir lors de la décennie 2010 plusieurs évènements sportifs dont la Ryder Cup 2010 et 2014, les Championnats du monde de crosse au champ 2010, le Masters de tennis masculin 2010, 2011, 2012 à Londres, la finale de Ligue des champions de l'UEFA en 2011, l'attribution des Jeux olympiques de 2012 à Londres, les Jeux du Commonwealth en 2014, la Coupe du monde de rugby à XV 2015 ou encore la Coupe du monde de cricket 2019. Cette décennie est appelée par les médias britanniques la « Golden Decade ». Le Royaume-Uni avait organisé auparavant la Coupe du monde 2000.
Villes et stades
Pour accueillir les 28 matchs de la compétition, il y aura vingt-et-un stades différents. Il y aura 20 matchs dans 15 stades en Angleterre, 5 matchs dans 3 stades au Pays de Galles, 2 matchs dans 2 stades en France et 1 match dans 1 stade en Irlande.
Cardiff | Limerick | Hull | Huddersfield | Leeds | Avignon |
---|---|---|---|---|---|
Millennium Stadium | Thomond Park | KC Stadium | John Smith's Stadium | Headingley Stadium | Parc des Sports |
Capacité : 74 500 | Capacité : 26 500 | Capacité : 25 586 | Capacité : 24 500 | Capacité : 21 062 | Capacité : 18 000 |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
St Helens | Warrington | Halifax | Perpignan | Bristol | Salford |
Langtree Park | Halliwell Jones Stadium[3] | The Shay | Stade Gilbert-Brutus | Memorial Stadium | Salford City Stadium |
Capacité : 18 000 | Capacité : 15 200 | Capacité : 14 061 | Capacité : 13 000 | Capacité : 12 100 | Capacité : 12 000 |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Leigh | Wrexham | Rochdale | Hull | Workington | Neath |
Leigh Sports Village | Racecourse Ground | Spotland Stadium | Craven Park | Derwent Park[4] | The Gnoll |
Capacité : 11 000 | Capacité : 10 500 | Capacité : 10 249 | Capacité : 10 000 | Capacité : 10 000 | Capacité : 5 000 |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Londres | Manchester | Wigan | |||
Wembley | Old Trafford | DW Stadium | |||
Capacité: 90,000 | Capacité: 76,212 | Capacité: 25133 | |||
![]() |
![]() |
![]() |
Acteurs de la coupe du monde
Équipes qualifiées
Quatorze équipes participent à la compétition. Cinq pays en Europe et sept équipes de l'Océanie sont qualifiés d'office. Une phase de qualification est organisée pour déterminer les deux dernières nations qualifiées réparties en deux zones distinctes : une zone dite "Europe" dont l'Italie est sortie victorieuse, et une zone dite "Atlantique" dont les États-Unis sont sortis vainqueurs. Ces deux nations participent pour la première fois à une Coupe du monde.
Europe 5 places |
Océanie 7 places |
Équipes qualifiées 2 places |
---|---|---|
|
|
|
Joueurs
La majorité des joueurs évoluent dans des franchises disputant soit la National Rugby League (championnat fermé australien et néo-zélandais) soit la Super League (championnat fermé anglais et français). En effet, les compositions des sélections australiennes, néo-zélandais et anglaise sont toutes issues de ces deux championnats. Les autres nations comptent majoritairement de nombreux éléments de ces deux championnats à l'image de la France, des Fidji, de l'Irlande, des Samoa, de l'Écosse, des Tonga, de l'Italie, des Îles Cook, des États-Unis et des Pays-Bas. La seule exception revenant à la Papouasie-Nouvelle-Guinée où dix-sept joueurs sur les vingt-quatre sélectionnés évoluent dans leur championnat national.
Arbitres
Les arbitres de cette Coupe du monde proviennent de quatre nations : Angleterre, Australie, France et Nouvelle-Zélande :
Angleterre | Australie | France | Nouvelle-Zélande |
---|---|---|---|
|
|
|
|
Déroulement de la compétition
Cette compétition se déroule en deux phases : une phase de qualification et une phase à élimination directe. Pendant la phase de qualification par poules, chaque équipe affronte une fois chacun des adversaires versés dans sa poule. À l’issue de cette phase, concernant les groupes A et B les trois premiers de chaque poule sont qualifiés pour la phase à élimination directe, et concernant les groupes C et D seuls les premiers sont qualifiés pour la phase à élimination directe (voir tableau plus bas).
1er Tour
Groupe A
|
|
.jpg)
La Coupe du monde s'ouvre par un match d'ouverture entre le pays hôte l'Angleterre et le grand favori de cette édition l'Australie. Les Australiens emmenés par Johnathan Thurston ne ratent pas leur entrée en s'imposant 28-20. Dans l'autre opposition entre les deux nations non favorites de ce groupe, les Fidjiens emmenés par Kevin Naiqama prennent l'ascendant sur l'Irlande et se placent idéalement pour une qualification pour les quarts de finale (32-14).
Lors de la deuxième journée, l'Angleterre écrase l'Irlande 42-0 qu'elle a dominé de la première à la dernière minute. De son côté, l'Australie acquiert une victoire confortable contre les Fidji 32-4. Les deux grandes nations du XIII sont qualifiées pour les quarts de finale avant leur dernier match de phase de poule.
Lors de la dernière journée, l'opposition entre l'Angleterre et les îles Fidji revêt d'une importance dans l'optique des quarts de finale. À la mi-temps, l'Angleterre n'a qu'un léger avantage 14-8 avant de dominer la seconde période pour s'imposer 34-12, elle termine deuxième de la poule et les Fidji troisième. Enfin, l'Australie n'a laissé aucune chance à l'Irlande battue 50-0 dans un match à sens unique, c'est l'élimination pour cette dernière.
Groupe B
|
|

Pour son premier match, la France bat dans une rencontre aux conditions météorologiques difficiles la Papouasie-Nouvelle-Guinée d'un drop de William Barthau (9-8) et prend une option pour les quarts de finale. De son côté, la Nouvelle-Zélande, tenante du titre, impressionne en s'imposant 42-24 contre les Samoa.
Lors de la deuxième journée, malgré une affluence record à Avignon, la France est battue par une Nouvelle-Zélande jouant à la perfection et un Shaun Johnson des grands soirs (0-48). De son côté, les Samoa prennent le dessus sur la Papouasie-Nouvelle-Guinée 38-4, leur permettant avec la France de se qualifier pour les quarts de finale.
Enfin, lors de la dernière journée, la Nouvelle-Zélande confirme son statut devant la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec une nouvelle démonstration 56-10. Concernant la seconde place, les Samoa s'imposent contre la France à Perpignan 22-6.
Groupe C et D
Groupe C
|
|
Groupe D
|
|
Matchs inter-groupe C et D
Les équipes des groupes C et D joueront un match supplémentaire avec une équipe de l'autre groupe. Ces matchs seront entre l'Écosse et les États-Unis, les Tonga contre les îles Cook et le pays de Galles contre l'Italie.
26 octobre | ![]() |
16 - 32 | ![]() |
Millennium Stadium, Cardiff |
5 novembre | ![]() |
22 - 16 | ![]() |
Leigh Sports Village, Leigh |
7 novembre | ![]() |
22 - 8 | ![]() |
Salford City Stadium, Barton-upon-Irwell |
.jpg)
Les groupes C & D sont composées de trois équipes chacune. Chaque équipe disputent un match supplémentaire contre un adversaire de l'autre groupe pour déterminer le pays qualifié en quarts de finales.
Lors du premier jour de la Coupe du monde, l'Italie créé la première grande surprise de ce tournoi en s'imposant 32-16 contre le pays de Galles à Cardiff. Entre les Tonga et l'Écosse, ce match âprement disputé accouche d'un vainqueur écossais par une petite marge (26-24). La deuxième sensation vient de la victoire des États-Unis contre les Îles Cook (32-20), il s'agit de leur première victoire en Coupe du monde.
Quatre jours plus tard, les États-Unis continuent sur leur lancée et s'imposant contre le pays de Galles 24-16 et peuvent alors prétendre à une place en quarts de finale, les Gallois sont quant à eux éliminés. Dans le groupe C, l'opposition entre l'Italie et l'Écosse se conclue sur un match nul 30-30 qui restent tous deux à égalité avant un dernier match décisif pour une qualification en quarts de finale.
Phase à élimination directe
Quarts de finale | Demi-finales | Finale | ||||||||
DW Stadium, Wigan le 16/11/2013 | Wembley Stadium, Londres le 23/11/2013 | Old Trafford, Manchester le 30/11/2013 | ||||||||
![]() |
34 | |||||||||
![]() |
6 | |||||||||
![]() |
18 | |||||||||
Headingley Carnegie Stadium, Leeds le 15/11/2013 | ||||||||||
![]() |
20 | |||||||||
![]() |
40 | |||||||||
![]() |
4 | |||||||||
![]() |
2 | |||||||||
Racecourse Ground, Wrexham le 16/11/2013 | ||||||||||
![]() |
34 | |||||||||
![]() |
62 | |||||||||
Wembley Stadium, Londres le 23/11/2013 | ||||||||||
![]() |
0 | |||||||||
![]() |
64 | |||||||||
Halliwell Jones Stadium, Warrington le 17/11/2013 | ||||||||||
![]() |
0 | |||||||||
![]() |
4 | |||||||||
![]() |
22 | |||||||||
Quarts de finale
Nouvelle-Zélande - Écosse



(mt : 26 - 0)
au Headingley Carnegie Stadium, LeedsHomme du match : Roger Tuivasa-Sheck
Points marqués :
- Nouvelle-Zélande : 8 essais de Goodwin (8e, 71e), Bromwich (15e), Tuivasa-Sheck (20e, 50e), Pritchard (27e), Johnson (30e), Vatuvei (58e) ; 4 transformations de Johnson (15e, 27e, 31e, 50e)
- Écosse : 1 essai de Hurst (67e)
Évolution du score : 4-0, 10-0, 14-0, 20-0, 26-0, 32-0, 36-0, 36-4, 40-4
Arbitre : Ben Cummins
Rapidement, la grande favorite, la Nouvelle-Zélande, prend la mesure des Écossais en imposant d'entrée de match leur rythme. Dépassés, les Écossais encaissent au cours de la première période cinq essais pour se retrouver menés 0-26 à la mi-temps. Les cinq essais néo-zélandais sont inscrits par Goodwin, Bromwich, Tuivasa-Sheck et Johnson. Malgré des intentions nouvelles en seconde période, les Écossais encaissent deux nouveaux essais de Tuivasa-Sheck et Vatuvei. Menant alors 36-0, les Kiwis baissent de régime, l'Écosse en profite et inscrit son seul essai du match par l'intermédiaire d'Hurst sur une passe de Brough réjouissant les spectateurs. En fin de match, les Néo-Zélandais inscrivent un dernier essai par Goodwin pour l'emporter 40-4, le botteur des Kiwis Johnson ne fut pas vraiment en réussite avec quatre transformations sur huit tentatives.
Australie - États-Unis



(mt : 38 - 0)
au Racecourse Ground, WrexhamHomme du match : Brett Morris
Points marqués :
- Australie : 12 essais de Hayne (3e, 57e, 70e, 79e), Inglis (11e, 50e), Morris (21e, 26e, 35e, 39e), Smith (23e), Cronk (28e); 7 transformations de Thurston (11e, 23e, 28e, 50e, 57e, 70e, 79e)
- États-Unis :
Évolution du score : 4-0, 10-0, 14-0, 20-0, 24-0, 30-0, 34-0, 38-0, 44-0, 50-0, 56-0, 62-0
Arbitre : Henry Perenara
Dans le second quart de finale, l'Australie poursuit sa marche en avant vers la finale. Sortie première de son groupe, les États-Unis n'étaient pas attendu à ce stade de la compétition. Très vite, les coéquipiers de Cameron Smith prennent la mesure de son adversaire. Le sélectionneur australien Tim Sheens aligne son équipe type et ne ménage pas sa sélection. Deux Australiens, Hayne et Morris, réalisent le quadruplé au cours de ce match à sens unique. Avec huit essais en première mi-temps (38-0), les Australiens ont poursuivi leurs efforts en seconde période avec quatre nouveaux essais. Il s'agit du troisième match d'affilée pour l'Australie sans encaisser un seul essai depuis le match d'ouverture contre l'Angleterre. Les Américains ont un moment pensé marquer un essai mais celui-ci fut annulé par vidéo.
Angleterre - France



(mt : 22 - 6)
au DW Stadium, WiganHomme du match : Sam Tomkins
Points marqués :
- Angleterre : 6 essais de Charnley (8e, 24e), Hall (17e, 27e), O'Loughlin (46e), Ferres (77e); 5 transformations de Sinfield (8e, 17e, 24e, 27e, 46e, 77e)
- France : 1 essai de Duport (5e); 1 transformation de Bosc (5e)
Évolution du score : 0-6, 6-6, 12-6, 16-6, 22-6, 28-6, 34-6
Arbitre : Ashley Klein
Pour le dernier match de Sam Tomkins dans l'antre des Wigan Warriors avant de rejoindre la National Rugby League, l'Angleterre affronte en tant que favorite la France, cette dernière n'ayant plus battu son adversaire depuis le . Pourtant le début de match est à l'avantage des Français puisqu'ils marquent les premiers grâce à Vincent Duport à la 6e minute. Mais dans le même temps, Kane Bentley et Duport se blessent dans les dix premières minutes. Les Anglais font alors la différence par les ailes en inscrivant quatre essais en première période par l'intermédiaire de Josh Charnley et Ryan Hall. Malgré quelques temps forts, la France reste trop imprécise et ne parvient pas à marquer de second essai. Au retour des vestiaires, l'Angleterre enfonce le clou par Sean O'Loughlin puis en fin de match Brett Ferres clôt le score 34-6 à l'avantage du pays hôte.
Samoa - Fidji
.jpg)


(mt : 0 - 14)
au Halliwell Jones Stadium, WarringtonHomme du match : Aaron Groom
Points marqués :
- Samoa: 1 essai de Winterstein (58e)
- Fidji: 3 essais de Groom (4e), Naiqama (33e), Roqica (78e); 3 transformation de Naiqama (4e, 33e, 78e); 2 pénalités de Naiqama (10e, 70e)
Évolution du score : 0-6, 0-8, 0-14, 4-14, 4-16, 4-22
Arbitre : Richard Silverwood
Dans le duel des îles du Pacifique, les Fidji prend l'ascendant sur son adversaire du jour 22-4 et jouera la demi-finale contre l'Australie. Dominant la première mi-temps, les Fidji arrivent à la pause avec un avantage de 14-0 inscrivant deux essais par Aaron Groom et Wes Naiqama. Malgré des occasions, les Samoans ne sont jamais parvenus à franchir la ligne d'en-but au premier acte. C'est en seconde période que les Samoa marquent enfin leur premier essai par Antonio Winterstein. La fin de match est plutôt houleuse, toutefois les Fidjiens restent en place et accentue son avance par une pénalité de Naiqama puis un essai de Vitale Junior Roqica.
Demi-finales
Nouvelle-Zélande - Angleterre



(mt : 8 - 8)
à Wembley, LondresHomme du match : Sam Burgess
Points marqués :
- Nouvelle-Zélande : 3 essais de Tuivasa-Sheck (33e, 48e), Johnson (79e) ; 2 transformations de Johnson (33e, 79e) ; 2 pénalités de Johnson (38e, 56e)
- Angleterre : 3 essais de O'Loughlin (17e), Watkins (60e), S. Burgess (69e) ; 2 transformations de Sinfield (17e, 69e) ; 1 pénalité de Sinfield (25e)
Évolution du score : 0-6, 0-8, 6-8, 8-8, 12-8, 14-8, 14-12, 14-18, 20-18.
Arbitre : Ben Cummins
Dans cette première demi-finale, les deux sélections sont candidates au titre. Après une entame de match à l'avantage des Néo-Zélandais, l'Angleterre contient ces derniers. Les Anglais sont les premiers à marquer par Sean O'Loughlin transformé par Kevin Sinfield, ce dernier ajoutant deux autres points sur une pénalité, l'Angleterre mène alors 8-0 après 30 minutes de jeu. Toutefois, les Néo-Zélandais parviennent à revenir à leur hauteur avant la mi-temps grâce à un essai de Roger Tuivasa-Sheck sur une chistera de Dean Whare transformé par Shaun Johnson qui ajoute également deux autres points de pénalité. Au retour des vestiaires, les Kiwis mènent pour la première fois du match sur un second essai de Tuivasa-Sheck avec un score de 12-8. La fin de match est à l'avantage des Anglais qui marquent à la 60e minute un essai par Kallum Watkins puis à la 69e minute par Sam Burgess, où seule une pénalité de Johnson à la 56e parvient à la Nouvelle-Zélande de coller au score. Restant trente secondes à jouer, George Burgess est coupable d'un placage haut sur Sonny Bill Williams, les Kiwis jouent rapidement la pénalité à la main et égalisent 18-18 par Johnson, ce dernier transforme son essai pour un score de 20-18 et envoie la sélection néo-zélandaise en finale défendre son titre.
Australie - Fidji
_2.jpg)


(mt : 34 - 0)
à Wembley, LondresHomme du match : Johnathan Thurston
Points marqués :
- Australie : 11 essais de Thurston (9e), Boyd (15e, 59e), Cronk(19e), Hayne (22e, 37e, 68e), Papalii (35e), Tamou (53e), B. Morris (72e), Fifita (79e) ; 10 transformations de Thurston (9e, 19e, 22e, 35e, 37e, 53e, 59e, 68e, 72e, 79e)
- Fidji :
Évolution du score : 6-0, 10-0, 16-0, 22-0, 28-0, 34-0, 40-0, 46-0, 52-0, 58-0, 64-0
Arbitre : Richard Silverwood
Dans un match à sens unique, l'Australie a aligné son équipe type pour s'imposer 64-0 contre les Fidji. De nombreux joueurs australiens se sont mis en évidence à commencer par Jarryd Hayne (qui évoluait sous le maillot des Fidji en 2008) auteur de trois essais. Avec onze essais au total, l'Australie rejoint la Nouvelle-Zélande en finale pour un revanche de 2008. Les Fidjiens ont été dépassés à chaque accélération australienne et n'a pu inscrire d'essai, ils quittent cependant la tête haute la compétition en rééditant la même performance qu'en 2008 en atteignant les demi-finales.
Finale
.jpg)


(mt : 2-16 )
à Old Trafford, ManchesterHomme du match : Johnathan Thurston
Points marqués :
- Nouvelle-Zélande : 1 pénalité de Johnson (16e)
- Australie : 5 essais de Slater (19e, 41e), Cronk (30e), B. Morris (52e, 79e) ; 5 transformations de Thurston (19e, 30e, 41e, 52e, 79e) ; 2 pénalités de Thurston (4e, (35e)
Évolution du score : 0-2, 2-2, 2-8, 2-14, 2-16, 2-22, 2-28, 2-34
Arbitre : Richard Silverwood
La finale est disputée le samedi à Old Trafford à Manchester (Angleterre) devant 74 468 spectateurs. L'Australie a l'occasion de laver l'affront néo-zélandais qui l'avait battu cinq années auparavant chez elle lors de la précédente édition de la Coupe du monde. Les deux équipes sont auteures d'un parcours sans défaite avant cette finale. Le Néo-Zélandais Sonny Bill Williams, venant d'être élu meilleur joueur de l'année, a l'occasion de réaliser un doublé Coupe du monde de rugby à XV (en 2011) et XIII. Toutefois, l'Australie réalise au cours de cette finale une partition parfaite. Elle mène 16-2 à la mi-temps sur des essais de Billy Slater et Cooper Cronk. En seconde période, Slater aggrave le score et les Kangourous peuvent compter sur la réussite de leur botteur Johnathan Thurston, auteur de quatorze points dans cette finale dépassant pour l'occasion le record de points inscrits en sélection australienne avec 318 points inscrits contre 309 points de Mick Cronin. Deux autres essais de Brett Morris viennent s'ajouter pour un score final de 34-2. Il s'agit du dixième titre de l'histoire pour l'Australie.
![]() |
Position | Nouvelle Zélande ![]() |
---|---|---|
1 Billy Slater | Arrière | 1 Kevin Locke |
2 Brett Morris | Ailier | 2 Roger Tuivasa-Sheck |
3 Greg Inglis | Centre | 3 Dean Whare |
4 Jarryd Hayne | Centre | 4 Bryson Goodwin |
5 Darius Boyd | Ailier | 5 Manu Vatuvei |
6 Johnathan Thurston | Demi d'ouverture | 6 Kieran Foran |
Cooper Cronk | Demi de mêlée | 7 Shaun Johnson |
8 Matt Scott | Pilier | 8 Jared Waerea-Hargreaves |
9 Cameron Smith (c) | Talonneur | 9 Issac Luke |
10 James Tamou | Pilier | 10 Jesse Bromwich |
11 Greg Bird | Deuxième ligne | 13 Simon Mannering (c) |
12 Sam Thaiday | Deuxième ligne | 12 Sonny Bill Williams |
13 Paul Gallen | Troisième ligne | 17 Elijah Taylor |
14 Daly Cherry-Evans | Remplaçant | 14 Frank-Paul Nu'uausala |
15 Josh Papalii | Remplaçant | 15 Sam Kasiano |
16 Andrew Fifita | Remplaçant | 16 Ben Matulino |
17 Corey Parker | Remplaçant | 19 Alex Glenn |
Tim Sheens | Entraineur | Stephen Kearney |
Bilan de la Coupe du monde
joueurs en évidence
Meilleurs marqueurs d'essais
-
Jarryd Hayne -
Brett Morris -
Roger Tuivasa-Sheck -
Ryan Hall -
Manu Vatuvei
Rang | Joueur | Équipe | Essais | MJ |
---|---|---|---|---|
1 | Jarryd Hayne | ![]() | 9 | 5 |
Brett Morris | ![]() | 9 | 5 | |
3 | Roger Tuivasa-Sheck | ![]() | 8 | 6 |
Ryan Hall | ![]() | 8 | 5 | |
5 | Cooper Cronk | ![]() | 5 | 5 |
Antonio Winterstein | ![]() | 5 | 4 | |
7 | Darius Boyd | ![]() | 4 | 5 |
Billy Slater | ![]() | 4 | 4 | |
Bryson Goodwin | ![]() | 4 | 6 | |
Manu Vatuvei | ![]() | 4 | 4 | |
Shaun Johnson | ![]() | 4 | 6 | |
Matthew Russell | ![]() | 4 | 4 | |
Christiaan Roets | ![]() | 4 | 2 |
Meilleurs scoreurs
-
Johnathan Thurston -
Shaun Johnson -
Kevin Sinfield -
Danny Brough -
Wes Naiqama
Rang | Joueur | Club | Points | Essais | Transf. | Pén. | Drops | MJ |
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
1 | Shaun Johnson | ![]() | 78 | 4 | 30 | 3 | - | 6 |
2 | Johnathan Thurston | ![]() | 74 | 2 | 33 | 2 | - | 5 |
3 | Kevin Sinfield | ![]() | 40 | - | 19 | 1 | - | 5 |
4 | Jarryd Hayne | ![]() | 36 | 9 | - | - | - | 5 |
Brett Morris | ![]() | 36 | 9 | - | - | - | 5 | |
6 | Danny Brough | ![]() | 32 | - | 13 | 3 | - | 4 |
Ryan Hall | ![]() | 32 | 8 | - | - | - | 5 | |
Roger Tuivasa-Sheck | ![]() | 32 | 8 | - | - | - | 5 | |
Wes Naiqama | ![]() | 32 | 1 | 11 | 4 | - | 4 | |
10 | Anthony Milford | ![]() | 26 | 1 | 10 | 1 | - | 4 |
Bilan sportif
L'Australie récupère le trophée perdu en 2008 en prenant sa revanche sur la Nouvelle-Zélande qui les avait battu à Brisbane. Il s'agit du dixième titre australien en Coupe du monde (1957, 1968, 1970, 1975, 1977, 1988, 1992, 1995, 2000 et 2013) et confirme ainsi sa suprématie sur le monde du rugby à XIII. Emmenée par Johnathan Thurston (qui devient le meilleur scoreur de l'histoire de la sélection) et leur capitaine Cameron Smith, l'Australie a dominé tous ses adversaires et y est restée invaincue. Jarryd Hayne, Brett Morris, Cooper Cronk, Darius Boyd et Billy Slater figurent au top 10 des meilleurs marqueurs d'essai de la compétition. Ils ont laissé peu de places au doute.
La Nouvelle-Zélande, tenante du titre, a effectué un parcours sans faute jusqu'en finale. Elle réalise un match épique en demi-finale contre le pays hôte l'Angleterre inscrivant un essai à la dernière minute pour s'imposer à Wembley 20-18. Cette demi-finale est considérée comme l'un des meilleurs matchs de rugby à XIII de l'histoire[5],[6],[7]. Pour ses performances, elle a pu compter sur son arrière Shaun Johnson, Roger Tuivasa-Sheck (auteur de huit essais), Manu Vatuvei, et notamment son paquet d'avants emmené par Jared Waerea-Hargreaves.
L'Angleterre est passé tout près d'une finale. Battue deux fois dans cette Coupe du monde par l'Australie en match d'ouverture et la Nouvelle-Zélande en demi-finale, l'Angleterre a démontré qu'elle pouvait rivaliser avec les deux nations de l'hémisphère sud. Sam Burgess (joueur du match en demi-finale), George Burgess (élu meilleur espoir du rugby à XIII mondial), Kevin Sinfield, Sam Tomkins et Ryan Hall (auteur de huit essais) ont été les plus en vue. Elle a assumé toutefois son rôle de leadership sur le continent européen. Toutefois, l'écart entre les trois nations, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Angleterre, semble encore important avec les autres sélections.
L'autre demi-finaliste est les Fidji, rééditant leur performance de 2008. Bien qu'elles n'ont pas existé en demi finale contre l'Australie, les Fidji sont parvenues à atteindre la demi-finale en écartant les Samoa, autre nation du Pacifique. Les Fidji comptent de nombreux joueurs en National Rugby League, à l'instar des autres îles du Pacifique (Samoa, Îles Cook, Tonga), tels que Wes Naiqama ou Ashton Sims et leur ailier Akuila Uate.
Deux quarts de finaliste ont été inattendus à ce niveau. Tout d'abord, les États-Unis qui ont écarté les Îles Cook et le pays de Galles en phase de poule, ensuite l'Écosse de Danny Brough a réussi à passer l'obstacle des Tonga et de l'Italie. En revanche, en quart de finale, ils ont mesuré l'écart entre eux et l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
Le dernier quart de finaliste, la France, a effectué des débuts compliqués mais est parvenue est s'extirper de leur groupe avant d'être battue en quart par l'Angleterre. Elle doit sa présence en quart grâce à sa victoire contre la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Les Papous est l'une des déceptions de cette Coupe du monde. Battus à trois reprises, les Papous ne sont pas parvenus à se qualifier pour les quarts de finales dont c'était l'objectif. Le constat est le même pour le pays de Galles (demi-finaliste en 2000) qui a connu trois défaites en autant de matchs.
Les Tonga et l'Italie, bien que non présents en quart de finale, ont présenté de belles prestations, tous deux ont été tenus en échec par l'Écosse. Enfin les îles Cook, bien qu'ils aient battu le pays de Galles, avaient enterré toute chance d'aller en quart après des défaites contre les États-Unis et les Tonga.
Bilan économique et popularité
Pour beaucoup d'observateurs, la Coupe du monde est une réelle réussite populaire et économique. Près de 45 000 spectateurs au Millenium de Cardiff au match d'ouverture, 67 000 spectateurs en demi-finale à Wembley et plus de 75 000 spectateurs à Old Trafford en finale assoient le caractère populaire de l'évènement[8], les matchs en France ont été disputés à guichets fermés[5]. Le directeur du tournoi, Nigel Wood, parle également d'un réel succès populaire avec des stades à guichets fermés et des audiences télévisuelles élevées. Il y souligne l'importance d'une compétition qui se déroule à intervalle régulier à l'avenir. En tout, ce sont plus de 450 000 spectateurs en audience cumulée dans les stades soit une moyenne de 16 000 spectateurs par match (sept matchs ont été joué à guichets fermés[9]), et cela bien que la Coupe du monde ait pris place dans vingt-et-un stades différents entre l'Angleterre, la France, le pays de Galles et l'Irlande. Il se réjouit également de la réussite des demi-finales à Wembley et de la finale à Old Trafford[9]. Le match entre l'Angleterre et les Fidji a attiré 2,4 millions de téléspectateurs en Angleterre sur la BBC soit quatre fois plus que le match disputé à la même horaire en rugby à XV entre l'Angleterre et l'Argentine[9]. La demi finale entre l'Angleterre et la Nouvelle-Zélande a été suivi par 2,83 millions de téléspectateurs[9]. Chaque match était ponctué d'un tour d'honneur des équipes[5]. .
Économiquement, l'édition 2013 dégage plus de bénéfices que l'édition 2008 après une édition 2000 qui avait enregistré des pertes. Une partie des bénéfices de la Coupe du monde est consacrée aux ressources humaines au sein de la fédération internationale et une partie redistribuée entre chacune des dix-sept pays membres sous forme de subventions. Le bénéfice est estimé entre 5 et 6 millions de dollars australiens. Les petites fédérations naissantes, que sont l'Italie ou les États-Unis, avaient demandé à ses joueurs de jouer gratuitement la Coupe du monde. La présence de joueurs non rémunérés et venus gratuitement tel que Peter Wallace pour l'Écosse participe au caractère populaire de l'évènement[5]. La nécessité de mettre en place un calendrier international semble le grand défi à l'avenir. Il est ainsi étudié la possibilité de revoir l'organisation du Tournoi des Quatre nations pour l'élargir à six équipes[9].
Médias
La compétition est diffusée en France sur BeIn Sport qui s'est engagé à diffuser tous les matchs en direct[10].
Notes et références
- ↑ (fr) Le coupe du monde en 2013 au Royaume-Uni, L'Équipe, 29 juillet 2009, p. 10, consulté le 31 juillet 2009.
- ↑ « Thomond to host Rugby League World Cup match », RTÉ Sport, RTÉ, (lire en ligne)
- ↑ « Pacific islanders could change name after World Cup (From Warrington Guardian) », Warringtonguardian.co.uk, (consulté le 27 octobre 2013)
- ↑ « Workington Town to host Rugby League World Cup game », BBC Sport, BBC, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 Rugby League World Cup has been huge success, smh.com.au, 1 décembre 2013.
- ↑ England, Australia, New Zealand: rugby league’s big three, theroar.com.au, 30 novembre 2013.
- ↑ England 18 New Zealand 20: Steve McNamara proud after one of the sport's great games, independent.co.uk, 25 novembre 2013.
- ↑ Rugby League World Cup making an impact - Rochdale chairman, bbc.co.uk, 29 novembre 2013.
- 1 2 3 4 5 Whole sport to benefit from RLWC2013 success, therfl.co.uk, 1 décembre 2013.
- ↑ La coupe du monde sur beIN Sport, lequipe.fr, le 26 septembre 2013
Lien externe
- http://www.rlwc2013.com/
- http://www.ffr13.fr/index.php/component/content/article/128-breves/2539-mondial-2013-programme-complet
- Portail du rugby à XIII
- Portail des années 2010
- Portail de l’Angleterre