Charles de Beaumont, chevalier d'Éon


Naissance |
Tonnerre (France) |
---|---|
Décès |
(à 81 ans) Londres (Royaume-Uni) |
Activité principale |
Auteur, diplomate et espion |
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chevalier d'Éon
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Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Timothée d'Éon de Beaumont, dit le « chevalier d'Éon » ( à l'hôtel d'Uzès, Tonnerre - à Londres) est un auteur, diplomate et espion français.
Il est resté célèbre pour son habillement qui le faisait passer pour une femme. À sa mort cependant, il fut reconnu par un concile de médecins comme de sexe masculin et parfaitement constitué.
Biographie
Charles d'Éon de Beaumont est le fils de Louis d'Éon de Beaumont, avocat au Parlement de Paris ayant fait fortune dans le commerce du vin en étant directeur des domaines du roi, et de Françoise de Charanton, fille d'un commissaire général des guerres aux armées d'Espagne et d'Italie[1]. D'Éon raconte dans son autobiographie, Les Loisirs du chevalier d'Éon de Beaumont, qu'il est né « coiffé », c'est-à-dire couvert de membranes fœtales, tête et sexe cachés, et que le médecin de la ville a été incapable de déterminer son sexe[2].
Jeunesse
Il naît à Tonnerre, où son père de petite noblesse est élu maire. Il y commence ses études, puis, en 1743, les poursuit à Paris chez son oncle, au collège Mazarin, où il obtient un diplôme en droit civil et en droit canon en 1749 ; il a alors vingt et un ans. Dans la lignée de sa famille de noblesse de robe, il s'inscrit comme avocat au Parlement de Paris le . Il montre également des talents en équitation et en escrime. Il publie en 1753 plusieurs Considérations historiques et politiques. L'ouvrage est remarqué, et le jeune homme se crée un réseau de relations, au nombre desquelles le prince de Conti, cousin du roi Louis XV, qui le nomme censeur royal pour l'Histoire et les Belles-Lettres[3].
Carrière
Sollicité[4], Charles d'Éon est recruté dans le « Secret du Roi », cabinet noir de Louis XV, qui mène une politique en parallèle des conseils officiels ; le prince de Conti, le maréchal de Noailles, Beaumarchais, M. de Tercier en font également partie. Il est aussitôt dépêché à la Cour de Russie comme secrétaire d'ambassade en juin 1756, alors que débute la guerre de Sept Ans, pour obtenir de la tsarine Élisabeth une alliance avec la France. Il racontera plus tard, dans la publication romancée de ses Mémoires [réf. nécessaire], y avoir été « lectrice » de la tsarine sous le nom de Lia de Beaumont. La tsarine se serait alors rendu compte du déguisement et aurait tenté de « consommer », mais il serait resté « mou » et aurait été traité de fou. En fait, le poste n'existait pas à la cour de Russie, et l'histoire n'apparaît qu'à l'époque où il est en Angleterre. À la cour russe, la tsarine donnant des bals costumés où l'on inversait les rôles – les hommes devaient être vêtus en femmes et les femmes en hommes –, d'Éon prend sans doute plaisir à se travestir, sa faible corpulence lui permettant de mystifier tout le monde[5].
Il est de nouveau à Saint-Pétersbourg comme secrétaire d'ambassade de 1758 à 1760. Il porte le texte du traité d'alliance au roi à Versailles, où il arrive deux jours avant le courrier dépêché par la tsarine. Le roi le récompense en lui donnant un brevet de capitaine de dragons en 1760. D'Éon participe aux dernières campagnes de la guerre de Sept Ans, où il est blessé. Il quitte l'armée en 1762 pour redevenir agent secret[6].
D'Éon est ensuite envoyé à Londres en 1762, où il collabore, en tant que « secrétaire de l'ambassade de France pour la conclusion de la paix générale » auprès de l'ambassadeur, le duc de Nivernais, à la rédaction du traité de paix de Paris, qui sera signé le . Sa grande habileté diplomatique et la subtilisation des documents préparatoires au traité, alors que la France est vaincue par l'Angleterre qui veut s'emparer de tout l'empire colonial français, lui valent d'être décoré de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, l'une des plus grandes distinctions du temps[7].
Parallèlement, d'Éon est chargé par le Secret du Roi de la composition d'un plan d'invasion de la Grande-Bretagne, plus précisément d'un projet de descente sur l'Angleterre et le Pays de Galles, dont il a reconnu les côtes avec le marquis Carlet de la Rozière. Il est nommé ambassadeur par intérim lorsque le duc de Nivernais, malade, retourne à Paris[6]. Dans l'attente d'un nouvel ambassadeur, il mène un train de vie fastueux, dont Choiseul, le ministre des Affaires étrangères, finit par ne plus vouloir que l'on assume les dépenses.
À l'arrivée du nouvel ambassadeur, le comte de Guerchy, d'Éon en devient le secrétaire en tant que ministre plénipotentiaire. Les deux hommes ne parviennent pas à s'entendre. L'estime du roi lui semblant acquise, et tandis qu'il est redevenu secrétaire après avoir été ministre, d'Éon accepte difficilement les remarques de son supérieur, qu'il juge incompétent. Une guerre ouverte se déclare alors à l'ambassade de France, deux camps se forment, et une guerre de libelles voit le jour.
Le , Louis XV demande l'extradition du chevalier, mais la législation anglaise l'interdit. Redevenu simple particulier, d'Éon, par provocation, continue à se rendre à l'ambassade de France et, en 1764, il divulgue des secrets d'État et une partie de sa correspondance personnelle, étant prêt à saborder sa carrière afin de discréditer Guerchy et de faire chanter le roi, en révélant notamment l'ordre de mission pour le débarquement. Le conflit est marqué par plusieurs procès devant la Cour de sa Majesté britannique. Au cours de l'un d'eux, un témoin surprise accuse l'ambassadeur de France d'avoir tenté d'empoisonner son ex-secrétaire lors d'un repas[8]. Le dernier procès, en septembre 1767, donne raison au chevalier d'Éon, qui poursuit alors son métier d'espion et perçoit à nouveau sa pension. Devant comparaître à l'un de ses nombreux procès mais n'ayant ni avocat, ni témoins, il préfère se dérober et se déguiser en femme, et il se réfugie chez un ami[7]. En fait, disgracié et tombant dans l'oubli depuis qu'il a abandonné le chantage, il éprouve le besoin de provoquer en se travestissant en femme et de répandre la rumeur qu'il a toujours été une femme[6].
Sexe

Sa prétendue folie alimente les arguments de Treyssac de Vergy et d’Ange Goudar, deux hommes de plume aux ordres de l’ambassadeur. La rumeur se fait persistante, alimentée par l’attitude équivoque, non-conformiste du chevalier. Son changement de sexe n’y est pas non plus étranger. De fou, on le prétend hermaphrodite, puis femme. Les Britanniques réalisent de nombreuses caricatures du chevalier qu'ils baptisent Épicène[9] d'Éon. Ils vont même jusqu'à ouvrir des paris sur son sexe : un parieur traînant en justice un autre parieur, le tribunal, avec de faux-témoins et en l'absence d'Éon, le reconnaît comme femme[10]. Ce changement de sexe et ce travestissement supportent plusieurs interprétations, interprétations freudiennes (névrose, délire narcissique, schizophrénie, etc.) comme des lectures purement politiques ou stratégiques.
À cette même époque, d'Éon est en liaison avec le libelliste français Charles Théveneau de Morande. En 1775, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais est envoyé à Londres par le roi de France Louis XVI pour récupérer auprès du chevalier d'Éon la correspondance échangée avec le feu roi Louis XV (notamment ses projets de débarquement et les Mémoires de Mme du Barry écrites par Théveneau de Morande). Après maintes péripéties, une transaction de plus de vingt pages est conclue entre eux deux qui stipule notamment la remise intégrale des documents et que la chevalière ne quittera plus jamais ses vêtements féminins, se faisant désormais appeler Mlle Éon. En échange de quoi la rente viagère lui était accordée. Les négociations ont duré quatorze mois[7].
D'Éon quitte Londres le et se présente à la Cour en capitaine de dragons. Une ordonnance est prise le par le roi Louis XVI qui, par vengeance ou parce qu'il croyait que c'était vraiment une femme, lui donne ordre « de quitter l'uniforme de dragons qu'elle continue à porter et de reprendre les habits de son sexe avec défense de paraître dans le royaume sous d'autres habillements que ceux convenables aux femmes » : habillé par Rose Bertin aux frais de Marie-Antoinette, il est présenté à la Cour en robe à panier et corset le . Il devient la coqueluche de la capitale mais voulant participer à la guerre d'indépendance des États-Unis, il se rhabille en dragon. Arrêté le 20 mars 1779, il est exilé à Tonnerre où il se résout à s'occuper de son domaine familial[7].
Fin de vie
En 1783, le roi le laisse revenir à Paris. En novembre 1785 muni d'un passeport, il regagne la Grande-Bretagne où le propriétaire londonien de son appartement lui réclame ses loyers alors qu'il ne bénéficie plus de sa rente. Bien qu'ayant accueilli favorablement la Révolution française et proposé à l'Assemblée nationale de conduire une unité d'Amazones, il perd en effet sa pension. La déclaration de guerre du et de lourdes dettes le contraignent à demeurer sur le sol britannique[7]. Il se retrouve dans une demi-misère, doit survivre par des duels en escrime et vendre sa bibliothèque en mai 1791. Il est finalement recueilli par une dame britannique de son âge, la veuve Mrs Mary Cole. Il continue de se battre en escrime, toujours en habits de femmes (gardant une agilité malgré une forte corpulence), jusqu'à l'âge de 68 ans. Il est gravement blessé lors d'un dernier duel en août 1796 : il est blessé par un fleuret qui casse et qui lui transperce le poumon.
En 1804, il est emprisonné pour dettes ; libéré, il signe un contrat pour publier une autobiographie mais est paralysé à la suite d'une chute due à une attaque vasculaire. Grabataire, il vivra encore quatre ans dans la misère, avant de mourir, à Londres, le à l'âge de 81 ans.
En effectuant la dernière toilette de la défunte, on découvre avec stupéfaction que cette vieille dame… est un homme. Le chirurgien M. Copeland accompagné de dix-sept témoins, membres de la Faculté médicale de la Grande-Bretagne déclare dans un rapport médico-légal[11], le : « Par la présente, je certifie que j'ai examiné et disséqué le corps du chevalier d'Éon en présence de M. Adair, de M. Wilson, du père Élysée et que j'ai trouvé sur ce corps les organes mâles de la génération parfaitement formés sous tous les rapports »[12].
Le chevalier d'Éon, habillé quarante-neuf ans en homme et trente-deux en femme, est enterré au cimetière de la paroisse Saint-Pancrace, dans le comté de Middlesex[13].
Postérité
Éonisme
L'éonisme désigne l'inversion esthético-sexuelle correspondant au besoin qu'éprouvent certains hommes d'adopter des comportements vestimentaires ou sociaux socialement considérés comme féminins. Deux approches de l'éonisme prévalent : le psychologue Havelock Ellis considère que l'éonisme serait la première étape de l'inversion sexuelle, celle-ci s'exprimant symboliquement sur un plan vestimentaire. Le psychiatre Angelo Hesnard pense que l'éonisme est un moyen d'appropriation de l'image de la femme par le travestisme et peut conduire à une forme de perversion sexuelle. Dans certaines pratiques sexuelles, notamment le fétichisme, l'éonisme est un stimulant puissant. À ce titre, le chevalier d'Éon est considéré par la communauté LGBT comme le « saint patron des travestis »[14].
Pour expliquer son ambiguïté sexuelle sont évoqués également les syndromes de Kallmann, d'insensibilité aux androgènes, de Klinefelter ou de transvestisme[15].
Toile

par Thomas Stewart (1792)
En 2012, un portrait du chevalier d'Éon réalisé en 1792 par le peintre Thomas Stewart, perdu depuis 1926, est retrouvé dans une salle des ventes new-yorkaise par le vendeur et historien d'art Philip Mould (en)[14].
Œuvres
- « Éloge du comte d'Ons-en-Bray », dans L'Année littéraire, 1753.
- Essai historique sur les différentes situations financières de la France sous le Regne de Louis XIV & la Regence du Duc d'Orléans, Amsterdam, [s.n.], 1753, disponible sur Google Books.
- Mémoire sur l'utilité de la culture des mûriers et de l'éducation des vers à soie en France, Paris, 1758.
- Les Loisirs du chevalier d'Éon de Beaumont, ancien ministre plénipotentiaire de France, ses divers sujets importants d'administration, etc. pendant son séjour en Angleterre, Amsterdam, 1774, 13 tomes. – Édition de 1775 disponible sur Google Books.
- Lettres, Mémoires & Négociations particulières du Chevalier d'Eon, Ministre Plénipotentiaire de France, Londres, Jacques Dixwell, 1764, disponible sur Google Books.
- Remarques véritables et très remarquables sur les audiences de Thalie ou sur Molière à la nouvelle salle, avec une défense des femmes & des réflexions sur les spectacles, par une femme qui se fait gloire d'être le chevalier de son sexe, si son esprit n'a pas l'avantage d'en faire l'ornement, Bruxelles, Boubers, 1782, disponible sur Gallica.
Dans la culture populaire
Théâtre
- La Chevalière d'Éon : comédie historique en deux actes, mêlée de couplets, de Charles Dupeuty et Charles-Auguste Clever, baron de Maldigny, 1837[16]
- Le Chevalier d'Éon : comédie en trois actes, mêlée de chants, de Jean-François Bayard et Dumanoir, 1837 (OCLC 691361028)
- Eonnagata, pièce mêlant théâtre et danse, de Robert Lepage, 2010
- Éon/Beaumarchais ou la Transaction, de Christian Bédard, 1991
Cinéma
- 1959 : Le Secret du chevalier d'Éon, un film de Jacqueline Audry, avec Andrée Debar (tenant le rôle), Bernard Blier et Isa Miranda
- 1996 : Beaumarchais, l'insolent, un film de Édouard Molinaro, avec Claire Nebout (tenant le rôle), Fabrice Luchini, et Sandrine Kiberlain
Télévision
- Le Chevalier d'Éon (シュヴァリエ, Shuvarie), série d'animation de 2006 en 24 épisodes de Kazuhiro Furuhashi racontant la vie romancée du célèbre espion de Louis XV.
- Qui se cachait derrière le chevalier d’Éon ?, documentaire, Secrets d'histoire, France 2, 22 juin 2008.
- Nicolas Le Floch. Saison 2 Episode 2 : L'affaire Nicolas Le Floch. 2009
Chanson
- Dans la chanson Sans contrefaçon, la chanteuse Mylène Farmer se dit être le Chevalier d'Éon en faisant allusion à son déguisement.
- Dans la chanson Mon Chevalier d'Éon, la chanteuse du groupe Perox raconte son histoire d'amour avec un certain Chevalier d'Éon.
Bande dessinée et dessin animé
- Il a inspiré le manga La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda paru au Japon en 1972, puis adapté au cinéma par Jacques Demy (Lady Oscar, 1978) et en série animée (Lady Oscar, 1979).
- Le manga Le Chevalier D'Eon traite des personnages de Lia de Beaumont et d'Éon de Beaumont comme étant frère et sœur et retrace leurs aventures à la cour comme dans l'Europe entière; manga de Kazuhiro Furuhashi, paru en 2006. Une adaptation en animé a été réalisée. L'anime est diffusé par Kazé en streaming légal et gratuit[17].
- Le Chevalier d'Éon, dont le premier tome est paru en janvier 2014 chez l'éditeur Ankama et dont un second tome est sorti en mai 2015, est une bande dessinée scénarisée et mise en images par Agnès Maupré. Il s'agit d'une biographie romancée, mais soutenue par une documentation importante. (ISBN 978-2-35910-428-8) (ISBN 978-2359105353)
Littérature jeunesse
- Chevalier d'Éon, agent secret du roi (2011-2013), série d'Anne-Sophie Silvestre.
Jeux vidéo
- Le chevalier d'Éon est un espion jouable avec la France dans le jeu vidéo Empire: Total War
- Le chevalier d'Éon apparait dans le jeu vidéo Assassin's Creed: Unity, où il y affronte en duel le protagoniste du jeu Arno Dorian.
Sources et références
Références
- ↑ Le Maistre 1855, p. 5.
- ↑ Lever et Lever 2009, p. 12.
- ↑ Lever et Lever 2009, p. 15-17.
- ↑ Selon la légende il aurait été remarqué par le roi lors d'un bal dans lequel le chevalier était costumé en femme
- ↑ le chevalier d'Éon Émission Deux mille ans d'Histoire du 25 février 2009
- 1 2 3 Gilles Perrault, « Le chevalier d'Éon, un agent trop secret ? », émission L'Ombre d'un doute sur France 3, 25 juillet 2012.
- 1 2 3 4 5 Le chevalier d'Éon (Charles de Beaumont, 1728-1810)
- ↑ En fait l'ambassadeur Guerchy a voulu le faire enlever. À la suite de cet imbroglio diplomatique, Guerchy est rappelé en France.
- ↑ Épicène : se dit d’un mot qui a la même forme au masculin et au féminin, ou qui désigne un représentant d’une espèce sans en préciser le sexe (e.g. : enfant, girafe).
- ↑ Simon Burrows, op cit., p. 43
- ↑ Attestation justificative du sexe du chevalier d'Éon
- ↑ (en) John Davenport, Aphrodisiacs and Love Stimulants, Kessinger Publishing, 2003 (lire en ligne), p. 248
- ↑ Pierre Pinsseau L'Étrange Destinée du chevalier d'Éon (1728-1810) p. 256
- 1 2 « Le portrait du chevalier d'Éon, Saint-Patron des travestis, retrouvé », sur Slate,
- ↑ Chiland Colette, Changer de sexe. Illusion et réalité, Odile Jacob, 2011, p. 84
- ↑ Pièce La chevalière d'Éon de 1837 Lien Gallica
- ↑ « Streaming légal et gratuit - Le Chevalier d'Éon VF – Kazé », article de Boudou sur Manga.tv le 19 janvier 2012. Page consultée le 5 novembre 2012.
Annexes
Bibliographie
- Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
Documents
- Les archives personnelles de Charles de Beaumont, chevalier d'Éon sont conservées aux Archives nationales sous la cote 277AP[1].
- Frédéric Gaillardet, Mémoires sur la chevalière d'Eon : La Vérité sur les mystères de sa vie, d'après des documents authentiques ; suivis de Douze lettres inédites de Beaumarchais, Paris, E. Dentu, 1866, disponible sur Gallica. – Dans la préface, l'auteur relève plusieurs inexactitudes concernant la biographie d'Éon, dont il dit être lui-même à l'origine. L'ouvrage contient notamment la retranscription de l'acte de baptême du chevalier, ainsi que celle de plusieurs « pièces justificatives ».
Études historiques et fictions
- Dr Cabanès, Quel était le sexe du chevalier d'Éon ?, dans Lisez-moi Historia, no 60, 20 août 1936, Paris, J. Tallandier (ISSN 1142-9224) pp. 251-264 Lien Gallica.
- Michel De Decker, Madame le Chevalier d'Éon, Paris, Perrin, 1987 (ISBN 978-2-7242-3612-5).
- André Frank et Jean Chaumely, D'Éon chevalier et chevalière, sa confession inédite, Paris, Amiot-Dumont, 1953.
- Fernande Gontier, Homme ou femme ? La confusion des sexes, Paris, Librairie académique Perrin, 2006, « chapitre 6 » (ISBN 978-2-262-02491-8).
- Octave Homberg, La Carrière militaire du chevalier d'Éon d'après des documents inédits, Paris, Berger-Levrault, 1900 Lien Gallica.
- Octave Homberg et Fernand Jousselin, Un aventurier au XVIIIe siècle. Le chevalier d'Éon (1728-1810), Paris, Plon, 1903.
- M. de La Fortelle, La Vie militaire, politique et privée de Demoiselle Charles-Geneviève-Auguste-Andrée-Timothée Éon ou d'Éon de Beaumont, Paris, Lambert, 1779. – Rééd. : Nabu Press, 2012 (ISBN 978-1-274-54795-8).
- Edme-Louis Anne Le Maistre, Recherches historiques sur le sexe du chevalier d'Éon, Perriquet et Rouillé, , 24 p. (lire en ligne).
- Évelyne Lever et Maurice Lever, Le Chevalier d'Éon : « Une vie sans queue ni tête », Paris, Fayard, (ISBN 978-2-213-61630-8) Le sous-titre fait référence à la préface de l'autobiographie d'Éon.
- Louis de Loménie, Beaumarchais et son temps, tome 1, Paris, Michel-Lévy, 1858 pp. 405-440 Lien Gallica.
- Edith Moreels, Le Chevalier d'Éon, Marabout, coll. « Histoire et mystères », 2000 (ISBN 978-2-501-02398-6).
- Paul Mourousy, Le Chevalier d'Éon : Un travesti malgré lui, Paris, Le Rocher, 1998 (ISBN 978-2-268-02917-7).
- Jean-Michel Royer, Le Double Je, Paris, Grasset, 1986 (ISBN 978-2-246-38001-6) Ouvrage couronné par la Société des gens de lettres.
Bibliographie
- Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
Documents
- Frédéric Gaillardet, Mémoires sur la chevalière d'Eon : La Vérité sur les mystères de sa vie, d'après des documents authentiques ; suivis de Douze lettres inédites de Beaumarchais, Paris, E. Dentu, 1866, disponible sur Gallica. – Dans la préface, l'auteur relève plusieurs inexactitudes concernant la biographie d'Éon, dont il dit être lui-même à l'origine.
Études historiques et fictions
- Dr Cabanès, Quel était le sexe du chevalier d'Éon ?, dans Lisez-moi Historia, no 60, 20 août 1936, Paris, J. Tallandier (ISSN 1142-9224) pp. 251-264 Lien Gallica.
- Michel De Decker, Madame le Chevalier d'Éon, Paris, Perrin, 1987 (ISBN 978-2-7242-3612-5).
- André Frank et Jean Chaumely, D'Éon chevalier et chevalière, sa confession inédite, Paris, Amiot-Dumont, 1953.
- Fernande Gontier, Homme ou femme ? La confusion des sexes, Paris, Librairie académique Perrin, 2006, « chapitre 6 » (ISBN 978-2-262-02491-8).
- Octave Homberg, La Carrière militaire du chevalier d'Éon d'après des documents inédits, Paris, Berger-Levrault, 1900 Lien Gallica.
- Octave Homberg et Fernand Jousselin, Un aventurier au XVIIIe siècle. Le chevalier d'Éon (1728-1810), Paris, Plon, 1903.
- M. de La Fortelle, La Vie militaire, politique et privée de Demoiselle Charles-Geneviève-Auguste-Andrée-Timothée Éon ou d'Éon de Beaumont, Paris, Lambert, 1779. – Rééd. : Nabu Press, 2012 (ISBN 978-1-274-54795-8).
- Edme-Louis Anne Le Maistre, Recherches historiques sur le sexe du chevalier d'Éon, Perriquet et Rouillé, , 24 p. (lire en ligne).
- Évelyne Lever et Maurice Lever, Le Chevalier d'Éon : « Une vie sans queue ni tête », Paris, Fayard, (ISBN 978-2-213-61630-8) Le sous-titre fait référence à la préface de l'autobiographie d'Éon.
- Louis de Loménie, Beaumarchais et son temps, tome 1, Paris, Michel-Lévy, 1858 pp. 405-440 Lien Gallica.
- Edith Moreels, Le Chevalier d'Éon, Marabout, coll. « Histoire et mystères », 2000 (ISBN 978-2-501-02398-6).
- Paul Mourousy, Le Chevalier d'Éon : Un travesti malgré lui, Paris, Le Rocher, 1998 (ISBN 978-2-268-02917-7).
- Jean-Michel Royer, Le Double Je, Paris, Grasset, 1986 (ISBN 978-2-246-38001-6) Ouvrage couronné par la Société des gens de lettres.
Articles connexes
- Louis XV de France
- Le Chevalier d'Éon
Liens externes
- « Secret d'histoire partie 1 », Daily motion.
- Secret d'histoire partie 2
- Secret d'histoire partie 3
- Secret d'histoire partie 4 (fin)
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