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Phénoménologie (philosophie)

Phénoménologie (philosophie)

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La phénoménologie (du grec : phainómenon, ce qui apparaît ; et lógos, étude) est un courant philosophique qui se concentre sur l'étude des phénomènes, de l’expérience vécue et des contenus de conscience. Edmund Husserl est considéré comme le fondateur de ce courant, dans sa volonté de systématiser l'étude et l'analyse des structures des faits de conscience[1].

Fondée au début du XXe siècle par Edmund Husserl, la phénoménologie s'étend au sein d'un cercle de disciples dans les universités de Göttingen et Munich en Allemagne (Edith Stein, Roman Ingarden, Martin Heidegger, Eugen Fink, Max Scheler, Nicolai Hartmann), et se propage rapidement à l'étranger, en particulier en France (grâce aux traductions et travaux de Paul Ricœur, d'Emmanuel Levinas, de Jean-Paul Sartre, de Maurice Merleau-Ponty) et aux États-Unis (Alfred Schütz et Eric Voegelin), souvent avec une très large prise de distance critique par rapport aux premiers travaux de Husserl, mais sans jamais que soit abandonnée sa volonté fondamentale de s'en tenir à l'expérience vécue.

Le terme de « phénoménologie » avant Husserl

On attribue généralement l'invention du terme « phénoménologie » à Jean-Henri Lambert (1728-1777), qui dénomme ainsi dans la quatrième partie de son Nouvel Organon (1764) la « doctrine de l'apparence »[2]. Toutefois, ce terme est en réalité apparu pour la première fois sous la plume du théosophe piétiste allemand Friedrich Christoph Oetinger dans un essai de 1736, Philosophie der Alten, pour désigner la "science divine des relations", à savoir la science des relations entre les choses du monde visible (phaenomenon) et non celle entre les choses cachées[3]. Ce dernier ouvrage ne sera cependant publié qu'en 1762, c'est-à-dire deux ans avant la publication du Nouvel Organon de Lambert[4].

C'est le contexte qui détermine si l'on parle de la phénoménologie au sens fichtéen, hégélien ou husserlien, même si en général, le terme de phénoménologie, pris isolément, désigne la philosophie et la méthode de Husserl ou de ses héritiers.

Lambert

La Phénoménologie ou « doctrine de l’apparence » constitue la quatrième partie du Neues Organon publié par Johann Heinrich Lambert en 1764[5].

« D’une façon générale, la phénoménologie s’occupe de déterminer ce qui dans chaque espèce d’apparence est réel et vrai ; à cette fin, elle fait ressortir les causes et les circonstances particulières qui produisent et modifient une apparence, afin que l’on puisse à partir de l’apparence inférer le réel et le vrai. […] La phénoménologie dans son acception la plus générale peut être qualifiée d’optique transcendante, dans la mesure où elle détermine en partant du vrai l’apparence, et inversement, en partant de l’apparence le vrai »

 Lambert, Neues Organon, (§266)[6]

Ainsi si l’optique ou théorie géométrique de la vision s’occupe seulement des apparences visuelles, il est possible néanmoins d’en étendre le principe non seulement à toutes les apparences qui viennent des sens mais aussi à celles qui naissent de l’imagination ou des passions. Cette optique transcendante ou universelle peut dès lors se diviser en plusieurs parties selon le type d’apparences auquel on a affaire (section 1). Il est nécessaire en ce sens de distinguer l’apparence physique de l’apparence organique ou pathologique (section 2) : la première est celle que produit un objet extérieur sur nos sens ; la seconde est une apparence sensorielle qui se manifeste en l’absence de toute cause extérieure (comme dans les acouphènes, les rêves ou les délires). Un troisième type d’apparence est celle qui prend sa source dans la conscience, la mémoire ou l’imagination et que Lambert appelle apparence psychologique (section 3). Enfin les passions modifient notre jugement et forment la troisième cause d’apparence que Lambert nomme apparence morale (section 4).

Toutes ces apparences trouvent leurs causes en nous-mêmes, c’est pourquoi Lambert les qualifie de « sources subjectives de l’apparence » (§23) ; elles doivent être distinguées des « sources objectives ou relatives », c’est-à-dire des causes qui dépendent soit de la nature de l’objet lui-même, soit de la relation de cet objet aux organes des sens. Puisque l’apparence représente un intermédiaire entre le vrai et le faux, c’est moins en termes de certitude qu’il faut parler qu'en termes de probabilité. Ainsi Lambert consacre également une longue partie (section 5) à l’étude de la probabilité, dont il distingue différentes espèces. Enfin, puisque les idées sont associées à des mots ou des signes, il est nécessaire de concevoir une apparence herméneutique ou sémiotique : la première concerne l’interprétation des signes, la seconde leur emploi (section 6).

La phénoménologie conduit en outre à opposer le langage de l’apparence à celui de la vérité, les deux étant néanmoins traduisibles l’un dans l’autre (§52). Depuis longtemps déjà les astronomes utilisent ce double-langage selon qu’ils veulent décrire les astres comme s’ils se déplaçaient autour la Terre ou cherchent à se représenter leurs mouvements autour du Soleil[7].

Kant

Une section de la Critique de la raison pure de Kant devait s'appeler Phénoménologie ; mais Kant remplaça finalement ce nom par celui d'Esthétique transcendantale. Kant y opère la séparation entre la chose en soi et le phénomène, ce dernier étant donné dans le cadre transcendantal de l'espace, du temps et de la causalité :

« Il semble qu'une science toute particulière, quoique simplement négative (phaenomenologia generalis) doive précéder la métaphysique ; les principes de la sensibilité s'y verront fixer leur validité et leurs bornes, afin qu'ils n'embrouillent pas les jugements portant sur les objets de la raison pure, comme cela s'est presque toujours produit jusqu'à présent[8]. »

Fichte

La phénoménologie est un concept central de la philosophie de Johann Gottlieb Fichte. Elle désigne la partie de la doctrine de la science qui développe la phénoménalisation (apparition, extériorisation) du fondement et du principe du savoir. Il ne peut y avoir de savoir absolu (qui n'est pas un savoir d'un objet mais de ce qui fait qu'un savoir est effectivement un savoir) que phénoménalisé. Aussi oppose-t-il, dès La Doctrine de la Science de 1804, à la doctrine de l'être et de la vérité la doctrine du phénomène ou phénoménologie. À la fin de sa vie, Fichte identifie même la phénoménologie à la doctrine de la science, parce que sans elle, le « savoir absolu » n'aurait pas d'existence.

Hegel

Article détaillé : Phénoménologie de l'esprit.

L’étude ou science de la conscience est la phénoménologie de l’esprit. Elle étudie la manifestation phénoménale d’un sujet en tant qu’il se rapporte à un objet, i. e. en tant que conscience. Contrairement à la psychologie, qui étudie le rapport interne de l'esprit à lui-même, la phénoménologie renvoie la conscience à l'objet qui la détermine. La phénoménologie est donc la « science de l’expérience de la conscience ». Georg Wilhelm Friedrich Hegel décrit l’évolution dialectique de la conscience par le jeu des négations successives au cours de l'histoire, mais tout en ayant en vue l'idée que cette description a également une valeur génétique. Il s'agit donc, en faisant la phénoménologie de l'esprit, d'analyser les étapes par lesquelles, partant de la connaissance sensible, la conscience devient conscience de soi, Raison, et s'élève jusqu'au savoir absolu.

« Dans ma Phénoménologie de l'Esprit, qui forme la première partie du système de la connaissance, j'ai pris l'Esprit à sa plus simple apparition ; je suis parti de la conscience immédiate afin de développer son mouvement dialectique jusqu'au point où commence la connaissance philosophique, dont la nécessité se trouve démontrée par ce mouvement même[9]. »

Schopenhauer

Si pour Arthur Schopenhauer, le monde est notre représentation (c'est-à-dire que être et être une représentation, pour le sujet, c'est tout un), il s'agit toujours pour lui de chercher plus profond que cette évidence première : comment connaître ce que le monde peut être dans son être en soi ? Il s'agit pour lui de rechercher l’essence du phénomène à partir d'une étude descriptive préalable du donné phénoménal et en particulier, de la manière dont se donne à moi mon propre corps comme "volonté" :

« La Volonté, seule, lui [sc. à l'homme] donne la clef de sa propre existence phénoménale, lui en découvre la signification, lui montre la force intérieure qui fait son être, ses actions, son mouvement. Le sujet de la connaissance, par son identité avec le corps, devient un individu ; dès lors, ce corps lui est donné de deux façons toutes différentes : d'une part comme représentation dans la connaissance phénoménale, comme objet parmi d'autres objets et comme soumis à leur loi ; et d'autre part, en même temps, comme ce principe immédiatement connu de chacun, que désigne le mot Volonté[10]. »

L'idée de phénoménologie chez Husserl

Edmund Husserl
Article détaillé : Edmund Husserl.

Définition et méthode

Le philosophe et psychologue Franz Brentano, professeur de Sigmund Freud et d'Edmund Husserl est considéré comme le précurseur de la phénoménologie, notamment dans son cours sur l'intentionnalité chez Thomas d'Aquin, que l'on retrouve ensuite chez Husserl :

« Un trait distinctif des vécus qu'on peut tenir véritablement pour le thème central de la phénoménologie orientée « objectivement » : l'intentionnalité. Cette caractéristique éidétique concerne la sphère des vécus en général, dans la mesure où tous les vécus participent en quelque manière à l'intentionnalité, quoique nous ne puissions dire de tout vécu qu'il a une intentionnalité. C'est l'intentionnalité qui caractérise la conscience au sens fort et qui autorise en même temps de traiter tout le flux du vécu comme un flux de conscience et comme l'unité d'une conscience.[11] »

Le premier pas de la phénoménologie, c'est donc l'intention, ou la reprise détournée, du concept d'intentionnalité, que Husserl emprunte à son maître Franz Brentano : son principe en est simple, toute conscience doit être conçue comme conscience de quelque chose.

« On ne trouve dans la donnée immédiate [de la conscience] rien de ce qui, dans la psychologie traditionnelle, entre en jeu, comme si cela allait de soi, à savoir : des data-de-couleur, des data-de-son et autres data de sensation ; des data-de-sentiment, des data-de-volonté, etc. Mais on trouve ce que trouvait déjà René Descartes, le cogito, l'intentionalité, dans les formes familières qui ont reçu, comme tout le réel du monde ambiant, l'empreinte de la langue : le « je vois un arbre, qui est vert ; j'entends le bruissement de ses feuilles, je sens le parfum de ses fleurs, etc. » ; ou bien « je me souviens de l'époque où j'allais à l'école », « je suis inquiet de la maladie de mon ami », etc. Nous ne trouvons là, en fait de conscience, qu'une conscience de...[12] »

En conséquence, la phénoménologie prend pour point de départ la description des vécus de conscience afin d'étudier la constitution essentielle des expériences ainsi que l'essence de ce vécu. L'intuition fondamentale de Husserl, de ce point de vue, a consisté à dégager ce qu'il appelle l’a priori universel de corrélation, et qui désigne le fait que le phénomène tel qu'il se manifeste est constitué par le sujet, c'est-à-dire que le monde est « corrélé à ses modes subjectifs » :

« Jamais avant la première percée de la phénoménologie transcendantale dans les Recherches logiques, la corrélation du monde et de ses modes subjectifs de donnée n'avaient provoqué le thaumazein [émerveillement] philosophique, bien qu'il se soit déjà fait sentir dans la philosophie pré-socratique (...). Jamais cette corrélation n'a éveillé un intérêt philosophique propre, qui eût fait d'elle le thème d'une scientificité propre. On restait englué dans cette évidence, que chaque chose a chaque fois pour chaque homme une apparence différente[13]. »

En ce sens, on peut donc bien dire que la phénoménologie est une science des phénomènes, mais à condition d'y entendre qu'elle a une vocation descriptive des vécus (de l'expérience subjective). Pour autant, l'activité constitutive du sujet de la corrélation ne doit pas faire croire que la phénoménologie serait un pur subjectivisme. Comme le dit Merleau-Ponty, « le réel est un tissu solide, il n'attend pas nos jugements pour s'annexer les phénomènes », et en conséquence, « la perception n'est pas une science du monde, ce n'est même pas un acte, une prise de position délibérée, elle est le fond sur lequel tous les actes se détachent et elle est présupposée par eux »[14]

La phénoménologie husserlienne se veut également une science philosophique, c'est-à-dire universelle. De ce point de vue, elle est une science apriorique, ou éidétique, à savoir une science qui énonce des lois dont les objets sont des « essences immanentes ».

« La phénoménologie pure ou transcendantale ne sera pas érigée en science portant sur des faits, mais portant sur des essences (en science « éidétique ») ; une telle science vise à établir uniquement des « connaissances d'essence » et nullement des faits[15]. »

Ce caractère apriorique oppose la phénoménologie transcendantale de Husserl à la psychologie descriptive de son maître Franz Brentano, qui en fut néanmoins, à d'autres égards, un précurseur.

« Le moment est venu de déterminer l'essence qu'a en vue la distinction faite par Brentano entre les diverses classes de vécus, à savoir l'essence correspondante au concept de conscience, au sens d'acte psychique[16]. »

La phénoménologie de Edmund Husserl se définit d'abord comme une science transcendantale qui veut mettre au jour les structures universelles de l'objectivité. Elle propose une appréhension nouvelle du monde, complètement dépouillée des conceptions naturalistes. D'où ce leitmotiv des phénoménologues qu'est le retour aux choses mêmes. Les phénoménologues illustrent ainsi leur désir d'appréhender les phénomènes dans leur plus simple expression et de remonter au fondement de la relation intentionnelle.

Le projet de la phénoménologie fut d'abord de refonder la science en remontant au fondement de ce qu'elle considère comme acquis et en mettant au jour le processus de sédimentation des vérités qui peuvent être considérées comme éternelles. Husserl espère ainsi échapper à la crise des sciences qui caractérise le XXe siècle.

Les successeurs de Husserl

Sa philosophie fut ensuite développée, et en des sens souvent infléchis, par des penseurs aussi divers que Maurice Merleau-Ponty, Max Scheler, Hannah Arendt, Gaston Bachelard, Dietrich von Hildebrand, Jan Patočka, Jean-Toussaint Desanti et Emmanuel Levinas.

Un disciple-dissident en particulier doit être isolé parmi les successeurs de Husserl, c'est Martin Heidegger. Hans-Georg Gadamer rapporte que Husserl disait que, au moins dans la période de l'entre-deux-guerres, « la phénoménologie, c'est Heidegger et moi-même. »[17] Dans une célèbre lettre à Husserl, Heidegger a bien mis en évidence le lieu qui le séparait de son maître :

« Nous sommes d'accord sur le point suivant que l'étant, au sens de ce que vous nommez "monde" ne saurait être éclairé dans sa constitution transcendantale par retour à un étant du même mode d'être. Mais cela ne signifie pas que ce qui constitue le lieu du transcendantal n'est absolument rien d'étant - au contraire le problème qui se pose immédiatement est de savoir quel est le mode d'être de l'étant dans lequel le "monde" se constitue. Tel est le problème central de Sein und Zeit - à savoir une ontologie fondamentale du Dasein. »[18]

Autrement dit, l'enquête phénoménologique, pour Heidegger, ne doit pas tant porter sur les vécus de conscience, que sur l'être pour qui on peut parler de tels vécus, et qui est par là capable de phénoménalisation, à savoir le Dasein, c'est-à-dire, l'existant.

Article connexe : Heidegger et la phénoménologie.

Le conflit phénoménologique entre Husserl et Heidegger a influencé le développement d'une phénoménologie existentielle et de l'existentialisme : en France, avec les travaux de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir ; en Allemagne avec la phénoménologie de Munich (Johannes Daubert, Adolf Reinach) et Alfred Schütz ; en Allemagne et aux États-Unis avec la phénoménologie herméneutique de Hans-Georg Gadamer et de Paul Ricœur.

Plus généralement, la phénoménologie, conçue comme méthode d'appréhension des phénomènes, peut aussi être axée autour d'un concept, jugé par les philosophes qui le rattachent au terme de phénoménologie (ce sont les phénoménologie de) comme exprimant la légalité de l'apparaître, le but de la phénoménologie ou encore plus simplement son objet d'étude privilégié :

  • Sergiu Celibidache : phénoménologie de la musique
  • Gaston Bachelard : phénoménologie de l'imagination
  • Maurice Merleau-Ponty : phénoménologie de la perception
  • Jan Patočka : phénoménologie dynamique ou phénoménologie du monde naturel
  • Hans-Georg Gadamer : phénoménologie du dialogue
  • Michel Henry : phénoménologie de la vie (comme auto-affection)
  • Paul Ricœur : phénoménologie de la volonté
  • Jean-Luc Marion : phénoménologie de la donation
  • Renaud Barbaras : phénoménologie de la vie (comme mouvement)
  • Claude Romano : phénoménologie de l'événement
  • Bruce Bégout : phénoménologie de la quotidienneté
  • Alexander Schnell : phénoménologie constructive
  • Jean-Louis Chrétien : phénoménologie de la parole
  • Erazim Kohák : écophénoménologie
  • Marc Richir : refonte de la phénoménologie
  • Henri Maldiney : phénoménologie de l'existence

Applications pratiques

La phénoménologie connaît aussi des applications pratiques.

  • Natalie Depraz - recherches sur l'adaptation de l'attitude phénoménologique lors de pratiques d'entretiens
  • Emmanuel Galacteros - fondateur de l'entretien phénoménologique de la vie radicale (inspiration Michel Henry)
  • Alfonso Caycedo - pratiques de la réduction phénoménologique (Edmund Husserl, Martin Heidegger, Ludwig Binswanger) psychiatrie et prophylaxie sociale.
  • Phénoménologie appliquée axiologos.
  • Pierre Vermersch et l'entretien d'explicitation
  • Henri Maldiney - étude des pathologies psychiques comme fléchissement des modalités d'existence.
  • Recherches qualitatives au Canada

La phénoménologie a aussi eu une grande influence sur la psychologie telle qu'elle se pratique encore de nos jours et plus généralement sur l'épistémologie. Elle a donné naissance à une clinique psychiatrique particulièrement riche, à partir des travaux du psychanalyste Ludwig Binswanger. En France, elle influença le courant de la psychothérapie institutionnelle.

Notes et références

Notes

    Références

    1. cf. E. Husserl, Ideen I, 1913, §50 ; trad. fr. P. Ricoeur : Idées directrices pour une phénoménologie, Paris, Gallimard, "Tel", 1950, p. 164.
    2. J.-H. Lambert, Nouvel Organon (1764). Quatrième section : Phénoménologie, trad. fr. G. Fanfalone, éd. Vrin, Paris, 2002, 221p.
    3. (de) Friedrich Christoph Oetinger, Die Philosophie der Alten wiederkommend in der güldenen Zeit, Frankfurt und Leipzig, , 171 p. (lire en ligne), p. 12
    4. (de) Niels W. Bokhove, Phänomenologie. Ursprung und Entwicklung des Terminus im 18. Jahrhundert, Utrecht, Publications of the Department of Philosophy, Utrecht University, , 439 p., p. 135-190
    5. (de) Niels W. Bokhove, Phänomenologie. Ursprung und Entwicklung des Terminus im 18. Jahrhundert, Utrecht, Publications of the Department of Philosophie, Utrecht University, , 439 p., p. 191-231
    6. « Sixième section : de la représentation sémiotique de l'apparence », dans Johann-Heinrich Lambert, Nouvel Organon : Phénoménologie (trad. Gilbert Fanfalone), Vrin, (lire en ligne), p. 193.
    7. Gilbert Fanfalone, La Phénoménologie restrictive de Jean-Henri Lambert (thèse de doctorat), Université de Nice - Sophia Antipolis, , 316+256 p.
    8. E. Kant, Lettre à Lambert du 2 septembre 1770, trad. fr. J. Rivelaygues in Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. Pléiade, t. 1, p. 689.
    9. G. W. F. Hegel, Logik, §25 ; trad. fr. A. Vera : Science de la logique, Paris, Ladrange, 1859, t. 1, p. 257.
    10. A. Schopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation, trad. fr. A Burdeau, Paris, PUF, 1966, vol. 1, §18.
    11. E. Husserl, Ideen I, § 84 ; trad. fr., op. cit., p. 283.
    12. E. Husserl, Die Krisis der europäischen Wissenschaften und die tanszendentale Phänomenologie, La Haye, Martinus Nijhoff, 1954, § 68 ; trad. fr. G. Granel : La crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale, Paris, Gallimard, Tel, 1976, p. 262.
    13. E. Husserl, Krisis, § 48 ; trad. fr., op. cit., p. 188.
    14. M. Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, Paris, Gallimard, Tel, 1945, p. V.
    15. E. Husserl, Ideen I, Préface ; trad. fr., op. cit., p. 7.
    16. E. Husserl, Logische Untersuchungen, M. Niemeyer, Tübingen, 1968, Bd. II/1, p. 366 ; trad. fr. G. Guest.
    17. H.-G. Gadamer, « Martin Heidegger — 75 Years », Heidegger's Ways, Albany, Suny Press, 1994, p. 18.
    18. M. Heidegger, « Lettre à Husserl » du 22 octobre 1927, trad. fr. J.-F. Courtine in M. Haar (dir.), Martin Heidegger, Paris, Editions de l'Herne, coll. « Cahiers de l'Herne », 1983, pp. 67-68.

    Annexes

    Fondateur

    • Husserl (Recherches logiques I : Prolégomènes à la logique pure, 1896)

    Articles connexes

    • La Voix et le Phénomène
    • Maine de Biran
    • Intentionnalité
    • Ontologie
    • Dasein
    • Heidegger et la phénoménologie

    Liens externes

    • (en) Romanian Society for Phenomenology
    • (it) Biblioteca Husserliana
    • (fr) Bulletin d'analyse phénoménologique
    • (en) Phenomenology Stanford
    • (fr) Le Centre d’Etudes Phénoménologiques de Nice (CEPHEN) (Jean-François LAVIGNE, Gregori JEAN, Délia POPA, Sorin MARICA))
    • (en) Studia Phaenomenologica
    • (en) Newsletter of Phenomenology. (online-newsletter)
    • (en) Research in Phenomenology. Duquesne Univ. Pr., Pittsburgh Pa 1.1971ff. (ISSN 0085-5553)
    • (es) Fenomenología y filosofía primera
    • (en) Phenomenology Research Center (Anthony Steinbock)

    Bibliographie (littérature secondaire)

    • Handbook of Phenomenological Aesthetics. Edited by Hans Rainer Sepp and Lester Embree. (Series: Contributions To Phenomenology, Vol. 59) Springer, Dordrecht / Heidelberg / London / New York 2010. ISBN 978-90-481-2470-1
    • Jean-François Courtine, Heidegger et la phénoménologie, J. Vrin, coll. « Bibliothèque d'histoire de la philosophie », (ISBN 2-7116-1028-4).
    • Jocelyn Benoist, Autour de Husserl: L'ego et la raison. Paris: Vrin, 1994.
    • Jocelyn Benoist, Intentionalité et langage dans les « Recherches logiques » de Husserl. Paris : PUF, 2001.
    • Jocelyn Benoist Bruno Karsenti, Phénoménologie et sociologie. Paris : PUF, 2001.
    • Rudolf Bernet, Iso Kern et Marbach, E., Edmund Husserl: Darstellung seines Denkens. Hambourg: Meiner, 1989.
    • Philippe Cabestan, Introduction à la phénoménologie. Paris: Ellipses, 2003.
    • Françoise Dastur, Husserl : Des mathématiques à l'histoire. Paris: PUF, 1999.
    • Françoise Dastur, La phénoménologie en questions: Langage, altérité, temporalité, finitude. Paris: Vrin, 2004.
    • Jacques Derrida, La voix et le phénomène, Paris: PUF, 1967.
    • François Doyon, « La méthode phénoménologie du jeune Heidegger », Montréal, Université de Montréal, 2006, http://academia.edu/1018929/La_methode_phenomenologique_du_jeune_Heidegger
    • Jean-Luc Marion, Etant donné, essai d'une phénoménologie de la donation, Paris, PUF 1997,1998.
    • Dermot Moran, Introduction to Phenomenology. Londres-New York: Routledge, 2000.
    • Alexander Schnell, Husserl et les fondements de la phénoménologie constructive, coll. « Krisis », Grenoble, J. Millon, 2007.
    • Denis Seron, Introduction à la méthode phénoménologique. Bruxelles: De Boeck Université, 2001.
    • Denis Seron, Objet et signification: Matériaux phénoménologiques pour la théorie du jugement. Paris: Vrin, 2003.
    • Robert Sokolowski, Introduction to Phenomenology. Cambridge et New York : Cambridge University Press, 2000.
    • Barry Smith, David Woodruff Smith (eds.), The Cambridge Companion to Husserl. Cambridge-New York: Cambridge University Press, 1995.
    • Dan Zahavi, Husserl’s Phenomenology. Stanford: Stanford University Press, 2003.
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