Marc Seguin


Portrait de Marc Seguin
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Naissance |
Annonay |
---|---|
Décès |
(Ã 88 ans) Annonay |
Nationalité | française |
Profession |
Ingénieur, inventeur |
Ascendants |
Frères Montgolfier (grands-oncles) |
Descendants |
Louis et Laurent (petits-enfants) |
Compléments
- Pionnier du chemin de fer.
Marc Seguin, dit « Seguin Ainé », né le 20 avril 1786 à Annonay où il est mort le 24 février 1875, est un ingénieur et inventeur français.
Biographie
Fils du fondateur de Seguin et Cie Marc François Seguin et de Thérèse-Augustine de Montgolfier, il est le petit-neveu des frères Montgolfier.
Marié en 1813 avec Augustine Duret, il en eut treize enfants.
Veuf en 1837, il se remarie en 1839 avec Augustine de Montgolfier, dont il eut six autres enfants.
Ses petits-enfants Louis Seguin et Laurent Seguin créeront les moteurs Gnome.
Inventions


Seguin est l’inventeur de la chaudière tubulaire à tubes d’eau intérieurs (prise du brevet le 13 décembre 1827[2]). Il mena ses recherches en relation avec George Stephenson, avec qui il eut de nombreux échanges.
Il perfectionna également le système des pont suspendus, aptes au franchissement des fleuves de grande largeur grâce aux câbles métalliques. Son premier pont est une passerelle d’environ 18 m, sur la Cance, rivière qui passe à Annonay.
Il réalise en 1823 à Genève, avec Guillaume-Henri Dufour et Marc-Auguste Pictet, la passerelle de Saint-Antoine, un premier pont suspendu à câble métallique[3],[4] et concrétisa l’ensemble de ses inventions dans la construction du premier pont de Tournon en 1825[5]. Le centenaire de la construction de ce pont fut à l’origine de la création de l’Union Générale des Rhodaniens, en 1927, par Gustave Toursier. Ce pont, transformé en passerelle, est détruit en 1965.
Le plus vieux pont suspendu encore en service, construit en 1827 par l’entreprise Marc Seguin, se trouve à Andance. La passerelle Saint-Symphorien construite en 1847 à Tours, ainsi que la passerelle Marc-Seguin construite en 1849 à quelques centaines de mètres du premier pont de Tournon, sont toujours en service.
Il apporta aussi de nombreuses autres inventions dans la réalisation des piles, notamment dans les premières expérience de béton coulé sous l’eau.
Il participa avec ses frères Camille, Jules, Valentin et Charles, à la construction d’un grand nombre d’ouvrages[6] (65 identifiés) en France, mais aussi en Italie et en Espagne.
Il construisit un pont suspendu à Paris en 1828, la passerelle de la Grève (à l’emplacement de l’actuel pont d'Arcole, détruit par la suite en 1854.
Il est à l’origine de la voie de chemin de fer Lyon - Saint-Étienne, la seconde construite en France. Sur cette ligne circulèrent les premières locomotives françaises, construites par Marc Seguin sur la base des locomotives de George Stephenson, qu’il équipa de son invention, la chaudière tubulaire, qui multipliait par six la puissance développée par ces machines : l’ébullition était obtenue par la circulation des gaz issus du foyer dans des « tubes à feu » traversant le corps de chauffe. Sa première machine roula le 1er octobre 1829.
Sous le Second Empire, Seguin collabore à la revue Cosmos dont il gère l'annuaire à partir de 1868.
Publications
- Marc Seguin, Des Ponts en fil de fer, Bachelier, Paris, 1824 (OCLC 320037962), 2e éd., Bachelier, Paris, 1826 (OCLC 2127451) ( lire en ligne ).
- De l’influence des chemins de fer et de l’art de les tracer et de les construire, Carilian-Gœury et V. Dalmont, Paris, 1839 (OCLC 458773928), réimpression en 1887 ( lire en ligne ).
- Mémoire sur la navigation à vapeur, lu à l’Institut, le 26 décembre 1826, Bachelier, Paris, 1828, 29 p., in-4°, (OCLC 458773936) ( lire en ligne ).
- Mécanique industrielle. Mémoire sur un nouveau système de moteur fonctionnant toujours avec la même vapeur, à laquelle on restitue, à chaque coup de piston, la chaleur qu’elle a perdue en produisant l’effet mécanique, Paris, Mallet-Bachelier, 1857, 17 p., fig., in-4°, (OCLC 45877393).
- Mémoire sur l'origine et la propagation de la force, Mallet-Bachelier, Paris, 1857 ( lire en ligne )
Distinctions

Il fut élu correspondant de l’Académie des sciences en 1845.
Hommages
Son nom fait partie de la liste des soixante-douze noms de savants inscrits sur la tour Eiffel
Plusieurs rues en France portent le nom de Marc Seguin : Rue Marc-Séguin, à Paris, à Créteil, ...
Son nom a été donné à des lycées, à Annonay, Vénissieux.
Notes et références
- ↑ « Passerelle Seguin (également sur commune de Tain-l’Hermitage, dans la Drôme) à Tournon-sur-Rhône », sur le site de Patrimoine de France (consulté le 15 juin 2009).
- ↑ Jean-Marc Combe, Bernard Escudié, Jacques Payen ,Vapeurs sur le Rhône : histoire scientifique et technique de la navigation à vapeur de Lyon à la mer, Presses Universitaires de Lyon, 1991, p. 60.
- ↑ Passerelle St-Antoine à Genève - 1823 site art-et-histoire.com, consulté le 17 avril 2009.
- ↑ Pont de Saint-Antoine sur Structurae, consulté le 17 avril 2009.
- ↑ Pont de Tournon, art-et-histoire.com.
- ↑ Ponts suspendus, art-et-histoire.com.
Voir aussi
Bibliographie
- Michel Cotte, L'approche mathématique du pont suspendu chez Marc Seguin, 1822-1826, p. 233-257, Revue d'histoire des sciences, année 1993, volume 46, no 46-2-3 ( lire en ligne )
- Brochure De l’inventeur à l’entrepreneur, histoire de brevets, Cnam : Musée des Arts et métiers, Paris, 2008 (OCLC 493591030).
Articles connexes
- Frères Seguin
- Ligne Saint-Étienne - Lyon
- Jean-Claude Verpilleux
- Locomotive à vapeur • Machine à vapeur
- Pont suspendu
- Bateau à vapeur
- Frères Montgolfier
Liens externes
- Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Union List of Artist Names • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Marc Seguin
- ARPPI - reconstitution fonctionnelle de la "Marc Seguin"
- Biographie dans La Nature, 1874
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