Chalcolithique
Le chalcolithique (parfois appelé par de rares auteurs épinéolithique) est une période de la protohistoire[1]. Il est originellement défini comme une transition entre le Néolithique et l'Âge du bronze.
Caractéristiques

Le terme « chalcolithique » a été forgé par les préhistoriens à partir des racines grecques khalkos (cuivre) et lithos (pierre). Ainsi, le chalcolithique est la « période où un outillage, principalement en pierre, peut être complété par des objets en cuivre travaillé », caractéristique, en archéologie, de certaines cultures de la fin de l'Europe néolithique.
Parfois utilisé dans un sens chronologique, le chalcolithique désigne alors un improbable « âge du cuivre » que dément formellement la juxtaposition de cultures contemporaines chalcolithiques, Néolithique et du bronze ancien sur des territoires voisins, notamment en France. Les archéologues italiens préfèrent quant à eux désigner l'équivalent sous le nom d'« énéolithique »[réf. nécessaire].
En Europe, certaines cultures s'imposent durant cette période, telles que le campaniforme, la céramique cordée, les catacombes, Vučedol, etc. Du chalcolithique moyen date la fondation de la première ville en Europe, sur le site de Solnitsata, construite autour de la production de sel.
Le chalcolithique s'éteint au nord des Alpes après 2300 avant notre ère mais à une époque antérieure dans le sud-est du continent[2].
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Dictionnaire de la préhistoire, sous la direction d'André Leroi-Gourhan, Paris, 1994.
- Marcel Otte, La protohistoire, De-Boeck / 2008, (ISBN 978-2-8041-5923-8)
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