Kim Collins

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Informations | |||||||
Disciplines | 100 m, 200 m | ||||||
Période d'activité | 1995- | ||||||
Nationalité | ![]() | ||||||
Naissance | |||||||
Lieu | Saint-Peter Basseterre | ||||||
Taille | 1,75 m | ||||||
Poids | 64 kg | ||||||
Entraîneur | Monte Stratton | ||||||
Records | |||||||
6 s 48 sur 60 m (2015) 9 s 96 sur 100 m (2014) 20 s 20 sur 200 m (2001) | |||||||
Palmarès | |||||||
Championnats du monde | 1 | - | 4 | ||||
Champ. du monde en salle | - | 2 | - | ||||
Jeux du Commonwealth | 1 | - | - | ||||
Jeux panaméricains | - | 1 | - | ||||
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Kim Collins (né le à Saint-Peter Basseterre, lieu-dit Monkey Hill) est un athlète de Saint-Christophe-et-Niévès spécialiste des courses de sprint. Il est le seul athlète christophien de l'histoire à avoir remporté un titre mondial ou olympique.
Il s'est illustré en remportant la médaille d'or du 100 mètres lors des Championnats du monde d'athlétisme 2003. Déjà médaillé de bronze en 2001 sur 200 mètres, Collins est ensuite monté sur plusieurs autres podiums mondiaux, notamment en 2011 où il glane deux médailles de bronze sur 100 m et 4 × 100 m à l'âge de 35 ans, établissant un record du médaillé le plus âgé sur 100 m.
Ses courses se caractérisent par un cycle très rapide des membres inférieurs et un grand nombre de foulées. Sa grande vivacité lui permet de réaliser des départs très prompts qui lui ont donné les moyens de briller également sur 60 m en championnats en salle, où il a été vice-champion du monde à deux reprises.
Carrière sportive
Premiers succès
Kim Collins fait ses débuts sur la scène internationale à l'occasion des Championnats du monde d'athlétisme 1997 d'Athènes, terminant huitième et dernier de sa série du premier tour du 100 mètres avec un temps très lent de 21 s 73. Éliminé prématurément des Mondiaux de Séville deux ans plus tard, il se révèle durant l'année 2000 en parvenant à se qualifier pour la finale du 100 m des Jeux olympiques de Sydney, course dans laquelle il se classe 7e avec le temps de 10 s 17. En revanche, il est éliminé en demi-finale du 200 mètres terminant 5e de sa course en 20 s 57. Dès l'année suivante, il obtient sa première médaille lors d'une grande compétition internationale en terminant à la troisième place du 200 m des Championnats du monde 2001 d'Edmonton en 20 s 20, derrière le Grec Konstadínos Kedéris et le Jamaïcain Christopher Williams, et à égalité avec l'Américain Shawn Crawford.
2002, l'année des chronos
Il établit ses meilleures performances chronométriques sur 100 m durant l'année 2002 en descendant pour la première fois sous la barrière des 10 secondes, réalisant notamment le temps de 9 s 98 à trois reprises (27 juillet à Manchester, 16 août à Zürich, 14 septembre à Paris au Stade Charléty. Le , Kim Collins remporte son premier grand titre majeur à l'occasion des Jeux du Commonwealth de Manchester en signant une nouvelle fois 9 s 98 sur 100 m. À l'issue de la finale, il fait l'objet d'un contrôle positif aux produits dopants, mais ne fait pas l'objet de sanctions de la part des instances internationales, la substance utilisée par le Kittittien étant prescrite dans le cadre d'un traitement de l'asthme. En fin de saison 2002, il termine deuxième du 100 m de la Coupe du monde des nations de Madrid qu'il dispute sous les couleurs des Amériques.
Consécration mondiale de 2003
En début de saison 2003, Kim Collins monte sur la deuxième marche du podium du 60 m des Championnats du monde d'athlétisme en salle de Birmingham, terminant à 7 centièmes de secondes de l'Américain Justin Gatlin. Aligné sur 100 m aux Championnats du monde de Paris Saint-Denis, le jeune homme discret au style propre (chaussettes noires remontées jusqu'aux genoux)[1] parvient à se hisser en finale, profitant des disqualifications pour faux-départs d'Asafa Powell et de Jon Drummond, et de l'élimination du champion en titre Maurice Greene lors des tours précédents. Situé au couloir no 1, il parvient à dominer tous ses adversaires en réalisant le temps modeste de 10 s 07 (vent nul), devançant d'un centième de seconde le Trinidadien Darrel Brown et le Britannique Darren Campbell.
Monte Stratton, son entraîneur à l'Université chrétienne du Texas à Fort Worth, met en avant son efficacité et sa vélocité naturelle : dans un «monde peuplé de gnous puissants, il est une gazelle, qui court sans bruit en se déplaçant sans remuer l'air»[1].
Kim Collins parmi l'élite
L'année suivante, Collins se qualifie pour sa seconde finale olympique consécutive sur 100 m à l'occasion des Jeux d'Athènes de 2004. Il prend la sixième place de la course avec le temps de 10 s 00 derrière les trois américains Justin Gatlin, Maurice Greene, Shawn Crawford, le Portugais Francis Obikwelu et Asafa Powell.
Il remporte en 2005 la médaille de bronze du 100 m des Championnats du monde d'Helsinki en 10 s 05, derrière Justin Gatlin et Michael Frater.
En 2008, Kim Collins décroche une nouvelle médaille d'argent lors des Championnats du monde en salle de Valence, réalisant avec 6 s 54 sur 60 mètres le même temps que Dwain Chambers. Le titre revient au Nigérian Olusoji Fasuba. Aligné aux Jeux olympiques d'été de Pékin pour ce qui constitue sa quatrième participation consécutive à cet évènement sportif international, Collins doit s'incliner en demi-finale du 100 m après avoir réalisé son meilleur temps de la saison en 10 s 05. Par ailleurs, il se classe huitième et dernier de la finale du 200 mètres avec 20 s 59 mais se voit reclassé à la sixième place suite aux disqualifications de Churandy Martina et de Wallace Spearmon.
Il participe aux championnats du monde 2009 à Berlin et se qualifie pour les quarts de finale du 100 m. Il échoue cependant à ce stade en terminant 4e de sa très relevée série, où figuraient Asafa Powell, Darvis Patton, Marc Burns, Olusoji Fasuba et Ronald Pognon dans un temps de 10 s 20[2].
Quelques jours plus tard, il échoue à la 6e place en 20 s 84 de son quart de finale du 200 m.
Le , Kim Collins décide de mettre un terme à sa carrière sportive à l'issue de la saison[3],[4]. Il abandonnera par la suite cette idée.
En mai 2010 à Manchester, Collins court un 200 m en ligne droite en 20 s 59 derrière Tyson Gay qui bat en 19 s 41 le vieux record du monde de Tommie Smith qui tenait depuis 1966, avec 19 s 5 sur 220 yards (201 m 17).
Huit ans après, Collins toujours médaillé
Le 8 février 2011, il conclut le 60 m en salle du meeting de Liévin en 3e position avec un chrono de 6 s 61 derrière notamment Lerone Clarke (6 s 59) et Mike Rodgers (6 s 60)[5]. Quelques jours plus tard, il égale la meilleure performance mondiale de l'année sur 60 m avec un chrono de 6 s 52 lors de la réunion en salle de Düsseldorf, égalant le chrono du Jamaïcain Nesta Carter. Deux jours après, il améliore cette MPMA sur 60 m avec un chrono de 6 s 50 en séries de la réunion en salle de Karlsruhe[6]. Le 15 mai 2011, il boucle en 20 s 43 le 200 mètres des « Great City Games » à Manchester derrière Martial Mbandjock (20 s 35) mais devant Shawn Crawford (20 s 68)[7].
Lors des Championnats du monde de Daegu à l'été 2011, il se qualifie aisément pour la finale en remportant sa demi-finale et obtient une médaille de bronze, la 4e médaille de sa carrière lors de mondiaux, en 10 s 09 malgré un vent défavorable de -1,4 m/s. En finale, il se classe en effet troisième derrière Yohan Blake (9 s 92) et Walter Dix (10 s 08) et devient ainsi le médaillé sur 100 m le plus âgé lors de championnats du monde (35 ans). Il confirme ensuite avec l'équipe de Saint-Christophe-et-Niévès remportant une deuxième médaille de bronze derrière la Jamaïque et la France. En battant à nouveau le record de son pays en demi-finale, il remporte, une première absolue pour cette nation insulaire, sa première médaille mondiale en relais. Il se hisse également en demi-finales du 200 m. Il y prend la 4e place en 20 s 64 derrière les deux qualifiés pour la finale Christophe Lemaitre et Nickel Ashmeade et le jeune athlète qatari Femi Ogunode.
En septembre, il réalise à deux reprises (lors du meeting de Berlin et au meeting de Zagreb) 10 s 01 (+0,1 m/s) sur 100 m, son meilleur chrono depuis juillet 2005, à trois centièmes de son record personnel réalisé neuf ans plus tôt[8]’ [9]. Il améliorera encore ce temps en lui retranchant une seconde au Mexique un mois plus tard.
Le 25 mai 2012, lors du Golden Spike Ostrava, il termine 2e en 10 s 19 derrière Usain Bolt (10 s 04) et devant Darvis Patton (10 s 22)[10]. Une semaine plus tard, lors du meeting de la Ligue de diamant de Rome, il réalise sa meilleure course de la saison en plein air (10 s 04), devancé par Bolt (9 s 76), meilleure performance mondiale de l'année, Asafa Powell (9 s 91) et Christophe Lemaitre (10 s 04)[11]. Le 10 juillet, il remporte le 100 m du Meeting international d'athlétisme de Sotteville-lès-Rouen en 10 s 11.
Le 4 août 2012, Kim Collins annonce qu'il ne pourra pas courir le 100 m des Jeux olympiques de Londres, sa propre délégation nationale l'ayant exclu avec comme motif qu'il a rendu visite à sa femme et à ses enfants la veille[12].
Record personnel et national battu à 37 ans
Onze années après ses 9 s 98 sur 100 mètres qui constituaient son record personnel et le record national de Saint-Christophe-et-Niévès depuis 2002, il améliore ce chrono et ses records avec 9 s 97 (+2,0 m/s) le 4 juillet 2013 lors du meeting de Lausanne comptant pour la ligue de diamant où il est devancé par Tyson Gay, Asafa Powell et Mike Rodgers. À 37 ans, ses 9 s 97 égalent le record du monde des plus de 34 ans détenus par Linford Christie, qui avait alors 35 ans lors de l'établissement de ce chrono le 23 septembre 1995 à Johannesburg en altitude (+0,1 m/s). Quelques jours plus tard à Budapest, il remporte le 100 mètres du meeting de Budapest (Istvan Gyulai Memorial) en 9 s 99 devançant les Jamaïcains Kemar Bailey Cole (10 s 07) et Jacques Harvey (10 s 18)[13]. Il n'est cependant pas sélectionné pour représenter sa fédération aux Championnats du monde d'athlétisme IAAF de 2013 à Moscou suite à des différents avec sa fédération nationale (SKNAAA). Il n'a ainsi par exemple pas participé aux championnats nationaux qualificatifs 2013 (SKNAAA National Championships) ni n'a reçu de dispense de la part de sa fédération[14].
Nouveaux records nationaux à 38 ans (2014)
Le 5 juillet, il termine 3ème du Meeting Areva de Paris dans le temps de 10 s 10 (SB). Quelques jours plus tard, lors des Sainsburry Anniversary Games, meeting commémorant les deux ans des Jeux olympiques de Londres, Kim Collins termine son 100 m en 9 s 96, record national (+1,0 m/s) et établit un record du monde des plus de 35 ans. À la fin de l'année, il termine 6ème du classement général de la Ligue de Diamant.
Roi du 60 m (2015)
Kim Collins fait sa rentrée le 24 janvier en remportant un 60 m en 6 s 58. Il remporte ensuite la réunion de Moscou en 6 s 48, meilleure performance mondiale de l'année et record national, puis égale cette performance à Torun deux jours plus tard. Il remporte le 14 février à Berlin le 60 m en 6 s 50 avant de battre à sa meilleure performance mondiale de l'année et son nouveau record national en réalisant 6 s 47 à Lódz (Pologne).
Vainqueur en juin 2015 des championnats nationaux en 9 s 98, Kim Collins est malheureusement éliminé en série des championnats du monde de Pékin en prenant la cinquième place de sa course en 10 s 16.
Notoriété et distinctions
En 2010, le gouvernement de Saint-Christophe-et-Niévès décrète que le 25 août serait désormais « Jour Kim Collins », en hommage à sa victoire sur 100 m lors des Championnats du monde 2003[15].
En son honneur, la route menant à l'aéroport a été rebaptisée "Kim Collins Highway".
Records personnels
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Palmarès

Date | Compétition | Lieu | Résultat | Épreuve | |
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1999 | Championnats d'Amérique centrale et des Caraïbes | Bridgetown | 2e | 100 m | 10 s 31 |
2e | 4 × 100 m | 40 s 83 | |||
2000 | Jeux olympiques | Sydney | 7e | 100 m | 10 s 17 |
2001 | Championnats d'Amérique centrale et des Caraïbes | Guatemala | 1re | 100 m | 10 s 04 (CR) |
1re | 200 m | 20 s 55 | |||
Championnats du monde | Edmonton | 5e | 100 m | 10 s 07 | |
3e | 200 m | 20 s 20 | |||
2002 | Jeux du Commonwealth | Manchester | 1re | 100 m | 9 s 98 (NR) |
Coupe du monde des nations | Madrid | 2e | 100 m | 10 s 06 | |
2e | 4 × 100 m | 38 s 32 | |||
2003 | Championnats du monde en salle | Birmingham | 2e | 60 m | 6 s 53 (NR) |
Championnats d'Amérique centrale et des Caraïbes | Saint-Georges | 1re | 100 m | 10 s 13 | |
8e | 200 m | DNS | |||
5e | 4 × 100 m | 39 s 88 (NR) | |||
Championnats du monde | Paris | 1re | 100 m | 10 s 07 | |
2004 | Jeux olympiques | Athènes | 6e | 100 m | 10 s 07 |
2005 | Championnats du monde | Helsinki | 3e | 100 m | 10 s 05 |
2007 | Jeux panaméricains | Rio de Janeiro | 5e | 100 m | 10 s 31 |
8e | 4 × 100 m | 40 s 20 | |||
2008 | Championnats du monde en salle | Valence | 2e | 60 m | 6 s 58 |
Jeux olympiques | Pékin | 6e | 200 m | 20 s 59 | |
2011 | Championnats d'Amérique centrale et des Caraïbes | Saint-Georges | 3e | 4 × 100 m | 39 s 07 |
Championnats du monde | Daegu | 3e | 100 m | 10 s 09 | |
3e | 4 × 100 m | 38 s 49 | |||
Jeux panaméricains | Guadalajara | 2e | 100 m | 10 s 04 | |
2013 | Championnats des Iles aux vents | Tortola | 1re | 100 m | 10 s 19 |
2014 | Coupe continentale | Marrakech | 1re | 4 × 100 m | 37 s 97 |
3e | 4 × 400 m | 3 min 02 s 78 | |||
Ligue de diamant | 6e | 100 m | détails |
Meilleures performances par année
Année | Temps | Vent | Date | Lieu | Rang de la course |
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1998 | 10 s 18 | +0,5 | Edwardsville | - | |
1999 | 10 s 21 | -0,1 | Tempe | - | |
2000 | 10 s 13 | +0,6 | El Paso | - | |
2001 | 10 s 04 | -0,2 | Ciudad de Guatemala | - | |
2002 | 9 s 98 | +0,2 | Manchester | - | |
+1,6 | Zurich | - | |||
+2,0 | Paris au Stade Charléty | - | |||
2003 | 9 s 99 | +1,3 | Zurich | - | |
2004 | 10 s 00 | +0,6 | Athènes | - | |
2005 | 10 s 00 | +1,0 | Londres | - | |
2006 | 10 s 33 | +0,1 | Villeneuve-d'Ascq | - | |
2007 | 10 s 14 | +1,7 | Rieti | - | |
2008 | 10 s 05 | -0,1 | Pékin | - | |
2009 | 10 s 15 | +0,6 | Basseterre | ||
2010 | 10 s 20 | +0,4 | Bochum | ||
2011 | 10 s 00 | +0,4 | Guadalajara | ||
2012 | 10 s 01 | +1,4 | Zurich au Stade du Letzigrund | ||
2013 | 9 s 97 | +2,0 | Lausanne | 4e | |
2014 | 9 s 96 | +1,0 | Londres | 2e |
Notes et références
- 1 2 (fr) Biographie de Kim Collins, www.athletesmondiaux.com, consulté le 8 septembre 2010
- ↑ (fr) Résultats des Championnats du Monde Berlin, l'Équipe.fr, Consulté le 25 août 2010
- ↑ (fr) Kim Collins se retire, l'Équipe.fr, mis en ligne le 30 septembre 2009
- ↑ (en) Collins, 2003 World 100m champion, retires. IAAF. Consulté le 28 septembre 2009.
- ↑ (fr) MPM sans les 18 m pour Tamgho, L'Équipe, le 8 février 2011
- ↑ MPM sur 60m pour Collins, Eurosport, le 13 février 2011
- ↑ (en) ELITE ATHLETES, www.greatcitygames.org, 15 mai 2011
- ↑ (fr) Blake : «Courir en 97, facile», L'Équipe, 11 septembre 2011
- ↑ (fr) MEETING DE ZAGREB COURSES HOMMES, L'Équipe, 13 septembre 2011
- ↑ (fr) Ostrava : Bolt gagne en 10.04, www.eurosport.fr
- ↑ (fr) MPM de Bolt sur 100m en 9"76, www.eurosport.fr
- ↑ Kim Collins exclu du départ du 100 m aux Jeux Olympiques de Londres.
- ↑ (en) Sprinter Kim Collins takes gold in Hungary, Zeenews, 11 juillet 2013
- ↑ (en) Kim Collins not eligible to represent SKN at World Championships, www.sknvibes.com, 11 juillet 2013
- ↑ (en) Kim Collins Day Celebrated on August 25, The St Kitts-Nevis observer, mis en ligne le 25 août 2010
Liens externes
- (en) Profil de Kim Collins sur le site de l’IAAF
- (fr) Biographie de Kim Collins, www.athletesmondiaux.com
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