Gestuelle des doigts et des mains
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La gestuelle des doigts et des mains constitue un véritable langage. Si la signification de certains gestes est universelle, beaucoup de gestes conscients et délibérés ne peuvent, en revanche être compris que si on sait dans quel pays on les trouve.
Lorsque la gestuelle est associée à un objet, on parle d'un « geste manipulateur ». C'est l'objet qui est manipulé (stylo, bague, bouton etc. ) et non pas l'interlocuteur.

Gestes conscients
Applaudir

L'applaudissement (battre des mains) marque la joie et l'enthousiasme. On applaudit les artistes pour les féliciter à la fin d'un spectacle, ou après un air remarquablement interprété. On applaudit aussi dès les premières mesures d'une chanson pour montrer que l'on reconnaît le titre et qu'on l'aime. Dans certaines maisons d'opéra, il n'est pas de bon ton d'applaudir avant la fin de l'acte. Dans d'autres au contraire, les chanteurs recherchent habilement l'approbation immédiate à la fin de leur prestation, – quand l'orchestre l'autorise, au point de ressentir le manque de bravos, de cris et de pâmoisons à la dernière mesure, ou même avant la fin de la mélodie, comme un désaveu.
Wagner avait interdit les applaudissements à la fin de Parsifal. Cette tradition du silence qui suit le chef-d' œuvre, s'est longtemps maintenue à Bayreuth.
Dans les civilisations orientales, la personne applaudie se joint aux applaudissements du public. Cet usage se répand en Occident, et peut être compris comme une marque de prudente modestie dans le cas de grands artistes, ou comme de la flagornerie (dans une émission de télévision, à une heure de grande écoute).
Enfin, lors d'une réception officielle ou mondaine, on applaudit l'entrée d'une personnalité qui l'honore de sa présence, pour lui rendre hommage.
Au Tibet, on applaudit pour effrayer les mauvais esprits et de les repousser loin de soi.
Claquer des doigts
On utilise le claquement de doigts pour marquer un rythme ou un tempo, pour prévenir, attirer l'attention ou se faire obéir.
Pour l'obtenir, il faut :
- plier l'auriculaire et l'annulaire,
- opposer à plat la dernière phalange du pouce et celle du majeur,
- exercer une légère pression entre ces deux doigts,
- initier un mouvement du majeur vers la paume de la main. C'est la soudaine libération du majeur qui produit le claquement.
Il existe aussi une autre méthode, qui ne marche pas forcément pour tout le monde :
- mettre son pouce au milieu de l'index,
- laisser le majeur, un peu sorti le bout tourné vers la paume de la main, garder les autres doigts recourbés,
- appliquer une forte pression du pouce sur l'index, qui ensuite glisse sur le majeur et produit le son.
Tourner ou frapper son index contre sa tempe
Ce geste est utilisé pour inviter à réfléchir. On pourrait traduire par Sers-toi de ton cerveau. Si le geste est répété, il veut indiquer que la personne est folle. Ce geste est souvent employé par Obélix qui l'accompagne de sa phrase fétiche "Ils sont fous, ces Romains!"
Croiser l'index et le majeur
Ce geste accompagne et intensifie un souhait. Dire "Je croise les doigts" signifie Pourvu que tu y arrives!. Ce geste et cette formule se sont propagés à partir de l'aire anglo-saxonne et du cinéma, comme signe de conjuration des forces hostiles. Ils remplacent le signe de croix.
Il rend un serment caduc et sans valeur.[réf. souhaitée]
Oreilles d'âne
Ce geste est une moquerie enfantine. L'index et le majeur dépliés, la main est placée derrière la tête de la victime, les deux doigts évoquant alors les grandes oreilles d'un âne, symbole supposé de la bêtise. Ce geste est souvent utilisé à l'insu de la victime quand on prend une photo de groupe.
La main sur le cœur
Frapper son cœur avec le plat de la main est un signe d'affection, ou de sincérité. Certains athlètes posent la main sur le cœur lors de cérémonies sportives, quand on joue l'hymne national.
Lever le doigt
Lever le bras ou l'avant-bras avec l'index tendu vers le haut et les autres doigts de la main repliés est un geste courant pour demander la parole. C'est le geste des écoliers dans la classe, et des auditeurs autorisés lors d'une conférence de presse.
Dans un contexte religieux, l'index pointé vers le ciel rappelle aux fidèles et aux spectateurs la toute-puissance divine.
Se frotter les mains
Geste de satisfaction des manipulateurs et des calculateurs. On se frotte les mains lorsqu'on se félicite à l'avance d'une réussite. Se frotter les mains peut aussi traduire l'impatience.
Tendre le poing serré vers le ciel
Ce geste est selon les circonstances signe de victoire, ou de colère: on réclame justice.
Joindre les mains
Joindre les mains paume contre paume sert à unifier le corps dans la prière. Ce geste peut aussi être utilisé dans un contexte profane, pour accompagner une prière, quand on implore quelqu'un de satisfaire une demande: c'est une version simplifiée de la supplication en usage chez les peuples antiques.
Pouce
- Pouce levé

Le poing fermé, avec le 'pouce levé', ou dirigé vers le haut est un signe d'admiration. Ce geste est l'équivalent de "Bravo!", ou de "C'est très bien, j'approuve".
- Pouce baissé
En revanche, le pouce baissé indique la désapprobation, et signifie: "C'est nul!". Le sens négatif du pouce baissé remonte à la Rome antique. Par ce geste face à la foule du cirque, à la fin d'un combat de gladiateurs, l'empereur envoyait le survivant à la mort. Avec le pouce levé, au contraire, il lui accordait la vie sauve, pour satisfaire la foule qui criait dans ce sens. Ce symbole du pouce impérial a été popularisé par la toile de Jean-Léon Gérôme "Pollice verso" (pouce tourné vers le bas).
- se tourner les pouces
Se tourner les pouces marque le désœuvrement et l'ennui. Les deux mains jointes aux extrémités des doigts ou les doigts emmêlés, les pouces tournent l'un autour de l'autre.
Gestes utiles
Main au front
La main, à l'horizontale, s'appuie contre le front sur toute la longueur du pouce et de l'index. Cela sert à se protéger du soleil.
Main derrière l'oreille
Posée verticalement, elle sert à augmenter la surface de réflexion de l'oreille pour améliorer la perception du son.
Gestes inconscients
Les gestes inconscients révèlent nos émotions, nos sentiments, nos pensées secrètes et nos désirs cachés. Leur interprétation dépend évidemment du contexte, mais aussi de la perspicacité de l'interlocuteur (ou téléspectateur), et de l'imagination des psychologues.
Serrer les poings
Quand on est anxieux, on serre les poings sans s'en rendre compte. On a prouvé que quand, dans les rues de New York des passants à l'étroit sur un trottoir se croisaient d'assez près, ils serraient les poings inconsciemment.[réf. souhaitée]
Mains portées au visage
Cacher son visage dans ses mains traduit bien souvent l'anxiété, un état de fatigue ou de stress; ou l'intention de cacher son hilarité. Tout dépend du contexte. On peut aussi porter ses mains au visage quand on ment, ou quand on s'est trompé. Généralement, le geste correspond à la locution « se voiler la face », de honte, de désespoir, ou en signe de préoccupation, etc. cf. l'expression anglaise « cacher son visage derrière ses mains » (facepalm).
Être encombré par ses mains
Lorsqu'une personne est mal à l'aise, il est fréquent qu'elle ne sache pas quoi faire de ses mains.
Voir aussi
- Communication non verbale / Langage du corps
- Langue des signes
- Coaching CEOGM
Bibliographie
- Joseph Messinger, 'Ces gestes qui vous trahissent', First Editions (2001)
- Joseph Messinger, Le sens caché de vos gestes, First Editions (2002)
- Maribel Peñalver Vicea, "La gestuelle des mains dans La Guerre m´a surprise à Beyrouth de Carmen Boustani", Revue des Lettres et de Traduction. Université de Saint-Esprit de Kaslik, 2013, Liban.
- Théâtre de mains
Références
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