Frise Beethoven

Artiste |
Gustav Klimt + |
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Date |
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Matériau | |
Lieu de création |
Vienne + |
Mouvement |
Sécession viennoise + |
Localisation |
La frise Beethoven est une œuvre de Gustav Klimt de 1902 conservée au palais de la Sécession de Vienne.
Création de l'œuvre
En 1901, la sécession viennoise cherche, pour sa quatorzième exposition, à montrer l’interaction entre architecture, peinture, sculpture et musique, dans le but de créer une œuvre d'art totale. L'architecte Josef Hoffmann dirige le projet et réalise un monument en mémoire de Beethoven, dans lequel seront exposées les autres œuvres. La participation de Klimt
La frise Beethoven est présentée pour la première fois par Gustav Klimt en 1902 : lors de la quatorzième exposition de la Sécession, consacrée à la musique de Beethoven, Klimt expose une fresque murale de 34,14 mètres de long sur 2,15 mètres de haut en sept panneaux[1] représentant la Neuvième Symphonie, destinée à illustrer un décor pour l'architecte Josef Hoffmann chargé de réaliser un monument en mémoire du musicien. Cette œuvre est approuvée par Gustav Mahler lui-même : pour lui, elle représente l'aspiration au bonheur de l'humanité souffrante, qui cherche son apaisement dans les arts. Dans son esprit, Klimt réalise une œuvre d'art totale, en réunissant la peinture avec la musique et l'architecture (de par l'utilisation de l'espace, les trois murs, la frise en hauteur, et le bâtiment de la Sécession). Cette œuvre fait de nouveau l'objet de critiques violentes au nom de la morale. Mais elle est appréciée par Auguste Rodin qu'il rencontre en 1902.
Description
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Le Chevalier d'or qui fait partie de la frise Beethoven, 1903
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Les Forces du Mal et Les Trois Gorgones (à droite) qui font partie de la frise Beethoven, 1902, galerie Osterreichiches.
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Douleur distordante
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Génie et poésie provenant de la frise Beethoven
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L'Hymne à la Joie, faisant partie de la frise Beethoven, 1902, 220 × 240 cm, galerie Osterreichiches, Vienne
Acquisitions
La frise est acquise en 1907 par Carl Reininghaus (de) puis en 1915 par la famille de l'industriel juif August Lederer (de). Après sa spoliation par les nazis, l'État autrichien la restitue aux Lederer, assortissant cette restitution d'une interdiction d'exportation, puis finalement l'achète en 1972, après de longues négociations, pour 15 millions de schillings (près d'un million d'euros). La frise est exposée dans le palais de la Sécession depuis 1986[2].
Références
- Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- ↑ (en) Stephan Koja, Gustav Klimt. Landscapes, Prestel, 2006, p. 199
- ↑ (en) Peter Vergo, Art in Vienna, Phaidon Press, 1994, p. 70
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