Arts et métiers

L'expression « arts et métiers » remonte au XVIIIe siècle et s'apparente à l'époque au terme « techniques ». Auparavant, la classification des arts du Moyen-âge, comprend entre autres les arts mécaniques, dont font partie les activités de transformation de la matière (la sidérurgie ou la verrerie par exemple).
En 1648, Pierre Dalibert, un financier membre du groupe Colbert, Trésorier général de France, s'entretient avec René Descartes de la possibilité de fonder une école d'arts et métiers, école où artisans et ouvriers pourraient s'instruire en dehors de leurs heures de travail[1],[2]. René Descartes imagine un projet consistant à réunir dans des salles destinées à chaque corps de métiers un cabinet avec des instruments, des machines et outils nécessaires à chaque profession, ainsi que des maîtres et professeurs en nombre égal à celui des arts qu'on souhaiterait y enseigner[3]. René Descartes veut donner à l'activité technique un fondement scientifique, faire de la technique une science appliquée et rompre la coupure établie par Aristote entre science théorique (épistémè) et arts appliqués (tekhnè).
Dans cet esprit, presque un siècle et demi plus tard, le Duc de La Rochefoucauld-Liancourt fonde à Liancourt l'actuelle école d’ingénieurs Arts et Métiers ParisTech en 1780, et l’abbé Grégoire, à Paris, le Conservatoire national des arts et métiers en 1794.
Associations
- Société des ingénieurs Arts et Métiers, association des gadzarts, ingénieurs Arts et Métiers ParisTech,
- Arts et Métiers Business Angels, association de Business angels des gadzarts ingénieurs Arts et Métiers ParisTech.
Corpus encyclopédiques
- Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772) de Diderot et D'Alembert ;
- Description des Arts et Métiers par l'Académie royale des sciences (1761).
Institutions de formation
« Arts et métiers » entre dans la désignation d'un certain nombre d'établissements d'enseignement supérieur technique dans les pays francophones.
- Arts et Métiers ParisTech, anciennement École nationale supérieure d'arts et métiers ou ENSAM, école d'ingénieurs fondée en 1780 à Liancourt et dont la dénomination « École impériale d'arts et métiers » date de 1804. Elle est aujourd'hui implantée à Châlons-en-Champagne, Angers, Aix-en-Provence, Lille, Paris, Cluny, Metz, Bordeaux-Talence ;
- Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), grand établissement d'enseignement supérieur et de recherche fondamentale et appliquée français, fondé à Paris sous la Révolution française en 1794 ;
- École catholique d'arts et métiers, école d'ingénieurs fondée à Reims en 1900 et transférée à Lyon ;
- Institut catholique d'arts et métiers, école d'ingénieurs fondée en 1898 à Lille.
- Pôle de recherche et d’enseignement supérieur Hautes Etudes Sorbonne Arts et Métiers HeSam Université
- École nationale supérieure d'arts et métiers (ENSAM), fondée en 1997 à Meknès.
Marque déposée
Une dizaine de marques sont déposées en France et au Maroc, contenant la dénomination « arts et métiers ».
- La marque « Arts et Métiers », avec deux majuscules, appartient notamment à la Société des ingénieurs Arts et Métiers. L'école Arts et Métiers ParisTech a le droit de l'utiliser.
Musée
- Musée des arts et métiers, musée technologique du Conservatoire national des arts et métiers, à Paris.
Quartier de ville
- Quartier des Arts-et-Métiers, quartier administratif du IIIe arrondissement de Paris, où se trouve le Conservatoire national des arts et métiers.
Station de métro
- Arts et Métiers, station du métro parisien, nommée d'après le Conservatoire national des arts et métiers.
Voir aussi
- Arts industriels : École des arts industriels et des mines (École centrale de Lille) ;
- Arts et manufactures : École centrale des arts et manufactures de Paris (École centrale Paris) ;
- Arts décoratifs : École nationale supérieure des arts décoratifs.
Notes et références
- ↑ Daniel Dessert, Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, p. 397, Fayard, Paris, 1984 (ISBN 978-2-213014852)]
- ↑ Adrien Baillet, La vie de Monsieur Des-Cartes, Première partie, p. 433-434, chez Daniel Horthemels, Paris, 1691
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Œuvres, Paris, éd. Adam et Tannery, 1648.
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