Éléphant blanc (expression)

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Un éléphant blanc est une réalisation d’envergure et prestigieuse, souvent d’initiative publique, mais qui s’avère plus coûteuse que bénéfique, et dont l’exploitation ou l’entretien devient un fardeau financier.
Origine
L’expression vient des pays de tradition hindouiste ou bouddhiste. La veille de la naissance de Bouddha, sa mère aurait rêvé d’un éléphant blanc. À partir de cette légende, s’est développée une sacralisation des éléphants blancs. Il n’était notamment pas permis de les faire travailler. Les éléphants blancs sont devenus des offrandes prestigieuses que les princes de l’Inde se faisaient entre eux. Pour certains de ces princes, moins nantis que les autres, le cadeau n’était pas sans poser de problèmes. Entre l’obligation de bien traiter l’animal et l’interdiction de le faire travailler, la possession d’un éléphant blanc pouvait devenir dispendieuse.
Succès de l'expression
L’expression s’emploie dans un sens large. Elle concerne des réalisations de nature pratique mais inefficace économiquement, ou bien des réalisations plus fantaisistes, voire irrationnelles. Dans les deux cas, l’éléphant blanc représente un coût de réalisation mais aussi un coût d’exploitation ou d’entretien.
Il convient cependant de noter que l'expression, de connotation péjorative, peut être utilisée pour désigner des travaux qui n'aboutissent jamais et qui sont des échecs techniques ou économiques. L'éléphant blanc se distingue par divers traits :
- l'inutilité pratique de la réalisation est évidente dès le début. La connaissance de cette inutilité étant difficilement démontrable, toute liste « officielle » de projet de type éléphant blanc reste discutable ;
- l'entretien est une charge financière évidente et cette évidence la rend désagréable (ce n'est donc pas « l'entretien d'une danseuse[1]» qui procure du plaisir à celui qui dépense) ;
- il n'est plus possible de se débarrasser de la réalisation, pour des motifs de fierté ou de prestige (les chantiers brutalement interrompus lorsque leur coût dérive ou que leur utilité disparait n'entrent donc pas dans cette catégorie).
Le Concorde a été souvent qualifié d’éléphant blanc[2], lancé dans un contexte d’économie développée (comme le paquebot France) ou l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes[3]. Mais les exemples abondent aussi dans des environnements économiques d’inspiration « marxiste »[réf. nécessaire] ou dans les pays du Sud comme le Togo où l'expression est utilisée dans la presse francophone[4].
Exemples
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- Les sous-marins nucléaires d'attaque américains Classe Seawolf
- Le paquebot transatlantique britannique Great Eastern
- L'hydravion à coque américain Hughes H-4 Hercules[réf. nécessaire]
- Le palais du Parlement de Bucarest
- L'aéroport international Montréal-Mirabel
- Le stade olympique de Montréal[5]
- Au Portugal, les stades de football de Leiria (Estádio Dr. Magalhães Pessoa) et Aveiro (stade municipal d'Aveiro, construits pour le championnat d'Europe de football 2004 et l'aéroport de Beja.
- L'hôtel Ryugyong de Pyongyang
- L'avion Concorde
Voir aussi
- Grands travaux inutiles
Notes et références
- ↑ « Le dictionnaire des expressions : entretenir une danseuse »
- ↑ Concorde, c’est fini, RFI, 10/4/2003
- ↑ Notre-Dame-des-Landes: refusons ce projet inutile, imposé et dangereux, Le Huffington Post, 21/2/2014
- ↑ Un petit éléphant blanc pour le ministre Adji Otèth Ayassor ?, Le Temps, 6/4/2014
- ↑ Le Devoir, 28 septembre 2010, Stade olympique - Plus qu'un toit
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